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Des photos et des jours

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mercredi 11 mai 2005

Arrière-cours

À Paris, il y a de grands boulevards, de très grandes bibliothèques, de grands théâtres (du Splendid, bien sûr) et peut être bien quelques grands ducs (en tournée, certainement). Mais il y a aussi des petits pères, des petites écuries, des petits carreaux, un petit musc ; il y a aussi des recoins qui vous surprennent, des perspectives qui s'ouvrent là où on les attend le moins, sans arcs de triomphe ni martial défilé.

En parcourant ma planche-contact, je réalise que ça fait un moment que je ne vous montrais plus le Xe arrondissement, à l'exception de quelques photos d'intérieur : sur les cinquantes dernières et sauf erreur de ma part, on trouve huit photos des États-unis, six du Japon, quatre d'Italie, trois du Groenland, deux d'Afrique du Sud et une de Gibraltar ; onze des Côtes-d'Armor, trois d'Ile-et-Villaine, du Finistère et de la Seine-Saint-Denis, deux de la Manche, une de la Sarthe ; treize du 5e arrondissement, cinq du 13e, deux du 20e, une du 1er, du 2e et du 6e. Par contre, les seules photos du 10e sont celles de chez nous. Un passage du côté de l'ancien hôpital Saint-Lazare m'a donné l'occasion de m'y remettre :


Entre l'ex-hôpital Saint-Lazare et le fort Chabrol de jadis, hier matin :
de vieilles bâtisses, derniers souvenirs de la petite industrie parisienne.

J'en profite pour revenir au format carré, que j'aime bien et que j'avais lui aussi un peu négligé, à quelques onrnithorynques près.

Le Plume vous salue bien.



mardi 15 novembre 2005

Quand le bâtiment va...

Et celui-ci, pour ce qui est d'aller, il s'en va franchement :


Le bâtiment annexe de l'ancien hôpital Saint-Lazare, Paris 10e, cet après-midi.

Eh oui : ce bâtiment se fait digérer en moins de deux par les mandibules d'une mante religieuse géante, sous les yeux un peu inquiets des usagers et personnels de la bibliothèque d'UFR qui se trouve encore au deuxième étage du bâtiment principal, juste en face, à une petite vingtaine de mètres. C'est de là que j'ai pris le cliché, d'ailleurs.

Suivant la formule consacrée : pendant les travaux (de démolition), vos commerçants vous accueillent !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 24 novembre 2005

Pendant ce temps là, en haut de la rue...

Comme j'avais du mal à me lever ce matin, c'est le travail qui est venu à moi : je devais retourner à l'ancien hôpital Saint-Lazare, juste en haut de la rue, pour mettre en place un accès réseau temporaire : il y reste un dernier petit morceau de l'UFR qui était logée là jusqu'au mois d'octobre et qui a déménagé avec armes et bagages (rappelez vous de la fibre ensorcelée : c'était eux) à deux cent mètres de là. Avec armes et bagages, mais sans leur bibliothèque, restée en arrière pour d'obscures raisons de visa préfectoral en retard pour des travaux d'aménagements. À quelques mètres des bureaux de ces gens-là, il y a maintenant ceci :


Ancien hôpital Saint-lazare, cet après-midi.

ce qui est ballot, c'est que la distribution du chauffage central se faisait à peu près en dessous de l'endroit où se trouvent les pelleteuses - du coup, c'est devenu un peu délicat de monter le thermostat... Ce qui diminue nettement la motivation du personnel comme des usagers, je dois dire. J'ai moi-même eu quelques difficultés à configurer le routeur Netscreen de mes doigts gourds, surtout en utilisant comme console un Palm et son stylet. Les collègues en poste dans ces murs avaient trouvé la solution : brancher suffisamment de radiateurs sur une prise multiple pour que le cordon électrique lui-même participe au chauffage de la pièce. Il suffisait d'y penser.

Sinon, ça fait un drôle d'effet de travailler presque à domicile : croiser successivement dans la rue le voisin du dessus et le voisin du dessous, m'arrêter sur le trottoir pour discuter avec mon concierge alors que je trimballe deux équipements réseaux relativement encombrants... j'aime bien, en fait.

Sinon, en vrac : une bonne séance de séminaire sur l'histoire de la pensée technique ; un trajet peu enthousiasmant pour en revenir à vélo ; une abstention involontaire pour l'élection de mes secrétaires de sections, fédéraux et nationaux (pas eu le temps d'y aller ; des candidatures uniques, de toute façon). Et un petit coup de blues : les amis qui vivent loin, ça fait plaisir quand ils viennent mais, après, ils repartent.

Le Plume vous salue bien.



mardi 23 novembre 2004

Les nuits parisiennes

Hier soir, après deux épisodes de la saison 1 de "24" en DVD, yeux qui se ferment : au lit, demain il fera jour, etc.

Sauf que non. Vers une heure du matin, une alarme hurle, à 5m à vol d'oiseau de la fenêtre de la chambre à coucher. A vrai dire, il y avait eu une première alarme plus tôt, vers dix heures, mais on n'avait pas fait attention. Puis alarme de nouveau, toutes les cinq ou dix minutes. Arrivée de la maréchaussée, qui regarde la porte près de laquelle se trouve l'alarme, se gratte collectivement l'occiput pendant quelques minutes, puis, l'alarme s'étant arrêtée, lève le camp.

A peine les voitures reparties, rebelote. On finit par retrouver le numéro de portable d'un gars qu'on connaît à l'atelier de coupe voisin, on le réveille, il rappelle quelques minutes après : sa société de gardiennage est formelle, il n'y est pour rien. Bon. Sur ce, accalmie.

Vers deux heures, ça repart. Appel au commissariat, l'agent de permanence est courtois et bien embêté,  forcé de constater qu'il y a effectivement problème puisque je l'appelle depuis mon portable de devant la porte du restaurant voisin (voir photo), que j'ai fini par identifier comme étant la source du problème.


Le resto d'à côté, la nuit dernière, 3h11.

Il tente de rappeler la société de télésurveillance de cette alarme là ; je le rappelle quelque minute plus tard, il n'a rien obtenu d'eux, ils ne se déplacent pas sur site ; me donne leur numéro. A ce numéro une jeune femme à la voix empâtée n'a pas l'air de se rendre compte de ce que ça donne, une alarme dans un immeuble d'habitation. Le centre de télésurveillance se situe, il est vrai, aux alentours de Vierzon, où la densité de population est un peu moins grande que dans le dixième arrondissement, paraît-il. Le mot "dépôt de plainte" parvient à la convaincre d'appeler le directeur du resto. Elle me rappelle quelques minutes plus tard : il arrive.

Lorsque le type arrive, emmerdé comme tout et l'air un peu groggy, il nous trouve, le concierge et moi, en train d'installer une échelle à côté du machin à faire du bruit, prêts à passer au plan B...

Après ça, dodo pour quelques heures. Ah, les folles nuits parisiennes...

Le Plume vous salue bien.

ps : il semble qu'aujourd'hui les voisins aient afflués audit resto pour engueuler le patron, qui n'y pouvait mais. Marrant : à trois heures du mat', on n'étaient pas si nombreux à essayer de régler le problème.

pps: après relecture, il y a presque autant de portables qui sonnent que dans un épisode de 24, dans mon histoire. Heureusement, c'est plus court.


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mardi 13 avril 2004

bons tuyaux (suite)

En notre époque d'inflation réglementaire, je me débarasse de la règle "pair-impair" que j'avais suivie jusqu'ici et qui nuisait nettement à la cohérence.

Par exemple, les tuyaux, j'en ai plein... Ceux-ci traînent à la fenêtre d'une cage d'escalier du Xème arrondissement.

Ils illustrent peut-être mieux que ceux d'hier soir ce que je disais sur l'humain/inhumain dans la ville. Paradoxe lexical : on qualifiera d'inhumain le palais de Ceaucescu ou la ligne 4 du métropolitain un jour de grève, mais pas un sous-bois au printemps ou un coucher de soleil sur la mer...

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 1 septembre 2005

Retour à Paris et retour au direct

De retour à Paris vers quatre heure cet après-midi. Le temps de prendre une douche et de lancer une machine à laver et je redescends faire trois courses·: des pompiers et des flics partout, la rue du château d'eau barrée... Un départ de feu dans le métro semble-t-il.


Métro Château d'eau, cet après-midi, 17h.

Outre que ça commence à faire beaucoup de départs de feu à Paris ces derniers temps, je ne peux m'empêcher de remarquer que rigoureusement rien n'a été fait, ni même annoncé, depuis l'incendie du métro Simplon, qui avait mis en évidence le carractère franchement dangereux de cette même ligne (la 4) qui est l'une des plus chargées de Paris, équipée de matériel hors d'âge, sans qu'aucun investissement ne soit prévu pour son remplacement. On change quelques carrelages et on équipe les stations du dernier modèle de banc anti-clochards mais, en dehors de ça, rien. Comme la politique des transports à Paris est de répéter «·transports en commun, transports en commun·» et de sommer tout un chacun de les emprunter, sans en accroître la capacité d'un iota (météor mange tout le budget paraît-il), j'aurais tendance à penser qu'on va au devant de graves difficultés, pour dire le moins.

Sinon, c'est bien bon d'être chez soi, ma foi.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 25 janvier 2007

Paris au fil des jours

Les journées se suivent et se bousculent. Du coup, pas de longs discours : un boulevard parisien (celui que j'honore de ma domiciliation) par un beau jour de début d'été, une saison en pente douce, léger faux plat vers les grandes vacances, année mille neuf cent quatre vingt dix-neuf.


