le.plume.free.fr

Des photos et des jours

Base de donnée complète du weblog et index des images.

Il y a actuellement 1358 entrées dans la base. Vous pouvez modifier les paramètres de visualisation, cliquer sur une image pour avoir plus de détails ou accéder à une vue plus générale.
Afficher entrées trié par taille : mode :

dimanche 6 novembre 2005

Charbon de terre

Jusqu'au dix-neuvième siècle, lorsque l'on parle de charbon, c'est de charbon de bois qu'il s'agit. D'ailleurs, lorsque l'on commence à rationaliser l'exploitation forestière, c'est essentiellement en vue de la production de charbon : on exploite le bois en taillis, c'est à dire en coupant au bout d'une quinzaine d'années et sans se préoccuper de dessoucher. La marine impose seulement le ballivage dans les forêts domaniales : les forestiers marquent un certain nombre de troncs dans chaque parcelle qui seront épargnés à la coupe et continuent à pousser - on obtient alors le taillis sous futaie, une sorte de forêt à deux étages. Mais l'essentiel du bois coupé vient du taillis et donne des bûches d'une dizaine de centimètres de diamètre que l'on appelle, précisément, des charbonnettes. Les charbonniers les assemblent en meule dans une clairière, les recouvrent partiellement de terre et y mettent le feu. La lente combustion anaérobie du bois laisse subsister le charbon, c'est-à-dire du carbone à peu près pur.

Toute la métallurgie d'alors repose essentiellement sur le charbon de bois ; il est indispensable dans les hauts fourneaux mais aussi à toutes les étapes de la réduction du plomb et du cuivre. Le seul cas où l'on utilise des bûches, c'est pour extraire l'argent du plomb argentifère dans les grandes coupelles - et encore, on finit par trouver plus efficace d'utiliser une chaufferie au charbon. Quant au forgeron ou au maréchal-ferrand de village, ils seraient bien en peine d'obtenir au feu de bûche les températures dont ils ont besoin.


Puit de mine à Rochamp, Haute-Saône, juillet 2005.

En France où l'on a des forêts en grandes quantités, on se satisfait de cette situation. En Angleterre, beaucoup moins boisée, c'est plus délicat - d'autant que les charbonniers britanniques n'importent que vers 1740 les méthodes de leurs homologues français, beaucoup plus efficaces. Comme en plus il n'y a qu'à se baisser pour trouver de la houille, pourquoi se priver ? Alors, on utilise d'abord ce charbon (charbon de terre en français, pittcoal en Anglais) pour se chauffer, au poêle car une cheminée classique serait vite trop goudronnée pour être utilisable. Le maréchal-ferrand et le forgeron s'y mettent vite, ainsi que les saulniers, vu qu'évaporer l'eau de mer au soleil, quand on est du côté de Newcastle, c'est pas forcément gagné.

Mais pour la métallurgie, le charbon de bois reste irremplaçable : trop bitumineux, le charbon de terre boucherait les fours métallurgiques ; et surtout, il contient une forte quantité de souffre, et quand on réduit du minerai, on veut en ôter le souffre s'il y en a, surtout pas en rajouter : le résultat serait inutilisable.

Heureusement, les Anglais boivent, comme chacun sait, de grandes quantités de bière. Or, pour faire de la bière, il faut torréfier le malt, et faire ça au charbon de bois devenait coûteux. Au charbon de terre, c'est catastrophique, pour la même raison qu'en métallurgie : le client ne souhaite pas particulièrement que sa bière sente le souffre. Mais les brasseurs sont des gens de ressource : ils ont l'idée de torréfier le charbon de terre lui-même pour le débarasser de ses goudrons et de son souffre. Ce charbon cuit (cooked), c'est, vous l'avez deviné, le coke.

