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Des photos et des jours

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mardi 4 septembre 2007

Brume intérieure

Bon. Cest fait. J'ai déposé trois exemplaires de mon mémoire auprès de qui de droit, après une matinée passée à imprimer tout ça. Après une nuit passée à compléter la bibliographie et à terminer la conclusion, aussi.

Résultat, je sens comme une brume se lever dans mon crâne - un peu comme cette brume de mer qui, certains jours d'été, semble émaner directement de la surface, comme si l'eau imbibait le ciel comme un grand buvard...


La frégate de commandement Absalon, de la Marine danoise, au mouillage devant Copenhague le 20 août dernier.

Le personnage qui a donné son nom au bateau ci-dessus n'est ni le cycliste français, ni le héros malheureux d'une des histoires de famille les plus sordides de l'Ancien Testament : c'est un évêque de Roskilde, au XIe siècle, plutôt du genre bagarreur semble-t-il. Normal, pour un « navire flexible de commandement », je suppose.

Pour ceux qui s'étonneraient de cette science soudaine des dernières acquisitions de la marine de sa danoise majesté, je n'aurais qu'un mot : Google. Moyennant l'immatriculation L16 bien visible sur le tableau arrière, il suffit de trois clics pour être savant.

Évidemment, c'est beaucoup plus facile quand on n'a pas à suivre de standard de stricte vérification documentaire de tout ce qu'on avance. Après tout, peut-être les Danois ont-ils inscrit L16 à l'arrière d'un navire qui est en fait le L17. Pour tromper l'ennemi.

Sur ce : dodo.

Le Plume vous salue bien.



lundi 3 septembre 2007

Monsignor... Il est l'or...

Et voilà - c'était couru, alors que j'arrive au bout de mes peines, je perds la boule. Et je me prends pour Yves Montand au chevet de Louis de Funès...

Ce que je veux dire, c'est qu'il arrive un moment où c'est l'heure, où il faut poser le crayon et rendre sa copie. Et tant pis si le résultat n'est qu'un pâle reflet des mois que l'on a passés dans les bibliothèque, les dépôts d'archive, voire sur les sentes plus ou moins escarpées de la recherche de terrain. On aurait eu beaucoup plus à dire - et on a l'impression de n'avoir rien dit. Surtout si on a fait la moitié de la rédaction en dix jours, hein, on peut pas dire que ça aide...


POrche de l'ancienne École centrale, rue Conté, Paris 3e, 26 août dernier. 16h.

En même temps, avoir un délai à respecter est sans doute la seule manière de se contraindre à l'exercice ingrat de la rédaction. On a des idées qui s'interconnectent dans tous les sens, et tout ce qu'on peut faire c'est une longue ligne d'écriture. C'est pas folichon, la ligne, comme mise en forme. Et d'un autre côté, si on veut être lu, il faut écrire !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Superia 200, objectif Tamron 135mm f/2,8.



dimanche 2 septembre 2007

Sandales ailées

Alors que les derniers paragraphes s'enchaînent pour terminer mon pensum (à rendre mardi), j'emprunterais bien à Hermès les ailes de son casque ou de ses sandales : mon vol s'alourdit à mesure que les pages s'accumulent. J'espère simplement arriver au bout sans que ce même Hermès ait à user de son caducée.


Hermès en pleine course sur un toit du centre-ville de Copenhague, 15 août 2007.

Au fait : je ne connais pas l'explication de cette statue, juste en face du musée des postes et télécommunications dont je parlais l'autre jour. L'hypothèse courante, formulée autour de quelques Carlsberg à la terrasse dudit musée, pile à la hauteur de ladite statue par conséquent - l'hypothèse courante, disais-je, est que le bâtiment sur lequelle elle se trouve ait lui aussi appartenu, en son temps, à la poste royale du Danemark. Le messager des dieux grecs aurait donc été érigé pour créer une saine émulation chez les facteurs nordiques...

Le paragraphe que je suis en train de rédiger porte sur le transport du minerai de fer en char à bœufs par les chemin creux et, l'hiver, passablement bourbeux, de l'Angoumois du XVIIIe siècle. On est loin des dieux ailés, tiens.

Le Plume vous salue bien.



samedi 1 septembre 2007

Beaubourg

Interlude facultatif entre les paragraphes de mon ultime chapitre : passé récupérer le rouleau de test du boîtier Pentax ME-Super ; quelques jolies choses, même si le film a connu quelques avanies - rapport au mécanisme d'entraînement que je ne maîtrise pas encore tout à fait...


