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Des photos et des jours

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vendredi 14 octobre 2005

Archives nationales

Beau soleil d'automne aujourd'hui. Rue des rosiers, d'innombrables étals vendaient des branches de palme, de myrthe et de palmier ainsi que de gros citrons : c'est sukkot, la fête des cabanes. Ce'st midi, on se promène dans les petites rues du Marais, qui dégustant un falafel, qui cherchant un coin tranquile pour sortir son tupperware. Je ne fais que passer : après une visite à la bibliothèque de l'école des mines et un entretien avec ma directrice de recherche, je me rends d'un bon pas aux archives nationales toutes proches.


Archives nationales, hôtel de Soubise, ce midi.

Les historiens disent beaucoup de mal des archives nationales ; c'est assez injuste finalement - le service public est assuré tant bien que mal, alors même que le bâtiment dévolu à la recherche est en travaux depuis maintenant trois ans. Les gens sont serviables et la salle de lecture acceptable ; la communication de documents est raisonnablement rapide. À mon arrivée, les deux cartons que j'avais commandé la veille sont là ; j'en commande deux autres pour faire bonne mesure.

Sur le contenu de ces cartons : il y a toujours des surprises, bonnes et mauvaises, dans une journée de recherche dans un dépôt d'archive. Une bonne : des cotes sur lesquelles je lorgnais depuis des années mais qui étaient longtemps restées indisponibles sont à la hauteur de mes attentes ; une moins bonne : j'avais la traduction anglaise d'un rapport français de 1775, mentionnant la cote de l'original. Je trouve dans ce cartons de nombreux documents intéressants et plusieurs échanges de correspondance avec l'auteur dudit rapport, mais de rapport, point. La traduction anglaise (parue dans le journal interne d'une entrprise sidérurgique de Birmingham en 1949) est peut-être bien la seule trace qui en reste...

Mais qu'importe : avec ces cotes des fonds anciens de la marine qui m'avaient si longtemps échappées, je commence à avoir un certain sentiment de complétude. Je tombe notamment sur les détails de conflits juridiques dont je n'avais jusqu'alors que des traces, que ce soit celui qui oppose la forge à l'équivalent ancien du service des contributions indirectes (et qui culmine en une bagarre généralisée entre ouvriers et commis des aides, dont j'avais lu un récit enjoué aux service historique de la marine à Lorient) ou celui qui oppose les entrepreneurs à l'abbaye cistercienne de Grosbot, près de Grassac (Charente). Vertige aussi des perspectives de recherches connexes, sur Indret, sur le Creusot... Ne pas se laisser happer, on n'en sortirait plus.

Sinon, l'abbé de Grosbot s'appele Dom Coup-de-Lance. Sade aurait adoré ce nom, j'en suis sûr.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 15 septembre 2004

De l'autre côté du jardin

Avant de m'envoler vers d'autres skylines je ne résiste pas à l'envie de continuer ce que j'ai commencé lundi. Parce que les toits, c'est peut-être ce que je préfère dans Paris.

Les petites pattes I :
Les toits de Paris, couchés sur le dos, leurs petites pattes en l'air.

(Raymond Queneau, "Sally plus intime", Les œuvres complètes de Sally Mara, Paris, Gallimard, 1962, p. 353.)

Donc disais-je, avant de m'envoler demain vers un skyline fameux, je ne résiste pas à vous offrire le XIIIème Skyline tel qu'il s'ouvre au delà du jardin des plantes. Je l'aime bien, ce paysage, parce qu'il n'a ni clocher triomphant, ni coupole qui pointe ; en même temps, il est vraiment urbain et vraiment parisien. Un Paris sans autocars ni touristes, avec ses concierges grincheux et ses livreurs mal garés, où les affreuses machines vertes de la propreté de Paris combattent pied à pied les feuilles de platanes qui tombent, où l'on court après le 27 en risquant sa peau sur une crotte de chien ; bref, cette ville invivable où nous vivons par millions, qu'on rêve de quitter mais où l'on reste. Pourrait-on d'ailleurs s'en passer ?


Vue des toits de Jussieu, panorama vers l'est, lundi 13 septembre 2004.

Le Plume vous salue bien et tâchera de blogguer demain, ainsi que les jours qui suivront. Retour mercredi, dans le pire des cas.


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mardi 4 janvier 2005

Hiver, tout simplement

Janvier, le mois à deux visages (comme il se doit) : les jours qui ralongent déjà, mais on est plus en hiver que jamais. Les arbres ont perdu les dernières feuilles qui leur restaient, sauf bien sûr ceux qui entendent les garder.


Le jardin des plantes cet après-midi.
Au fond, le rempart de Giscardisme immobilier qui cerne la gare de Lyon.

Du coup, la nudité des arbres donne à voir les petits bâtiments croquignoles de la ménagerie du jardin des plantes. J'aime bien ce lieu, j'y ai plein de souvenirs d'enfance, de petit provincial en vacance à Paris, avec les mygales (beurk), les phasmes (ah, les phasmes !), les fauves, la chouette harfang et l'otarie.

Elle est plus là l'otarie. Son bassin en ciment est à sec et le recoin éloigné où elle se trouvait est maintenant occupé  par les wallabies de Davis et quelques cygnes noirs.

Là s'étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
Froids et clairs le Travail s'éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

Un cygne qui s'était évadé de sa cage [...]

Charles Baudelaire, Le Cygne.

Demain, grand branle-bas de combat sur notre site de la rue du Javelot, changement de routeur, installation de nouveau matériel, etc. A ce propos, la boulette dont je parlais hier s'est révélée ne pas en être une, puisqu'on a retrouvé dans un fond de carton le petit bout de fibre optique vace les connecteurs qui vont bien et dont je craignais de manquer. Faut dire, les fibres optiques ont, sans compter les sous-variétés, cinq types de connecteurs différents (ST, SC, LC, FC et MT-RJ), ce qui donne 20 types de jarretières optiques puisqu'une fibre a toujours deux bouts.  Du coup on est toujours en manque du type de variété dont précisément on a besoin -- SC à un bout, LC à l'autre dans mon cas, alors que j'avais plein de ST-SC...

Comment ça, je suis payé pour jouer aux legos ? Mais d'abord j'étais un vrai pro des legos, moi  !

Bon, pas tout ça, mais demain il va falloir que je me lève à l'heure où sous les cieux / Froids et clairs le Travail s'éveille, moi...

Le Plume vous salue bien.

 


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mardi 26 octobre 2004

Zyva, eh, Buffon

Allez, je vous l'avais promis, ce cher M. de Buffon... Drôle de type, semble-t-il. Un grand esprit, sans aucun doute, probablement plus un rassembleur d'idées et un vulgarisateur qu'un savant de haut vol (contrairement à un Réaumur par exemple, qui avait tout compris avant tout le monde). Bon, il y a ses mœurs : « il les aimait fort jeunes » disait-on, et les filles de Montbard en ont probablement pâti. Mais ceci ne nous regarde pas, comme disait l'autre.

Passons également sur sa totale incompréhension des questions minéralogiques et chimique, là encore, n'est pas Réaumur qui veut. D'un point de vue métallurgique, s'il se livre à quelques expériences dans sa forge de Montbard, on ne peut pas dire qu'il soit un inventeur, ou même un grand observateur des inventions étrangères... Par contre, pour l'intrigue, il s'y entend.

Le 21 août 1769 meurt à Clermont le génial métallurgiste Gabriel Jars, terrassé par une insolation sur les routes d'Auvergne, après de longues années de voyages dans toutes les usines d'Europe, dont il ramène toutes les innovations importantes. Un grand homme du XVIIIème siècle, qui gagnerait à être mieux connu. Le 30 août, Buffon écrit au ministre, déplorant la mort de ce collègue, parti trop tôt, etc. et surtout s'empresse de proposer un de ses protégés pour prendre la place... Note manuscrite en marge de la lettre, conservée dans un carton papiers Jars aux archives nationales : « Lui mander que l'intention de Monsieur le contrôleur général n'est pas de nommer à cette place. » Visiblement, même venant d'un personnage déja éminent, le procédé manquait d'élégance.