En 1709, un maître de forge du Shropshire, Abraham Darby, qui fut apprenti brasseur, a l'idée de remplacer le charbon de bois par le coke, et ça marche. Enfin à peu près, mais ceci est une autre histoire. Le charbon de terre est prêt à devenir la source d'énergie de la révolution industrielle.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 3 août 2005

km2267 : Ronchamp (Haute-Saône)

Pour en finir avec le voyage en Italie, il me semble judicieux de revenir en France, justement. Rappelez-vous la fin du grand blond avec une chaussure jaune : « Quand il reviendra - car il reviendra forcément... »

C'était je crois la première fois que je mettais mon nez dans ce département rural de l'Est de la France. Je suis un Français de l'Ouest : déposez-moi n'importe où à l'ouest d'un angle Dieppe - Paris - Bordeaux et je me sentirai un peu chez moi, si je n'y ai pas effectivement habité. De l'autre côté de cette ligne, il y a plein de coins sympas, mais ça me reste un peu étranger. Bref, la Franche-Comté, c'est une région dont je présume qu'elle doit avoir de nombreux agréments, mais c'est vraiment l'inconnu, sans compter que c'est un peu trop loin de la mer pour moi.

Avisés que nous sommes, nous voulions éviter de prendre l'autoroute qui redescend vers Beaune et avions donc pris la nationale (elle l'est encore, pour le moment) de Belfort à Langres. Et comme je copilotais sur ce tronçon je suis tombé en regardant la carte sur le village de Ronchamp, d'où le tilt : c'est là qu'est la chapelle Notre-Dame-du-Haut, œuvre majeure du Corbusier. Les photos que j'en avais vues ne m'avaient jamais entièrement convaincu. Mais, tout de même, pour un ou deux kilomètres, ce serait dommage de ne pas vérifier sur pièces.

On quite donc la nationale à la sortie du gros village de Ronchamp ; on passe sous la voie ferrée Paris-Bâle, dont la proximité n'est pas une surprise lorsque de Bâle on roule vers Paris. On serpente dans les bois à flanc de côte ; on passe une petite mine de charbon transformée en musée, avec sa petite rame de wagons Decauville en expo ; on arrive à un parking surdimensionné et, après avoir acquitté une modique entrée, on termine de monter à pied. Et voilà : on se retrouve sur le cul. C'est vraiment magnifique - ce n'est pas parce qu'en copiant ce modèle on a fait des dizaines d'églises au mieux médiocres (et au pire celle de Royan) que celle-ci doit être mise dans le même sac. C'est un des lieux où le Corbusier a fait jouer avec le plus de virtuosité ses principes de base : l'adéquation avec le milieu, le jeu sur la grammaire spatiale des édifices traditionnels et, surtout, la lumière. Il s'agit d'une œuvre tardive (années 50), à une époque où la question de la lumière est la seule qui le préoccupe vraiment. L'architecture comme jeu des volumes sous une lumière changeante...


La chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, 13 juillet 2005.

Ce toit par exemple, qu'on a mal imité un peu partout dans les années 60 : il n'a d'intérêt que par le fait que, dans l'orientation précise qui est la sienne, il est secondé par l'ombre qu'il projette sur la courbe de la façade sud. Faites pivoter l'ensemble de 90° et ça n'est plus qu'une masse de béton sans le moindre intérêt. L'intérieur est tout aussi magistral, reprenant tous les termes de l'architecture religieuse occidentale mais en produisant un espace totalement neuf et parfaitement harmonieux. Et là encore, c'est la lumière qui est le personnage principal. Une très, très belle leçon d'architecture - aux antipodes de ces bâtiments formidables sur plans ou en maquette et qui, une fois sortis de terre, tombent complètement à plat. Et les bois et coteaux de Franche-Comté sont là, en face du tertre, étendant l'harmonie bien au delà des murs.

Bref : on a plutôt aimé.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 1 juillet 2007

Dolmen

Continuons la promenade dans ma petite photothèque. Hier, c'était une estacade de bois dans une vallée d'Indre-et-Loire ; aujourd'hui, du béton armé sur une colline de Haute-Saône. Logique, non ?


La chapelle Notre-Dame-du-haut à Ronchamp (Haute-Saône), 13 juillet 2005.