Esplanade Beaubourg, Paris, 26 août dernier.

Il s'agissait surtout d'essais de diverses optiques, de profondeur de champs, etc., de toute façon : je n'avais pas emmené ce boîtier-là en Scandinavie ; trois appareils, ça me suffisait...

Et sur ce, je retourne à mes minerais !

Le Plume vous salue bien.



vendredi 31 août 2007

Moisson

Au fait, pourquoi de tels moulins à Malmö ? C'est que la Scanie, la région qui borde le Sund, est le grenier à blé de la Scandinavie. Tout est relatif, bien sûr : la production totale de la Suède doit être sensiblement inférieure à celle des départements de l'Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher et du Loiret réunis. Mais bon : je me suis laissé dire que le climat n'est pas exactement le même.


Les chaumes après la moisson, île de Ven, Suède, 19 août dernier.

La moisson vient d'ailleurs plus tard que chez nous : à la mi-août, les moissonneuses-batteuses étaient en pleine action, que ce soit sur le continent ou sur la petite ile de Ven - ou d'ailleurs en Sjæland danoise. Ajoutant ainsi le jaune pastel de la paille à la palette subtile de l'été scandinave. Je crois avoir déjà dit que j'aimais bien ces couleurs-là...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 30 août 2007

Grands moulins

Hier soir après la BNF, passé faire un saut aux Grands Moulins voir les copains de permanence. Et ça m'a fait penser à Malmö, parce qu'à Malmö aussi, ils ont des grands moulins. Qui - étrange chose - servent à moudre du blé pour produire de la farine. Pas à des bureaux comme aux Grands Moulins de Pantin, ou à faire de l'étudiant comme dans les miens.


Les silos de Nord Mill, Malmö, 13 août dernier.

N'est-ce pas étrange ? Alors que l'on parle sans arrêt de protection de l'environnement, on éloigne de plus en plus les centres de production des centres de consommation. Le grain arrivait par train ou par péniche, et la farine était moulue à deux pas des boulangeries parisiennes qui en consomment ma foi pas mal, de farine. Maintenant ces usines ne font plus de bruit ni de poussière et il y a de jolis espaces verts là où il y avait des entrepôts et des voies de garage. Et les camions de farine font des rotations par centaines entre les minoteries de Picardie ou de l'Orléanais et l'aglomération parisienne...

Au rythme où l'on va, il n'y aura bientôt plus aucun lieu dans cette ville où l'on produit quelque chose. Les Parisiens consommeront toujours autant - du moment qu'on éloigne d'eux le spectacle (obscène, il faut croire) de la production. Triste, triste.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 29 août 2007

Ultimes vérifications

Passé une partie de l'après midi dans le bâtiment le moins fonctionnel de la galaxie - la Bibliothèque Nationale de France. Quelques références à vérifier...


La « très grande bibliothèque » vue de la terrasse des Grands Moulins, fin juillet dernier.

En fait, mon dernier chapitre me coûte énormément. Il va bien falloir y arriver pourtant. Allez, en avant, une, deux, une, deux !

Il y a quand même de belles choses dans ce mémoire. Extrait :

Au forage proprement dit suivait au moins une phase d’alésage, auquel s’ajoutait le passage d’un foret spécifique pour mettre à sa forme réglementaire le fond de l’âme.
Je me demande si je ne devrais pas réécrire la fin de la phrase... Le fond de l'âme est frais.

Le Plume vous salue bien.



mardi 28 août 2007

Sur les toits

Le petit musée des postes et télécommunications de Copenhague est bien planqué dans un coin du centre-ville, mais tout à fait sympa, avec un niveau d'exposition permanentes, un niveau destiné aux enfants, plus un niveau d'expos temporaires. Et son café, au dernier étage, offre une vue imprenable sur les toits de Copenhague...


Copenhague, 15 août dernier, 20h30

Un bon endroit pour profiter des longs couchers de soleil nordiques en sirotant une Tüborg Grøn, par exemple.

Et sur ce, je retourne à mes chapitres !

Le Plume vous salue bien.



lundi 27 août 2007

Au sprint

Je pensais avoir deux semaines pour terminer mon mémoire ; en fait, il ne m'en reste qu'une. Inutile de dire que je suis passé en sprint... Il y a de la nuit blanche dans l'air, mais ça devrait être fini à temps.

