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Des photos et des jours

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mardi 13 juillet 2004

Avant de partir

Eh oui, je laisse pour quelque jours les câbles réseaux...


Courants faibles,  nouveaux préfabriqués de Jussieu, mars 2004.

Mais rassurez-vous, la dose quotidienne de blog sera assurée, photos à l'appuis.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 12 juillet 2004

un phare dans le jour

Evidemment, un phare le jour, ça n'est pas très percutant du point de vue métaphorique. Surtout quand ce phare est une bouée phare et en conséquence a droit à des vacances à terre. La bouée phare balise la voie extérieure du rail d'Ouessant, réservée aux pétroliers et méthaniers entrant dans la Manche -- et donc généralement en pleine charge. Depuis qu'elle est là, on a réussi à éviter d'envoyer sur les caillasse Bretonne de nouveaux super tankers, et franchement ce n'est pas rien: des marées noires, des vraies, j'en ai connu deux (l'Amoco Cadix et le Tanio) et c'est pas des petites boulettes par ci par là, c'est tout un écosystème qui a mis 20 ans à s'en remettre.

Du coup, il y a toujours une bouée phare de rab, au cas où. Elle attend sagement dans l'avant-port de Brest, près de l'Abeille Flandre et du navire baliseur, histoire de pouvoir prendre la relève de sa frangine si elle venait à défaillir. Elle ne paye pas de mine, comme ça. Pourtant elle est conçue pour affronter les coups de vents d'hiver, à une quarantaine de kilomètres de la terre.


Bouée-phare, quai des phares et balise, Brest (29), juillet 2000.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 11 juillet 2004

Pleut


Passage pluvieux, Paris, cet après-midi.
Pleut !

[...]

Pleut !

Pleut !
rue Euler
rue Greffulhe
rue de Surène

Pleut !
rue Bleue
rue de Bruxelles
rue de Cheverus
rue Duperré
rue Jules-Lefebvre

Pleut !
rue de Belzunce
rue de Dunkerque

Pleut !
rue des Bluets
rue Bréguet
rue Chevreul
rue Jules-Vernes

Pleut !
rue Ernest-Lefébure
rue Lepeu
Pleut !

[...]

Pleut ?
Pleut !

Jacques Roubaud, La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains, Paris, Gallimard, 1999.

Indubitablement, il pleut.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 10 juillet 2004

Il est pas sympa, le château d'Osaka ? Évidemment, par rapport à la tour d'Oki Denki, le géant de l'électricité et de l'électronique, il parait quelque peu diminué. C'est pourtant un des plus gros bâtiments anciens séculiers du Japon.

Vue depuis Osaka Tower, août 1998.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 9 juillet 2004

Airports (fin provisoire)

Pour terminer  ma série d'aéroports :

Le hall d'embarquement d'Osaka-Kansaï, un peu sur le même modèle que le T2E de Roissy sauf qu'il est toujours debout. Bon, on avait craint un moment que l'île toute entière fasse naufrage (c'est une île artificielle, d'où une descente assez spectaculaire vers la mer en phase d'approche) mais finalement, ça à l'air de tenir le coup.

Prochains aéroports le 7 ou le 8 août, en fonction du Wifi disponible !

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 8 juillet 2004

Tournage pluvieux, tournage heureux

Tournage en Sorbonne cet après-midi, gros truc, camions partout rue Saint-jacques et rue des Ecoles, et même d'énormes groupes de climatisation sur le trottoir devant l'entrée nord. Jean Reno était attendu parait-il.

J'ai surtout vu des techniciens déprimer sous la pluie dans la cour d'honneur...

Ah, le glamour du 7ème art...

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 7 juillet 2004

Livré avec de nombreux accessoires

Et puis dans les aéroports il y a les accessoires : élévateurs à charger les bagages, camion à brancher les tuyaux d'essences, machin-chose à trimballer les plateaux repas... Tout plein de petits engins à faire rêver un gosse pour sa colecque de petites voitures !


Un avion sur le tarmac, mais lequel ? Sans doute Roissy. Ou bien Fort Worth ?
Pris en juillet 2003, en tout cas.

Et puis il y a la passerelle-sangsue, tentacule de l'aérogare, "sluuurp !", en quelques minutes, j'absorbe et je régurgite des passagers par l'oreille de l'avion pris dans mes griffes. Et que ça galope dans mes boyaux ! Le pas est calme à l'embarquement, sauf exception ; au débarquement, le passager presse le pas, pris entre un semblant de dignité et le désir de doubler ses petits camarades avant les guichets des douanes ou de la police des frontières. Angoisse du passage devant les autorités ; il est vrai que les frontières se font rares, par chez nous. Si ce n'est au cœur des aéroports.

le Plume vous salue bien. 


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mardi 6 juillet 2004

En attendant de partir

J'aime bien les aéroport. "la porte d'une ville, placée loin de la ville" disait Andreu, l'architecte du célèbre T2E de Roissy. 

Aéroport au départ, machine à enregistrer, convoyer, embarquer. Aéroport à l'arrivée, en sortir et respirer une première bouffée d'air local (un peu rude à Dallas-Fort Worth par grosse chaleur, mais bon...). Aéroport pour celui qui reste : retrouvailles, "tu n'as pas changé",  ou coup de blues, "ça y est, ils sont repartis".

Aéroport, comme une gare ("la gare demeure mais ne se rend pas"), mais sans les traits métalliques qui donnent au voyage une existence concrète. L'aéroport, c'est la possibilité du voyage, mais pas le voyage lui même.


Aéroport d'Osaka-Kansaï, Japon, août 1998.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 5 juillet 2004

Et pour aller avec...

Rappel : il n'y a pas qu'en France qu'on fait du vin. Et surtout du vin blanc.


Dégustation, vignoble Boschendaal, Paarl, W Cape, Afrique du Sud, février 1997.

Voilà quelques verres à déguster sous le grand chêne de Boschendaal. Ou à emporter pour accompagner les langoustes de Langebaan. On pourra le cas échéant trouver de l'ironie à ce que les meilleurs vins d'Afrique du Sud soient des blancs. N'empêche, ils se laissent boire.

Ainsi se termine notre série "les fruits de mer sont nos amis".

Le Plume vous salue bien.



dimanche 4 juillet 2004

D'autres fruits de mer

Vendredi c'était langouste, donc dimanche c'est homard. Après tout, le Non Sequitur du jour, c'est aussi du homard, et de même provenance : l'État du Maine, aux confins Nord-Est des États-Unis d'Amérique.


Le quai des Lobstermen, Portland, Maine, été 2001.

Les casiers à homard sont déchargés directement dans l'arrière-boutique ; côté rue, on vend un homard d'une fraîcheur indubitable au touriste de passage. Si on aime les fruits de mer, Portland, Maine, ça se pose là. Si on aime les villes portuaires, ça n'est pas mal non plus. Et les villes universitaires : même chose. Une ville que j'aime bien, quoi.

Le Plume vous salue bien. Un coup de muscadet avec ça ?


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samedi 3 juillet 2004

Sur l'estran (suite)

Autre continent, même océan. Ou presque : la Manche, c'est moralement l'Atlantique, non ? Avec en prime ces marées que ne concurrencent que quelques baie du Nord-Est canadien.

Et donc l'estran, deux paysages en un, écosystème grouillant de vie malgré ses quatre catastrophes quotidiennes (deux inondations et deux sécheresses). Et des souvenirs entre labyrinthe tracé sur le sable et baignade mais pas juste après manger, entre les crabes dans les mares et les galets qui roulent sous les vagues.


Vol de courlis à marée montante, baie de Perros (22), août 2001.

Depuis le début des années 1990, les petits échassiers qui avaient disparus de la région après l'Amoco sont revenus. Courlis cendrés avec leurs longs  becs recourbés, huîtriers pies, bécasseaux. Et les grands aussi, hérons cendrés et aigrettes garzettes. Les observer quand la marée monte, se déplaçant avec la ligne d'eau. Au risque de se remplir les bottes, comme le jour où j'ai pris cette photo.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 2 juillet 2004

Sur l'estran


Saldanha Bay : un des premiers établissements européens sur la côte sud-africaine, premier mouillage possible lorsqu'on arrive du nord après des centaines et des centaines de kilomètres de côte sableuse sans la moindre échancrure -- avec notamment les sables diamantifères de Lübbock, dans le sud namibien.