Je l'avais dit à l'époque : j'aime ce bâtiment. Autant l'église Notre-Dame de Royan, qui date de la même époque, est une abomination, autant cette réalisation-là est une réussite : n'est pas Le Corbusier qui veut. J'ajoute que, contrairement à de nombreuses réalisations plus récentes dont l'esthétique est d'avantage concue pour la couverture d'Archtecture Aujourd'hui que pour le visiteur ou l'usager, ce bâtiment-ci est plus beau en vrai qu'en photo.

Ça n'empêche pas une certaine incongruité : l'emplacement de la chapelle avait été choisi pour sa proximité des mines de houille qui faisait de ce petit coin de Franche-Comté, entre Lure et Giromagny, un mix bien particulier de ruralité et d'industrie minière. Le projet est rempli des espoirs de refondation du catholicisme qui caractérisent les années cinquante et soixante, avec l'ouverture sur le monde ouvrier justement, la place faite au cérémonies en plein air, etc. Que reste-t-il de tout cela ? Rien, ou pas grand chose. L'Église catholique, ayant sacrifié les formes liturgiques sur l'autel de la modernité, est tout naturellement entrée en réaction sur le fond ; elle enn est toujours là. Quant aux mines de charbon, voilà bien longtemps qu'elles ont fermé.

Il en reste un édifice très beau et très inutile, comme un dolmen du XXe siècle. Ça tombe bien, j'aime bien les dolmens.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 24 juin 2007

Drôle d'oiseau

En cette période de l'année, les grèbes nagent mais ne volent guère. On repère par contre dans le ciel du Hurepoix de bien étranges volatiles - pas de ceux dont les dépouilles bavaroises défraient la chronique, toutefois.


Au dessus de l'étang de Saclay, mardi dernier.

Le week end s'achève. Je l'aurai passé tout entier à tenter de me transformer en crapaud. On ne dirait pas, mais c'est très fatiguant, comme passe-temps. Je rassure les âmes sensible : à l'heure où je vous parle, cette transformation est extrêmement partielle. Mais on y travaille.

Le Plume vous salue bien.



samedi 23 juin 2007

Coin coin

Aujourd'hui, pas grand chose. Vanné, bon à rien - tout juste réussi à aller récupérer un rouleau de photo au labo et à faire deux ou trois courses. Sinon : essayer de récuperer, jambes en coton et cerveau en sauce blanche. Un pauvre canard, tiens.


Grèbe huppé sur l'étang de Saclay, mardi dernier.

Coïncidence curieuse : la moitié Ouest de l'étang est une réserve ornithologique mais c'est sur l'autre moitié que l'on voyait grèbes et foulques l'autre jour. Pas fichus de lire une carte, ces volatiles.

Et : Oui, je sais, les grèbes ne font pas plus « coin coin » que vous et moi - sans doute moins que moi, d'ailleurs.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 22 juin 2007

À la pêche au son

Ce n'est pas parce que je ne célèbre pas la fête de la musique que je n'en écoute pas ; ce n'est pas parce que j'écoute à l'occasion une sonate de Schubert que je ne me délecte pas de vieille pop de derrière les fagots.

Un sport que j'aime bien : aller à la pèche aux vieux tubes des années 80 - de préférence ceux que je connaissais par cœur ou presque sans en connaître le titre ou l'interprète...


Étang de Saclay, mardi dernier.

Parmi les trouvailles du jour : Who Can It Be Now, par Men at Work, Jump de Van Halen, Take My Breath Away par Berlin, Call Me (Blondie), Bette Davis Eyes (Kim Carnes)...

Il y a aussi les tempo hip hop d'Herbie Hancock dans Rock It, la rengaine entêtante de Pop Corn, les rhapsodies déjantées de Falco (Rock Me Amadeus, Der Komissar)... Et bien sûr, un vrai fils des Eighties se doit de se rappeler la petite bande dessinée qui ornait le dos de la pochette du 45t de Kim Wilde, Cambodia.

Ce soir, c'était soirée discomobile chez les Plume !

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : Daniel Balavoine, Lipstick polychrome.



mercredi 20 juin 2007

Pierre en fleur

L'étang de Saclay est coupé par unne chaussée en deux moitiées plus ou moins égale, chaussée qu'emprunte la route nationale 448 qui relie Versaille à Orsay, via le carrefour du Christ de Saclay, qui forme le centre de ce petit désert francilien. Au sommet de cette chaussée, une construction dont il faudrait savoir l'histoire et la fonction - une sorte de moulin sans doute.