En illustration, un ferry qui jaillit hors du port d'Helsingborg, à la poursuite de son concurrent des Scanlines, comme un joyeux drakkar sortant de son fjord au printemps :


Le Mercandia VIII de la HH Ferries quitte le port d'Helsingborg, 13 août 2007.

À propos de drakkar, une coupure de presse (tirée du Guardian, il me semble) a fait hurler de rire tous les participants à la conférence, l'autre jour : le gouvernement danois aurait présenté ses excuses à l'Irlande pour les raids vikings du haut Moyen-Âge. Ce genre d'âneries, pour faire se poiler des historiens, on ne fait pas mieux.

Entre autres faits d'armes, les Vikings avaient fondé la ville de Dublin, ainsi que la plupart des villes actuelles d'Irlande et du Nord de la Grande-Bretagne. D'un autre côté, compte tenu des prix pratiqués à Dublin ces dernières années, ça mériterait peut-être des excuses, ça aussi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax P30t, pellicule Fuji Pro400H, zoom 100-300mm f/4.5.



dimanche 26 août 2007

Traversées

Le pont de l'Öresund relie Malmö à Copenhague - mais le passage le plus étroit du Sund se trouve une cinquantaine de kilomètres plus au nord, entre les villes jumelles d'Helsinborg et Helsingør.


Le phare d'Helsinborg vu du terminal des ferries. Au fond, la côte danoise.

Malgré le pont, les ferries sont plus actifs que jamais : deux ou trois compagnies se partagent le marché, dont Scanline, qui dispose d'un côté comme de l'autre de terminaux reliés directement aux gares ferroviaires par des systèmes de passerelles. Couvertes, les passerelles : ce n'est pas le mois d'août toute l'année dans les parages, « riviera suédoise » ou pas.

En attendant, il faisait beau et chaud sur Helsinborg, une petite brume de mer voilant légèrement le ciel pendant que les Suédois profitaient des dernières soldes dans un centre ville plutôt coquet. Quant au vieux phare, qui fait face aux tourelles d'Elseneur, il est aux couleurs de la Scandinavie : la brique, l'ardoise grise, la pierre jaune et la couverture en cuivre gris-vert.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax P30t, objectif Tamron 135mm f/2.8, pellicule Fuji Pro400H.



samedi 25 août 2007

Au bord de l'eau

Puisque j'ai passé la journée à m'esquinter les yeux sur les tables de dimension des canons de la Marine de 1699, 1778 et 1786, je ne vois pas pourquoi je ferais dans le bucolique aujourd'hui... Alors, ce sera du bord de l'eau, mais du bord de l'eau industriel - finalement, faire les usines dans les ports, ça évite de la manutention.


Malmö : industrie sur l'eau, 13 août 2007.

En plus, ça fait un quadrillage. Je n'ai plus qu'à reporter mes 8 pieds, 5 pouces, 3 lignes et 7½ points* et tutti quanti dans les cases !

Le Plume vous salue bien.

* soit 2,74 m : la longueur de l'âme d'un canon de 18 d'après le réglement de 1778. Inutile de dire que le ½ point(0,1 mm) semble quelque peu illusoire compte tenu de l'outillage de l'époque !



vendredi 24 août 2007

Intermède

Petit intermède dans cette série scandinave - avec notre petit jardin botanique à nous tous seuls, juste devant nos fenêtres.


Un peu de verdure au cœur de Paris, début août.

Du laurier, du romarin, du thym, un olivier... Tiens, c'était un jour de beau temps, il y en a donc eu cet été.

Marrant, je me rappelle très bien l'été 77 - en Bretagne, le petit chemin qui descend en travers du jardin transformé en ruisseau par les pluies continuelles. J'avoue que je ne suis pas entièrement déconfit de ne pas avoir pu aller vérifier si, trente ans plus tard, le résultat était le même.

Le Plume vous salue bien.

(Boîtier Pentax P30, objectif Autochinon 50mm f/1.7, pellicule Fuji Pro400H.)



jeudi 23 août 2007

Météo

Tiens, le temps qu'il fait ces jours-ci, ça me fait regretter la Scandinavie !


Une autre vue du Malmö tout neuf : la bibliothèque universitaire. Le pont est tout neuf aussi ; le phare, non.

Ceci dit, même s'il faisait beau, je ne sortirais pas beaucoup plus : j'ai toujours un mémoire sur le feu, moi.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 22 août 2007

Toujours la tour

Malmö ne se limite pas à cette fameuse tour, bien sûr. Il y a aussi les canaux (avec kayakistes) autour du vieux centre-ville, le port et ses industries, l'université toute neuve, les terminaux de ferries vers tous les coins de la Baltique...