Fondé par les Portugais, l'établissement est vite abandonné, faute d'eau potable, au profit du Cap, une centaine de kilomètres plus bas. Et Saldanha s'endort ; les Strandlopers, ces Khoisan qui ramassaient des coquillages sur la côte, s'éteignent, victime des maladies et de la progression européenne.

Et puis dans les années 70, un terminal charbonnier est créé dans le nord de la baie, alimenté par une voie ferrée construite pour l'occasion qui devient le principal axe d'exportation de la houille du Northern Cape -- en pleine période de sanctions, le succès est limité.


épave de chalutier, Saldanha, Afrique du Sud, février 1997.

Mais si nous étions à Saldanha, ce n'était pas pour le charbon, mais pour les fruits de mer. Comme en témoigne l'abondante flottille de pêche qui fréquente les environs (avec un succès contrasté, voir photo), l'océan est plutôt généreux dans le coin. Et ce qui nourrissait les Strandlopers fait maintenant la richesse du Strandloper, restaurant en plein air réputé pour les langoustes locales grillées au feu de bois.

Il parait qu'une tempête hivernale a emporté toute la zone de dune qui abritait le restaurant, un an ou deux après notre passage. Sic transit gloria mundi et tout le reste.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 1 juillet 2004

Les pieds sur terre

Je me méfie toujours des purs-sangs. Rien que le mot, déjà... Limpieza de sangre, beuh... Et puis leur violence fait peur, celle des hussards, des uhlans, de la cavalerie légère.

Finalement, les plus beaux chevaux, ce sont les chevaux puissants. Les chevaux de trait ou, plus encore, les chevaux de poste, qui à six tiraient de lourdes diligences, de relais en relais, au trot ou au galop. Au XIXème siècle, la Bretagne s'était fait une spécialité de leur élevage.

Aujourd'hui, bien sûr, ces chevaux sont des curiosités qui font la fierté de leurs propriétaires et se font pomponner pour les grandes occasions.


Comices du canton de Perros-Guirec, Louannec (22), septembre 2000.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 30 juin 2004

Batracien

Dans nos contrées aussi il y a de la faune, et pas seulement bipède. Comme ce petit crapaud planqué entre un vieux pied de thym et le mur de la maison. On le sent partagé entre la curiosité et l'envie de se cacher, entre l'odeur du thym et la sûreté des pierres.

Salut à toi, camarade crapaud.


Crapaud commun, Bretagne, été 1999.

Côaaaa... côôôaaaaa... (« Le Plume vous salue bien. »)


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mardi 29 juin 2004

En colonne

La colonne trajanne : une histoire sculptée des guerres daciques de Trajan, sans doute adaptée du récit officiel de ces campagnes, qui ne nous est pas parvenu. Le récit forme une bande de bas reliefs qui s'enroule en montant autour de la colonne, comme une tapisserie de Bayeux posée comme bande velpeau. La colonne, la sculpture en pied qui la surmontait et son piédestal formaient un monument funéraire à Trajan, au cœur du forum qu'il avait construit.

Un détail: les sculptures de la colonne commençaient plusieurs mètres au dessus du niveau antique du sol. Même en supposant des terrasses sur le toit des bâtiments qui l'encadraient de près, ça nous met à peu près à la hauteur du sol actuel, ce qui donne à voie un petit tiers du récit, à condition que les terrasses fassent tout le tour, ce qui est peu probable. En fait, l'histoire représentée est en grande partie illisible. On la voit juste assez pour savoir qu'elle est là, mais pas question de la déchiffrer. Paul Veyne a écrit de fort belle chose sur là dessus, que je résumerai mal de toute façon. Je retrouverai la référence si ça intéresse quelqu'un. Un art visuel qui n'est pas fait pour être vu: ça mérite réflexion, non?


La colonne trajanne, Rome, février 2001.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 28 juin 2004

I've got good gnus, and I've got bad gnus

...et sinon, il y a les gnous qui paissent pasiblement sur les pentes de Devil's Peak, aux portes de Cape Town.


Vue de la voie express qui longe le parc naturel de Devil's Peak, au sud de Cape Town, février 1997.

La formule à la mode dans les milieux blancs branchouilles et se disant "de gôche" à la toute fin des années 90 : "le problème avec les noirs, c'est qu'ils ne respectent pas l'environnement, ce n'est pas dans leur culture..." Tu parles, ils sont cons, les noirs, ils préfèrent squatter un parc naturel à 20 minutes à pied du centre-ville plutôt que d'aller se loger tout aussi mal à Khayelitsha, une plaine de sable battue par les vents, à 25km de là... Un vrai scandale !

L'Afrique du Sud est l'Afrique du Sud, etc. Mais ça m'a appris à me méfier de ce qui se cache derrière les discours environementalistes bien pensants.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 27 juin 2004

Epices

Poivre, piments, paprika, coriandre, curcuma, fenouil, fenougrec (graines et feuilles), muscade, macis, pavot bleu et blanc, graines d'oignon, badiane, gingembre, amchoor, quatre-épices, graines de moutarde noire ou jaune, graines de grenade, saffran, asafétida, cardamôme noire et verte, origan, bâtons de cannelle, chat massala, garam massala...

Bref, j'aime les épices. Et je m'en sers, notamment quand je cuisine indien, rien que pour nous, le dimanche soir. Par exemple, Butter Chicken, poulet mariné façon tandoori avec une sauce tomate aromatisée aux feuilles de fenougrec et montée au beurre. Ou bien Palak Gosht, agneau braisé aux épinards. Pas moyen de prendre des photo, ça ne reste jamais longtemps intact.

Et puis de temps en temps, glisser la tête entre les étagères, passer le nez au dessus des bocaux pour sentir les différents parfums...

Le Plume vous salue bien.


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samedi 26 juin 2004

A propos d'un documentaire-catastrophe diffusé hier soir

...et ce n'est pas du foot que je parle, mais d'un documentaire anglais mal fichu de 90 (longues) minutes intitulé "coup de froid sur l'Europe" (je crois) et diffusé sur la 2ème chaîne en fin de soirée. En plus de m'avoir cassé les bottes avec ses images grandiloquentes et sa réalisation digne du club vidéo de la MJC du coin, il m'a laissé extrêmement perplexe du point de vue scientifique. Je ne peux donc que vous faire part de ma perplexité, en espérant que tous les climatologues et océanographes qui me lisent (ha!) pourront m'aider à y voir clair.

Je résume l'argument :

Et là, j'avoue que je ne suis plus, pour plusieurs raisons : d'abord, sur l'apport d'eau douce. Il suffit de regarder une carte pour se rendre compte que la quasi-totalité des écoulements d'eau douce issus d'une diminution de l'inlandsis groënlandais s'écoulerait vers l'ouest, la côte est du Groënland étant bordée presque partout d'une sorte de cordillière. D'ailleurs, l'exemple pris pour montrer l'accélération des emissions d'eau douce est celui du glacier de Jakobshavn (on dit Illulissat maintenant, M. le réalisateur), situé à peu près au milieu de la côte ouest. Et un courant froid peu salé descendant de la côte ouest du Groënland par le détroit de Davis, ça s'appelle le courant de Terre-Neuve et ça n'a rien de nouveau.

De même, les grands fleuves sibériens : tous trois (Ob, Iénnissei et Léna) se jettent dans l'Arctique à l'est de la Nouvelle Zemble. Or, les courants marins dans l'arctique allant plutôt à ma connaissance d'ouest en est, je ne vois pas plus de raison pour que cette eau arrive en mer de Norvège plutôt que n'importe où ailleurs.