À droite de la route en venant de Saclay, face à la petite maison susdite, un petit promontoire en pierre de taille. Accrochées à la paroi, des petites fleurs mauves et blanches, qui se détachent contre l'eau vertes quelques mètres plus bas.


Étang de Saclay, hier après-midi.

Si je devais me donner une raison pour faire de la photo, c'est que ça me donne prétexte à m'arrêter au bord d'une route nationale et à contempler des fleurs minuscules et sans doute banales.

Tout autre regard : je retrouve un livre que j'avais lu en bibliothèque il y a longtemps déjà - c'était à l'ancienne bibliothèque nationale, rue Richelieu : La Vieillesse d'Alexandre, essai sur quelques états du vers français récent, de Jacques Roubaud, publié en 1978 chez Maspéro. Depuis cette lecture j'avais regretté que ce livre ne soit plus édité, ignorant qu'en 2000 les éditions Ivrea avaient comblé cette lacune. Il s'agit d'un panorama de la poésie française depuis 1870 du point de vue de la métrique, et de ce point de vue seulement. Pas parce qu'il est le seul qui compte, mais pour combler un manque face à la dictature de l'affect qui régit la perception usuelle de la poésie aujourd'hui.

Rien à voir justement avec l'alexandrin dont il est principalement question dans ce bouquin (rien ? À voir !) - un poème de Rimbaud que j'aime depuis longtemps.

On a faim dans la chambrée -
C’est vrai...
Émanations, explosions,
Un génie : Je suis le gruère !
Lefèbvre : Keller !
Le génie : Je suis le Brie !
Les soldats coupent sur leur pain :
C’est la vie !
Le génie : - Je suis le Roquefort !
- Ça s’ra not’ mort...
- Je suis le gruère
Et le brie... etc...
 
VALSE  
On nous a joints, Lefebvre et moi... etc...

Le Plume vous salue bien.



mardi 19 juin 2007

Pastorale

C'était quelque part en Ile-de-France - entre le réacteur expérimental du CEA et le centre d'essais des propulseurs de l'armée. Là, près d'une ancienne ferme, les blés presque mûrs ondulent avec le vent.


Ferme d'Origny, Saclay, cet après-midi.

Un peu plus loin, sur l'étang, grèbes huppés et foulques nagent en famille. J'ai mes appareils photos, un peu de temps entre une formation sur des équipements wifi et le retour au boulot : photos, photos !

Retour pénible : embouteillages sous un ciel de plomb. Et ce soir, alors que j'étais ressorti chercher quelques victuailles, la pluie, en gouttes énormes, comme ces orages du soir en Afrique de l'Ouest - l'orage qui en quelques minutes remplissait d'eau la cour de l'école de Ségou où nous logions.

J'espère que sur le plateau de Saclay l'orage n'a pas fait verser le blé.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 4 juillet 2007

Canard (temps de)

Temps de canard, temps de canard... Et les foulques ? Et les poules d'eau ? Et les grèbes ? Sans parler des plongeons, des oies, et de tous les échassiers. Eux aussi, ça leur convient plutôt bien, cette météo. Même si, avec ce froid, une mauvaise grippe est vite arrivée, quand on est aviaire.


Une famille de foulques, étang de Saclay, 19 juin 2007.

À part ça, cet été ne se présente pas si mal - au cas où il y ait un été un de ces jours, je veux dire.

Le Plume vous salue bien.



mardi 10 juillet 2007

Avec des fleurs

Petit dicton pour ce blog : si vous ne savez pas quoi dire, dites-le avec des fleurs.


Étang de Saclay, 19 juin 2007.

Au fait, y a-t-il un botaniste dans la salle ? Je ne sais pas du tout ce que c'est que ces fleurs-là !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 18 juillet 2007

Fin d'année

Les années se finissent en juin, juillet - les enfants des écoles le savent bien. Même si à tout instant il y a quelque chose qui commence et quelque chose qui finit...