La tour Turning Torso derrière une vieille annexe du château de Malmö, 13 août 2007.

Ah, et puis, il y a aussi le gigantesque chantier de la nouvelle voie ferrée : la gare de Malmö a toujours été un terminus, avec correspondance par la mer pour le Danemark ou l'Allemagne ; avec l'ouverture du pont de l'Öresund, de nombreux trains y sont en transit et sont contraints à un rebroussement. On construit donc une bretelle ferroviaire permettant d'amener les trains en provenance du pont par l'autre bout, dans une extension souterraine de la gare. Les trains arrivant de Copenhague pourront donc repartir tout droit vers Kalmar, Jönköping, Stockholm... La vieille halle et sa charpente en bois accueilleront les trains ayant Malmö comme terminus. Ca fait un sacré foutoir, dans un centre-ville somme toute modeste, ce genre de travaux !

Le Plume vous salue bien.



mardi 21 août 2007

Rotation du torse

La plus haute tour de Scandinavie est le Turning Torso de Malmö ; c'est un symbole de la renaissance d'une ville qui a difficilement surmonté le départ des chantiers navals - c'est aussi un immeuble d'habitation, dessiné par Santiago Caltrava Valls d'apès une sculpture (du même) représentant la torsion de la colonne vertébrale lorsque l'on tourne les épaules. Le dernier étage est pivoté de 90° par rapport au rez-de-chaussée - l'angle de rotation maximal du buste par rapport au bassin.


La tour HSB Turning Torso de Malmö, 13 août 2007.

Comme quoi, au passage, une tour d'habitation, ça peut être beau, moyennant un architecte pas trop lamentable. Les cris d'orfraie qui ont accueillis la suggestion que l'on pourrait construire des immeubles de grande hauteur à la périphérie de Paris sont-ils dus à l'ignorance, ou tout simplement à l'égoïsme de ceux que la crise du logement ne touche pas ? La question est ouverte.

Sinon : photo prise avec mon Pentax MZ-10, objectif Tamron 135mm f/2.8, pellicule Fuji Reala (100 ASA). Oui, j'ai récupéré mes photos, je vous avais prévenu que vous n'étiez pas tirés d'affaire.

Le Plume vous salue bien.



lundi 20 août 2007

En passant par la Suède

Retour à Paris, avec un petit détour par Hven, ou plutôt Ven - c'est son nom suédois et l'île, située à mi-chemin des deux pays, est suédoise. « Pour le moment, » disait un copain danois.


Ven (Suède), le port Sud-Est.

Avant ça, il y avait eu un détour par le délicieux musée des sciences et techniques du Danemark à Helsingør. Et avant ça un sprint jusqu'à la gare de Copenhague pour mettre les valises à la consigne. Sprint qu'il a fallu refaire dans l'autre sens ce soir, depuis le port où le bateau de Hven nous avait déposé...

Je vais dormir dans mon lit. Si c'est pas beau ça !

Le Plume vous salue bien.



samedi 18 août 2007

Copenhague dernière

Dernier jour de conférence, dernière nuit à Copenhague. Ça tombe bien, je commence à avoir franchement envie de rentrer. Promenade en ville - si vous trouvez les Vélib' pesants, venez à Copenhague essayer les vélos gratuits, vous comprendrez votre douleur - de toute façon, la plupart sont trop esquintés pour être utilisables.

Ciel gris plutôt désagréable cet après-midi mais belle éclaircie en fin de journée, comme souvent dans ces contrées :


Le Kongelige Teater, vers les 18h.

Dîner de clôture de la conférence dans un restaurant de Tivoli - le plus vieux parc de loisirs du monde, en plein cœur de la ville. La nourriture ne s'y limite pas aux hot-dogs et barbes-à-papa : il y a aussi de très bons restaurants. On a testé pour vous.

Demain, virée du côté de la petite île ou Tycho Brahe (1546-1601), astronome danois célèbre pour son nez artificiel et pour avoir embauché le jeune Keppler comme assistant, avait son observatoire. Et après ça, avion, maison.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 17 août 2007

Copenhague-sur-Mer

En image : Ny-Havnen, un petit bout de port au milieu du centre-ville.


Ny Havnen, ce soir, 20h.