Mais ce n'est pas là qu'est mon principal problème. Une des bases de l'océanographie, c'est que les masses d'eau se mélangent très peu, surtout si leur propriétés physico-chimiques sont éloignées. Par conséquent, à supposer qu'arrivent dans le Nord-Ouest de l'Atlantique des masses d'eau froide et faiblement salée, succeptibles de faire baisser la salinité moyenne de l'ensemble, on les voit mal se mélanger avec les eaux du Gulf Stream au propriétés opposées. Au contraire, elles tendraient à passer au dessus du Gulf Stream, renfoçant l'enfincement -- ou, si l'on préfère, le Gulf Stream, arrivant dans un "milieu" encore moins salé qu'avant, "perdrait pied" encore plus vite. L'enfoncement des eaux du Gulf Stream en mer de Norvège ne serait pas ralenti, voir stoppé, mais au contraire accéléré...

Deux possibilités : Je n'ai rien compris, soit à leurs arguments, soit aux grands principes de la dynamique des océans ; ou alors, ce documentaire est une vaste foutaise. Y a-t-il un océanographe dans la salle ?


Un glacier dans la région de l'Eqe, proche de l'Eqip Sermia, août 1993.
Noter le recul visible de cette langue de glace issue directement de l'Inlandsis, qui commence juste à gauche de la photo.
Cf. cartes de la région issues du bouquin de Cayeux dans ma rubrique "histoire de dire", 22 mai 2004. Il s'agit, je pense, de la pointe de glace sur laquelle est écrit "camp 2" sur la troisième carte.

Je sais, par rapport à la photo d'hier, on change d'ambiance, gaffe au choc thermique. Ceci dit, je cous rassure : le Groënland en août, côté climat, c'est plus proche de la banlieue de Quimper un dimanche de janvier (comme dirait Léandri) que du pôle sud à la mauvaise saison.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 25 juin 2004

Campus

A comparer avec la photo d'hier, une vue du campus de l'UCSD :


Le campus de l'UCSD vu de la Gilman Parking Structure, San Diego (CA), août 2003.

A noter au fond derrière les arbres la Geisel Library (cf. mon entrée du 22 juin). Est-ce que ça répond à la remarque de la_machine sur le fait que ce ne sont pas des vacances ?

Bon, OK, le bâtiment le plus laid du campus n'est pas visible sur la photo dans la mesure où il s'agit précisément de la Gilman Parking Structure, qui n'a rien envier à mon grill habituel d'un point de vue esthétique. Mais à travers les eucalyptus on ne le voit pas tant que ça.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 24 juin 2004

Histoire sans fin

On casse, on reconstruit, on déplace, on repeint... Le campus de Jussieu, ou l'histoire sans fin : photo prise en mai dernier. Les vieux escaliers de secours de la "demi-barre" 54/0 ont été détruits pour laisser la place au chantier du "bâtiment 16000" (16.000 m² de surface utile supplémentaire, sans qu'on sache trop pour quoi faire). Du coup, des escaliers temporaires ont dû être construits, donc des laboratoires déplacés, des cloisons refaites, etc.

Personellement, je ne serai pas plus faché que ça de laisser ce tas de ferraille à nos chers collègues de Paris 6. Si tant est qu'on arrive jamais à se faire construire les mètres carrés dont on a besoin aux grands moulins.

le Plume vous salue bien.



mercredi 23 juin 2004

Ciel de traîne, vent de sud-ouest, l'été commence...

Alors forcément, je commence à me dire que le banc de barre et les mains courantes que j'ai ramenés à Paris l'automne dernier pour les poncer et les vernir commencent à être plus que prêts.

Que le moteur hors-bord est révisé et m'attend chez le concessionnaire Honda du coin.

Que les pièces et les morceaux rassemblés "pour le bateau" commencent à encombrer l'appartement.

Bref qu'il serait temps de naviguer un peu !

Et dire qu'avant, je fronçais le sourcil sur "tous ces bateaux qui ne sortent jamais du port"...

Le Plume vous salue bien.

(oui, je sais, il y a des accrocs à mon spi.. j'ai pas les moyens moi !)



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mardi 22 juin 2004

Bibliothèques

Le point saillant du campus de l'University of California at San Diego, c'est comme il se doit la bibliothèque. Mais, alors que les bibliothèques universitaires françaises exhibent la tour aveugle de leurs magasins, celle-ci déploie ses vastes salles de lecture pleines de rayonnages (la plupart des bouquins sont librement consultables). Comme si ce n'était pas la quantité de livres qu'on voulait montrer, mais leur consultation.

Alors, l'été prochain comme le dernier, une partie importante de mes deux semaines à San Diego risquent de se passer là :


Geisel Library, UCSD Campus, San Diego (CA), août 2003.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 21 juin 2004

Fête du silence

La fête de la musique, j'aimais bien quand j'étais en province, avec les copains en concert devant les cafés d'Angoulême par exemple. Depuis que je suis à Paris, pas moyen, je n'y arrive pas, cette ambiance toujours limite malsaine me fout en l'air - quant à ces concerts place de la République, avec le public écrabouillé dans le goulot de la rue du temple (pour permettre aux caméras grutées de faire de jolies images de la statue derrière la scène ?), je m'étonne seulement qu'ils n'aient pas encore fait de morts.

Alors pour moi, ce soir, pas de musique, ou alors, peut-être, le chant des baleines.


Baleine à bosse, Cape Cod Bay (MA), été 2001.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 20 juin 2004

California Dreaming

Alors voilà, comme on est en pleine préparation de nos prochains séjours outre-atlantique et que par ailleurs j'ai retrouvé un rouleau de films que j'avais oublié de numériser, pourquoi pas une petite série californienne ? Surtout avec le temps qu'il fait aujourd'hui...


La Jolla, San Diego (CA), vu du Birch Aquarium au Scripps Institution of Oceanography, août 2003.

Alors, oui, on y retourne cet été !

Le Plume vous salue bien.


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samedi 19 juin 2004

Iles


Environs de Ploumanac'h (Côtes-d'Armor), fin août 2003.

Alors qu'un grain passe sur la côte, les sept îles émergent dans la lumière. Chapeau, l'éclairagiste.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 18 juin 2004

brouillard

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Un TER entre en gare de Jarnac (Charente), mardi 8 juin dernier, 7h du matin.

Quand on va par le rail d'Angoulême à Saintes, la traversé du Cognaçais est souvent assez fantômatique. En hiver c'est la Charente en crue qui recouvre une bonne partie du paysage, en aval de Cognac. Au printemps, les calcaires de la fine champagne rendent leur chaleur au petit matin, créant d'épais brouillards alors que, 10km plus loin, le ciel est d'un bleu parfait.

Etrange pays que celui-ci, si loin de l'équilibre pantouflard et "benaise" du reste de l'Angoumois. Faut-il s'étonner qu'à l'occasion on s'y entretue à la sortie des mariages ? Les haines locales y sont plus durables et plus vigoureuses qu'ailleurs, semble-il.

Le Plume vous salue bien.

ps: d'aucuns prétendront que Sireuil, où a eu lieu une bagarre spectaculaire à la fin d'une fête de mariage bien arrosé, n'est pas encore réellement dans le Cognaçais. Hmmm... Ca y ressemble, pourtant.


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jeudi 17 juin 2004

Après les cours...

Un petit parfum de fin d'année à Jussieu : moins de monde un peu partout ; plus guère de distributeurs de tracts à l'entrée du campus ; dans les amphis, des étudiants tirent la langue sur des copies réglementaires. Bientôt, ce sera les files d'attentes à la scola et les emmerdeurs des mutuelles et de l'OFUP...

Et après ? Après, le vide. Tout le monde part en vacances, y compris les bancs et les tables, et même les planchers des amphis. Voyez plutôt :


L'amphi 55, campus de Jussieu, photo prise à l'instant.

Pour être honnête, ça fait un petit moment que cet amphi est en vacances. Et les portes en sont murées pour éviter à l'éventuel étudiant retardataire et distrait de rater définitivement ses examens. Je suppose que ça ne rouvrira que dans le cadre des projets pharaoniques de Paris 6 à proximité. Allez savoir.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 16 juin 2004

On va en ville ?

-- ok, mais j'espère qu'il y aura de la place pour se garer.


Place des Épars centre-ville de Chartres (Eure-et-Loir), fin avril 2004.