Avant la moisson : plateau de Saclay, 19 juin dernier.

La moisson est faite maintenant ; Messidor se termine, bientôt Thermidor. Et toujours les coquelicots.

Le Plume vous salut bien.

Une note à lire en écoutant : Erik Satie, Gymnopédies.



jeudi 26 juillet 2007

Navigation palustre

Avec tout ça, je risque de naviguer peu cette année. Ou alors, il faudrait que je planque le bateau dans les roseaux de l'étang de Saclay, comme celui-ci :


Un croiseur habitable, sans son mât, derrière le Centre d'étude des propulseurs, juin 2007.

D'un autre côté, sans quille relevable, je risque de ne pas aller bien loi... Quant aux régates de dériveur sur l'étang de Créteil, j'ai pratiqué ça naguère, mais on s'en lasse assez vite...

Vivement j'en ai fini de mon mémoire, tiens ! Histoire de passer à autre chose.

Le Plume vous salue bien.



samedi 28 août 2004

Désespérant Billancourt

Retour au plancher des vaches françaises avec un passage cette après-midi devant les ruines de l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt.


L'île Seguin ou ce qu'il en reste, cet après-midi vers 17h.

Triste, triste, tout de même. Pas tant du point de vue du patrimoine, finalement (à quoi bon garder une usine qui ne produit plus ?). Mais parce qu'il était bon de voir un site aussi beau consacré à l'industrie, à la vie ouvrière, à la production. Parce que l'industrie, ce n'est pas (ou pas que) les vilaines usines qui défigurent nos paysages bucoliques, ça n'est pas les méchants pollueurs, ça n'est pas inhumain. Au contraire, ce sont des gens qui se rassemblent pour fabriquer des choses. Quoi de plus humain, comme activité ?

Mais aujourd'hui, la production, la vraie, ça se cache, dans des fonds de zones industrielles, bien loin de nos centres villes, de nos squares et de nos magasins ; on ne veut plus voir, ça, pouerk ! Les larmes de crocodiles sur les délocalisations font bien rire quand on entend nos yuppies parisiens pester contre les "nuisances" des rares activités de transformation qui osent subsister dans leur quartier.

Avoir une citadelle de l'industrie et du monde ouvrier posée sur la Seine au beau milieu des banlieues les plus réactionnaires, c'était grand. 

Mais les démolisseurs ont pris possession du site, et demain on y trouvera de la résidence de grand luxe avec quelques alibis socio-cu au milieu. C'est ainsi.

Le Plume vous salue bien.


Lire et commenter cette entrée sur 20six.fr

lundi 10 septembre 2007

Après l'été...

C'est la rentrée pour de bon maintenant. Dans les rues on se presse ; dans les couloirs universitaires le septembrisé se stresse et les réinscrivants s'entassent. Passage aujourd'hui à Tolbiac, où j'enseignerai au premier semestre, et aux archives nationales, pour rentabiliser mes ultimes jours de congés.

Demain matin, soutenance. Il faut bien en passer par là.


Après Paris-Plage : les quais de Seine le 26 août dernier.

Et après ? Après, reprise du travail pour lequel je suis payé - passé ce midi déjeuner avec les collègues, ça faisait longtemps. Un peu après, début de mes cours. Et pas mal de projets sur le grill.

M'inscrire en thèse, aussi. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été doctorant... Cette fois-ci, c'est dans une discipline dans laquelle j'ai vraiement envie de faire de la recherche ; ça peut aider, je pense.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Superia 200, objectif Tamron 135mm f/2.8]



samedi 4 mars 2006

Fatigués mais contents de cette bonne journée

Bon, voilà, la journée de séminaire est terminé ; ma communication s'est bien passée je crois (j'en ai eu des compliments en tout cas) ; le reste de la journée était très intéressant, en plus - avec peut-être une seule intervention qui m'ait franchement énervée, ce qui est exceptionellement peu, vu que pour ces choses-là je suis plutôt du genre bileux.