Tout ça fait que je ne suis pas peiné de voir que, si la colombe qu'il tient sur sa main gauche semble attirer ses semblables, le lion qui repose sous son fauteuil (un vrai fauteuil celui là) ne semble guère les repousser.


Jardin des plantes, 21 octobre 2004.

M. de Buffon, pardonnez-moi d'avoir à vous le dire, mais les volatiles ont conchié votre perruque.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 21 octobre 2004

Lui, c'est les dents

J'avais l'autre jour diagnostiqué chez Bernardin de Saint-Pierre une migraine digne de dégoûter de Paul la Virginie du roman. Chez Lamarck, il s'agit manifestement d'un problème bucco-dentaire. Rage de dents naissante ? Simple carie ? Gingivite ? Je vous laisse juge.


au Jardin des plantes, sur le coup de deux heures.

Ne serait-il pas même en train de s'impatienter dans la salle d'attente de son dentiste ? Son attitude, un peu rigide, les bras croisés, assis au bord de son banc, est en effet de celle qu'on adopte pour une attente pénible, qu'on espère voir s'achever à tout instant : « Personne suivante ! Ah, M. Lamarck, comment allez-vous ? » (Comment d'ailleurs les dentistes peuvent-ils poser cette question ? Non seulement on a mal aux dents mais en plus on anticipe déjà les plaisirs de la fraise, de la roulette et de la pompe à salive...)

Une remarque en passant : j'avais dit l'autre jour que les différents personnages de bronze qui ornent le jardin des plantes étaient représentés dans un fauteuil. Et ce à quelques centimètres d'une photo qui prouvait le contraire. Ils sont effectivement représentés assis, mais pour la plupart sur des bancs ; seul Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, a droit à une véritable chaire à bras, un fauteuil quoi. Pourtant, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (Le Havre, 1737 - Eragny-sur-Oise, 1814) que Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet, Chevalier de Lamarck (Barentin-le-Petit, 1744 - Paris, 1829)* furent également académiciens, si tant est que le fauteuil soit l'apanage des académiciens. Allez savoir. De toute façon, Buffon, je me le paye dans une prochaine entrée ; il ne perd rien pour attendre.

Le Plume vous salue bien.

* Le comble de la concision biographique : départ, arrivée ; entre les deux, un trait. Je remercie Google (qui est notre ami aussi) et diverses pages web pour ces informations, qui sont par conséquent d'une fiabilité au dessus de tout soupçon. Pensez, j'ai même consulté la Société Belge de Malacologie.



mardi 19 octobre 2004

J'aime bien les satues du jardins des plantes. Notamment les statues où pour bien montrer que les gens c'est des gens importants on les a représentés assis dans un fauteuil. Or, il est extrêmement difficile d'avoir l'air dynamique, motivé et plein d'entrain quand on est assis dans un fauteuil.


Jardin des plantes, 14 octobre 2004, vers midi.

Lui, c'est Bernardin de Saint-Pierre. Je ne sais pas s'il est absorbé par les profondes réflexions que lui inspirent l'herbier qui est à ses pieds ou que, se rendant compte qu'il ne pouvait pas lire son polar sans se faire repérer, il essaye vaillament de rester éveiller lors d'une conférence longue, ennuyeuse et malheureusement post-prandiale donnée par un spécialiste  des fossiles du littoral chypriote. Ca expliquerait la position manifestement inconfortable qu'on sent adoptée apres de nomreuses tentatives pour trouver une posture à la fois compatible avec l'anatomie humaine, à peu près décente et pas complètement soporifique.

Mais t'en fais pas mon Nanard, dans le petit coin discret où on t'a mis, tu peux te taper un petit roupillon sans scrupule. Après tout, qui emprunte l'entrée de la rue Lacépède, sinon des universitaires ou des étudiants à qui le petit somme académique n'est pas étranger !

Et puis, si on lui demande gentiment, le cèdre du Liban, ramené comme chacun sait par Jussieu dans son chapeau, saura bien masquer ta lassitude et ta migraine ophtalmique naissante à nos regards indiscrets.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 1 mars 2005

Petite fleur

Alors que le mois des fièvre s'achève et que nous entamons le mois de la guerre (bien que sous nos lattitudes les campagnes militaires ne commençaient guère avant le mois de mai), penchons nous donc plutôt sur les petites fleurs :


Le charme discret des crocus dans le carré Paul Jovet du jardin des plantes, ce lundi.

Notre cyclamen par contre a pris un sacré coup de froid la nuit dernière ; il est maintenant en convalescence dans notre intérieur douillet. Il va très bien et suit une rééducation intensive afin de retrouver l'usage de la parole.

Ahem.

Bref. Tout ça pour dire que malgré ma colère de l'autre jour, je me suis décidé à reprendre ma carte de la société des amis du muséum. Attendez-vous donc à voir se multiplier par ici les photos de bestioles, que ce soit en chair, en os ou empaillées : pourquoi se priver d'un endroit magique comme celui là alors que, assis à mon bureau, j'ai à peine besoin de pencher la tête pour en voir un bout ?

le Plume vous salue bien.


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vendredi 18 mars 2005

Des cercles de plus en plus grands

Ce soir les mots tournent, tournent, comme le faucon de Yeats :

Turning and turning in the widening gyre
The falcon cannot hear the falconer
Things fall apart; the center cannot hold...

Et je n'arrive pas à les attraper. Mallarmé, Rimbaud, Yeats, Shakespeare... Il me faudrait une nasse ou un filet.


Ce midi au jardin des plantes

Mais voilà, ça tourne,

Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène
Tournons tournons tournons toujours
Le ciel est bleu comme une chaîne
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène

Ou encore :

On a faim dans la chambrée
C'est vrai.
Emanations, explosion. Un génie :
« je suis le grüère »
Lefèbvre « Keller ! »
Le génie : « Je suis le brie ! »...

Laisser tourner les mots, les regarder tourner. Et l'unique cordeau des trompettes marines.

Le Plume vous salue bien.

Références :
W.B. Yeats, Complete Poetry, « The Second Coming. »
Guillaume Apollinaire, Alcools, « A la Santé, III. »
Arthur Rimbaud, Illuminations, « Rêve. »
Guillaume Apollinaire, Alcools, « Chantre. »



lundi 4 avril 2005

Corbeau dans un cerisier en fleur (photo couleur)

Sous le cerisier nain du jardin des plantes, chargé de fleurs blanches à en crouler, une corneille saute de branche en branche. Un peu de mal à trouver la sortie, peut-être, à moins qu'elle s'y trouve bien.


Sous le cerisier nain, jardin des plantes, vendredi dernier.

Incident minuscule. Le nombre même de gens qui s'arrêtent longuement pour regarder ce cerisier n'a guère de conséquences. Mais ça fait plutôt du bien tout de même.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : je ne commenterai pas pour le moment l'article du Monde paru cet après-midi à propos du désamiantage de Jussieu. Après tout, le fonctionnaire a tout de même un devoir de réserve. Mais tout de même, il fut un temps où les journalistes du Monde se documentaient avant d'écrire un papier, non ?



dimanche 15 mai 2005

Serres tropicales

Je sens que je vais continuer à vous bassiner un peu avec le jardin des plantes, parce qu'il y a un lieu magique dont je n'ai pas encore parlé : les serres tropicales. Il y a une raison à ça : elles sont fermées au public pour rénovation et, au train où vont (ou ne vont pas) les travaux, la réouverture n'est pas pour demain. En attendant, on peut voir ces impressionnantes structures de verre et d'acier, pleines à craquer de palmiers, de manguiers, de palétuviers, de cycadophytes et, je crois, de quelques fougères arborescentes. Pleines à craquer, mais sans craquer pour autant : bien que les frondaisons s'appuient visiblement sur les vitres, on n'a pas encore vu à ma connaissanec d'hévéa jaillir hors des panneaux.


Jardin des plantes, Paris : les serres tropicales, 9 mai 2005.