Apparemment, il y a avait là de fort belles choses, notamment des fresques d'époque gallo-romaine. Evidemment, vu que c'est LE point névralgique de la circulation dans le centre de Chartres, ça rend les choses un peu compliquées...

Par ailleurs, on note quelques magnifiques câbles électriques enterrées dans du béton fin XXe siècle et qui traversent des murs au moins médiévaux... Il y a un chef de chantier qui a pas eu envie de s'emmerder dirait-on.

Peut-on s'étonner que le gouvernement actuel, pas vraiment l'ennemi des grandes boîtes du BTP, ait tout fait pour étrangler l'INRAP (institut national des recherches archéologiques préventives)..?

Le Plume vous salue bien.


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mardi 15 juin 2004

Grands moulins de Paris (et autres)

Ayant enfin réussi à boucler un rapport que je devais pondre depuis des lustres sur le futur campus Paris-Rive gauche, et notamment sur l'immeuble des Grands Moulins de Paris, je dédie cette photo à tous mes collègues de l'université Denis-Diderot Paris 7.


Les Grands Moulins, commune de Bouëx (Charente), le 4 juin dernier. [edit: Bouëx et non Garat]

Le Plume vous salue bien.


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lundi 14 juin 2004

En attendant l'été

Tête un peu en compote aujourd'hui. Du coup, un lundi en pente douce, en attendant l'été...


Pelicans à La Jolla Cove, San Diego (CA), été 2003.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 13 juin 2004

Allez voter !

Petit blog en vitesse pendant qu'un assesseur suppléant me remplace...

Voilà finalement à quoi ressemblait ce matin la table de décharge de mon bureau de vote, garni de se 28 listes, juste avant l'ouverture du scrutin...

Malgré tout, le taux de participation est bien trop faible. Donc, si vous ne l'avez pas encore fait, allez voter : ça se passe tout près de chez vous ! Clôture des bureaux de votes à 18, 19 ou 20h suivant les lieux, 20h à Paris.

Le Plume vous salue bien et y retourne pour 3h de scrutin, puis le dépouillement...


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samedi 12 juin 2004

Dernier jour de campagne

Bon, ce matin, dernière diffusion de tract ; ce soir, une bonne bouffe chez une amie et demain, 14h à passer dans le gymnase de la maternelle du coin. Ou plutôt, 12h de scrutin (8h-20h, qu'on se le dise), puis le temps qu'il faudra pour le dépouillement. Avec le match etc. ça ne va pas être gagné pour trouver des scrutateurs volontaires, surtout avec le nombre de listes en présence. Alors ami lecteur (trice), si tu n'aimes pas le futebol, porte-toi volontaire auprès de ton bureau de vote, c'est la démocratie en action, et c'est sympa comme tout.

En Ile-de-France, il y a 28 listes en présence. Ceci dit, il y en aura bien qui n'auront pas fait parvenir leurs bulletins de vote. Le suspens est donc entier : y aura-t-il plus de listes sur la table de décharge que d'autruches sur cette photographie ?


Elevage d'autruches près d'Oudtshoorn, Afrique du Sud, février 1997. Cf. mon entrée d'hier soir.

Réponse en image demain. Sur ce, je vais me coucher : la journée va être longue.

le Plume vous salue bien.


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vendredi 11 juin 2004

Gamkaskloof

Je ne suis pas très causant ces jours-ci : toujours un peu dur de se reconnecter en rentrant de vadrouille. Alors du coup, je continue dans les photos de loin.

Gamkaskloof, Afrique du Sud, 1997.

Gamkaskloof (aussi nommé "Die Hel" sur les cartes topographiques sud-africaines) : pour y aller, ça n'est pas compliqué, vous prenez la route qui traverses les montagnes fort escarpées du Swartberg, la chaîne qui sépare le petit et le grand Karoo ; arrivé au sommet du col, après avoir laissé refroidir votre moteur, vous tournez à gauche,en supposant que vous arriviez du petit Karoo -- vous ne pouvez pas vous tromper, il n'y a que cette intersection pendant toute la traversée du Swartberg. Et vous débouchez dans cette vallée, desservie par cette unique route, sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Pour repartir, vous n'aurez pas le choix, c'est un cul de sac ; il faudra refaire votre chemin en sens inverse. Il y a bien une rivière, la Gamka, qui a la drôle d'idée de traverser perpendiculairement la vallée, mais elle emprunte des gorges totalement impraticables en amont comme en aval.

Les quelques fermes de la vallée sont les dernières d'Afrique du Sud a avoir été reliées par la route au reste du pays. Et quand on dit la route... les instructions de l'Automobile Association la listent comme "praticable par une voiture de tourisme moyennant une grande prudence" ; moi, franchement, j'hésiterais.

Avant l'arrivée de la route, il y avait plusieurs jours à dos de mulet pour se rendre d'un côté ou de l'autre du Swartberg, et on ne peut pas dire que ça fasse déboucher sur les parties les plus civilisées du pays : Oudtshoorn, capitale du petit Karoo, est considéré comme la ville la plus arriérée et réactionnaire du Western Cape, sinon du pays tout entier. Il faut dire, la région a conu une récession catastrophique depuis que les plumes d'autruches ont perdu la faveur des créateurs de mode européens, vers 1930. Depuis, ça végète, tout en élevant des autruches (les élevages du petit Karoo concentrent plus de 80% de la population mondiale de l'espèce) et en oprimant les noirs. La commission de vérité et de réconciliation a tenu à Oudtshoorn des audiences passablement gratinées, surtout si l'on considère que les services de sécurité de l'Apartheid n'étaient guère actifs dans le coin.

Je ne connais pas l'histoire du peuplement du Gamkaskloof. On ne peut que penser à des fermier Boer plus extrémistes que d'autres dans leur conviction que s'installer à une distance d'un autre fermier telle qu'on puisse distinguer au loin  le sommet de sa grange serait le premier pas vers la fondation d'une nouvelle Babylone, sinon d'une Sodome ou Gomorrhe

Mais tout de même, le comble de l'isolement que représente cette vallée géomorphologiquement parfaite a un aspect non pas désirable mais, je ne sais pas, reposant pour l'esprit de nous autres urbains. Ce qui n'empêche pas de faire demi-tour et de repartir vers la civilisation, ou, à défaut, vers Prins Albert, côté grand Karoo.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 10 juin 2004

On avance, on avance on avance...

Puisqu'on est dans les trains, une photo tirée de mes archives, une de mes préférées :



Un train dans le Grand Karoo, quelque part entre Graaf-Reinet et le Cap, février 1997.


Le grand Karoo, plateau aride  à perte de vue. Un train de charbon roule vers le Cap, avec ses cinq locomotives, sa voiture-dortoir pour les mécaniciens et ses dizaines de wagons.


Le Plume vous salue bien.


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mercredi 9 juin 2004

Vive le sport !

... et notamment le footing sous le soleil avec deux sacs à dos.


Je m'explique, en image :



Les plus avisés d'entre vous l'auront déja compris : c'est une gare de chemin de fer. Et la petite Molly, gentille lectrice de [.....]*, qui connait les lieux, l'aura sans doute reconnue comme étant celle de Rochefort.


Une gare donc. Même pas privatisée, pour le moment. A Rochefort. Et sans train. MAIS avec des voyageurs qui attendent un train. Il était 14h12, quatre minutes donc avant l'arrivée du train de 14h14 à destination de La Rochelle-ville, correspondance pour Paris-Montparnasse départ 14h44 voie A, veuillez emprunter les passage souterrain s'il vous plait.


Reconstituons le timing :
- 13h05 : je décide que j'aime mieux voir ma chère moitié trois heures plut tôt que prévu plutôt que de passer mon après-midi sur des registres qui ne m'aprendrons probablement pas grand chose, et puis après tout j'ai déja largement la doc suffisante pour mon mémoire, donc, bye bye le service historique de la marine ;


- 13h18 : passage à l'hôtel où m'attend mon sac à dos pour y déposer temporairement le sac à ordi ;


-  13h25 : toujours sur mon pesant vélo de location, passage à la gare, échange du billet, j'apprend que le train n'est pas à 14h42 comme je le pensais mais à 14h14. Bien.