Ah, et puis : les lumières crépusculaires de ces longues, longues soirées boréales...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 16 août 2007

Singing in the Rain

Bon : la visite d'un autre charmant petit musée des environs de Copenhague, c'était tout à fait sympathique ; toutefois, les 3 km sous une pluie battante pour y arriver étaient un peu de trop. Même si les organisateurs, avec une prévenance toute scandinave, avaient distribué à chacun des petits ponchos en polyéthylène bleu du plus bel effet.

Après ça, et histoire de se sécher un peu, nous étions reçus (fort bien) à la Danmarks Tekniske Universitet...


La bibliothèque universtaire de la DTU, Lynby.

Au demeurant, la déco était parfaitement appropriée : par un hasard malicieux, une bonne partie de la dizaine de communications que j'avais suivies aujourd'hui concernait l'aviation.

Et sur ce, au lit : c'est pas de tout repos, cette affaire.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 15 août 2007

Des canaux et des ponts

Papier pluvieux, papier heureux : il pleuvait ce matin pendant ma communication ; ça c'est plutôt bien passé. On m'a même félicité pour la sobriété de ma présentation Powerpoint, ce en quoi je n'avais guère de mérite, l'ayant réalisé ce matin d'une main tout en enfilant le costard de l'autre... Bref : une bonne chose de faite. Possibilités de publication, etc.

Le temps s'est levé en fin d'après-midi, le temps de faire une petite virée tout seul, puis une autre avec toute la conférence : il y a pratiquement une visite par jour prévue, et toutes pour l'instant sont remarquables par la chaleur de l'accueil. Ça mérite d'être dit. Promenades donc le long du port intérieur, le large canal qui sépare l'île de Sjælland de l'île voisine d'Amager, où se trouvent les quartiers Sud-Est de la ville.


Le Langebro, un des principaux ponts de la ville, 19h30 ce soir.

Comme Amsterdam, Copenhague est une ville au multiples canaux ; contrairement à Amsterdam, les ponts son plutôt rares : mieux vaut vérifier le plan avant de s'engager au hasard dans une rue, elle pourrait bien déboucher sur l'eau sans la moindre issue. Dans le centre-ville, deux ponts seulement relient Amager et Sjælland ; la partie centrale de leur tablier peu théoriquement s'ouvrir pour laisser passer les bateaux. Théoriquement : l'activité portuaire est maintenant renvoyée à Nordhavnen et Sydhavnen, de part et d'autre de ce tronçon central ; les postes de manœuvre du Langebro et du Knippelsbro ne sont plus guère utiles - mais ils ne manquent pas de classe avec leur bardage de cuivre.

J'ai déjà dit que j'aimais bien Copenhague ?

Le Plume vous salue bien.



mardi 14 août 2007

Frederiksvaerk

En ouverture de la conférence, il y avait le choix entre deux excursions : la brasserie Carlsberg à Copenhague et une poudrerie et fonderie de canon à une trentaine de kilomètres de là. J'ai suivi la voie du devoir...

Frederiksvaerk est une petite ville construite de toutes pièces pour ses ateliers, établis là pour bénéficier de l'énergie hydraulique disponible : un canal relie le plus grand lac du Danemark à un fjord voisin. Du coup, on y a construit une fonderie de bronze avec les foreries associées, des moulins à poudre ; un peu plus tard, on y a trouvé des laminoirs à cuivre, plus récemment encore, des aciéries - encore en activité, un peu plus bas.


Frederiksvaerk : la maison du chef d'atelier de la poudrerie.

Les ateliers du XVIIIe siècle sont restés en ruine pendant de longues années ; ils ont été rénovés par un très actif musée industriel qui, après avoir eu le visite de la reine du Danemark il y a quelques mois, nous recevait cet après-midi.

Intéressant, acueillant, météo de rêve... On ne va pas se plaindre. Et la visite de la brasserie Carlsberg peut se remplacer sans difficulté par la dégustation des produits - n'importe où au Danemark !

Le Plume vous salue bien.



lundi 13 août 2007

Rock around the Sund

Ma conférence commence demain par une excursion dans une fabrique de canons : ça tombe plutôt bien. Cependant, compte tenu des horaires d'avions, je débarquais nécessairement tôt ce matin dans le coin... J'ai donc décidé d'utiliser ce temps libre en prenant le plus long chemin pour aller de l'aéroport à la ville de Copenhague. Résumé.