Paris, Boulevard de Strasbourg, juin 1999.

Vous savez l'effet que font les comédies française des années 70, Un éléphant ça trompe énormément, etc. Les images de Paris qui montrent Paris mais aussi le temps qui a passé depuis ; les mêmes bouches de métro, mais d'autres voitures, d'autres habits, une autre ambiance... Cette photo me fait un peu cette impression-là. Pas si loin, pourtant ! La forme d'une ville...

Le Plume vous salue bien.



lundi 14 mai 2007

Le voyage d'hiver

Le voyage d'hiver, c'est un cycle de lieder par Franz Schubert, du romantisme, du vrai, celui des orages désirés et des larmes qui gèlent avant de tomber dans le fleuve en crue. Pas forcément léger-léger, il faut bien le dire. Présentant le Winterreise à ses amis, Schubert aurait dit : « j'ai composé une suite de lieder absolument sinistres ; vous allez les aimer. »

On aime, oui. La nuit romantique, l'hiver... Tout à l'opposé des Lumières du siècle précédent ; ou alors, les lumières ont révélé l'abîme et l'on se risque à s'y pencher...


Boulevard de Strasbourg, 23 février 2005.

Le voyage d'hiver, c'est aussi une nouvelle de Georges Perec, parue d'abord dans une plaquette non commercialisée en 1979, puis, posthume, dans le magazine littéraire en 1983. Il y est question de l'œuvre supposée d'un Hugo Vernier (toute la nouvelle est un jeu sur les lettres H et V), inspirateur méconnu (tel est le triste sort des auteurs imaginaires) de toute la poésie romantique tardive et symboliste. La nouvelle a été republiée en 1997 aux éditions du Passeur, suivie d'un Voyage d'hier (sans le V), de Jacques Roubaud qui continue la quête du fantôme d'H.V. La quête est poursuivie, sinon (h)ache-vée, dans le chapitre III de Nous, les moins-que-rien, fils aînés de personne (2006)- poursuivie en forme d'hommage :

Hugo est mort depuis plus de vingt ans. Retrouver ses lettres, revoir son éccriture, me serre le cœur.

(Le narrateur de ce chapitre se présente comme un ami de Vernier, nommé Roubaud comme tous les personnages de Nous, les moins-que-rien. Notons par ailleurs que Roubaud relevait, dans la vieillesse d'Alexandre, une phrase de Mallarmé à l'occasion de la mort de Hugo (Victor) : Hugo était le vers - sa mort n'est donc pas sans conséquence pour la littérature. Mais je m'éloigne du sujet. Si ça continue je vais parler du marais Vernier, Demain dès l'aube, etc.)

(Sinon, l'intrigue d'un roman de Maurice Leblanc, L'île au trente cercueils, un des derniers je crois, et pas le meilleurs, était en grande partie basé sur les mêmes lettres V et H. Et sur les propriétés curatives d'une pierre radioactive. Mais ça n'a rien à voir.)

Sur la couverture du Voyage d'hi(v)er, une photographie : Perec et Roubaud jouent au go. Roubaud en chemise, une mèche rebelle sur un front déjà vaste ; Perec de dos, en polo - on reconnaît sans aucune difficulté sa barbe et son impossible tignasse. Derrière, dans un jardin normand, un arbre qui n'est sans doute pas un tilleul.

Je n'ai toujours pas trouvé de lien entre la nouvelle de Perec et le Winterreise de Schubert. Il doit pourtant bien y en avoir un.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 25 mai 2007

Le ciel sur la tête

Vague sortie de la tannière, aujourd'hui histoire de ne pas sentir le renfermé. Chaleur moite, ambiance tendue sur le Boulevard. Le temps de lire trois BD dans une grande enseigne multimédia ; en ressortant, l'ambiance était passée à ça :


Boulevard de Strasbourg ce soir.

En fait de prendre l'air, j'ai surtout pris l'eau. Et au lieu de sentir le renfermé, sentir le chien mouillé, quel progrès !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 8 juillet 2007

Contrepoint

Je disais hier que la narration historique était l'art de transformer un objet multidimensionnel en une longue ligne d'écriture. J'aurais aussi pu dire qu'il s'agit de mettre en musique son sujet : après tout, la musique est pour l'essentiel un art à une seule dimension, celle du temps. Avec la difficulté supplémentaire que lorsque l'on écrit, on n'a pas besoin de se soucier précisément du chronométrage de la lecture - surtout lorsque l'on rédige un travail universitaire : on ne peut s'empêcher de penser que nos rares lecteurs ne l'auront pas volé, de perdre du temps à nous lire !

La musique, cependant, est à la fois un art de la succession et da la superposition, ce qu'un bon rédacteur a plutôt intérêt à éviter : si j'essaye de décrire simultanément le genre de vie de mes maîtres de forge et le fonctionnement des hauts fourneaux, je risque de rencontrer un succès modéré auprès du jury qui sera chargé d'évaluer mon travail. La musique est à la fois l'art de faire se succéder des notes pour former une ligne musicale (l'harmonie) et celui de combiner plusieurs lignes pour former un tout auditif : le contrepoint. Ça n'est pas uniquement vrai de la musique dite classique, évidemment : il me semble qu'on peut largement interpréter le rock (au sens le plus large du terme) comme composition contrapuntique entre ligne de basse et ligne vocale, relayée ou soutenue par la guitare solo. J'attends de pied ferme quequelqu'un qui, contrairement à moi, y connaisse quelque chose vienne m'expliquer le contraire.

Le contrepoint dans un mémoire d'histoire, c'est sûr, il vaut mieux éviter. Mais le reste du monde se charge d'en apporter une dose. Par exemple, être tiré par une musique inclassable d'une semi-sieste devant des maillots bigarrés qui, à la télévision, se dandinent dans les collines du Kent et voir passer sur le pas de sa porte cet attelage :


Boulevard de Strasbourg, cet après-midi, vers 16h.

De quoi s'agissait-il au juste ? Défilé de la communauté indienne locale ou manifestation d'illuminés ? Un peu des deux, mainfestement ; plutôt sympa, de toute façon, dans la grisaille parisienne d'un mois de juillet plutôt tristounet.

Et cependant le temps passe et ma rédaction n'avance pas d'un poil. Art du temps, ou art de se mettre encore plus en retard que ce que l'on est déjà ?

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 septembre 2006

Au théâtre ce soir

Ou plutôt : « au théâtre hier soir «, raison pour laquelle je ne bloggai point. De l'importance d'être constant, d'Oscar Wilde, au théâtre Antoine. Une fort bonne soirée ma foi.


Théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg, ce matin.

The importance of being Earnest, c'est l'art des quiproquos qui s'enchaînent avec élégance, formant une trame improbable mais parfaitement fonctionnelle dans laquelle sautillent dandys et dandettes. Même si dandettes n'est pas un mot.

Une bonne pièce ne suffit pas à faire du bon théâtre, il faut que ce soit bien joué. La principale raison pour laquelle je ne vais presque plus au théâtre et qu'il est de plus en plus fréquent d'avoir des acteurs techniquement mauvais. On nous répète que les comédiens ont du mal à gagner leur vie ; ça devrait inciter à un plus grand professionnalisme, à une sélection plus stricte des meilleurs - ce n'est manifestement pas le cas, dans l'ensemble. Mais par chance, la distribution de cette pièce est tout à fait acceptable.

Lorant Deutsch, dans le rôle principal, est très, très bien. Il manque un peu de coffre, peut-être, mais il a la pêche, il est léger, dynamique : tout à fait ce qu'il faut. Son petit camarade Frédéric Diefenthal, dans le rôle du vrai-faux frère, est beaucoup moins bien, il faut le reconnaître. Problèmes de diction, force sa voix, et par conséquent une présence incertaine : ça reste un acteur de cinéma de passage au théêtre.

Du côté des dames, Macha Méril est super en vielle anglaise autoritaire, malgré quelques coups de fatigue vers la fin ; Gwendoline Hamon (dans le rôle de Gwendoline, justement) est parfaite, on ne peut pas dire ça autrement. Marie-Julie Baup, dans le rôle de la pupille pas innocente qu'on le croit, est mignonne comme tout - on lui pardonne du coup que son jeu soit très en dessous de celui de ces petits camarades. Elle est jeune, elle apprendra.

Pour les rôles secondaires, rien à redire, que ce soit pour le valet (Patrick Delage), la gouvernante (Claire Magnin) ou le vicaire (Yves Gasc). Globalement donc : une très bonne soirée dans un très beau théâtre. Par contre, pas la peine de prévoir le Damart : avec une salle comble et pas de clim', il ne fait pas froid à la fin du troisième acte.

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 octobre 2004

La fièvre du samedi soir

"On sort à Paris ce soir ?"

Réflexe suburbain standard du samedi soir. Le problème c'est que ça donne ça :


Boulevard Magenta au niveau du Faubourg Saint-Denis, samedi 16 octobre, vers 19h.

Jusqu'au changement de sens de circulation dans le Faubourg Saint-Denis, ces soirées se résumaient à : 1h dans les bouchons autour de Paris, 1h pour descendre le Faubourg Saint-Denis, 30 minutes pour réussir à ce garer (mal) du côté des Halles, 30 minutes pour descendre deux bières tout en stressant à chaque bruit de dépanneuse, puis une heure ou deux pour rentrer. Maintenant, c'est pareil, sauf que c'est Magenta qui prend...