Ce côté là, vers l'est, c'est le côté tropical humide. À l'autre bout, yuccas, cactus, protéas et Joshua trees : c'est la « serre mexicaine, » consacrée au milieux arides. En plissant un peu les yeux, on peut la visiter du regard depuis la rampe qui mène de l'esplanade de la grande galerie vers le côté nord des jardins et l'amphithéatre et qui se faisant déséspère le joggueur.

Le jardinage domestique du jour avait certes moins d'ampleur ; mais tout de même, petit à petit, on commence à avoir pas mal de verdure sur laquelle poser les yeux !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 27 novembre 2005

Mémoire de neige

Puisqu'on y est, et bien qu'il n'y ait plus le moindre soupçon de neige sur la capitale, une autre image de février dernier :


Jardin des plantes, 23 février 2005.

Le jardin des plantes était fermé, bien sûr, comme à chaque fois qu'il y a quelque chose de marrant : l'humeur procédurière de nos contemporains est passé par là, sans aucun doute. Seuls donc au milieux des parterres à la Française : Lamarck, se tenant la mâchoire, comme d'habitude ; Buffon, à peine visible tout au bout, à côté de la grande galerie, lui tourne résolument le dos ; entre les deux, un gardien qui profite de toute cette neige pour lui tout seul. Et moi, derrière les grilles de la place Valhubert, hélas.

Sur ce, je retourne à mon curry d'agneau aux épinards pour cinq personnes qui mijote en cuisine !

Le Plume vous salue bien.



lundi 12 juin 2006

Examination day

Vous savez quoi ? La photo ci-dessous n'a pas (je répète, n'a pas) été prise aujourd'hui.

Du coup, me rendant à vélo pour passer un oral d'anglais à l'autre bout de Paris, je suis arrivé passablement liquéfié à la salle d'examen. Pourtant, l'épreuve elle-même me tracassait assez peu...


Paris, jardin des plantes, 23 février 2005.

Bonne chose de faite, en tout cas, cet examen, même si c'est autant de temps de perdu pour le mémoire. Mais prendre son petit déj', un jour comme ça, en entendant les banalités débitées par la radio à propos du baccalauréat, c'est à vous faire recracher votre confiture de framboise.

À tout seigneur tout honneur : la palme de la connerie revient au Figaro, cité en revue de presse sur les ondes, qui explique avec componction comme il est bon que les élèves des lycées techniques étudient la philosophie car « ce sera leur dernière oportunité de s'interroger vraiment. » C'est vrai, c'est bien connu, un technicien ou, pire, un ouvrier, ça ne se pose jamais de question, oh non ma bonne dame. Le cerveau n'est autorisé qu'à partir de contremaître. On se croirait revenu aux certitudes de la noblesse d'antant sur l'incapacité des «gens mécaniques » aux choses de l'esprit. Comme quoi la conscience de classe n'est plus où on le croit.

Le Plume vous salue bien.



mardi 12 avril 2005

Rame, rameur, rameurs, ramez...

Bon, alors, aujoud'hui, je me traîne, que c'est un vrai bonheur. Vais beaucoup mieux à tous égards, mais pour ce qui est du tonus, vous repasserez. Mais trève de jérémiades...

La dernière fois que je suis allé au jardin des plantes j'ai eu le plaisir de tomber su un nouveau pensionnaire, à la place de l'ancienne fosse aux ours - et donc visible également depuis l'extérieur de la ménagerie : un petit panda, ou panda rouge. Super sympa ces bestioles.


Petit panda au jardin des plantes, 1er avril 2005.

Je n'ai jamais été sûr de leur relation avec le grand panda (le célèbre, noir et blanc avec une tache sur l'œil. À par le nom : le grand panda été baptisé d'après le petit panda, bien connu des Anglais établis dans le nord de l'Inde, parce que ce sont tous les deux des mangeurs de bambous. Il semble d'ailleurs que le nom chinois du petit panda dérive du nom du grand panda pour la même raison, comme quoi tout est relatif, etc. Un peu comme la région de Bolzano, qui s'appelle Haut-Adige pour les Italiens (car de fait si on y va en partant de Trente, il faut remonter le cours de l'Adige) et Südtyrol pour les Autrichiens, pour des raisons symmétriques.

Il semble de toute façon que les zoologues n'aient guère plus de certitudes sur cette parenté, puisque, alors qu'on le classait dans une famille qui n'a rien à voir, celle des procyonidés (comme les ratons laveurs) certains spécialistes le rattachent maintenant aux ursidés, comme le grand panda.

En tout cas, l'est bien sympathique, le bestiau !

Le Plume vous salue bien.



mardi 10 mai 2005

D'autres tortues

La tortue étant en quelque sorte l'animal fétiche de ce weblog, rien de plus naturel que de vous en présenter une nouvelle espèce - ça en fera quatre, je crois. Ici, à la prises hier midi à la galerie d'hibernation/nusrserie de la ménagerie du jardin des plantes, une joyeuse bande de tortues grecques, Testudo graeca, y compris un jeune specimen survolté qui semblait se mouvoir avec aisance dans le monde des adultes - grâce sans doute à son spectaculaire différentiel de vitesse.


Concentration de Testudo graeca hier au jardin des plantes.

Ceux qui ont la mémoire longue leur trouverons peut être une ressemblance avec Pacouline, la tortue de mes neveux, qui était de l'espèce Testudo hermanii - ce sont en effet deux espèces très proches.

Sur ce, j'ai deux dorades royales, Sparus aurata (espèce qui pour le coup n'a rien à voir) qui n'attendent que moi pour passer au four !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 22 juin 2005

Des nouvelles de Kiki

Kiki ? C'est qui Kiki ? Eh bien, c'est une des doyennes de la ménagerie du jardin des plantes, une des tortues géantes des Seychelles (Dipsochelys elephantina). Je vous avais donné, au tout début du printemps, un apperçu de leur palais d'hiver ; voici maintenant leurs quartiers d'été.


Les tortues sont dans le jardin : ménagerie du jardin des plantes, ce midi.

Si j'ai bonne mémoire, Kiki, c'est celle qui regarde la paysage depuis son petit coin d'ombre, au fond à droite. En tout cas, ce n'est pas le petit jeune plein d'illusions qui court le long du mur : quand on est plus que centenaire, on a sa dignité.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 22 février 2006

Rhume aviaire des pieds

Notre ministre transcontinental à l'outre-mer s'est rendu célèbre à la Reunion en comparant la chikungunya qui sévit sur cette île à une « grosse grippe » ; ce blog est quant à lui en mesure de vous révéler en exclusivité que la grippe aviaire est en réalité un vilain rhume. Et la cause en est flagrante : les oiseaux, bipèdes comme vous et moi, prennent froid aux pieds.


Comme une autruche en hiver : jardin des plantes, 23 février 2005.

J'en finis avec ce sujet. Des heures de journaux télévisés pour une épizootie transmissible à l'homme dans certains cas limités ; quelques minutes de-ci, de-là (principalement pour parler des conséquences sur le tourisme) pour une maladie qui tue dans un département français. Comment dire...

Évidemment, si d'aventure le virus de la grippe aviaire devait se combiner avec un virus humain pour donner naissance à une épidémie - ça c'est produit dans le passé - ce sera sans doute dans une zone sous-médicalisée, au sein de populations peu informées et mal soignées, au Soudan, au Nigéria ou au Zaïre. Loin des caméras de télévision.

Le Plume vous salue bien.



mardi 21 février 2006

La maladie du piaf fou

Voilà : la fin du monde est arrivée ; un canard d'origine douteuse s'est jeté sur nos poulets de Bresse avec tout plein de virus aux noms bizares. Les journaux télévisés y consacrent les deux tiers de leur temps d'antenne, pour s'étonner ensuite que le pékin moyen s'alarme. Le pékin moyen, quant à lui, a la faiblesse de penser que, si les télévisions consacrent la quasi totalité de leurs journaux à parler de ça, c'est que ça a peut-être une certaine importance. Et les journaux télévisés ajoutent à leur temps d'antenne pour faire état de la réaction de la rue...