- 13h40 : arrivée chez mon loueur de bicyclette, place de la poste (on peut être plus loin de la gare tout en restant dans le centre ville, mais pas tant que ça, surtout en se paumant un peu) ; là, un écriteau me rappelle qu'il est fermé de 12h à 14h, évidemment ("ah, ces parisiens", me direz vous...) ;


- 13h50 : absorption rapide d'un ersatz de vittel-menthe dans un rade des environs pour compenser le déficit hydrique croissant ;


- 13h56 : arrivée du loueur avec 4 minutes d'avance, j'ai toujours dit que les charentais maritimes n'étaient pas des vrais charentais, mais sur ce coup là, le l'aurais embrassé ;


- 13h58 : ma caution récupérée, je file à l'hôtel chercher mes sacs, en prenant soin de ne pas commencer à courir avant d'avoir tourné le coin de la rue pour ne pas faire naître des soupçons chez le commerçant susdit, puis passage au trot enlevé à travers le quadrillage des rues de Rochefort (théorème de la vie urbaine : si vous devez traverser rapidement un quartier dont les rues forment un damier, votre destination et votre point de départ forment une diagonale de ce damier) ;


- 14h04 : passage à l'hôtel ; beau score, je trouve, en tongs et avec les courbatures de la virée en vélo de la veille. Afin d'expliquer mon état de transpiration, donne l'heure de mon train : l'hôtelier court chercher mon sac à dos de base et le sac à dos de l'ordi et m'aide à charger le mulet, me souhaite bon courage pour le reste de mon trajet ;


- les 8 minutes qui suivent sont consacrées à une interminable ligne droite se terminant sur la façade art nouveau de la gare, avec sa pendule en plein milieu qui avance inexorablement.


Bref, j'ai eu mon train. Et s'il avait été à l'heure, je l'aurais eu quand même. Et du coup il ne me manque plus que la natation pour courir l'Iron Man.


Le Plume vous salue bien.


 


* compléter les pointillés avec la mention appropriée


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mardi 8 juin 2004

Bon, d'accord : débarquer à 8h du matin dans une ville (départ d'Angoulême, 6h23), ça ne vous met pas forcément dans de bonnes dispositions.


La gare de Rochefort est magnifique, mais je ne m'en suis pas rendu compte. La place de la gare s'appelle Place Françoise Dorléac. Mauvais début.


La ville a été construite par Colbert, ville basse, sur du marais drainé, rues à l'équerre. Chaleur humide, soleil qui finit par percer la brume.


Passage devant un collège, un grand gars en train d'engeuler sa copine, finit par lui coller une trempe. Tout petit déja, sur les marges de ses cahiers.


Restaurant chinois bon marché, le midi. Une mère sermonne sa fille (18 ans à vue de nez), "toi, tu es faite pour la vente, il faut que tu fasse de la vente, comme ça tu feras des économies -- mais j'ai pas envie -- oui, mais pense aux économies, ta mère sais ce qui es bon pour toi."


 


MAIS, aux archives, des gens super sympas, accueillants. Et en plus, des documents intéressant dans leurs collections.


MAIS à 10 km, à porté de vélo (fût-il de location et donc à chier, Fourras, la mer.



Le Plume vous salue bien.


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lundi 7 juin 2004

Toc, toc, toc, qui frappe à la porte ?

Sûrement quelqu'un qui a de grandes mains.


Entrepôts aménagés dans les arcades, Angoulême, rempart nord, en plein cagnard tout à l'heure.

Je reconnais : c'est un coin de la ville que je ne connaissais pas du tout. Il faut dire, pour aller des archives départementales aux archives municipales, c'était un raccourci très illusoire. Et lorsque le soleil cogne et qu'on transporte son bureau sur le dos, l'illusion se dissipe vite. Heureusement qu'il y a du beau au détour des rues, en guise de compensation.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 6 juin 2004

La Pipaudie

Petit hameau de Charente, mentionné dans mes sources sur l'histoire de la fonderie de Ruelle au XVIIIe siècle (cf. ma rubrique "Histoire de dire"). Les minerais de fer étaient extrait à 20km au sud-est de l'emplacement de l'usine, dans les bois surmontant la vallée du Bandiat. 20km, c'est trop pour faire l'aller et retour dans la journée avec une charette à boeufs, surtout quand à l'aller on transporte quelques tonnes de minerais. L'entrepreneur installe donc en 1778 un entrpôt intermédiaire dans ce hameau, situé à peu près à mi-chemin, en haut d'une sérieuse montée tant qu'à faire. Je me devais donc d'aller y faire un saut.


La Pipaudie, commune de Chazelle, Charente, en début d'après-midi tout à l'heure.

Honnêtement, cette petite construction en ruine était une exception, le reste était bien debout, de solide maisons de pierre de pays qu'on n'a pas de mal à imaginer multiséculaire. Un coin super. Et il y a même de l'action : une voiture du SAMU, avec gyrophare, médecin et infirmière, complètement paumée (on est à un bon kilomètre de route gravillonnée de la départementale voisine), qui me demande son chemin. "ah non, navré, mais j'ai vu un type dans son jardin là-bas, il pourra peut-être vous aider.

Un peu plus tard, visite d'une zone d'extraction du minerai, à Maubatin, commune de Feuillade. Propriétaire super sympa, un agriculteur, propriétaire du lieu depuis 1957. Me fais visiter les parties anciennes de la ferme, me raconte "sa" tempête de 1999 (une grange de tôles mise en pièce, un bois rasé -- le corps de ferme et la grange du XVIIIe ont très bien tenus par contre. Petite ballade dans les bois des environs, plein de trace d'extraction du minerai (les formations ferrifères sont en surface, donc trous d'un ou deux mètres de fond, deux à cinq mètres de diamètre) ; du coup, le sous-bois ressemble à un champ de bataille. Marrant. Sauf pour les débardeurs qui ont fait le nettoyage de l'autre bois, celui que la tempête à fichu par terre. Apparemment, ils ont dégusté.

Bref, moi content. Demain, archives, après-demain, Rochefort.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 5 juin 2004

Angoulême, capitale de la B.D...?

...oui, 3 jours par ans.  Le reste du temps, pas beaucoup plus de B.D. que dans n'importe quelle ville moyenne, sinon au CNBDI. Le CNBDI, c'est le centre national de la bande dessinée et de l'image, fort beau lieu adroitement situé suffisamment à l'écart du centre-ville pour que les promeneurs ne s'y rendent guère, et suffisament dans le centre pour qu'y venir en voiture soit problématique. Mais bon, ça réjouit la mairie et ça ne gêne personne.

Mais je m'égare : en dehors du dernier week-end de janvier, Angoulême n'est pas plus la capitale de la B.D. que n'importe quelle autre ville. Plus que Commentry, dirait Melaka, mais pas tant que ça. Ceci dit, on a droit à quelques beaux murs peints en guise de souvenir, dont celui-ci, spectaculairement placé sur le pignon d'un immeuble qui se dresse sur le rempart, avec une vue magnifique sur, euh, la gare SNCF et les archives départementales.


Mur peint près de St. Martial, photo prise en début d'après-midi.

Difficile de retrouver ses marques dans une ville où on a été un adolescent heureux (autant qu'un adolescent peut l'être en tout cas). D'abord parce que la plupart des gens de ma génération sont partis, essaimant de Nantes à Toulouse et Bayonne ; ceux qui sont restés ne se balladent plus en ville le samedi après-midi, ils vont faire leurs courses au centre commercial ou passent la tondeuse dans le jardin de leur pavillon. En plus de ça, Angoulême, ville sans université, a un déficit abyssal pour la tranche d'âge des 18-25 ans dont je me sens facilement proche.

On en arrive à se sentir complètement étranger dans une ville où on s'était senti parfaitement chez soi. Décalage : les pierres sont les mêmes, mais la sociabilité n'y est plus.