Alors évidemment, c'est facile pour mes chers concitoyens du 75 de hurler contre tous ces banlieusards qui viennent occuper nos rues. Passons d'ailleurs sur le sous-entendu de "sale pauvre" qui se cache là-derrière... Seulement voilà, peut-on vraiment faire autrement, quand les transports en commun s'arrêtent vers minuit et que la sécurité n'y ait guère assurée, en particulier sur le réseau banlieue (la quasi absence de femmes seules dans le RER après 20h est assez exemplaire là-dessus) ; qu'il est pratiquement impossible de trouver de taxis à certaines heures parce que les conducteur de taxi refusent absolument l'attribution de nouvelles plaques ? Non, franchement, dans cette situation, je n'hésiterais pas une seconde à prendre ma voiture. Du coup, doit-on absolument interdire tout le réseau de rues secondaires à la circulation de transit, que l'on concentre alors sur quelques grands axes (que l'on se débrouille ensuite pour fermer) ?

De quel droit nous, Parisiens, réérigerions-nous des remparts pour interdire au reste du monde de profiter de notre ville qui, après tout, est la capitale de tous les Français ? Pourtant, c'est bien ainsi que raisonnent les écolos parisiens de service ainsi que les piliers des conseils de quartiers et autres instances bidons, pour qui l'intérêt général, ça veut dire une seule chose : ce qui, en général, les arrange.

Bref, je ne suis pas un grand ami du tout voiture, loin de là, et je suis persuadé de l'intérêt qu'il y a à rééquilibrer l'utilisation de l'espace public en faveur des transports en commun et du vélo, etc. Mais l'idéologie du "tout ce qui emmerde les bagnoles est bon" commence à atteindre ses limites. Espérons que le résultat lamentable des Verts à Paris lors des Européennes rabaissera leur prétention à imposer systématiquement leur politique à la majorité municipale.

Ceci dit, ami banlieusard, franchement : le samedi soir, reste chez toi avec des potes et une pizza, tu galéreras dix fois moins !

Le Plume vous salue bien.

[note dimanche 17 : j'avais rédigé cette entrée pour la poster hier et j'ai oublié de la poster... Donc, j'antidate. Na.]


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lundi 3 janvier 2005

Je ne me sentis plus tiré par mes hâleurs

 

Des peaux-rouges criard les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus au poteau de douleurs.
[etc.]

Pas très bonne journée aujourd'hui... Du coup je ne suis pas d'humeur causante... et je m'en sors par l'image :


Les écluses Saint-Martin, sur le canal du même nom, ce soir vers neuf heures.

Sur la journée, qu'il me suffise de dire que c'est la rentrée, que je suis crevé parce que la voisine du dessus a comme d'habitude mis la musique à fond en rentrant chez elle à 3h du matin, qu'il y a eu un os imprévu au boulot (enfin imprévu par moi ; il était fondamentalement tout à fait prévisible à condition d'avoir réfléchi), que pour finir le remarquable bricolage dont je vous avais parlé aux environs de la toussaint (à savoir un magnifique sèche linge d'acajou et d'acier, suspendu au plafond de nos chiottes) s'est effondré tout à l'heure sur la tête de ma chère épouse... Je vous épargne le reste.

Il y a des jours où on devrait rester couché.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 23 septembre 2005

Partie de pêche

Voilà, c'est vendredi et je n'ai pas fait grand chose de ce que je voulais faire comme boulot cette semaine, vraiment pas grand chose. Les réseaux informatiques s'effondrent à ma seule vue, c'est un vrai bonheur : ce matin encore, une manip' simple de remplacement d'un équipement et hop ! l'équipement voisin décide de se mettre en rideau, là, comme ça, privant quelques centaines d'utilisateurs d'accès internet. Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil.

Pour faire bonne mesure, il s'agit d'un machin appartenant au réseau académique parisen, pas à l'université ; il faut donc faire venir un technicien de la société de maintenance habilitée à intervenir sur ledit réseau ; bref, quatre heures de coupure. C'est pas grave, c'est vendredi.

Seul avantage de la situation, en attendant ce monsieur, promenade sur les bords ensoleillés du canal Saint-Martin, un sandwich thon-crudités à la main.


13h aujourd'hui, quai de Jemappes, Paris 10ème.

Si l'histoire ne me réusissait pas, je devrais peut-être songer à une carrière dans la pêche à la ligne ? Ça a l'air paisible.

Cette année ne va pas être facile ; l'aborder comme un marathon, en essayant de rentrer dans le rythme, en douceur.

Le Plume vous salue bien.



mardi 11 avril 2006

Rappel

Ne l'oublions pas : c'est le printemps. Avec tout ce foutoir, on a failli le laisser passer sans le voir, tiens.


Canal Saint-Martin, dimanche dernier.

On me permettra donc de négliger un tantinet l'actualité, si faste soit-elle : Berlusconi qui perd, le mouvement anti-CPE qui gagne - et qui ne va pas tarder à rentrer au garage, n'en déplaise aux plus remontés. Finalement, je me concentrerais bien quelques temps sur la reprise de végétation de notre vigne vierge et plus généralement sur la pousse frénétique de toutes nos plantes, si je n'étais pas aussi vanné. Donc : dodo.

J'en profite pour un rappel promotionnel : l'entré cartographique hebdomadaire vous propose, après le lac de Côme, une vue du mont Fuji ; côté histoire, en attendant la suite des fortunes de mer, quelques réflexions sur mes recherches en cours. Fin de notre page de publicité.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 17 juin 2007

Petit rayon de soleil, tout de même

Ouverture ce matin du bureau de vote où j'officiait : mon assesseur suppléant venait de recevoir les réultats d'un sondage, auquel il avait du mal à croire : le PS pouvait espérer 185 députés, cinquante de mieux que les estimations réalisées au soir du premier tour. Et pourtant...

Pas de raison pour autant de faire la danse de la victoire : l'UMP était largement surreprésentée dans l'assemblée sortante, élue au lendemain du K.O. du 21 avril, et revient à un effectif de députés plus conforme à son poids politique - et largement suffisant pour faire de belles âneries. Le PS se maintient et progresse dans l'Ouest de la France, comme il l'a fait régulièrement pendant ces vingt dernières années.


Canal Saint-Martin, septembre 2006.

Ceci dit, par les temps qui courrent, un rayon de soleil est toujours bon à prendre !

Petit plaisir du jour : contrôler l'identité d'un ministre en exercice.

Le Plume vous salue bien.



samedi 4 décembre 2004

Champagne !

Bon, voilà, pas le temps d'une grande note du jour, et est-ce bien nécessaire... Rentrés avec des copains après un pot intensif, vidés quelques bouteilles de champ' supplémentaires à la maison en petit comité...

Suite à la brillante soutenance de cette après-midi, la femme de ma vie est maintenant « habilitée à diriger des recherches ». De l'avis général, ça n'aurait pas pu mieux se passer. Alors... Champagne !

Le Plume vous salue bien.

Notre baignoire le soir de notre premier anniversaire de mariage, septembre 2003.



dimanche 14 novembre 2004

Un dimanche dominical

"Aujourd'hui, rien", comme disait l'autre.

Rentrés tard de banlieue loin, couchés encore plus tard. Levé à une heure sans nom.

Bricolage : ça prend forme, mes histoires, avec l'aide de divers pointeaux, forêts, ciseaux à bois, scies à métaux, à bois, équerres, pieds à coulisse, trusquins, réglets et j'en passe. J'aime bien la combinaison acajou/acier verni, avec une touche de nylon blanc. Fondamental, pour un bout de machin à installer au plafond des chiottes.

Cuisine, aussi : Elaichi Gosht (agneau à la cardamôme), Aloo Chat (pommes de terre épicées)...  Le tout sympa à préparer et sympa à manger.

Sorti tout de même deux fois dans le grand extérieur, une fois pour acheter une lame de scie à métaux suite à l'explosion en plein vol de la précédente, une fois pour acheter du pain. Total : dix minutes environ.  Et c'est tout.


D'une de nos fenêtres, samedi 13 novembre 2004, vers cinq heure du soir.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 11 septembre 2004

Bonjour la journée...

...et salut les bricolos !

Donc, aujourd'hui, vu qu'étant donné que c'était le week end et que d'autre part j'étais tout seul à la maison, c'était le moment rêvé pour tous les bricolages qui traînaient, et notamment les bricolages qui puent -- j'hésite à les infliger à autre que moi, en général.

Alors du coup, grande foire aux cires, peintures et solvants... Du coup, en début d'après-midi, ça puait l'acétone dans la salle de bain, la térébenthine dans le salon et le white spirit dans la cuisine. Le moment donc d'aérer en grand, non ?

Bein apparemment pas. Le temps de ranger deux trois truc, et c'est l'incident. Une averse arrivant en douce, le rituel coup de vent d'avant la saucée traverse l'appart et vlan ! fait claquer une porte vitrée avec un enthousiasme sans borne. Vitre qui vole en éclat et hop, un bricolage de plus au programme... Ramassage, nettoyage, extraction des résidus de vitre et départ pour Casto acheter vitre et matos nécessaire.

Casto un samedi, passons. Les bouchons à l'aller et au retour, passons aussi (bein oui, pour transporter une vitre, la bagnole, c'est quand même plus pratique). Du coup, je rate les courses que je devais faire par ailleurs... tant pis, il reste un ou deux trucs dans le congelo, ça tiendra jusqu'à lundi.