4h - réveil. Sans commentaire.
5h30 - RER B, direction Roissy.
7h05 - décollage, cap au Nord-Est au dessus des Pays-Bas, puis de la baie de Heligoland et du Jutland.
8h30 - atterissage sans problème à Copenhague Kastrup. De là, je me rends à la gare, desservie par la ligne Copenhague-Malmö, via le pont de l'Oresund. Copenhague est de ce fait à deux stations et moins de dix minutes de son aéroport ; c'était loin d'être le cas la dernière fois que j'étais passé par là.
9h20 : je prends tout naturellement le train en direction de Malmö (Suède), où j'arrive 20 minutes plus tard.


Malmö : la partie industrielle du port, ce matin, vers 11h30.

Là bas, grande ballade (à pied, avec ma valise à roulette derrière moi et plein d'appareils photos partout) : le château, le front de mer, le port, l'université... Puis retour à la gare et :

12h37 - train à destination d'Helsingborg, au débouché nord de l'Öresund. Avec sandwich.
13h32 - Arrivée à Helsinborg ; brève promenade en ville.
14h30 - ferry à destination d'Helsingør, l'Elseneur de Hamlet.
15h - retour en territoire danois ; promenade, dégustation de la bière locale à la pression. Le château d'Elseneur n'est pas vilain, ma foi.
16h37 - train régional (danois cette fois-ci) a destination de Copenhague, en suivant la côte opposée de l'Øresund (oui, on ne mets pas le même O en suédois et en danois).
17h41 - arrivée à la gare centrale de Copenhague. Le train continue jusqu'à l'aéroport. Pas moi, j'ai trop mal au pieds.

Et sur ce : dodo !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 12 août 2007

Aux fourneaux

« Les ouvriers de fourneau : une quasi corporation rurale au XVIIIe siècle » - telle est la communication que j'avais promise pour le colloque de la semaine prochaine à Copenhague. Et bien voilà : elle est terminée, relue, imprimée, prête à être fourrée dans la valise. Bonne chose de faite.

De quoi s'agit-il ? En gros, de montrer que les ouvriers qui conduisaient les hauts-fourneaux au charbon de bois que j'étudie formaient un groupe cohérent et organisé, au sein duquel chacun avait son rang, et que c'est ce groupe qui, collectivement, détenait le savoir-faire métallurgique. Pas forcément palpitant pour le grand public mais, vu le peu de sources dont nous disposons sur la vie ouvrière avant le XIXe siècle, c'est précieux.


Le haut-fourneau expérimental d'Etouars, Dordogne, juillet 2006.

D'ailleurs, ce savoir-faire, ce n'était pas rien : l'archéologie expérimentale arrive à faire fonctionner des bas-fourneaux à fer sans aucun problème ; à reproduire la réduction du plomb ou du cuivre telle qu'elle était pratiquée par les anciens ; mais pour les hauts-fourneaux au charbon de bois, ce n'est pas encore concluant : lors de la campagne d'essais de l'été 2006, le haut-fourneau expérimental d'Etouars avait produit en tout et pour tout 9 kilos de fonte...

Le Plume vous salue bien.



samedi 11 août 2007

Black & White

La radio relatait tout à l'heure le départ quelque peu cahotique d'une étape de la Solitaire du Figaro cet après-midi à Brest : une histoire de marque de parcours qui avait été suprimée sans que tous les concurrents en soient informés, semble-t-il. Rappelons qu'un incident de ce type avait facilité la victoire de la goélette America lors de la Hundred Guinea Race, courue dans le Solent en août 1851. Le premier prix de la régate était l'immonde aiguière en argent connue depuis sous le nom d'America's cup - c'est dire si les imprécisions dans les instructions de course peuvent avoir des conséquences de longue haleine.

En 1986, le départ de la course du Figaro avait lieu à Perros-Guirec. J'étais sur les pontons, haut comme trois pommes malgré mes quinze ans, l'Asahi Pentax SP500 paternel autour du cou...


Un half-toner non identifié la veille du départ, Perros-Guirec, été 1986.

Dans l'appareil, un film noir et blanc Ilford FP4 (125 ASA, 20 poses) : sans doute parce que c'est l'époque où je faisais un peu de développement à la MJC du coin. Les optiques : un 50mm comme objectif de base, complétés par un 35 et un 75mm. Le tout en monture à vis (M42) : j'ai eu des changements d'objectifs difficiles, que ce soit sur les pontons perrosiens ou, dix ans plus tard, dans les terrains vagues sud-africains. Cette photo-ci me semble prise au 35mm mais je n'en jurerais pas.

Tiens, il faudrait que je m'y remette, au noir et blanc. Je pourrais réserver un boîtier à cet usage - pourquoi pas le tout dernier, qui ressemble comme un frère au SP500 dont il était question plus haut ?