Et encore : le pavage kitsch de LA rue piétonne est en train d'être changé.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 4 juin 2004

Le bout du tunnel

... à moins bien sûr que ce n'en soit l'entrée !


Angoulême, l'entrée du tunnel ferroviaire, 6 juin 2004, 9h30 environ...

Après une grosse journée de travail d'archive, je ne suis pas très disert.  Sans compter que le métro bondé et surchauffé quand on est harnaché de sacs et d'appareils photos et à la bourre pour aller prendre son train à Montparnasse, ça calme aussi (ok, c'était hier soir.. mais bon, faut que ça cicatrise !

More tomorow,

le Plume vous salue bien.


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jeudi 3 juin 2004

Le temple le plus populaire de Kyoto

Ce n'est pas le Ryoanji et son fameux jardin de sable, ni le pavillon d'or, ni le pavillon d'argent (qui à la différence du précédent n'a jamais reçu son placage de métal précieux). Non, c'est, à flanc de montagne, sur la partie Est de la ceinture de temples qui entoure Kyoto sur trois côtés, le temple des eaux pures, Kyomizu-dera.


Kyomizu-dera, Kyoto, Japon, août 1998.

Sur sa spectaculaire structure en bois, garranti 100% anti-sismique, il surmonte les quartiers historiques de la rive droite de la Kamo. On y monte à pied ; pour les jeunes filles qui font le trajet en costume traditionnel, sandales en bois comprises, ça vaut la bonne mère avec des poids chiche dans les souliers. On y boit l'eau des sources avec de petites casseroles à long manche ; on y consulte l'oracle des baguettes de bambous avec petit bulletin explicatif qu'on ne jettera pas après (ça pause problème pour les arbres qui se retrouvent couverts de papier) ; on y admire la plus belle vue sur Kyoto, bien que le point de vue soit plus esthétique que le panorama. On poura passer saluer l'inévitable sanctuaire d'Inari. C'est un lieu de promenade comme un lieu de pelerinage, l'ambiguité n'est jamais levée.

Mais dans les guides occidentaux, peu de louanges : le Lonely Planet, bible du touriste branchouille, n'apprécie pas du tout : trop de boutiques de souvenirs et de diseurs de bonne aventure, pas assez d'austérité, pouerk, sale. Difficile d'être plus mal parti pour comprendre quoi que ce soit au Japon : l'idée de pureté du religieux n'y a guère de place. Les Japonais visitent les temples zen comme des curiosités, un patrimoine culturel que l'on se doit d'avoir vu ; mais pour les choses sérieuses, c'est autre chose : le plus grand cimetière de Kyoto est au pied du Kyomizu-dera.

p>Le Plume vous salue bien et clôt ainsi sa semaine du Japon. Les chroniques suivantes dépendront de mon itinérance programmée ; d'ailleurs, il serait grand temps que je prenne mes billets de train...



mercredi 2 juin 2004

Mesdames et messieurs, votre temple accusera un retard de 24h environ.

Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Eh oui, la fascination pour mon nouveau GSM, un appéritif quelque peu prolongé, la taille du disque de l'ibook de la maison, tout a conspiré aujourd'hui pour que je n'aie pas les photos que je voulais au moment où je voulais.

En guise de compensation, je vous invite à vous réchauffer au soleil de Californie, comme les phoques qui tous les soirs se prélassent dans l'anse de la Jolla.


Phoques sur le sable, La Jolla, San Diego (CA), juillet 2003.

Le Plume vous salue bien.




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mardi 1 juin 2004

Le dieu des choses comme elles sont

Restons un moment en haut de la tour d'Osaka, mais regardons derrière nous : un petit autel et sa statue de bois.

Billi Ken, God of Things as They are, en anglais dans le texte. Si j'ai bonne mémoire, c'est le personnage d'une vieille bande dessinée qui est honoré ainsi. C'est un gag ? un canular ? oui et non, allez savoir. Après tout, croit-on vraiment aux pouvoirs surnaturels (et généralement déplaisants) d'Inari, le renard, dont les sanctuaires sont parmis les plus fréquents et les plus honorés ? Et inversement, le sanctuaire du boeuf qui domine le port de Kobe n'est pas là pour servir de publicité en 3D pour la fameuse viande locale...

Voilà une bonne base de réflexion pour ceux qui font du Zen, cet érémitisme de cour, l'alpha et l'omega de la religion japonaise. Ce serait trop simple.

Allez, demain, c'est promis, vous aurez droit à un temple. Si vous êtes sages.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 31 mai 2004

Osaka, Osaka

Osaka, deuxième ville du Japon ; sa tour, "tout comme la tout Eiffel", répètent les gens d'Osaka ; son district du meuble et de l'electronique, où les vieux atelier de fabrication de meubles sont peu à peu remplécés par des supermarchés de l'electronique et de l'informatique qui remplissent des immeubles entiers sur huit étages ; ses centres commerciaux souterrains géants ; ses pachinko, ses restaurants à sushi où le tapis roulant fait défiler les portions le long de la centaine de tables, on prend ce qu'on veux, facturé à la fin 150 yens par soucoupe vide (un peu moins d'1,5€) ; son immobilier hors de prix, battu par Tokyo seulement ; bref, "de tout, deux fois, avec de la sauce", comme dirait l'autre.


Le quartier de l'electronique à Osaka, vu d'Osaka Tower, août 1998.

Une journée à Osaka et on a l'impression d'être passé dans une machine à laver. A éviter aux amoureux intransigeants du calme ; pour tous les autres, ne pas rater ça. Celui qui n'aura vu que les jardins de sable des temples zen n'aura pas visité le Japon.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 30 mai 2004

Dépaysement japonnais

Je vous avais promis du Japon, en voilà (et du bon, croyez-moi) :


Fin de journée, Kyoto (Japon), août 1998.

Je crois ne m'être jamais senti aussi dépaysé qu'au Japon. D'abord, on ne comprend rien à rien : sans quelques rudiments de caractères, on court le risque perpétuel de faire irruption dans les toilettes des dames (ou réciproquement), de confondre les stops et les cédez le passage, etc. Bon, j'avais juste assez farfouillé les manuels de caractères pour éviter ce genre d'impairs et je rendais visite à un hôte parfaitement bilingue. N'empêche, en arrivant chez lui, je rentre dans les toilettes et là, le choc : ça n'est pas un chiotte, c'est un satellite espion qui a atteri là par erreur, avec écrans, boutons et instructions, illisibles pour moi bien entendu. Renseignement pris, il suffit d'appuyer sur le seul bouton qui ressemble à un bouton de chasse d'eau : c'en est un, en effet. Les autres permettent d'opérer, m'a-t-on dit, un rinçage à l'eau fraiche des parties basses, configurable suivant la taille, le sexe et les goûts de l'utilisateur (je n'ai pas essayé : on peut avoir dégusté avec plaisir des termittes grillés et être moins aventureux dans d'autres domaines).

On ne comprend rien, donc, parce que l'analphabétisme étant pratiquement inexistant, les caractères remplacent efficacement les innombrables pictogrammes qui envahisse notre espace quotidien. Il n'y a guère que les feux tricolores qui renvoient les signaux auxquels nous sommes habitués.

Ensuite, le dépaysement que l'on ressent à la rencontre d'une autre civilisation est surmultiplié  parce que l'on n'a pas le ressort usuel du touriste pour sauvegarder ses a priori : la condescendance, l'apitoiement sur ces pauvres indigènes, si fiers dans leur misères, que leur dénuement rattachent à notre mère la terre, etc. Là, on n'est dans un pays radicalement différent, et pourtant du point de vue technologique largement égal au nôtre ; vu la provenance de mon scanner, de mon disque dur et de mes appareils photos, c'est bien le moins. Le niveau de vie est tous comptes faits nettement plus élevé qu'en Europe : on est toujours le tiers monde de quelqu'un. En bref, tout est pareil, mais tout est différent.

Grâce aux ressemblances de surface, on peut savourer pleinement l'infra-mince du culturel. Et s'offrir le luxe de renoncer à comprendre.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 29 mai 2004

Pendant ce temps là, à Kobe...