Évidemment, tout ça était prévu de longue date : nos canards, c'était fatal, allaient avoir de mauvaises fréquentations pendant leurs vacances d'hiver. Mais le pire, on n'en parle pas : c'est l'encéphalopathie spongiforme aviaire, la maladie du piaf fou. Et je le prouve.


Un ibis rouge au jardin des plantes, 15 mars 2005.

Heureusement, l'individu est sous bonne garde ; toute la ville est sous clé ; le principe de précaution, respecté - le principe de précaution ! Il y aurait beaucoup à dire sur ce concept. Ce n'est pas le moment, je suis attendu pour une soirée sushi.

De poulet, les sushis.

Just kidding.

Le Plume vous salue bien.



lundi 27 mars 2006

Animalerie

Rentré tard ce soir - comptes d'apothicaire pour dépouiller notre appel d'offres et prendre une décision qui satisfasse les intérêts des utilisateurs, des exploitants (à savoir nous) et du contribuable... Pas évident, surtout lorsque les offres en question sont complexes. On y travaille d'ailleurs encore, à distance, au moment où je vous parle. Quitté Jussieu, quasi désert, vers 21h30, à pied pour une fois, par le quai Saint Bernard.

D'abord la légère odeur du fleuve, par delà la chaussée ; et puis, en longeant le jardin des plantes, le choc de l'odeur d'animalerie - une odeur pleine, charpentée, pas mauvaise n'en déplaise aux odorats distingués. Une odeur qui rappelle toutes les étables, toutes les écuries, toutes les cours de fermes...


La grande volière du jardin des plantes, 9 mai 2005.

Pas visité la ménagerie, bien sûr.À cette heure là... De toute façon, la grande volière, un de mes coins favoris, doit être fermée ces temps-ci pour cause de stupidité précautionniste. Bah. On se contentera de l'odeur, pour le moment.

Le Plume vous salue bien.



lundi 12 mars 2007

Chélonien

Ce soir, pas de discours, pas de blah-blah : juste une tortue, parce que ce blog manquait de tortues ces derniers temps. Et des petites fleurs qui sentent bon pour aller avec, tant qu'à faire.


Ménagerie du jardin des plantes, Paris, 22 juin 2005.

C'est tout pour aujourd'hui !

Le Plume vous salue bien.



lundi 10 janvier 2005

Un réseau qui roule !

Eh oui, ce n'est pas tout de faire des appels d'offres, des commandes et tout le bastringue en novembre et décembre : encore faut-il ensuite mettre en place le matos... Du coup, en ce moment, c'est un petit peu frénétique, ce qui explique la fréquence des épisodes professionnels sur ce blog ces derniers jours.

Aujourd'hui, après des débuts un peu laborieux (jamais faire de mise à jour d'IOS avant d'avoir bu son premier café de la journée), configuration en urgence de différents matériels qui doivent être en place entre tout de suite et maintenant ; installation de l'un d'eux sur un site du XIIIe arrondissement et intervention sur un autre site pour faire des trucs louches avec des fibres optiques... Heureusement que j'avais mon moyen de transport favori :


Un nouveau concept, le vélo-réseau. Jussieu, 15h30.

Heureusement aussi que la perturbation annoncée a eu le bon goût d'attendre la soirée, parce que je ne suis pas sûr que les Cisco Catalyst 2950-12 soient franchement amphibies.

D'ailleurs, belle journée, avec quelques photos sympas dont je vous ferait profiter ces jours-ci. C'est chouette, le beau temps d'hiver. On sait que ça ne va pas durer mais ça fait un bien fou. De fait, ça n'a pas duré, mais j'aurais bien aimé que ça dure une demi-heure de plus, le temps de rentrer à la maison. Parce que le vélo de nuit sous la pluie battante, c'est quand même pas le top-génial-super pied, il faut bien le dire.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 1 décembre 2004

Ranger mon bureau ?

Mais pourquoi faire ? C'est un bureau qui me ressemble :


Mon bureau, Jussieu, 1er décembre 2004, 19h10.

Du café, de la filasse, des canards enchaînés, un peu de musique, des dossiers urgents, quelques accessoires, un projet de constitution, du Dafalgan pour les fin d'après-midi difficile, un ordinateur... Pas beaucoup d'histoire, cependant : ce serait un mélange des genre un peu déplacé.

Et puis, de l'histoire, il y en a plein l'ordi : 1,25 Go de photos de documents d'archives par exemple. Sans compter les téléchargements sur gallica ou autre. Je corrige donc ce que je disais : il y a de l'histoire sur cette photo ; elle est cachée derrière le plastique gris anthracite, en bas à gauche. Le seul truc qui manque, ce serait un joli mémoire de maîtrise posé sur le tas, tout bien imprimé et relié...

Sur ce, je ne vais pas trop traîner : j'ai un projet de constitution à rejeter, moi.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 2 décembre 2004

Qu'en pensez-vous ?

C'est moi qui n'ai pas la frite, ou est-ce que Jussieu est plus moche que d'hab' ?


Jussieu, vue des escaliers du bâtiment Esclangon, ce midi.

Très peu dormi la nuit dernière, mal au bide + une tasse de café absolument corrosif hier après midi qui m'a permis de rester éveillé presque toute la nuit avec le palpitant à 110 au compteur. « Réveil » politiquement difficile, pour ne rien arranger ; j'en ai parlé ailleurs. Encore heureux que Le Monde ne sorte pas le matin, la une d'aujourd'hui était d'une mauvaise foi telle que mes céréales auraient eu du mal à s'accrocher.

Remis à demain une opération un tantinet délicate sur des bouts un peu importants du réseau (le réseau de la présidence, quoi) parce que vu comment je me traîne, ça n'était même pas la peine d'y penser.

Sur le coup de six heures, partagé avec mon collègue les deux dafalgan 1g qui me restaient.

Ferais mieux de rentrer.

 

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 8 décembre 2004

Porté pâle

Réveillé pas en forme, mal au bide, etc. La gastro de base, quoi. Eté tout de même bosser ce matin, j'avais un truc important à faire et à faire aujourd'hui. A l'heure du déjeuner, entendu la voix de la raison : comme judicieusement fait ma chère épouse (plus touchée que moi il est vrai), me faire porter pâle.

Rentré à la maison ; au lit : dormi tout l'après-midi. Ca c'est de la journée productive.

Comme photo du jour, une paillasse sur laquelle on doit bien trouver de quoi guérir tout ça :


Jussieu : le bâtiment Cuvier, vu du bâtiment Esclangon, 2 décembre 2004. Ne pas fumer.

Le Plume vous salue bien et retourne se coucher.


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mardi 7 décembre 2004

Archéologie

A mon dernier safari photo sur l'escalier de secours, j'ai pu voir que les travaux d'à côté de la tour 65 avançaient rondement (cf. la photo du 17 novembre, dans ma note du 30 novembre dernier) :


Jussieu, le chantier "16000", vendredi 3 décembre 2004.

Etonnant par contre à quel point ça ressemble aux ruines d'une ferme gallo-romaine ou quelque chose de ce genre. A quand l'archéologie par anticipation ? « Nous pouvons déduire de nos fouilles que cette structure était probablement destinée à la vie collective, dans un contexte militaire ou, plus probablement, agricole. »

Le Plume vous salue bien.



mardi 30 novembre 2004

Petite forme

Toute petite forme aujourd'hui fatigué, pas deux idées l'une sur l'autre, les yeux qui tiennent avec des allumettes. Nouvelles médiocres sur le front du referendum interne du PS, mais bon, est-ce que ce qu'il y a dans Le Monde, on peut encore appeler ça des nouvelles ?

Côté travail, alors qu'un chantier touche à sa fin, deux autres se font extrêmement pressants, comme d'habitude. Cette université est un perpétuel chantier. D'ailleurs, le paysage que l'on a sous nos fenêtres ne laisse guère de doute sur ce point :


Jussieu, tour 65, 17 novembre 2004.

Allez, je ferme la boutique, j'enfourche mon blanc destrier et je lui ordonne de me ramener à la maison.

Le Plume vous salue bien.