Mais bon, résultat, je suis carrément lessivé. Demain, c'est promis, une entrée dans ma rubrique historique et une entrée dans la rubriques des cartes. En plus de l'entrée ordinaire. Et je rédige quelques pages de mémoire. Mais demain !


La Sainte Chapelle un soir d'hiver, Paris, 29 janvier 2006.

Allez, quelques épisodes de Scrubs, ça devrait me nettoyer les neurones...

Le Plume vous salue bien.



vendredi 23 mars 2007

Cornucopia

Ce soir, autres amis, autres conversations : les narrations s'enchaînent et se déchaînent. Que demander de plus ?


Corne d'abondance, jardin des Tuileries, hier après-midi.

Une bonne nuit de sommeil, peut-être. On va y travailler.

Le Plume vous salue bien.



mardi 27 mars 2007

Musée

À propos toujours de mes musées de jeudi : je n'avais pas encore visité les collections exposées à l'Orangerie du jardin des Tuileries. Et je n'avais donc pas vu les tableaux de la collection Paul Guillaume, exposés au sous-sol.


L'Orangerie, jeudi 22 mars 2007.

Pour faire court : une des plus belles collections d'art moderne (des années 1890 aux années 1930) que j'ai vues. À noter en particulier de très belles pièces d'artistes qu'on aurait tort d'oublier : Derain, Laurençin, Soutine...

Heureusement qu'on a des amis de passage pour nous donner des alibis, sinon, on loupe les expos !

Le Plume vous salue bien.



samedi 4 février 2006

Perchoir à mouette

Face à une actualité plutôt sinistre, voici un spectacle plutôt rassérénant : la statue équestre de Louis XIV, un des rois les plus guerriers de notre histoire, réutilisée comme perchoir par une mouette de passage. Pas certain que ç'ait été l'objectif du Bernin en créant cette statue.


Le Louvre, dimanche dernier.

Les mouettes dans Paris, c'est tellement mieux que les pigeons !

Le Plume vous salue bien.

P.S. :Relancé l'activité de ma rubrique Cartes sur table. Bah oui, quoi, je l'aime bien, cette rubrique.



lundi 10 avril 2006

Et tout ça pour ça

C'était bien la peine de perdre le boire et le manger pour nous le retirer au bout du compte, le machin. Enfin bon, du moment qu'on gagne à la fin, hein... Évidemment, les esprits chagrin demanderons « qu'est-ce qu'on gagne » et là c'est moins glorieux : on gagne juste que ce n'est pas encore pire.

À propos, j'ai eu l'occasion de me plonger dans un accord de branche sur la réduction du temps de travail, pour le compte d'un copain qui se demande pourquoi il travaille 36h par semaine alors que sur son contrat ils parlent de 35h. C'est édifiant ; après on s'étonne que les ouvriers ne votent plus P.S... En gros, on considère que le temps de travail des cadres est forfaitaire et que leur réduction du temps de travail se compte par journées. O.K., très bien - mais pour les autres ? Eh bien pour les autre, on annualise le temps de travail. Autrement dit, on les fait travailler comme avant et même d'avantage quand il y a plein de contrats, et on a douze mois ensuite pour rattraper ça, quelques heures par-ci, par-là - pas des journées de congé, non, tu penses bien, ils n'ont même pas de résidence secondaire ces gens-là, ça leur servirait à quoi ? Et comme le temps de travail est compté sur douze mois, on peut faire des semaine de 43 heures sans toucher un maravédis de majoration pour heures sup'. Pas mal. Et les syndicats on signé. pas étonnant que le Gallouzeau, il croyait que ça passerait...


Le Louvre, cour couverte de l'aile Richelieu, hier après-midi.

Scénographie : L'hydre du CPE terrassée par l'unité syndicale (allégorie)

Le bronze central représente la mise à mort ; Nicolas Sarkozy, à droite, tend un couteau au combattant pour achever l'animal. À l'arrière-plan, vu de profil, le président de la république erre sur les chemins, fatigué et vieilli ; quant au président de l'assemblée nationale, dont la pudeur est garrantie par un bout d'étoffe défiant la gravité, il tente vainement de déchiffrer la proposition de loi griffonnée à la hâte par ses députés - le drap de bain mouillé qu'il porte sur la tête ne l'aidera sans doute pas à surmonter sa migraine. Tout au fond, on distingue un homme dont on ne sait plus au juste qui il est, mais qui se dit toujours premier ministre.