Sinon, bein, poser une vitre de taille non minuscule (85 par 45cm), c'est une grosse galère. Surtout dans une porte qui a joué avec le temps et où tout est de traviole, où les pointes ne tiennent pas et où la largeur de la feuillure exige des quantités phénoménales de mastic... Ca m'a pris plus de deux heures et je suis complètement vanné. Je me coucherais bien de bonne heure, mais il y a une fête à l'étage du dessus. Bref: une journée comme on en redemande...


Quelques armes du crime, ce soir, vers 23h.



Le Plume vous salue bien.


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samedi 22 janvier 2005

Le retour des hirondelles

 

Ce n'est pas de l'oiseau migrateur que je parle, bien qu'avec les jours qui rallongent, janvier/Janus commence à montrer son visage souriant, mais de ces petites marques dont les imprimeurs encadrent les pages d'un futur livre, sans doute pour centrer le massicot.

Activité de ce samedi, en effet, la relecture des épreuves envoyées par l'éditeur d'un petit bouquin écrit par ma chère épouse.  Ecrit dans des délais absolument délirant, d'ailleurs, l'auteur initialement retenu n'ayant pas tenu ses engagements et le calendrier de publication étant plutôt impératif.


Les outils du relecteur : mon bureau cet après-midi.

La relecture d'épreuves, c'est une activité que j'aime bien : il ne s'agit plus d'idées, ni même de style, mias juste de peaufiner le beau travail d'artisan que doit être un livre. Deux lettres ont été inversées ici ; le composeur a induement rajouté une demi-espace là...

Les outils indispensables : le jeu d'épreuves, bien sûr, et un crayon ; et puis, les références : un dico quelquonque, qu'on pourra compléter d'un Bescherelle. Et puis, surtout, l'indispensable lexique des règles typographiques en usage à l'imprimerie nationale, dont la lecture devrait être obligatoire à quiconque doit produire plus d'une demi-douzaine de pages imprimées. On y trouve en particulier un mémento des signes de corrections qui permettront d'anoter les épreuves sans la moindre ambigüité.

Tout ça est finalement plus rigolo que des mots croisés, un peu plus utile aussi. Cette relecture marque la fin de semaines assez éprouvantes, tant pour l'auteur que pour son entourage immédiat (à savoir, moi). Ouf ! Vivement qu'il soit sur les tables des libraires, le bestiau.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 31 janvier 2005

Hors de la bulle

Il y a une vie après le salon, si, si. La vie hors de la bulle, quoi.

Ramené d'Angoulême, outre la demi-douzaine d'album que j'y ai acheté, ce petit carnet, souvenir d'un ado angoumoisin qui venait enquiquiner le dessinateur. Un échantillon : ce dessin de Loisel, en 1984. Je ne suis pas sûr que je réalisais tout à fait qui c'était, à cette époque...

J'avais été particulièrement efficace, cette année là (ou peut-être particulièrement casse-pied) : Convard, Loisel, Druillet... J'avait d'autres carnets du même genre que je n'ai pas retrouvés -- mais peut-être était-ce des feuilles volantes. Et vu que je n'était pas beaucoup plus ordonné à 13 ans que je le suis maintenant...

Une chose est sure en tout cas, ce genre de détail fait qu'aller "à la B.D.", comme on dit là-bas, c'est un peu plus qu'aller à un festival. C'est reprendre une série commencée en 1982 (si j'ai bonne mémoire, l'affiche était de Moëbius, président du festival cette année-là), qui continue tout au long de mon adolescence et continue avec quelques intermittences pendant mes interminables années d'études. Peut-être qu'y retourner, après si longtemps, c'est admettre que je suis bien la même personne que le gamin des années 80 qui se faufilait dans la foule.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 6 août 2004

Avant de partir...

Activité obligatoire avant de partir à l'étranger : retrouver la ferraille que l'on a stocké lors de ses précédents voyages pour en extraire ce dont on pourrait avoir besoin. Moi, je stocke ça dans une petite poche de chez Gibert Jeune, qui d'année en année se remplit et se diversifie.


Tas de ferraille en cours d'inventaire, à l'instant.

J'ai donc à ce jour en ma possession trois billets et 109 pièces étrangères de 48 faciès différents, répartis en 11 ou 12 monnaies dont quatre n'ont plus cours. Plus précisément, ma fortune se compose de 95 pesetas, 25,50 kroner, 30,55 francs français, 2,95 irish punt, 886 yens, 19,35 livres sterlings (plus 5,10 livres de Gibraltar), 4,37 rands, 50 lires, 20 francs polynésiens et 1100 francs CFA. Et 0,40 dollars U.S., les seuls dont j'ai besoin dans l'immédiat.

On notera, malgré une nette dominance européenne, la présence d'échantillons africains, asiatiques, américains et océaniens -- ce dernier rapporté par un tiers, je le confesse. Pas d'escudos, de francs belges ou luxembourgeois ni de deutschemarks, sans doute pour cause de rangement astucieux dieu sait où.

Ceci étant fait, il me reste à faire du rangement, remplir le sac à dos (sac ado ?), aller changer un peu d'argent (mes quatre dimes ne vont pas m'amener très loin)... Les antibiotiques, c'est fait ; les tables annuelles des registres de correspondance du bureau de l'artillerie du ministère de la marine du Directoire (ouf !) se passeront de moi aujourd'hui.

Le Plume vous salue bien.

PS : campagne de relecture en cours sur les anciennes entrées, histoire d'avoir une orthographe au moins décente pour les peu probables archéo-lecteurs. Ne pas s'inquiéter donc des dates de modification ; je suis remonté jusqu'à fin mai pour l'instant.


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mercredi 4 août 2004

Saute, sauterelle !

Et elle a sauté. Enfin, elle s'est envolée en fait. On oublie trop souvent que les sauterelles ont aussi des ailes. La vie parisienne nous donne de ces enthousiasmes qu'ailleurs on trouverait attendrissant chez une petite fille de dix ans. Bon, ok, j'ai parfois des curiosités de petit garçon de dix ans...

Une sauterelle
Hier soir
Sur le bord de la fenêtre.
 
Je l'ai photographiée
et puis elle s'est envolée.

À part ça, visite aux conifères emprisonnés ce matin. Je les ai pris en photo, faudrait que je monte un photoblog pour mettre ça. Trouvé une réédition d'un bouquin du XVIIIe avec plein d'infos pour moi dedans, glop, glop. Râlé intérieurement en apprenant qu'il était formellement prohibé d'utiliser un appareil numérique à l'intérieur de la BN (heureusement qu'hier je ne le savais pas et que j'ai photographié plein de chouettes illustrations). Configuré enfin la connexion GPRS en Bluetooth avec le T610, alors même que je m'apprête à me rendre outre-atlantique où ça ne me servira à rien...

Le Plume vous salue bien.


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samedi 31 juillet 2004

Sédiments

Vie parisienne : quelques mètres carrés pour rien, au dessus de l'arrière cuisine d'un médiocre restaurant. Un non-habitat, inaccédé sinon inaccessible. Seule fonction : l'accumulation de tout ce qui tombe des vies voisines. Paris n'est pas le cœur d'un bassin sédimentaire pour rien.


Espace interstitiel, ici et maintenant (ou presque).

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 11 juillet 2004

Pleut


Passage pluvieux, Paris, cet après-midi.
Pleut !

[...]

Pleut !

Pleut !
rue Euler
rue Greffulhe
rue de Surène

Pleut !
rue Bleue
rue de Bruxelles
rue de Cheverus
rue Duperré
rue Jules-Lefebvre

Pleut !
rue de Belzunce
rue de Dunkerque

Pleut !
rue des Bluets
rue Bréguet
rue Chevreul
rue Jules-Vernes

Pleut !
rue Ernest-Lefébure
rue Lepeu
Pleut !

[...]

Pleut ?
Pleut !

Jacques Roubaud, La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains, Paris, Gallimard, 1999.

Indubitablement, il pleut.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 5 février 2005

Quelques branchements

Depuis qu'on a reçu la Freebox 4, la TV sur adsl marche nickel. Ca suppose juste quelques branchements.

C'est très simple : la freebox est branchée sur le réseau téléphonique. Le routeur wifi est branché sur la freebox. Le lecteur de DVD est branché sur la chaîne et sur la télévision, via un répartiteur pour pouvoir brancher aussi la freebox. Le répartiteur est branché sur la télé qui est branchée sur l'arrivée de l'antenne. Tous les cinq sont branchés sur le secteur. Soit douze cables seulement et quatres télécommandes. Heureusement qu'on n'utilise pas le téléphone de Free.

Seul hic, avec le répartiteur, ça chie dans la compote dès lors que la freebox y est raccordée, même si on éteint la fonction télé. Zarbe. Retour donc à l'organisation précédente, en changeant à la main le branchement péritel en cas de besoin. Et en lovant les câbles proprement !

Du coup, à nous les concerts de free jazz bulgare aux génériques incompréhensible, les courses de stock car, les jeux télé italiens et le contraste saisissant entre l'anglais qu'on parle à la BBC et celui de CNN... En fait, j'adore, ce fouillis de chaînes dans tous les sens.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 9 février 2005

34

Eh oui, comme tous les 9 février, je me prends un an sur le coin de la figure. Fini, l'époque où un an d'âge supplémentaire était attendu comme une médaille : il faut se rendre à l'évidence, le « quand je serais grand » est déjà commencé.