Le Plume vous salue bien.



vendredi 10 août 2007

Retour aux classiques

D'après les bases de données usuelles, aucune scène de Butch Cassidy and the Sundance Kid n'a été tournée dans le Nevada. Pourtant, il m'a bien semblé reconnaître les grès rouges de Red Rock Canyon dans certaines scènes de la grande poursuite initiale. Il faudra que je vérifie ça.


Red Rock Canyon, Nevada, août 2004.

Parmi nos amis, certains sont quelque part entre San Diego et Lake Havasu ; d'autres, entre Manhattan et Brooklyn ; d'autres encore, du côté du Cayuga Lake. Ça nous manque un peu. Alors on regarde les classiques !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 9 août 2007

Et pendant ce temps...

J'avance de front mon mémoire et ma communication, et pendant ce temps, à l'autre bout de Paris, de nouveaux quartiers montent beaucoup plus vite que le tas de feuilles imprimées...

Il faut dire à ma décharge qu'ils s'y mettent à plusieurs, eux.


Le coin sud de la ZAC Rive gauche vue de la rue des Grands Moulins, 30 juillet dernier.

Et puis : reçu mon dernier caprice, un boîtier Pentax ME qui était vendu avec trois objectifs. Pas vraiment eu le temps de faire mumuse avec les optiques, mais le boîtier me plait bien, plus léger et plus élégant que le P30, son successeur. Je vais faire un rouleau en test  si c'est concluant, je pourrais bien être tenté de l'employer comme second boîtier, à la place du P30 justement. Et garder le P30 en roue de secours. Faut voir, mon bon monsieur, faut voir.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 8 août 2007

À propos de verdure

On parlait de verdure ; l'occasion d'aborder ce qui est, il me semble, l'information la plus importante de ces derniers mois. Non, ce n'est pas de savoir si c'est bien Rachida Dati qui est allé chercher des DVD un dimanche pluvieux à Wolfsboro (New Hampshire) - c'est de l'augmentation des prix agricoles que je veux parler.

C'était déjà le cas des céréales ; on parle maintenant des produits laitiers... La demande augmente plus vite que l'offre, donc les prix montent, c'est aussi simple que ça.


Le blé en herbe à Meung-sur-Loire (Loiret), avril 2007.

Quelle importance ? Ça veut dire simplement qu'il va falloir sortir d'une logique institutionnelle et culturelle dans laquelle nous sommes depuis la crise de surproduction agricole des années 20 : l'agriculture produit trop ; il faut limiter ces surplus, tant bien que mal, de les gérer, de s'en débarasser si besoin - en augmentant le taux de blutage de la farine dens l'Entre-deux-guerres ; par les biocarburants ou l'agriculture «bio » aujourd'hui.

Petit à petit, nous allons devoir désapprendre cette logique, revenir à celle qui a dominé l'Europe pendant si longtemps : trouver comment obtenir de la terre qu'elle nourrisse le moins mal possible le plus de gens possible. En évitant de trop urbaniser les meilleures terres agricoles, par exemple ; peut-être même les superficies boisées, qui n'ont cessé de progresser en France depuis 150 ans, devront-elles céder un peu de terrain... Et, bien sûr, les politiques de jachère et de quotas laitiers ne seront bientôt plus qu'un souvenir.

On n'en est pas là - on peut seulement espérer que l'augmentation des prix enclanche ce changement par les biais économiques usuels, sans trop de catastrophes.

Le Plume vous salue bien.



mardi 7 août 2007

Landévennec

Après huit entrées consacrées exclusivement aux chantiers et aux friches industrielles parisiennes, un petit peu de verdure ne peut pas faire de mal.


L'Aulne vue du viaduc de Térénez, Finistère, août 1999.

Entre la presqu'île de Crozon et le pays de Daoulas, l'Aulne, modeste fleuve côtier finistérien, essaye de se faire passer pour l'Elbe : un cours majestueux entre des versants boisés. Un peu sensible aux marées, le cours en question, mais c'est une autre affaire. En musique de fond, on te passe la Moldau de Smetana, et le tour est joué.

À deux pas de là, sur la route de Quimper à Brest, un de mes toponymes préférés : L'Hôpital-Camfrout, entre le Faou et Plougastel-Daoulas. À moins que vous préfériez Loperhet, quelques kilomètres plus loin.