L'auteur, de dos, contemple le spectacle avec perplexité !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 9 avril 2006

Louvre

Le musée du Louvre, au moins, est un musée qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait - à savoir, plus. Plus de tableaux, plus de sarcophages, plus d'amphores...

Après, chacun a ses salles préferrées ; j'aimais bien il y a quelques années la galerie Campana, avec ses amphores en folie. Et maintenant, parmi mes coins preferrés, le département des antiquités orientales, avec ses tablettes cunéïformes et ses quantités de petites statues.


Statue de l'intendant Ebih-il, Mari, v. 2400 av. J.-C. Photo de l'auteur, cet après-midi.

En plus, même les jours où les escaliers de la Victoire de Samothrace sont noirs de monde et où des foules extrêmes-orientales compactes empêchent totalement le contournement de la Vénus de Milo, il n'y a jamais grand monde à admirer le noir basalte du code d'Hammurabi de Babylone ou les bronzes à l'arsenic rouges vifs d'Anatolie. Sans parler de l'intendant Ebih-il, avec son sourire indéfinissable.

À propos, une bonne idée muséographique : avoir mis, face à la Joconde, les noces de Cana de Véronèse. Le visiteur peut ainsi compenser sa déception à la vue du tableau le plus célèbre du monde (« je la voyais plus grande, la Joconde ») en faisant volte-face pour admirer un tableau qu'on n'imaginerait pas si grand.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 3 février 2006

En vrac

Factoïdes et idées éparses du jour :


Jardins du Palais-royal, dimanche dernier.

Ça ferait plutôt un trèfle à six feuilles, ce qui commence à faire beaucoup. Plutôt une fleur - mais pas une fleur de trèfle, bien sûr.

Fin du bric-à-brac.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 2 février 2007

Fumeux

Bon. Je suis complètement brouillardeux aujourd'hui, claqué, naze, HS, lessivé, rincé, ciré. Faute d'autre idée, c'est donc le moment idéal pour répondre à la question que vous vous posez tous : quelle est mon opinion sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ?


Rien de tel qu'une bonne pipe, dit-on : vitrine au Palais-Royal, janvier 2006.

Eh bien, voyons voir... Voilà : je n'en pense rien. Ou pas grand chose. Les fumeurs ne vont pas s'arrêter de fumer pour si peu. Les seuls endroits où ça pourrait faire une différence, c'est dans les bistrots ou les restos, où la mesure ne s'applique pas. Je suis non fumeur ; j'ai un peu de mal à supporter les ambiances très enfumées. En même temps, je ne me transforme pas en monstre vert à la vue d'une cigarette. Par contre, étant uni pour le meilleur et pour le pire à une fumeuse, les kilomètres de couloirs parcourus dans les aéroports à la recherche de lieu où la cigarette est tolérée me pèse autant qu'à elle, si ce n'est davantage... Par contre, c'est vrai qu'il y a des asthmatiques pour qui la cohabitation avec la fumée de cigarette est un vrai problème.

Bref, c'est ce que je disais au début : je n'ai pas la moindre opinion sur la question. Ah, si : ça va faire chier cet empaffé de José Bové. Il y a donc du bon là dedans.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 1 mai 2005

Cow-boy solitaire

Dure est la vie du pauvre cow-boy solitaire qui doit mener à bien sa mission : faire franchir à ses bêtes des immensités inhospitalières.


Place de la Concorde (Paris 1er), aujourd'hui vers 13h.

Photo prise ce matin du côté des tuileries où les traditionnels poneys allaient prendre leur service. J'avais prévu une grande virée à vélo dans la verte campagne mais finalement je n'ai pas eu le courage de sortir de Paris. C'était soit la virée habituelle le long du canal de l'Ourcq, soit prendre le train, soit rouler des kilomètres pour franchir les fortifications - enfin ça s'appelle le périph' maintenant et c'est nettement plus redoutable.