Pour des raisons que je ne m'explique pas, l'approche de cet anniversaire me filait un peu le bourdon. Mais maintenant que l'affaire est faite, ça va mieux. Faut pas chercher...

j'ai 34 ans. Je vis une vie qui vaut la peine d'être vécue. Je porte aux pieds un cadeau d'anniversaire idéal pour l'ado prolongé que j'entend rester. Je vais retrouver dans une dizaine de minute la femme que j'aime et avec qui je progresse dans l'existence et on va aller se manger un petit plat entre quatre yeux. Que demande le peuple ?


32 bougies seulement sur ce gateau de février 2003...

Sinon, les gens attentifs auront noté le lien dans les favoris vers le.plume.free.fr, les pages perso dont je vous rebats les oreilles depuis quelques temps. Vous les utilisiez déjà sans le savoir, puisque toute mes images sont dessus, mais je profite de l'occasion pour vous les présenter oficiellement. Vous y retrouverez la majeure partie du contenu de ce blog, mis à jour en temps presque réel. Mais pas d'inquiétude : le blog continuera ici même ; les pages perso seront son répertoire, sa béquille aussi en cas de vapeur des serveurs de 20six. Amusez-vous bien et dites-moi ce que vous en pensez.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 27 juin 2004

Epices

Poivre, piments, paprika, coriandre, curcuma, fenouil, fenougrec (graines et feuilles), muscade, macis, pavot bleu et blanc, graines d'oignon, badiane, gingembre, amchoor, quatre-épices, graines de moutarde noire ou jaune, graines de grenade, saffran, asafétida, cardamôme noire et verte, origan, bâtons de cannelle, chat massala, garam massala...

Bref, j'aime les épices. Et je m'en sers, notamment quand je cuisine indien, rien que pour nous, le dimanche soir. Par exemple, Butter Chicken, poulet mariné façon tandoori avec une sauce tomate aromatisée aux feuilles de fenougrec et montée au beurre. Ou bien Palak Gosht, agneau braisé aux épinards. Pas moyen de prendre des photo, ça ne reste jamais longtemps intact.

Et puis de temps en temps, glisser la tête entre les étagères, passer le nez au dessus des bocaux pour sentir les différents parfums...

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 20 mai 2004

L'exploit du jour...


.. aider la voisine du dessus à cambrioler son propre appartement. Plus exactement, lui donner l'accès au toit du cinéma d'à côté et lui prêter escabeau, maillet et vieux tournevis pour qu'elle puisse entrer par effraction et récupérer ses clés. Et lui tenir l'escabeau avant qu'elle ne réussisse une gamelle spectaculaire qui aurait complété la réussite de la matiné. Ah, et des gants et lunettes de sécurité, parce qu'on a que deux yeux et pas beaucoup plus de mains.



La vie est dure pour les super-héros. Sinon, écrit une page et demi hier soir. Plus que 98,5 à pondre.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 12 avril 2004

Un bon tuyau ?

Non, ce n'est pas parce que les ingénieurs réseau adorent les gros tuyaux que je choisis cette photo aujourd'hui ; plutôt comme incarnation de ce qui dans la ville n'est pas directement humain tout en étant totalement anthropique.  je ne suis pas sûr d'être clair, mais je me sens brumeux ce soir.

Et puis ces tuyaux-là, ils son mon petit coin de ciel à moi, l'arbre au pied duquel, etc. L'environnement n'est pas forcément un truc tout vert. Tiens, à propos de vert, il faudra que je pense à dire du mal des élus verts du Xème arrondissement dans Politix, parce qu'ils (et elles)  le valent bien. Photo prise hier matin avant dissipation temporaire des brumes matinales sur l'Ile de France.

Sur ce, le Plume vous salue bien ; il a finit ses rangements de fin de week-end, il n'a pas fait la moitié de ce qu'il voulait faire de ces trois jours, et il est soucieux ; bref, il ferait mieux d'aller se coucher.


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lundi 14 février 2005

Et maintenant, une page de publicité

Maintenant que la freebox est dans de meilleures disposition (ne me demandez pas pourquoi), je peux reprendre sur des bases saines et indépendamment de la borne wifi des voisins.

Ceci dit, j'ai quand même réussi à finir de sauvegarder cette rubrique dans la base de donnée de ma page perso. Une petite vue pour attirer le chaland :

Reste à améliorer la navigation et ajouter quelques fonctionnalités de recherche. Vous y trouverez cependant dès à présent :

Mais qu'on ne vienne pas mêler Jacques Prévert à tout ça !

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 20 mars 2005

C'est l'printemps, tire-lire-lire...

Ouaip, demain, c'est le printemps. Et je n'ai même pas besoin de sortir de chez mois pour le voir, suffit de regarder nos plantes par la fenêtre :


À ma fenêtre, hier midi. Ces feuilles n'étaient pas là il y a trois jours.

Pour moi, le printemps, c'est le moment idéal pour les bonnes résolutions. Refaire un peu de muscu. Rédiger ma maîtrise. Arriver moins tard au boulot. Me coucher plus tôt.

O.K., c'est mal barré pour celle-ci. Pour les autres, on va essayer. Vraiment !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 17 avril 2005

Café et pousse-café

Comme promis, la recette de ma liqueur de café. C'est un mélange de plusieurs recettes trouvées ici ou là, avec une petite touche personnelle en prime.

Ingrédients :

Moudre les grains de café grossièrement - quelques secondes au moulin à café électrique, juste histoire de les broyer un peu. Important : le goût de la liqueur produite sera celui du café que vous avez utilisé. Donc, meilleur le café, meilleure la liqueur... Le café cubain que j'ai utilisé est très bien pour cet usage, à la fois aromatique et assez fort pour donner du peps' à l'ensemble.

Verser les grains dans une bouteille étanche de 75cl minimum ; ajouter l'alcool et, si vous le souhaitez, un zeste d'orange et une demi-gousse de vanille (j'ai fait sans) ; fermer la bouteille et remuer vigoureusement. Laisser macérer cinq à sept jours dans un placard sombre, en agitant une fois par jour.

Préparez un sirop en faisant bouillir le sucre et l'eau pendant dix minutes. On peut faire un mélange de sucre roux et de sucre blanc, mais dans ce cas, mettez plutôt 100g de chaque. Laissez refroidir un peu le sirop, puis ajoutez-le à votre tambouille. Si vous n'avez pas utilisé de zeste d'orange, ajoutez un verre à liqueur de triple-sec, histoire de faire comme si. Remettre à macérer cinq jours de plus.

Filrer l'ensemble ; un filtre à café dans un porte-filtre du bon format fait parfaitement l'affaire. Mieux vaut ne pas essayer de presser le marc, par contre il faut y mettre le temps. Mettre en bouteille. Patientez encore quelques semaines si vous y arrivez (minimum deux, mais la liqueur sera meilleure au bout d'un mois). Et voilà !

Très bon en dessert sur de la glace à la vanille ; pour un tiramisu, ça doit le faire aussi. Pour un Black russian, je conseille 10ml de liqueur pour 30ml de vodka plutôt que les 2/3 - 1/3 indiqué par les recettes habituelle. Maintenant que j'ai terminé les antibiotiques, je vais reprendre l'étude de cette question fondamentale.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 8 mai 2005

Documentation nautique

Parmis le matériel réglementaire du plaisancier se trouve, en bonne place, la documentation nautique : tous les ouvrages nécessaire à la navigation dans la zone concernée. Ça inclue :

Évidemment, si le petit pêche-promenade avait tout ça à bord, c'est tout juste s'il flotterait... Du coup, un certain nombres d'éditeurs publient des ouvrages rassemblant toutes ces informations pour les zones de navigation usuelles - j'utilise à cet effet l'almanach du marin breton, sans m'interdire d'acheter pour le plaisir des ouvrages du service hydrographique et océanique de la marine que l'almanach résume.

Il reste toutefois les cartes. Ça, pas question de les remplacer par quoi que ce soit. Il est vrai que, lorsque l'on navigue autour de son port d'attache, on n'en a pas forcément besoin - quoi qu'on a parfois des doutes qu'il n'est pas déplaisant de pouvoir lever.

Ceci dit, la réglementation n'impose pas seulement de posséder la documentation nautique adéquate : elle exige également qu'elle soit à jour - c'est de simple bon sens, mais la réalisation ne va pas forcément de soi... En effet, si l'achat annuel d'un almanach nautique complet permet de s'épargner les mises à jour des livres des feux et autres guides du navigateur, il est clair qu'on ne va pas se racheter un jeu de carte tous les ans - plutôt plus cher que la Michelin de base, ces trucs là. Pour bien faire, il faut donc y reporter à la main, avec gomme, crayon, rapporteur et compas à pointe sèche, les corrections publiées dans les groupes d'avis aux navigateurs publiés toutes les semianes par le SHOM...


Quand la table de travail se transforme en table à carte : séance de mises à jour ce soir.

En fait, plein de gens ne le font jamais. Moi, de temps en temps, ne serait-ce que parce que j'aime ça. Ceci dit, pour être tout à fait honnête, ça faisait quelques années que je ne m'y étais pas collé. Ce qui me donne un retard conséquent à rattraper. Je n'avais même pas reporté le changement de balisage de Paimpol, qui a plus de trois ans maintenant !