 


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jeudi 13 janvier 2005

Désamiantage

Vu que ce n'est un secret pour personne que je travaille à Jussieu et que la question de l'amiante refait surface, j'y vais de mon petit grain de sel...


Le parvis de Jussieu, cet après-midi, 16h07. A gauche et en face, les tours 44-45, 45-46 et 36-46, récemment désamiantée.

Si l'on reparle de ça ces jours-ci, c'est en raison de la mise en examen (au pénal, donc) des établissements en cause en tant que personnes morales. J'avoue que la notion de responsabilité pénale d'une personne morale me laisse perplexe. Tout le droit pénal moderne repose, que je sache, sur la notion d'individu ("individualisation des peines", "responsabilité individuelle", etc.). Une personne morale n'est pas in individu...

Plus généralement, je suis perplexe de voir ce genre d'affaires arriver systématiquement devant une juridiction pénale. On voit bien que l'intérêt d'une telle procédure est, pour les victimes, de recevoir des dommages et intérêts, ce qui n'a rien d'illégitime. Mais n'est-ce pas le boulot de la justice civile ? Oui, je sais, le carractère délictueux du dommage causé (qui par définition se juge au pénal) change quelque peu l'échelle des dommages et intérêts accordés.

Mais il n'y a pas que ça : il y a une pression sociale et médiatique pour trouver pour chaque dommage un coupable, quelqu'un sur qui exercer la vengeance collective. « Je suis malade, ou bien ma maison a brûlé, ou bien le téléphérique est tombé, donc quelqu'un doit être condamné. »

Mais la justice pénale n'est pas chargée de dire « à qui la faute ? » Elle est chargé de déterminer s'il a été commis des actes délictueux ou criminels. Ce sont des actes qu'il s'agit, pas du résultat. N'en déplaise à l'opinion qui n'a jamais pardonné à Georgina Dufoix sa formule (passablement malvenue il est vrai), on peut parfaitement être responsable d'un dommage sans être coupable d'un délit. Si les freins de ma voiture lâchent et qu'elle défonce la vitrine de l'épicier du bas de la côte, je suis responsable, et la justice civile me condamnera à rembourser les dégâts causés. Je ne serai condamné par un tribunal correctionnel que s'il est établi que j'ai sciemment garé là une voiture avec des freins en mauvais état afin de faire de la casse. Bref, responsable et coupable, ce n'est pas la même chose. Et la foule, c'est des coupables, qu'elle veut. Pour se sentir vengée.

Tout ceci n'enlève rien au fait que cette saloperie de campus a tué des gens, et en tuera encore. Pas tant des étudiants (qui après tout ne sont là que quelques heures par semaines pandant 4 ou 5 ans de leur vie), ni même des enseignants, mais surtout des agents, le petit gars mal payé  qui a passé 30 ans de sa vie a faire des trous dans des murs amiantés et à balayer la poussière du sol et des dessus de meubles.  Une belle saloperie, ça, personne ne dira le contraire.

Le Plume vous salue bien.

ps: en ce qui me concerne, j'ai la chance de travailler essentiellement en locaux désamianté ; de toute façon, l'amiante est maintenant correctement confinée dans le reste des locaux. Encore heureux, d'ailleurs.


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vendredi 29 octobre 2004

Jussieu et la convivialité

Qui a dit que Jussieu n'est pas un lieu de convivialité ? On trouve même d'authentiques cafétérias, conviviales et confortables, dans les cages d'escalier. Avec de vagues sièges en béton et des courants d'air.


Jussieu, le 22 octobre 2004.

Ajoutons pour ce qui est de la bande son la présence à cinq mètres de la porte du chantier "16000", la construction d'un somptueux et inutile bâtiment de 16.000 m², alors même que le déménagement de Paris 7 va libérer 30% de la superficie de Jussieu dans deux ans.

Du coup, cet espace, comme une bonne partie des recoins de Jussieu, est plus un local poubelle sauvage qu'autre chose. Enfin, au moins, c'est au niveau de la dalle. Au niveau "rez-de-chaussée" (c'est à dire au niveau de la rue intérieure, donc au 1er sous-sol pour toute fin pratique), ce type d'endroit serait d'entrée reconverti en urinoirs sauvages.

Sur ce, je me prépare à aller récupérer un Eurostar pour quelques jours en Angleterre. J'ignore si je pourrais blogguer de là-bas. Dans le cas contraire, à mardi soir, avec plein de photos...

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 27 octobre 2004

 
Jussieu, 26 octobre 2004, 18h46.
À peine pleine,  
  pleine, presque
    pleine  
La lune au crépuscule
attend la nuit.
 
 
 
 
 

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 20 octobre 2004

"si le temps le permet"

Je pensais aller faire un tour au jardin des plantes ce midi pour quelques autres statues croquignoles. Seulement, voilà, ça n'a pas été possible :


Orage sur Jussieu en début d'après mid...

Ce matin, température estivale, vélo en t-shirt pour aller bosser (bon faut dire, déménager tout le contenu de sa cuisine en vue de travaux de peinture, ça vous réchauffe un homme)... Clim en service dans le bureau... chaleur moite, genre Caroline du Sud fin août... Et puis badaboum.

"Si le temps le permet", prétérition usuelle des randonnés et autres sortie à la campagne. Là ça a fini par permettre un bout de pizza dans le courant de l'après-midi, suivi par une nette somnolence d'une heure ou deux, suivi de quelques heures de travail efficace. Et d'un retour à la maison entre deux averses et en métro, aux environs de 22h. Pour manger une plâtrée de pâtes avec une bière devant la télé : se retrouver tout seul à la maison ravale indubitablement l'homme au rang de la bête.

Demain, les travaux continuent. Le boulot aussi. Et il y a fort à parier que je ne serais pas en forme impériale, vu l'heure qu'il est.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 15 octobre 2004

Qu'elle était verte ma vallée

Des personnes mal intentionnées prétendent que Jussieu, c'est du béton, du béton et encore du béton. C'est faux et en voici la preuve :


Jussieu et ses espace verts, jeudi 14 octobre 2004.

Des esprits chagrins remarqueront que ces pelouses un peu miteuses sont situées sur des toits inaccessibles, officiellement du moins. Ils s'inquiéteront de l'étanchéité desdits toits. Remarqueront aussi que les rares pelouses existantes sont progressivement dévorées par les chantiers et les bâtiments préfabriqués -- avec leurs magnifiques toits de bardage galva du plus bel effet.

On ne le dira jamais assez : Jussieu est une merveille inégalée de l'architecture universitaire.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 14 octobre 2004

Jussieu, encore un peu

Jussieu est décidément une source inépuisable d'images. Suffit de se baisser. Ou de lever la tête. Avec les travaux, le spectacle se renouvelle quotidiennement.


Une barre en cours de désamiantage, derrière le toit d'une rotonde; Jussieu, le 11 octobre 2004.

Franchement, c'est pas joli-joli. Les filets, c'est à cause des chantiers de désamiantage. Qui avancent, si, si, d'années en années... Et quand tout sera fini, ce sera encore un campus laid et mal commode. L'université Paris 6 a fait des  pieds et des mains pour y rester : grand bien leur fasse !

Un truc amusant : je connais deux lieux publics formés d'un espace ouvert jalonné de gros piliers cylindriques : l'esplanade de Jussieu et la gare RER Châtelet-les-Halles. Dans un cas on a le vent glacé, dans l'autre les remugles de plusieurs siècles de d'égouts ; dans l'un comme dans l'autre, il est pratiquement impossible de se retrouver. Pourtant, sur le papier, tout est si simple !

Le Plume vous salue bien.


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lundi 13 septembre 2004

Des panoramas, mais peu de passage

Mes fonctions m'ayant entraîné sur les terrasses de Jussieu ce matin : aération en grand des petits poumons, photos dans tous les sens. Surtout, jubilation de fouler cette surface vide au coeur de Paris, vaguement hanté de quelques antennes satellites et de nombreux condensateurs de clim', cet interstice dans le trop plein d'humains, cette place perdue dans une ville où on n'a pas la place.


Toits de Jussieu, panoramique côé ouest, 13 septembre 2004, vers 10h.