A propos de porte-containers géant, voici l'endroit où ils poussent : je ne sais plus trop si ce sont les docks Kawasaki ou Mitsubishi, mais ça fait une belle collection de grosses bébètes en construction : l'un est pratiquement terminé, deux autres en sont encore loin ; à eux trois, ils pourront transporter de 15 à 18000 petites boîtes...


Kobe, Japon, les chantiers navals, août 1998.

Et nous voilà transportés dans le sud-ouest de Honshû. Ca tombe bien, ça vaut le détour. A suivre...

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 28 mai 2004

Le roi des océans

Zone portuaire : aujourd'hui comme hier, le transport des marchandises, c'est d'abord la mer. Alors un petit cargo rouillé peut bien s'appeler "Ocean King" si ça lui chante.

Zone portuaire : souvenirs d'enfance, le port du Havre dans les années 70, avant le règne des portes-containers géants.

Zone portuaire, le Cap, Afrique du Sud, février 1997.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 27 mai 2004

"Il n'y a pas de poésie dans le coucher du soleil"

(Jacques Roubaud)


Et c'est vrai : le coucher de soleil n'est qu'un effet de prisme lorsque la lumière solaire devient tangente à la surface du globe. Une expérience d'optique amusante, si l'on veut. Il n'y a là que des rayons lumineux et des indices de réfractions et d'absorbtion. Pas de poésie là dedans.



Coucher de soleil sur Gibraltar, juin 1992.


Par contre, dans le fait qu'homo sapiens puisse interrompre toute activité raisonnable pour regarder bouche bée le soleil descendre, quitte à se faire piquer par les moustiques, perdre de vue sa proie ou rater son autobus, dans ce fait, il y a, à tout le moins, du potentiel.


Quand c'est fini, on repart, il fait sombre, on aurait dû prendre une lampe de poche ; mais il faudra rentrer à la maison et allumer la lumière pour réaliser que dehors il fait nuit noire.


Le Plume vous salue bien et va tâcher de rentrer avant la nuit.


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mercredi 26 mai 2004

Le Plume chez les Burgondes, suite et fin

Péage de Joigny-sur-Yonne, dimanche, 9h30, fin de l'escapade. Plus qu'à rentrer, sur l'autoroute dite "du Soleil" par le parisiocentrisme des Trentes Glorieuses, avec ses chauffards et ses secteurs bétonnés, équivalents autoroutiers des pavés du Paris-Roubaix. Retour à temps pour distribuer des tracts sur les marchés parisiens.

On en retiendra le bonheur de rouler sur les routes de France par un printemps ensoleillé. Je suis un automobiliste tardif, c'est donc un plaisir encore frais pour moi. Et puis, comme beaucoup des mes contemporains, je suis un adolescent prolongé. Alors, On the road again, comme autrefois, avec la canadienne et le camping-gaz sur le porte-bagage du vélo.

le Plume vous salue bien.


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mardi 25 mai 2004

Plume au pays des Burgondes (suite)

A Vauluisant toujours : attention, mesdames et messieurs, ce que vous avez sous les yeux est... un étang !


Eh oui, il s'agit du grand étang de l'abbaye, vue de la digue qui le retenait. Les arbes au fond en marquent les limites, et la profondeur devait être de trois ou quatre mètres au niveau de la digue. Sur la droite, un petit bief partait alimenter le moulin. Il ne semble pas y avoir eu à Vauluisant d'autres activités que la meunerie aui utilise l'hydraulique, à part bien sûr l'indispensable pisciculture : Les cisterciens, au titre du strict retour à la règle de saint Benoît, ne mangeaient pas de viande. Et puis, dans les periodes difficiles, la vente de poisson représentait un revenu non négligeable pour les monastères.

Voilà en tout cas un étang où on ne risque pas de se remplir les bottes.

Le Plume vous salue bien, les pieds au sec.


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lundi 24 mai 2004

L'amour, pas la guerre

Bon, vendredi, j'ai enfin été voir les collections d'artilleries de l'hôtel des invalides, dans l'espoir d'y trouver un canon de marine en fonte -- espoir déçu : comme d'habitude, il n'y a que des canons en bronze, plus spectaculaires et plus faciles à entretenir, avec en prime quelques pièces médiévales en fer forgé. J'y ai aussi vu ça :



Un canon qui n'a pas dû tirer beaucoup de coups, du strict point de vue de l'artillerie... Il s'agit d'une couleuvrine du duc de Wurtenberg, datée du XVIe siècle. A noter d'ailleurs la sculpture d'une couleuvre sur la volée du canon : puisqu'on vous dit que c'est une couleuvrine !

Sur ces martials (?) propos, le Plume vous salue bien.


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dimanche 23 mai 2004

Le Plume chez les Burgondes




Week-end improvisé en Bourgogne, à l'ancienne abbaye cistercienne de Vauluisant, près de Sens  (ici, la porterie, sans doute le plus beau bâtiment de ce qui en reste) pour une conférence de Paul Benoit sur l'hydraulique cistercienne.

Conférence passionnante, suivie d'une ballade à travers les forêts de l'Yonne (très, très belle région), puis bonne bouffe, bon vin...  Ca vallait le coup de faire quelques kilomètres pour ça.

Reste que la Bourgogne, comme toute la France de l'Est d'ailleurs, est pour moi un dépaysement permanent. Comme quoi, on a beau se vanter de ne pas avoir de racines (et c'est pourtant vrai, j'ai vérifié sous mes pieds, il n'y en a pas), il y a des régions où je me sens plus chez moi que dans d'autres.

Le Plume vous salue bien, et en particulier les copains bourguignons!


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samedi 22 mai 2004

En réponse à la demande populaire...

...et malgré la fraîcheur de l'air ce matin, le retour des glaçons.

Ici, le passage au nord de l'Arve Prinsen Eijland, une île longiligne proche de l'Eqip Sermia (cf. ma photo de l'autre jour). C'était pas complètement gagné à l'avance qu'on puisse passer, mais finalement, pas de problème.

Eclairage de fin de journée, ce qui début août par 70° degrés nord veut dire tard le soir..

Pour une meilleure compréhension de ces photos, voir les cartes tirées du bouquin de de Cayeux dans la rubrique "histoire de dire" !

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 21 mai 2004

Confort d'Orly

i>Il y a un confort d'Orly...

J'ai cherché désespérément à retouver cette citation tout à l'heure. Je la croyais tiré d'un entretien avec Georges Perec annexé aux Choses, mais il n'y a pas d'entretien avec Perec dans mon édition de poche, la seule que j'ai jamais lue. Alors si quelqu'un la retrouve, il aura droit à un mail individuel et signé.
Tout ça pour introduire cette photo, prise ce matin (beaucoup trop tôt à mon goût).



Orly, c'était la ballade du dimanche avec les cousins d'Athis, pour regarder les avions depuis la terrasse; c'était cet espace à la fois si loin du quotidien (dans ma famille, on ne prenait jamais l'avion) et tout proche, puisqu'on passait dessous en revenant de la Belle Epine...

J'assume mes contradictions : provincial proclamé jusqu'à mon émigration de jeune adulte, j'ai des souvenirs d'enfance de banlieusard des seventies.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 20 mai 2004

L'exploit du jour...


.. aider la voisine du dessus à cambrioler son propre appartement. Plus exactement, lui donner l'accès au toit du cinéma d'à côté et lui prêter escabeau, maillet et vieux tournevis pour qu'elle puisse entrer par effraction et récupérer ses clés. Et lui tenir l'escabeau avant qu'elle ne réussisse une gamelle spectaculaire qui aurait complété la réussite de la matiné. Ah, et des gants et lunettes de sécurité, parce qu'on a que deux yeux et pas beaucoup plus de mains.



La vie est dure pour les super-héros. Sinon, écrit une page et demi hier soir. Plus que 98,5 à pondre.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 19 mai 2004

Encore des glaçons ?

Même température -- même tarif, même punition.