Du coup, j'y retourne. Bon vent, comme dirait l'autre.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : j'y songe, les liens vers les groupes d'avis aux navigateurs ne rendront pas grand chose faute de récupérer les fontes spéciales qui vont bien... Bah, c'est juste histoire de donner une idée de la chose !



samedi 25 juin 2005

Craquement

Je le disais avant-hier : le sac à dos perdu était retrouvé, youpi, youkaïdi. Suis donc passé le lendemein matin le récupérer, dans les locaux flambant neuf du commissariat du 3ème arrondissement - miracle, il y était effectivement et je l'ai bel et bien récupéré ; tout était dedans, les clés, le chéquier, les trente-six câbles de tout poil et de toutes nationalités... Vu l'heure à laquelle il est arrivé au commissariat, il a dû y être amené dans les minutes qui ont suivies sa chute. Il y a peu de chance que mon bienfaiteur anonyme lise ces lignes, mais si c'était le cas, un grnad, grand merci.

Sur ce je retourne prendre mon vélo, mets le sac sur mon dos (on ne me la fera pas deux fois), enfourche l'engin et, lorsque le feu passe au vert (car j'essaye de respecter le code de la route, si, si), j'appuie sur ma pédale d'un molet décidé...

Et rien. Rien du tout. La pédale tourne dans le vide. Une rapide vérification me fait constater la présence de la chaîne à sa place réglementaire ; d'ailleurs, les pédales entraînent les pignons sans le moindre flottement - seulemment, ceux-ci n'entraînent plus la roue. Ce qui est tout de même le but de la manœuvre.

Cependant, après quelques coups de pied bien placés, tout semble rentrer dans l'ordre, jusqu'au passage devant la préfecture - l'endroit même où j'avais constaté la disparition de mon sac la veille, tiens. Là, tentative d'accélération pour se dégager d'un quelquonque foutoir, qui produit un craquement sinistre du côté de la roue arrière, et là, rien à faire : la roue libre était maintenant libre dans les deux sens, ce qui est un abus manifeste de liberté. Du coup, poussage du vélo jusqu'aux environs du Panthéon, où je devais récupérer notre voiture. On est passé tout à l'heure récupérer ledit vélo et je m'acharne depuis à tenter de le réparer...


La coupable roue arrière refuse de venir à récipiscence.

La pièce fautive, c'est ce cylindre rayé que l'on voit, débarassé de ses pignons, au moyeu de la roue. Sa remplaçante, munie elle de ses roues dentées, est sur l'établi à côté, avec dessus le fichu outil qui est censé permettre démontage et remontage de la roue libre. Tu parles ! Déjà, il n'est pas exactement aux cotes, il a fallu que je le rectifie. Ensuite, de toute façon, c'est grippé à mort, pris dans la masse, cuit et archi-cuit. Bah, en fin de compte, cette jante, elle commençait à fatiguer aussi...

Le Plume vous salue bien.

P.S. : il n'y avait pas que le vélo qui craquait hier ; moi-même, je ne me sentais pas très bien. Sensation d'apesanteur, comme Daffy Duck avant qu'il réalise qu'il y a le vide sous lui... Bah, ça va sûrement s'arranger ; un peu de vacance, ça ne va pas faire de mal.



dimanche 25 septembre 2005

Elaichi Gosht

(agneau à la cardamôme)

L'indien du dimanche soir du jour, d'après 50 Great Curries of India de Camelia Panjabi :

Pour deux, trois ou quatre convives suivant les apétits (cuisinier compris !) :
500 à 750g d'agneau (je prends généralement 750g à 1kg de gigot, que je désosse) découpé en petits cubes
un yaourt (les yaourts à la Grecque du supermarché du coin tiennent bien la cuisson je trouve)
36 cardamômes vertes
un verre d'huile (12cl)
une cuillère à café de poivre noir fraîchement moulu (acheter du poivre noir en poudre est une infâmie, de toute façon)
une cuillère à café de curcuma
une cuillère à café de piment en poudre
deux cuillères à café de coriandre en poudre
trois tomates hachées ou une demi boite de tomates concassées
sel

La marche à suivre : (mieux vaut s'y prendre assez tôt, la cuisson prend un bon bout de temps)

  1. Réduire les cardamômes en poudre avec un moulin à café et ajouter un peu d'eau pour en faire une pâte, ou les passer au mixer avec un peu d'eau. Battre le yaourt dans un bol.
  2. Faire chauffer l'huile dans une sauteuse. Y mettre la pâte de cardamôme et le poivre et frire trois minutes à feu moyen. Ajouter la viande, le curcuma, le piment et la coriandre et faire sauter dix minutes en remuant pour éviter que les épices collent au fond.
  3. Baisser le gaz et ajouter les tomates et le yaourt. Saler. Laisser cuire 5 minutes à feu moyen.

  1. Ajouter un petit litre d'eau, couvrir et laisser mijoter jusquà ce que la viande soit très tendre (compter deux heures). Je fais généralement réduire un peu la sauce pendant le dernier quart d'heure de cuisson, mais point trop n'en faut.

Voilà ; ça donne un curry à sauce assez fluide et particulièrement tonifiant. Le bouquin où j'ai trouvé la recette prétend que, dans la communauté sindhi de Bombay, on en sert tous les jours au femmes ayant accouché. Ça devrait donc suffire à me tirer de la vague crève de début d'automne que je me traînais ces derniers jours, je suppose.

On a mangé ça avec du riz et des pommes de terre au chat massala, mais ceci est une autre histoire. Et sur ce, je vous laisse pour aller passer ma cuisine au kärcher...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 13 octobre 2005

Le grand pardon

Aujourd'hui vers 19h50 se terminait la célébration de Yom Kippur, le grand pardon - l'une des deux principales fêtes juives de l'années avec Pessah, la Pâque. J'étais pour l'occasion à la synagogue de la rue Notre-Dame de Nazareth, dans le 3ème arrondissement de Paris. La plus proche de chez nous, je crois, et surtout celle que fréquentaient depuis plusieurs décennies la mère et la grand-mère de mon épouse : n'étant juif ni par la naissance, ni par la foi, j'étais là en ami - ou plutôt en conjoint.

Je l'ai déja dit, je suis d'un naturel aussi peu religieux qu'il se puisse trouver. Seulement, voilà : les hasards de la vie, affublés comme souvent de trais féminins (et d'ailleurs charmants) m'ont fait rencontrer le judaïsme, m'en rapprocher d'aussi près qu'il est possible sans qu'on en fasse partie. J'ai envie d'en parler un petit peu.

Dire d'abord à quel point le terme de judéo-christianisme est un leurre, peut-être une malhonnêteté. Un procédé, en tout cas, consistant finalement à inclure de grée ou de force le judaisme sous la bannière chrétienne, au prix d'une ignorance réelle ou simulée des spécifictés du judaïsme.

Pas de prétention à l'universalité. Pas de volonté de convertir. Accent sur la vie terrestre plutôt que sur une éventuelle vie ultérieure. Sur la loi plutôt que sur la foi. Finalement, ce serait plutôt la recherche des points communs qui prendrait du temps - à ceci près que chétiens et juifs ont un livre sacré en commun, ce qui n'est tout de même pas rien. Mais si le livre est le même, y lit-on la même chose ?

Mais surtout, le judaïsme, c'est la combinaison d'une religion et d'un peuple ; la religion d'un peuple, un peuple un peu particulier car ayant vécu des siècles au milieu d'autres peuples, sans s'isoler mais sans s'y fondre non plus. Dans le hall bondé de la synagogue, dont c'est la plus grande affluence de l'année, les gens se retrouvent, échangent des nouvelles, au grand dam dam des rabbins et des fidèles les plus observant qui tentent d'obtenir le silence par des chut ! courroucés qui s'ajoutent au bruit ambiant. Lorsqu'approche la fin légale du jour, la foule augmente encore ; certains prient, d'autre non ; il fait chaud, les enfants sont fatigués, ceux qui ont observé le jeûne commencent à vasciller sur leurs jambes ; et puis le silence se fait : après la bénédiction des cohanim sonne enfin le shofar, la corne qui clôt les célébrations. Moment de soulagement, d'embrassades, de joie d'être ensembles : une semaine après son début officiel, l'année peut commencer pour de bon.

Le Plume vous salue bien.


Illustration : une mezuzah, achetée je crois à Portland (Maine), qui orne le chambranle d'une des portes de notre domicile.



samedi 5 novembre 2005

Essai d'inventaire analytique d'un espace de travail

Nous avons la chance d'avoir chacun, dans notre appartement parisien, une pièce consacrée à nos travaux intellectuels respectifs. Mon bureau, si l'on doit l'appeler ainsi, a comme meuble principal une table qui est à proprement parler mon bureau - lorsqu'un dîner n'impose pas de la transformer temporairement en une table à manger, cataclysme éminemment salutaire en termes de rangement.

L'encombrement de cette table de travail est en effet un problème récurrent. Je ne me souviens pas d'avoir jamais eu, même dans mes années de collège, de bureau qui ne soit pas un vaste foutoir... En tant qu'historien des techniques, cependant, je m'intéresse à l'organisation spatiale des espaces de travail. Pourquoi ne pas faire l'inventaire de celui-ci ?


Vue aérienne de mon bureau il y a dix jours, quelques jours après le dernier rangement en grand - la situation décrite ci-dessous est nettement plus complexe...

Analysons donc. Cet espace est divisé en quatre zones fonctionnelles aux délimitations mouvantes.

au centre, L'outil de travail par excellence : l'ordinateur portable accompagné de son clavier externe et d'une souris. Derrière lui, une sorte de no man's land contenant une lampe de bureau, un tour de CD petit modèle contenant des CD vierges, un double décimètre que je ne retrouvais plus et une paire de ciseaux.