L'automne arrive. Paris se met à ressembler à Paris pour de vrai.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 8 septembre 2004

et du soiiiiir au matiiiin...

Une fois n'est pas coutume, quatre photos pour le prix d'une. Faut dire, elles sont pas grandes : la webcam, ça vaut pas un vrai appareil photo, mais je l'avais sous la main, elle.

Jussieu, le 08 septembre 2004 

07h 27min 10s

07h 27min 51s

07h 28min 48s

07h 29min 14s

Pour changer des couchers de soleil sur la mer, un lever de soleil sur Jussieu. C'est pas comme si ça m'arrivait tous les jours... Mais j'ai une excuse : quand on est à Orly à 6h45, il n'y a pas de mérite à être à Jussieu à 7h20. Quitte à retourner en milieu de matinée à la maison poser la voiture, avant de choper un PV.

Le reste... la gestion des petites catastrophes de rentrée, des virus qui prolifèrent et encombrent le réseau, des liens qui cafouillent, des configurations à refaire... Et puis le vrai travail à mettre en branle, aussi, les projets à monter, tout ça. C'est tout le charme de ce métier que d'être à la fois pompier et architecte. Bon, ça peut être aussi une vraie galère, mais c'est comme ça !

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 23 juillet 2004

Je ne suis pas un numéro...

...je suis un homme libre. Et en vacances qui plus est. Bon, je repasserai au bureau de temps en temps, sans doute, mais virtuellement, c'est bouclé jusqu'au 31 août. C'est-y pas beau, un boulot qui permet d'avoir le petit coup de blues des débuts de grandes vacances ? Comme le dernier jour de classe, sur le chemin du retour, on n'arrive pas à savoir si on doit être heureux ou pas ; on a l'impression qu'on devrait l'être mais le doute subsiste, petite boule dans l'estomac. Et puis on fait ses comptes ; je ne parle pas de compte en banque (là c'est la cata -- la rançon des 11 semaines de congés annuels, je suppose) mais du bilan d'une année de travail. Pas forcément très brillant là non plus, d'ailleurs. Manque de ressort...


Jussieu, tour 65, 19 juillet 2004.

Par contre fuir le grill de Jussieu, on s'en plaint rarement. On a beau se dire que des mètres carrés, c'est toujours des mètres carrés, franchement, dur de s'y faire.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 21 juillet 2004

culture et pigeons morts

Comme promis, la preuve de l'existence d'un cultre satanique à Jussieu (âme sensibles s'abstenir) :


Restes d'un pigeaon, escaliers de secours de Jussieu, 19 juillet 2004.

Si la chaleur qui règne sur les escaliers de secours a accéléré la momification de l'animal, je persiste à m'interroger sur sa décapitation. Un rite obscur me semble l'explication la plus simple.

In other news : Hier soir, rattrapage culturel intensif. Achat des "carnets de bords 2002-2003" de Lewis Trondheim, puis matage de Kill Bill 2. Sur le premier : décidément Lewis Trondheim me fait aimer la "nouvelle BD", une BD au plus près, en demi-teintes... Bref j'aime.

Kill Bill 2 : Bah, je suis fan, là aussi. Pas grand chose à dire. Un seul regret : avoir trop traîné pour y aller et donc être obligé de se taper une immonde salle du 6eme arrondissement qui réussit la performance d'avoir une copie dégueulasse pour un film tout neuf. Public branchouille et bruyant, plus un crétin derrière moi qui s'obstine à mettre son pied embasketté sur le strapontin à ma gauche. Pour la vue, c'est pas gênant. Mais pour l'odeur...

Le Plume vous salue bien.

 


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mardi 20 juillet 2004

Si Jussieu su, Jussieu pas venu

Avec tous les chantiers en cours, le campus de Jussieu prend chaque jours d'avantage un look de sanctuaire post-atomique. Alors même que le chantier de désamiantage progresse, neutralisant un bon quart du campus, on lance un chantier de construction _ très utile alors que Paris 7 devrait libérer un tiers du campus d'ici 2007... Bref, c'est la pagaille.


Jussieu, chantier du bâtiment "16000", 19 juillet 2004.

Et demain, pour les estomacs bien accrochés, la preuve de l'existence d'un culte statnique clandestin dans les escaliers de secours de Jussieu.

Le Plume vous salue bien.



lundi 19 juillet 2004

Le travail c'est la santé

Jussieu et ses beautés cachées...


Jussieu, l'intérieur d'une dalle vue par une trappe d'aération, 19 août 2004.

Il y a donc, dans les planchers des barres pataudes de Jussieu, une tour Eiffel clandestine. Qui l'eût cru ?

Le Plume vous salue bien.


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mardi 13 juillet 2004

Avant de partir

Eh oui, je laisse pour quelque jours les câbles réseaux...


Courants faibles,  nouveaux préfabriqués de Jussieu, mars 2004.

Mais rassurez-vous, la dose quotidienne de blog sera assurée, photos à l'appuis.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 24 juin 2004

Histoire sans fin

On casse, on reconstruit, on déplace, on repeint... Le campus de Jussieu, ou l'histoire sans fin : photo prise en mai dernier. Les vieux escaliers de secours de la "demi-barre" 54/0 ont été détruits pour laisser la place au chantier du "bâtiment 16000" (16.000 m² de surface utile supplémentaire, sans qu'on sache trop pour quoi faire). Du coup, des escaliers temporaires ont dû être construits, donc des laboratoires déplacés, des cloisons refaites, etc.

Personellement, je ne serai pas plus faché que ça de laisser ce tas de ferraille à nos chers collègues de Paris 6. Si tant est qu'on arrive jamais à se faire construire les mètres carrés dont on a besoin aux grands moulins.

le Plume vous salue bien.



jeudi 17 juin 2004

Après les cours...

Un petit parfum de fin d'année à Jussieu : moins de monde un peu partout ; plus guère de distributeurs de tracts à l'entrée du campus ; dans les amphis, des étudiants tirent la langue sur des copies réglementaires. Bientôt, ce sera les files d'attentes à la scola et les emmerdeurs des mutuelles et de l'OFUP...

Et après ? Après, le vide. Tout le monde part en vacances, y compris les bancs et les tables, et même les planchers des amphis. Voyez plutôt :


L'amphi 55, campus de Jussieu, photo prise à l'instant.

Pour être honnête, ça fait un petit moment que cet amphi est en vacances. Et les portes en sont murées pour éviter à l'éventuel étudiant retardataire et distrait de rater définitivement ses examens. Je suppose que ça ne rouvrira que dans le cadre des projets pharaoniques de Paris 6 à proximité. Allez savoir.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 7 avril 2005

Et si au bout d'un an et un jour...

Complètement oublié de le signaler hier : j'avais lancé ce weblog le 6 avril 2004, il y a un an et un jour donc. Un an, 340 notes, dont 320 dans la rubrique principale : si je n'ai pas totalement rempli l'objectif théorique d'une note quotidienne avec photo, je n'en suis pas si loin. Surtout si l'on tient compte de près de 40 jours d'interruptions, fin avril-début mai 2004, en raison entre autre des problèmes de performances que connaissait alors 20six. Eh, oui, déjà...


D'un an sur l'autre, presque les mêmes nuages dans le ciel de Paris :
Jussieu, le 7 avril 2004.

Un an donc. Si je veux faire durer ce blog dix ans, comme l'un de mes modèles (Ten Years of My Life de Matthew Haughey), il reste neuf ans à courir. J'avoue ne pas être entièrement sûr que 20 six tienne jusque là, les choses étant ce qu'elles sont. Du coup, à tous hasards, j'ai lancé un autre blog sur blogspot, en Anglais celui-ci, histoire de me familiariser un peu avec la plateforme. On ne sait jamais. Mais celui-ci continuera sous sa forme actuelle et à son emplacement actuel, tant que les circonstance n'imposeront pas de changement. De toute façon, en cas de catastrophe, j'ai la base de données de mes pages persos en guise de sauvegarde...

Merci en tout cas aux lecteurs qui depuis un an me donnent envie de continuer. On continue, donc !