Toujours août 1993, toujours le Groënland, toujours à bord de Nozas Sklaz, vaillant armagnac mauve (enfin, il est resté vaillant jusqu'à ce qu'il y ait un trou dedans, mais ça c'est produit 10 jours plus tard). Ici, dans l'Isfjord (le fjord glacé quoi) d'Illulissat, anciennement Jakobshavn, le plus gros fournisseur d'icebergs de l'hémisphère nord. Navigation déconseillée. Mais bon, par calme plat...

Le Plume vous salue bien.


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mardi 18 mai 2004

Avec des glaçons ?

Bon. 35° dans le bureau dès le matin : il est temps de ressortir les photos du Groënland pour se raffraichir les idées... J'avais pris ces photos lors d'une navigation sur la côte ouest du Groënland avec un type qui semblait vouloir aller dans les eaux les plus inappropriées possible pour le type de bateau qui avait sa préférence, à savoir les plans Harlé en contrplaqué. Bateaux extrêmement marins certes, mais le contrplaqué n'est pas reconnu pour sa résistance au poinçonnement -- ennuyeux lorsque les eaux que l'on fréquentent sont susceptibles d'avoir pas mal de cailloux dans les lentilles...

Voilà : août 1993, dans l'Eqip Sermia, au nord de la baie de Disko, ancien point de départ des expéditions polaires françaises vers l'inlandsis tout proche (c'est lui qui produit cette luminosité blanche derrière le glacier).

Raffraichissant, non ?

le Plume vous salue bien.


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lundi 17 mai 2004

Do the locomotion with me

Pour le retour des beaux jours, une photo de l'opération choc réalisée par la SNCF et la ville de Paris en juillet 2003. Il s'agissait de promouvoir un nouveau "produit", le "Téoz" - nom ridicule pour un concept qui ne l'est pas moins : assujettir un Corail aux contraintes du TGV, tout en diminuant son confort et en augmentant son prix. Mais qu'importe le prétexte : voir rouler un train entre la Concorde et le rond-point des champs élysées, ça n'est pas rien ; admirer wagons et locomotives du musée de Mulhouse sans avoir à se rendre dans le Haut-Rhin, ça n'est pas pire.

À propos, d'autre que moi se souviennent-ils des serviettes en papier décorées de vieilles locos qui servaient d'essuie-mains dans les trains de grandes lignes ? J'étais tout môme, ce qui nous met dans les années 70 ; je serais bien empêché de préciser date ou lieu.

Revenons à nos moutons. Moi, contempler des bébêtes comme ça, j'aime bien :

Il s'agit de la locomotive Seguin de 1829, première locomotive de fabrication française, conçue pour le Lyon-Saint-Étienne. Elle inaugure la chaudière tubulaire ; les étonnants ventilateurs latéraux sont conçus pour accélerer la circulation des gaz dans les tubes. Ca n'a pas été une grande réussite, semble-t-il, et les locomotives Stephenson, plus rudimentaires, marchaient mieux et plus vite... Peu importe : c'est un bien joli monstre.

Et voilà, les historiens sont incorrigibles. Invitez-les à diner et ils vous endormiront l'assemblée avant même l'arrivée du gigot, retraçant en long, en large et en travers le glorieux passé de l'endive que vous leur avez servi...

Le Plume vous salue bien.



dimanche 16 mai 2004

Rétrovisage

Interrompons notre série des provinces de France pour revenir à des cieux moins maritimes. Pendant ce temps, rue Saint-Jacques, au rythme des feux,

la horde automobile se rue à l'assaut de la montagne Sainte-Genneviève alors qu'en musique et avachi derrière le volant j'attends la femme de ma vie entre Sorbonne et Louis le grand.

(photo du 10 mai dernier vers 19h)

Le Plume vous salue bien.


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samedi 15 mai 2004

Passages

Les tourelles : Gomonénou et Roc'hu (latérales babord), la Roche Bernard (latérale tribord, ma photo), la Pierre du chenal (danger isolé), Bilzic (latérale babord), la Horaine (cardinale nord).

Les perches : Linkin (lat. tribord) et la Durante (idem).

Les bouées : Cribineyer (lat. babord), Pierre Jean Rouzic (lat. tribord), la Fronde (idem), les Couillons (cardinale ouest), les Dervinis (card. sud), Roche Guazer (lat. babord, sifflante).

Ma photo : la Roche Bernard par une fin d'après midi, août 2003.

Devinette : à quel port de la Manche accède-t-on si on passe au voisinages des balises ci-dessus ?

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 14 mai 2004

Points de suspension

Le sillon de Talbert est un endroit unique : une languette de galets sur un plateau rocheux, entre les estuaires du Jaudy à l'ouest et du Trieux (avec l'archipel de Bréhat) à l'est. Plus tout à fait de la terre, puisque seule y survit une maigre végétation halophile, entouré par de la pas tout à fait mer, tellement le coin est pourri de cailloux. Deux littoraux bien différents, caillasse et goémon à l'ouest, du côté des coups de vents, vase, herbes et salicornes à l'est dans les eaux calmes. Et comme partout en Bretagne nord, deux paysages différents pour un même endroit, au rythme des marées.

Au large, le phare des Héauts de Bréhat est le point le plus septentrional de Bretagne et marque de son feu visible à 24 milles nautiques la frontière marine entre Trégor et Goëlo. Entre le phare et le Sillon, la passe de la Gaine, large de quelques dizaines de mètres, permet aux petits navire de profiter par beau temps d'un raccourci conséquent entre Tréguier et Lézardrieux.


Photo prise à marée basse en août 2003 à Pleubian-Larmor (22).

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 13 mai 2004

Petit pont (mais pas de bois)

Bon, puisque ce sont les saints de Glace paraît-il ("saints", j'ai dit, pas de mauvais esprit s'il vous plait), je ressors une photo de décembre dernier. Il s'agit du pont de Guillot sur le Bandiat, à Feuillade (Charente). Je n'en connais pas la date de construction, mais je le soupçonne du XVIIIe siècle.


Pont de Guillot, Feuillade, 29 décembre 2003.

Ce qui est amusant, c'est qu'il y a un pont, mais pas de route : celle-ci atteint le moulin qui se trouve à gauche du cadre, puis se transforme en chemin agricole pour desservir les champs de l'autre côté du Bandiat.

Alors, pourquoi un pont s'il n'y a pas de route ? C'est que le moulin de Guillot n'était pas un moulin ordinaire, mais un moulin à minerais et une forerie de canons. On y lavait et concassait le minerai avant de l'envoyer dans les hauts-fourneaux des environs (il y en avait trois ou quatre dans un rayon de quelques kilomètres) et surtout à la fonderie de Ruelle. Ce pont était donc tout indiqué pour supporter les tombereaux de minerais en provenance des bois de Varaigne, sur la rive droite.

Donc non seulement c'est un joli petit pont, mais en plus il intéresse l'historien. On peut être dans une région à forte histoire sidérurgique sans que ça ressemble à une zone industrielle !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 12 mai 2004

Marines

On peut avoir ricanné toute sa vie sur les affiches "la marine, moi j'aime" et sur les campagnes de recrutement au bord des plages au mois d'août et se laisser emporter par la magie du musée de la marine, au palais de Chaillot. J'avais tout de même pris soin de me munir d'un alibi solide (comment faire une maîtrise sur les canons de la marine sans aller au musée du même nom ?) mais aussi d'un ami cher, avec qui il soit bon de retourner en enfance pour l'après-midi.

Et ça ne loupe pas : entre les maquettes spectaculaires et les tableaux des peintres de marine, on se laisse aller, avec la foule de petits garçons qui peuplent ce musée par un samedi pluvieux de printemps. Evidemment, on photographie consciencieusement canons de 18 en bronze et reste d'affut de calibre 36 ; on observe avec soin les détails d'un tableau de Vernet montrant le dépôt d'artillerie de l'arsenal de Toulon en 1780 ou bien l'habit des représentants du peuple de l'an II sur un tableau de Hue. Mais finalement, même si on ne court pas sur les parquets sonores comme les gamins qui s'ennervent sur le coup de cinq heure, on se laisse aller à un enthousiasme peu raisonnable pour des bateaux miniatures, et on se réinvente un coucher de soleil sur un vaisseau de 64...

Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Le Plume vous salue bien.


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