À droite, au plus près de la porte d'entrée, un espace consacré à la dépose temporaires d'objets, parmis lesquels : une boite à gâteaux japonais contenant divers instruments d'écriture et un compas à pointe sèche ; une tour de CD (moyen modèle) contenant diverses sauvegardes et l'un des disques de Flight simulator 2004 ; le guide vert Michelin de la ville de Rome ; mon Palm ; mes clés ; une agraffeuse de gros calibre ; un petit meuble à trois tiroirs dont l'inventaire serait trop longs mais qui contient entre autre un étui à lunette, mon passeport et pas mal de courrier ; un classeur à fiches ; un casque de bicyclette ; trois fiches bristol de couleur bleue intitulées La Pipaudie, Grosbot et Guillot ; deux fiches bristol de couleur verte intitulées mines de fer et sable et terre à mouler ; une saccoche pour guidon de vélo ; posé sur cette dernière, L'invention technique au siècle des lumières de Liliane Hilaire-Perez que j'avais entrepris de lire dans mon bain.

À gauche, un espace plus spécifiquement réservé aux documents que je consulte lorsque je suis devant l'ordinateur : trois feuilles griffonnées contenant mes notes pour mon exposé d'hier ; un plan de la ville de Rome ; un cahier aux couleurs de l'UC San Diego contenant des notes prises depuis deux ans et d'innombrables feuilles volantes ; une version intermédiaire de ma bibliographie ; une pile d'ouvrages à inclure dans ladite bibliographie : Apologie pour l'hisoire, ou : Métier d'historien de Marc Bloch, Mine et Métal, d'Anne-Françoise Garçon, La Charente révolutionnaire, 1789-1799, de Jean Jézéquel, La banque Seillière-Demachy, une dynastie familiale au centre du négoce, de la finance et des arts ainsi que Gilbert Romme (1750-1795), actes du colloque de Riom ; en dessous, une boite de fiches bristol vierges ; The Hobbit, de J.R.R Tolkien ; une chemise pleine de photocopies d'articles et documents d'archives ; la carte géologique de la France du BRGM au 1/50.000, feuille de Montbron ; la carte IGN au 1/25.000 de Ruelle ; un numéro du New Yorker daté du 19 septembre ; Missionnaires de la république, de Michel Biard ; quelques numéro de l'hebdo des socialistes, encore sous plastique ; une carte de la province de Bergame, don de l'office du tourisme ; un paquet de papier calque au format A4.

Au fond à gauche, hors de portée de main donc : un vieux téléphone portable et son alimentation ; l'alimentation du Dell ; un micro-ordinateur portable Apple Ibook et son alimentation ; un catalogue de vente par correspondance d'accastillage et vêtements de mer, une boite de cartouches d'encre pour Art Pen (si quelqu'un retrouve le stylo qui va avec, je suis preneur) ; la boite de ma carte WiFi ; un câble USB débranché qui se demande un peu ce qu'il fait là.

Je crois que je devrais ranger mon bureau.

Le Plume vous salue bien.

(correction : les fiches bristol bleues et vertes sont maintenant sur le parquet.)



jeudi 26 janvier 2006

Déménagement

Et voilà : le déménagement de ce blog est désormais officiel. Certes, 20six est sorti de son coma, mais dans quel état... Il reste du travail à faire ici, ça, oui, mais sur 20six, plus envie de me fatiguer - plus confiance, terminé, fini. Je garde là-bas les notes existantes, bien qu'elles ne soient plus accessibles par la base de donnée pour cause de perte des permaliens et que leur mise en page nouveau style soit apocalyptique. Ça me permettra de retrouver vos commentaires, qui sont difficilement transportables ; quant aux anciens messages, je les reproduirais ici petit à petit, afin que d'ici quelques semaines ils soient tous disponibles.


La dernière fois qu'on a déménagé en vrai, ça donnait quelque chose comme ça (Paris, avril 2000).

Bon, comme il y a 600 entrées dans la rubrique principale, ça ne se fera pas en un clin d'œil, sauf si je trouve moyen d'automatiser le processus. Enfin, le moyen je le connais mais ça suppose un peu de programmation, donc ça risque de ne pas être pour tout de suite vu que j'ai pas mal d'autres trucs sur le feu. Quant aux rubriques secondaires, pour le moment, elles disparaissent (si ce n'est bien sûr dans l'ancien weblog où elles restent accessibles). Après tout, je peux très bien parler d'histoire ou de bouquins ici même.

Rappelons la contrainte de départ de ce weblog : chaque jour, un message illustré par une photo - généralement de mon cru, sauf mention contraire. C'est la contrainte que je me suis imposé dès le début, ne serait-ce que parce que pour moi un weblog est une page personnelle avec une dimension temporelle en plus ; je l'ai à peu près respectée, à une interruption majeure près dans les débuts (avril-mai 2004) et quelques éclipses faute d'accès internet ou toutes autres raisons.

Bienvenue ici, donc. J'espère que vous serez quelques uns à me suivre - je n'ai jamais eu un lectorat de journal à grand tirage, de toute manière. N'hésitez pas à me faire remarques, reproches et récrimination si vous le souhaitez : les commentaires sont là pour ça.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 9 février 2006

D.O.B.

Je ne m'étendrais pas sur mon anniversaire - j'ai beau être resté un grand enfant, je dois reconnaître que le temps qui passe me réjouis moins que quand j'en était un petit. Enfin, j'ai tout de même été gâté à souhait, ça je ne suis jamais contre. Mais le Dob dont il s'agit ici n'est pas (ou pas seulement) l'abréviation anglaise de « date de naissance. »


Mister Dob, figurine de Takashi Murakami, sur nos étagères, février 2004.

Vous avez peut-être observé les petits personnages de la vignette qui orne la marge droite du bandeau de titre. Ou en tout cas qui remplit ce rôle à ce jour ; pas exclu que je change ça de temps à autre. Ces deux charmantes figurines montées sur une marguerite sous Prozac et brandissant des têtes de mort, ce sont Kaïkaï et Kiki - d'ailleurs, c'est écrit sur leurs grandes oreilles. Ces figurines sont des versions miniatures des sculptures de l'artiste japonais Takashi Murakami, dont nous avions découvert le travail au musée des beaux-arts de Boston en 2001 ; il a exposé depuis en Europe, y compris à Paris.

Dans sa galerie de personnages inquiétants, revenus des dessins animés pour se venger, voici Mister Dob - lui aussi c'est écrit sur ses oreilles. Bonsoir, Mister Dob.

le Plume vous salue bien.



dimanche 12 mars 2006

Mélange dominical

Belle journée. Dans l'air hivernal, des bouts de viande laqués prennent le soleil, sans qu'on puisse déterminer précisément de quelle sorte de viande il s'agit.


10ème arrondissement de Paris, aujourd'hui, vers midi.

Je sais qu'il y a des gens que ça gênent ; j'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi. Somme toute, ce ne sont pas mes fenêtres.

Au bois de Vincennes cet après-midi, tout le monde était de sortie ; de nombreux enfants faisaient leur premières tentatives sur la bicyclette qu'ils avaient sans doute reçue pour noël, avec des résultats plus ou moins convaincants. Quant à moi, foin de ces enfantillages : j'inaugurais le support de guidon pour le GPS portable. Que j'avais eu pour noël.

Dans la télévision, notre premier ministre causait, paraît-il. Même pas besoin d'écouter : « le courage de moderniser », « les craintes de notre jeunesse », « la nécessité d'être pédagogue », etc. Faut dire, ils sont cons, ces Français, quand on prend une mesure qui leur nuit, ils s'obstinent à ne pas comprendre que c'est pour leur bien. Dans ces conditions, comment veux-tu ! Villepin avait pu faire illusion quelques mois mais c'est bien fini. Sur France Info, un UMP quelquonque rappelle que « le CPE est un outil fondamental de la lutte contre l'emploi » - c'est pas faux ça.

À propos, il m'est venu à l'esprit que la droite avait naturellement une tournure d'esprit d'ancien régime : elle adore multiplier les types de contrats, les dérogations, les exceptions, jusqu'à ce que chacun ait son propre statut social individuel et portatif ; elle aime affecter des ressources spécifiques à tel ou tel projet (genre, la prétendue journée de solidarité de Raffarin), en contradiction totale avec le principe républicain de l'unicité du trésor public. Cette révélation profigieuse m'étant venue alors que je roulais à vélo, je tenais à vous la faire partager, ah mais.

Sinon, ma rubrique Cartes sur table est dorénavant hebdomadaire et dominicale. En tout cas, elle l'est depuis maintenant huit jours.

J'avais pensé à plein d'autres choses pour ce mélange dominical mais ça m'échappe pour le moment. Dimanche prochain peut-être... Ah, si : image saisie en roulant en vélo sur le boulevard Saint-Martin, un groupe de gamines qui traînent, installées autour du buste de Johann Strauss - toutes vêtues de sweat-shirts dédiés à Nirvana et autres groupes plus récents dont je n'ai pas retenu les noms. J'ai trouvé ça sympa, comme image.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 10 mai 2006

Grâce à nos canonniers

Les vacances étant finies, c'est le moment de s'occuper des souvenirs de vacances. Et notamment, ramenée d'un vide-grenier pluvieux bien que costarmoricain, devinez quoi : une assiette.