Le Plume vous salue bien.



mardi 24 mai 2005

Et sinon, Jussieu...

Un petit moment qu'il n'y a pas de Jussieu sur ce blog - pas très envie d'en causer je suppose ? J'y passe pourtant toujours une partie non négligeable de mes journées...

Pourtant, grâce à des problèmes de climatisation à répétition (ne l'oublions pas : sans climatisation, pas d'informatique), j'ai pu faire ma promenade favorite : les toits, un des rares endroits de Jussieu où l'on se sente au cœur de Paris.


Vue du toit de la barre 65-66, 10 mai 2005.

Autre point de vue, autre ville - comme découvrir une représentation nouvelle de la ville qu'on connait.

Le Plume vous salue bien.



mardi 7 juin 2005

Comme ça pousse à cet âge là...

Vous vous rappelez du chantier du bâtiment dit « des seize milles, » les 16.000m² que se fait offrir notre chère consœur, l'université Paris 6 Pierre et Marie Curie - dont un rapport de l'inspection des finances devrait confirmer l'inutilité, le campus de Jussieu comptant à l'horizon 2010 environ 50.000m² non affectés ? Je vous l'avais montré une première fois le 24 juin 2004, puis les 20 juillet, 30 novembre et 7 décembre 2004. Je n'avais pas remis ça depuis, et pourtant, ça a un tout petit peu changé :


Le chantier des seize milles à Jussieu, en fin d'après-midi aujourd'hui.

On est loin des espèces de fouilles archéologiques de la dernière fois. Les six niveaux de dalle sont coulés, les cloisons commencent à pousser. Bientôt la façade commencera à apparaître - je suis curieux de voir le degré de disharmonie avec les barres plus anciennes que ce bâtiment prolonge. Affaire à suivre...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 16 juin 2005

Une fleur à l'ombre

Dans un recoin de Jussieu, un petit pavillon en tôle verdâtre a été construit l'an dernier pour abriter, je crois, des unités de climatisation. Du coup, la pelouse qui se trouvait là a été supprimée et remplacée par un espèce de faux plancher en grille galavanisée, à une cinquantaine de centimètres au dessus de la bouillasse.

Le printemps est arrivé et la bouillasse s'est transformée en groupement végétal pionnier : au travers de la grille ont pointés chardons, folles avoines, herbe-à-robert et sénéçon jacobée. Des coquelicots aussi, que j'avais apperçu de mon troisième étage et que je voulais prendre en photo - mais quand je suis descendu tout à l'heure ils avaient fanés déjà. Sauf un, qui était resté caché derrière les barreaux. Je vous l'offre donc :

Le Plume vous salue bien.



mardi 20 septembre 2005

Switch cintré pour tirer dans les coins

Il m'est arrivé ces derniers temps de me plaindre de mon travail. C'est normal, après tout, tout le monde fait ça ; d'après les cafetiers, c'est la première cause des lamentations de leurs clients au comptoir. Mais tout de même, un petit exemple, pour montrer qu'il ne s'agit pas de paranoïa de ma part, que les objets me veulent vraiment du mal :

On avait envoyé un commutateur Ethernet en réparation il y a plusieurs mois suite à une panne logicielle. Il nous a été retourné la semaine dernière seulement, en principe réparé. Pour fixer les idées, c'est du matériel robuste, d'une quarantaine de centimètre de long, sa carrosserie en tôle bien échantillonnée. Comme nous n'en avions pas un besoin urgent (heureusement !), il était resté dans son carton jusqu'à ce que, ce matin, un technicien de la société qui en assure la maintenance me demande de lui renvoyer le numéro de série. Je le déballe donc et je trouve ça :

Complètement tordu, le machin, pratiquement un centimètre de décallage entre les deux bouts. Totalement impossible de le remettre en service : physiquement, on ne pourra même pas le racker dans nos armoires techniques... Sans compter que, n'ayant guère de goût pour les chocs électriques, je n'ai pas l'intention de le brancher dans cet état.

Sinon, vous vous rappelez de ma fibre optique problématique ? J'ai donc trouvé les coordonnées de la société qui exploite la fibre optique que nous voulons retirer pour mettre la nôtre à la place. Coup de chance, cette société travaille déjà avec nous sur une autre affaire, on me conseille donc de me mettre en contact avec notre commercial attitré. Qui était injoignable; sa femme venant d'accoucher. Je le recontacte à son retour, c'est à dire aujourd'hui, et après les félicitations d'usage m'enquiers de mon problème : c'est très simple, il y a quelqu'un qui connaît parfaitement le site et pourra me donner une réponse. Comment puis-je le joindre ? Ah, il y a un petit problème : il est hospitalisé jusqu'à vendredi, il me rappellera à son retour lundi prochain...

Bah, tout vient à point à qui sait attendre, dit-on. On a même maintenant un commutateur cintré pour switcher dans les coins.

le Plume vous salue bien.



mercredi 14 décembre 2005

Dis, Monsieur, c'est par où l'internet ?

À lire les entrées de ces derniers jours, on pourrait croire que je suis historien à plein temps. Hélas, il n'en est rien - ou alors, en plus du reste. Ces deux derniers jours étaient même particulièrement chargés en ce qui concerne mon vrai travail, celui pour lequel vos impôts me nourrissent.

Pour ceux qui l'ignorent, mon travail est (pour dire les choses rapidement) d'assurer l'accès internet aux diverses composantes d'une grande université parisienne. Je dis « l'accès internet » bien qu'il s'agisse tout autant de la connectivité interne, de l'accès aux bases de données internes, etc. Et qu'en plus, « l'accès internet, » ça ne veux pas dire grand chose : nous ne somme nulle part raccorder à un gros machin qui serait l'internet. Nos différents sites sont reliés à un réseau particulier, le réseau académique parisien, qui lui même est connecté au réseau national de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui lui même est interconnecté à différents réseaux - et c'est l'ensemble de ce maillage qui forme ce qu'il est convenu d'appeler internet. Simple, non ?


Ces câbles connectent des gens à internet, si, si...

La brique de base de ce jeu de légo, c'est le routeur. Un routeur, c'est une sorte d'ordinateur spécialisé qui, à un embranchement de réseaux, oriente les paquets de données du bon côté. Par exemple, dans une grosse structure, tous les réseaux locaux desservant des laboratoires, des bureaux, des bibliothèques etc. sont raccordés à un routeur, qui est d'autre par raccordé à notre fournisseur d'accès.

Sauf que dans notre cas, il y a plusieurs routeurs interconnectés, gérés par des services différents. Et que précisément nous devons récupérer vendredi midi le routage de tout un paquet de réseaux. Et avec ça leur filtrage, ce qui suppose de réécrire des quantités de règles de filtrage... Et ça, c'est une bonne galère, je ne vous dis que cela. J'aimais encore mieux les opérations commando pour changer du matériel sur des sites distants au quatre coins de Paris, comme ce matin, tiens.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 27 février 2006

Derrière les pavés, la pizzeria

Fallait vouloir, pour venir travailler aujourd'hui : Jussieu bloqué, avec un accès filtré pour le personnel par les quais Saint-Bernard. Quel que soit mon avis sur les revendications des étudiants grévistes, je suis fonctionnaire et il n'y a pas d'appel à la grève me concernant : j'ai donc le devoir de me rendre à mon poste. C'est comme ça dans le monde des grandes personnes : une grève, c'est encadré par la loi, ça a des formes bien établies, et ça correspond à une perte de salaire.

Ceci dit, le CPE mérite que l'on se mobilise contre lui, je suis d'accord. Je ferais toutefois observer que c'est au Sénat qu'il se discute, pas à Jussieu.


L'entrée principale du campus de Jussieu, aujourd'hui, vers midi.

Indépendamment de ces considérations stratégiques, on distingue clairement sur cette photo ma pizzéria habituelle, de l'autre côté de la barricade. Malicieux hasard : j'ai petit-déjeuné léger, et j'ai d'ores et déjà les crocs !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 1 mars 2006

Ménage

On nous annonce pour demain la levée du blocage du campus - rien n'est moins sûr, évidemment, à ceci près que les services compétent ont entrepris ce soir l'évacuation des déchets de ces trois jours.