Le Plume vous salue bien.



lundi 6 août 2007

Rhapsodies

Je réécoute la rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov. Peut-être pas ce qui se fait de plus raffiné (sans compter que le passage la plus célèbre, la variation 18, est une soupe sans nom) mais ça correspond bien à mon état d'esprit du moment. Le thème qui apparaît, disparaît comme un chemin couvert par la végétation, revient sous une toute autre forme... La vie est comme ça.


Emprises SNCF, boulevard Poniatowski, 1er août 2007 (Pentax P30, obj. 50mm).

À part ça, reçu le numéro de juillet de Technology and Culture. Encore un très bon article sur les débuts de l'automobile (en l'occurence sur la naissance de la Ford T) : ça tombe bien, j'ai toujours un cours à préparer là-dessus pour la rentrée.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 5 août 2007

Comment j'ai failli faire du sport

C'est l'histoire d'un mec qui, après une après-midi partagée entre rangement et rédaction décide d'aller faire un petit tour de vélo, histoire d'éliminer une partie des Plume Burgers de midi. Je prépare donc mon attirail : tenue réglementaire, chaussures adaptées, bidon d'eau (grand format), nécessaire de réparation (petit format), mes clés et une barre de céréale : tout est prêt.

Tout ? Non : je n'arrive pas à remettre la main sur mon GPS, et j'aime bien l'avoir avec moi. Il se fixe sur le guidon et me sert à la fois de pendule et de compteur de vitesse. Pratique. Quand l'avais-je utilisé pour la dernière fois ? Sans doute en voiture. Il est sans aucun doute resté dans son vide-poche habituel. Un détour à notre parking souterrain s'impose donc : j'ajoute à mon attirail les clés de voiture et, bien entendu, le bip qui donne accès au dit parking. J'attire l'attention du lecteur sur ce point.


Les tuyaux, c'est mieux vu de l'extérieur : terrasse des Grands Moulins, la semaine dernière.

Arrivé sur place (la descente, en vélo, c'est pas compliqué), je retrouve sans problème le GPS là où je pensais qu'il était, le récupère, l'installe et m'apprête à repartir. Ce faisant, un truc non identifié m'échappe des mains ; me retournant pour le récupérer, je donne un coup de pied dedans et ne peux que voir le bip du parking se diriger à grande vitesse vers une évacuation d'eau dont la grille manque depuis des années...

La demi-heure suivante s'est passé à plat ventre sur le sol à essayer de le récupérer, le tuyau faisant fort opportunément le diamètre de mon bras. Mon butin : deux ou trois paquets de Marlboro avec mégots assortis et un sachet d'huile pour pizza. De bip, point.

Après ça, il ne me restait plus qu'à profiter d'un (rare) passage de voiture pour sortir du parking et rentrer à la maison. Et prendre un bain.

Bilan de la journée : j'ai presque été faire une promenade à vélo.

Le Plume vous salue bien.



samedi 4 août 2007

Panhard et Levassor

Premier jour de vacances. Premières photos du Penatx P30 récupérées ce matin - pas mal, pas mal du tout : pas de problèmes majeurs en tout cas, ce qui pour un appareil d'occasion est déjà une bonne chose. Des photos un peu surexposées en général : ça m'apprendra à vouloir profiter de l'ouverture maximale du diaphragme même quand il n'y en a pas besoin, because it's there.

À l'avenir, je pense plutôt utiliser cet appareil pour les photos d'intérieur ou en faible lumière ; d'ailleurs, je l'ai chargé d'une pellicule Fuji Pro400H, excellente dans ces conditions.


Usine Panhard et Levassor, avenue d'Ivry, Paris 13e.

En 1891, Émile Levassor sortit de son atelier de l'avenue d'Ivry au volant d'une automobile et circula de la porte d'Ivry à la porte de la Plaine. C'était la première circulation d'une voiture automobile sur la voie publique - pas franchement la dernière. La société Panhard et Levassor est restée un des principaux fabricants français d'automobiles jusque dans les années 60.

Les usines occupaient une grande partie du quartier des portes d'Ivry et de Choisy. leur démolition a permis la construction des tours et des centres commerciaux actuels. Reste ce bâtiment au pignon de brique rouge à toiture en shed et façade en meulière, entre rue Nationale et avenue d'Ivry. En face, des tramways flambant neufs s'élancent de leur terminus. Vers la porte de la Plaine.

Le Plume vous salue bien.

Référence : Marie-Françoise Laborde, Architecture industrielle, Paris & alentours, Parigramme éditions, 2003.