Compte tenu de la date indiquée et du motif, qu'elle m'ait particulièrement attiré l'œil n'étonnera pas ceux qui connaissent mes sujets de recherche... Au demeurant, j'ignore de quand elle date, ni où elle a été réalisée. Elle faisait partie d'une petite série commémorant la Révolution, d'une réalisation assez grossière ; aucune inscription au dos. Au hasard, je dirais fin XIXème, mais ça peut être plus tardif.

La question qui me titille dans l'affaire - et la raison pour laquelle j'utilise un extrait de la Carmagnole comme titre pour la troisième fois en un peu plus de deux mois - c'est la place que tient le canon dans l'imaginaire de la Révolution.

Les piques, par exemple, ça se comprend. L'arme du sans-culotte, facile à fabriquer, facile à manier... Mais le canon ? Peut-être une image de la puissance terrifiante de l'État, reprise à son compte par la Nation ? C'est une hypothèse qui en vaut une autre.

J'observe en tout cas que ce canon est manifestement de bronze, sinon il serait colorié en noir, comme les piques qui le surmontent. Normal, c'est un canon de l'artillerie de terre : n'en déplaise au bouquin de Magne dont je parlais l'autre jour et qui contient tout de même pas mal d'erreurs, les canons en fonte de fer étaient bel et bien réservés pour la marine, où leur poids plus important était moins handicapant.

Bref : l'histoire est dans l'assiette. Et l'assiette est sur le mur.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 24 mai 2006

Vous êtes arrivés à Le Mans

Le Mans était autrefois célèbre pour les poulets du Mans, ce qui explique la photo ci-dessous. Le fait qu'étant arrivé par le train de 18h44, donc vers 19h15, je n'ai pas eu le temps de faire beaucoup de photos y est aussi pour quelque chose, avouons-le.


Un couple de poulets probablement sarthois mais photographiés dans notre passage dixième-arrondissementiste en mars 2004.

Le Mans disé-je étais jadis célèbre pour les poulets du Mans mais ils préfèrent aujourd'hui se revendiquer de Loué, sous le vil prétexte qu'ils proviennent de Loué et non du Mans. C'est ainsi que les poulets de Rennes se font appeler de Janzé, ce qui laisserait toute la place aux poulets de Bresse s'ils n'étaient pas confinés. Exeunt donc les poulets du Mans.

Les 24 heures par contre sont toujours du Mans, bien que se déroulant en réalité à Arnage. Apparemment, « poulets de Loué », ça fait vendre, mais «24 heures d'Arnage », ça fait pas vendre. Le marketing, ça me dépasse.

Les 24 heures sont donc du Mans. Mais les 24 heures, c'est pas tous les jours - le reste du temps, le Mans est par excellence une ville normale. C'est à dire une ville où des gens normaux essayent de mener leur vie du mieux qu'ils peuvent. Moi, je trouve ça plutôt bien. À moins que le Mans ne me semble une ville normale que parce que je la connais (très) mal depuis (très) longtemps. Je venais régulièrement rendre visite à une grand-mère (très) octogénaire ; du coup, mes souvenirs du Mans se limitent, en dehors de la gare, aux platanes de la rue des Maillets et à quelques jouets dépareillés dans le tirroir du bas.

À propos de gare, le Mans est aussi une ville où les voix synthétiques de la SNCF vous accueillent d'un barbarisme retentissant : « Vous êtes arrivés à Le Mans, trois minutes d'arrêt. » Bon, après tout, avant même d'avoir mis les pieds au Mans, j'habitais à Le Havre. Mais c'était une époque où les annonces ferroviaires étaient faites par un véritable humain - ce qui ne les empêchaient d'ailleurs pas d'être nettement plus incompréhensibles qu'aujourd'hui.

Le Mans est également la ville où Amédée Bollée a inventé l'autobus à vapeur en 1873 et où Charles VI est devenu fou le 5 août 1392. Alors que, bien après le dessert, je commençais à disserter sur cette question, Madame Plume a commencé à me tirer par la manche en me montrant sa montre du doigt. De la censure, voilà ce que c'est.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 6 juillet 2006

Grondements

Après une journée lourde, qui collait aux sabots, les nuages montent et le lumière passe par toutes les teintes du jaune d'or au rose saumon, en passant par l'orange mandarine ; le tonnerre gronde ; parfois, quelques éclairs.


Vue vers l'est de notre fenêtre.

Le vent monte : c'est le suspens qui précède l'arrivée des premières gouttes qui s'écraseront lourdement sur le zinc.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : Oui, j'étais plutôt content du résultat du match d'hier. Mais cinq morts, est-ce bien raisonnable ?



samedi 29 juillet 2006

Vélocipède

Quoi de plus urgent, la veille du départ, que de régler les derailleurs d'un vélo qui va rester ici ? Rien, bien sûr. Et pour ce faire, je suis allé faire une acquisition que j'avais en vue depuis un temps certain : un pied d'atelier, permettant d'immobiliser l'engin dans une position compatible avec le travail.

Du coup, virée en scooter jusqu'à la porte de Montreuil (à Répu, il n'y en avait plus) et retour avec l'outil susdit. De fait, beaucoup plus facile de faire des réglages un peu précis quand le vélo n'est pas en équilibre précaire sur sa selle et son guidon.


La monture, comme à la parade.

Et demain, en route, sauf imprévu de dernière minute. Sur quatre roues cette fois, pour aller retrouver ce cher crachin breton. Et le bateau, bien sûr.

Le Plume vous salue bien.



lundi 16 octobre 2006

Il y avait plusieurs moutonsse

(Pagnol, Topaze, acte I, scène première).

Le mouton noir de la Civetta a un frère jumeau, paissant tranquilement sur les pentes de notre réfrigérateur. Le voici.


Notre petite ménagerie de cuisine. Fascinant, non ?

Ne m'en demandez pas plus pour ce soir : après une heure passée dans les vapeur de colle cyanoacrylate les fumées de polypropylène fondu, je me sens un cran en dessous du mouton aimanté, question QI.

Demain, c'est promis, je vous expliquerai en détail la composition et le renouvellement du Congrès des États-Unis, en prélude aux élections du 6 novembre. Mais pas ce soir.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 12 novembre 2006

Cartothèque

Je profite de la 25e entrée de ma rubrique Cartes sur table pour m'offrir un moment d'auto-satisfaction : je suis assez content de ma cartothèque.


Morceaux choisis répandus sur le parquet.

Si j'ai bien compté : 105 carte terrestres pliées et 12 à plat, 30 plans de villes, 11 cartes marines, 15 atlas (petits ou grands)... Le tout couvrant nettement plus de pays que j'en ai visités, évidemment. Et ça sert à quoi, me direz-vous ? Pour certaines cartes, à retrouver son chemin ; pour d'autre, à rien, sinon à regarder.

Pendant qu'on y est, deuxième source d'auto-satisfaction : le curry dominical, dont le seul mélange d'épices est tout un programme. Cumin, graines de fenouil et de moutarde, nigelles, fenougrec, une pincée de curcuma... Miam !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 21 février 2007

Il est frais, mon poisson, il est frais !

Je vous assure : j'avais prévu une entrée d'une haute tenue intellectuelle sur Stendhal et les plaines de l'Italie du Nord. Mais voilà : ce soir, c'était sushi maison, et après ça et un demi litre d'Asahi, je pense que je vais remettre ces prouesses à plus tard.


Le corpus delicti avant sa disparition, ce soir, vers les 9h .

Le bouquin qu'on aperçoit sur l'image (Kay Shimizu, Sushi at home) est une bonne base pour se lancer dans la fabrication de sushi. Évidemment, il vous faudra disposer du bon riz (on m'en ramène de temps à autre du Japon), d'un peu de matériel, de vinaigre de riz, de poisson irréprochable et d'une bonne dose de talent. Pour le talent, il faut reconnaître : c'est Madame Plume qui fournit !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 4 mars 2007

Vélocipède

Aujourd'hui, petit tour avec le moyen de transport le plus efficace qui soit en termes de rapport énergie/distance parcourue ; je veux bien sûr parler du vélo. Bon : tout efficace qu'il soit, j'ai pu constater le manque d'entrainement de la motorisation - en l'occurence, ma pomme. Dur, dur, la reprise...

Notons au passage que le vélo, au même titre que l'aluminium, la voiture, l'éclairage électrique et, un peu plus tard, l'avion, est un produit de ce qu'on a appelé la deuxième révolution industrielle, à la fin du XIXe siècle. Les premiers vélos modernes, avec deux roues à rayons de même diamètre, entraînement de la roue arrière par chaîne et guidon monté directement sur la fourche (légèrement inclinée) de la roue avant date des années 1880. Les pneus gonflables datent de 1888, les dérailleurs de 18951*. En 1903, c'est le premier tour de France...

On répète aujourd'hui que le changement technique va de plus en plus vite. Mais la somme d'innovations de la période 1880-1910 est absolument étourdissante ; innovations qui passent en quelques années du prototype à l'objet de tous les jours... Réfléchissons deux minutes. Pouvez-vous citer, pour les trente dernières années, des innovations technologiques aussi spectaculaires que celle que j'ai mentionnées plus haut ? Des perfectionnement, certes, mais pas grand chose de réellement nouveau. Le téléphone portable, peut-être ?

Nous sommes dans une période de relative stagnation technique. Et nous ne le savons même pas.

Le Plume vous salue bien.

* cf. le chapitre 1er de D.G. Wilson, Bicycle science, 3e édition, MIT Press 2004.