Nettoyage en grand, vu de la fenêtre de mon bureau ce soir.

D'après les rumeurs qui circulent, le blocus est suspendu jusqu'à la journée d'action de mardi, où de toute façon je serais en grève, puisqu'il y a un préavis pour la catégorie de personnel à laquelle j'appartiens.

Résumons : je suis tout à fait hostile à ce mauvais coup du gouvernement et j'estime que ça vaut le coup de se mobiliser. Pas certain cependant que les blocages de campus soient la meilleure manière de s'y prendre... Sauf que, la mobilisation étant faible, une simple grève ne se verrait même pas - si tant est qu'on puisse parler de grève pour le fait de se rendre en cours : c'est ce que font les étudiants même quand il n'y a pas grève, non ? J'entends bien que d'un point de vue tactique, ce type d'action est censée permettre une certaine fermentation sur les campus et donc une extension du mouvement. Sauf que bien sûr à Paris c'est l'échec assuré : les étudiants sortent du métro, voient que l'entrée est bloquée et filent boire un pot, faire du shopping ou, tout simplement, rentrent déjeuner chez papa-maman à Bécon-les-Bruyère. D'après les echos que nous avons eu, les AG (qui se tenaient dans un bâtiment voisin) étaient loin de faire recette, sauf peut-être celle d'aujourd'hui qui a plus ou moins voté la plus ou moins suspension du mouvement. Pas si simple de créer un mouvement de foule quand on est si peu nombreux - à vue de nez, les étudiants qui « tenaient » le campus n'était pas beaucoup plus de 100 ou 200.

Pendant ce temps, le gouvernement profite de l'actualité sanitaire et sociale chargée pour faire toute les saloperies possibles. La privatisation quasi-totale de GDF à la sauvette et sans aucun bénéfice pour le trésor public est un scandale gigantesque et tout le monde s'en fout. Bah. Ferais mieux de préparer ma communication de samedi, moi.

Le Plume vous salue bien.



mardi 9 mai 2006

La ronde des routeurs

Bien finies les vacances. C'est reparti pour de bon cette fois-ci, entre les demandes quotidiennes et la préparation de déménagements universitaires qui s'annoncent pour l'été.


Dans nos armoires techniques, 19 avril 2006.

Noter les deux routeurs identiques (bleus et blancs, en haut de l'image) : ils nous permettront diverses gymnastiques visant à simuler l'ubiquité - dans la mesure où l'université ne déménage pas d'un bloc, loin de là, il faudra bien à un moment donné être à la fois au départ et à l'arrivée. J'avais justement pris la photo lorsqu'on a installé le deuxième.

Bref, ça avance, tout ça, ça avance. À condition de faire avancer !

Le Plume vous salue bien.



mardi 23 mai 2006

Une journée dans la ruche

En sortant de ma tour ce soir (les barres de jussieu sont appelées des tours, allez savoir pourquoi) jolie lumière sur le nouveau bâtiment de Paris 6 en cours d'achèvement. Pas villain, surtout quand on ne vois pas l'immonde peinture orange du rez-de-chaussée.


Le nouveau bâtiment « des 16.000 » - qui en toute logique aurait dû s'appeler barre 63-64, d'ailleurs.

Détail amusant : ce bâtiment sera livré en même temps que les premiers bâtiment du campus Paris-rive gauche (les grands moulins de Paris et tutti quanti), au moment même par conséquent où des barres entières commenceront à se vider sur le campus de Jussieu. Marrant. Positivement marrant. Comme dirait l'autre.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : je comptais vous parler des films que je n'irais pas voir ces jours-ci, mais est-ce bien nécessaire ? J'attends par contre avec impatience qu'Over the Hedge traverse l'Atlantique. Et en V.O., S.V.P.



mardi 6 juin 2006

Pendant les travaux, le travail continue

Mémoire ou pas mémoire, le travail pour lequel le contribuable me rétribue, si peu grassement que ce soit, demande au moins une partie de mon attention. Et en ce moment, le travail, c'est de gérer le quotidien tout en préparant un changement complet de campus, de bâtiment et donc de réseau. Difficulté supplémentaire : du point de vue du réseau, les scénarios changent du tout au tout suivant l'ordre de livraison des bâtiments. Or l'un d'entre eux, dont la livraison était donnée comme imminente, part en glissade sur le planning tandis qu'un autre, donné troisième, tient la corde pour arriver en tête. Le deuxième potentiel prend plusieurs mois de retard ; le dernier reste dernier, mais encore plus.

Donc on jongle, avec des bâtiments et avec du matériel. Qui en attendant est livré dans les bureaux de quelques collègues, que ça finit par agacer, allez savoir pourquoi :


Ceci n'est pas un entrepôt. Ceci est un bureau. Si, si.

Ceci étant dit, il me reste maintenant 16 jours pour écrire un demi mémoire... Au demeurant et vu que le rush ne commencera réellement que quand les bâtiments seront livrés, je vais prendre quelques jours de congés pour avancer. Sinon, ça va faire juste.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 30 juin 2006

Voir rouge

Une gentille lectrice d'Eure-et-Loir s'étant plainte de la mauvaise image que donnait de son département mes archives photographiques (dont je suis enfin en train de terminer l'accès par lieux), je lui avais promis une entrée sur la cathédrale de Chartres. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas si la promesse n'est tenue que demain, un autre choc architectural ayant pris le dessus...

Il s'agit du fameux bâtiment atrium que l'on construisait depuis quelques temps à deux pas de mon bureau. Voilà la chose : ce bâtiment, même si son intégration au reste du campus est discutable, a des qualités - ses formes sont élégantes, ses façades vitrées munies de pare-soleils métalliques sont d'un effet heureux ; je vous les avais d'ailleurs montrées le mois dernier. Mais voilà : la peinture adoptée pour le bas du bâtiment et la dalle de béton qu'elle surplombe prête un tantinet à discussion.


Les mots m'en manquent. Jussieu, aujourd'hui, 16h08.

Le problème n'est pas que ce soit pas beau ; le problème est que ça donne le tournis et même, physiquement, la nausée. Noter que, pour renforcer l'impression d'un feu d'enfer, les lucarnes éclairant les amphis du sous-sol sont en forme de brûleurs. Approprié.

Je ne sais pas si c'est le genre de bâtiment qui permet d'être en couverture d'Architecture aujourd'hui ; je sais seulement que c'est de l'ordre de l'insupportable quand on y est en vrai. Et pourtant, comme je le disais, le bâtiment n'est pas sans qualités ; pour ce que j'en est vu, l'intérieur est une vraie réussite. Du coup, c'est un peu comme si on vous jouait La jeune fille et la mort, de Schubert, les arpèges au piano, la voix qui monte doucement, Meine Ruhe... Et là, le Gégé qui fait irruption avec un couac retentissant au trombone à piston.

Soyons honnête : le bâtiment est plus proche du free jazz à l'acide que des lieder romantiques. Mais d'un autre côté, cette peinture, ce n'est pas une fausse note, c'est les ongles sur le tableau noir dans la sono du Teknival !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 12 octobre 2006

Je pensais vous présenter les affleurements de serpentine dont je vous parlais hier mais, alors que je faisais le tour de la rotonde d'étage la plus proche (une rotonde, à Jussieu, c'est l'espace sur lequel débouchent escalier et ascenceurs, à la croisée des barres du grill), une petite scène de la vie des bêtes m'a attiré l'œil : une épeire diadème de beau calibre faisait sa tournée sur un poteau métallique, à côté des baies en verre blindé. J'aime bien les épeires, moi. Pas comme les grosses tégénères, berk.


Une araignée universitaire à Jussieu ce midi.

À propos d'araignées dans le plafond, ça ne s'arrange pas, chez nous : la presse annonce à cor et à cri l'inauguration des nouveaux bâtiments alors que les premiers services concernés n'ont toujours pas de calendrier fiable pour leur mise en service... Tout va très bien, Madame la Marquise.

Le Plume vous salue bien.