Pas la pêche pour tout ça, donc ça c'est fini en petite boucle dans le Paris des touristes, Châtelet, Concorde, Invalides, Trocadéro, Étoile et retour par Saint-Lazare. À temps pour acheter un brin de muguet avant de rentrer glandouiller à la maison.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 8 février 2007

Sur les quais

De temps en temps, on fait une phto dont on est vraiment content, toujours par hasard - les fins de rouleaux se prêtent bien à ça. Fin de rouleau donc, lundi dernier, quai des Tuileries.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 29 janvier 2006

Promenade

Une jolie lumière ce matin, une pellicule à terminer dans le réflex : après le poulet rôti dominical, promenade dans les rues de Paris. Descendu par le sentier, rue de Cléry puis rue d'Aboukir, place des victoires, presque vide comme souvent. La bibliothèque nationale de France est fermée, la banque du même nom aussi ; au bout de la rue Catinat ses grandes portes solennelles n'appellent pas la rêverie - tandis que l'impasse grillagée de la rue Radziwill chuchote quelque chose à propos de casse du siècle. Le dimanche, pas de raccourci malin par le passage des deux pavillons, mais qu'importe, le jardin du Palais-Royal n'est pas loin.

Dans un coin, une chorale ; sous les arcades il faudra s'arrêter à la vitrine du marchand de décorations et à celle du marchand de pipes. À moins de traverser en ligne droite, s'imprégner de la joie frisquette des jeux de ballon sous les maronniers sans feuilles.

Au centre du jardin, les jets d'eau de la fontaine dessinent un trèfle à quatre feuille d'eau libre entouré de glace. Près des colonnes de Buren, me fais prendre en photo par un quidam alors que je tente de photogaphier les sphères-miroirs avec le Pentax tout en continuant une conversation téléphonique de l'autre main - je n'allais tout de même pas raccrcocher au nez du paternel sous prétexte qu'un rayon de soleil montrait le bout de son nez ! N'ose pas demander au photographe de m'envoyer la photo par e-mail.

Plus loin, les guichets du louvre ; la vaste cour, la pyramide ; l'arc parfait du guichet Sud sur fond de ciel bleu ; et puis la Seine, la Seine.


Pont des Arts, pont neuf et pont Saint-Michel ; la balise rouge et verte du Vert Galant, dont j'ai déja parlé.

Rive gauche, trainé devant les bouquinistes en face de l'Institut ; fini par acheter un traité technique du XIXème siècle qui m'attirait l'œil. Retour en métro, station Cité ; inadéquation habituelle de la fréquence des rames sur cette fichue ligne 4 - et l'on me dit qu'il faut encourrager l'usage des transports en commun. Bah, l'ouvrage de mon ingénieur des ponts et chaussée me fait passer le temps jusqu'à ce qu'une rame acceptable se présente et me ramène à ma porte.

Un dimanche après-midi dans la ville.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 5 octobre 2005

Vert Galant (ou : balisage intérieur)

L'esplanade du Vert Galant est de ces lieux parisiens où l'on ne passe guère par hasard : on s'arrête au milieu du Pont neuf et l'on descend de petits escaliers cachés derrière la statue équestre d'Henri IV qui fait face à la place Dauphine, pour parvenir au petit square qui occupe la poupe de l'île de la Cité. À droite, le Louvre ; à gauche, l'Institut - quelques mètres carrés à l'écart des flux, une pause, une respiration.


Square du Vert Galant, premier arrondissement de Paris, lundi 3 octobre, fin de matinée.

Un tel site est évidemment le lieu idéal pour s'interroger sur, devinez quoi : les spécificités du balisage des voies de navigation intérieures, bien sûr.

Je n'avais jamais remarqué la bouée mouillée à une dizaine de mètres en aval de l'île - si tant est qu'elle est déjà été en place lorsque, nouvel arrivant à Paris, j'étais descendu à cet endroit lire une bande dessinée achetée à un bouquiniste des environs. Une bouée verte à rayures rouges, surmontée d'un voyant conique de couleur verte : voilà qui semble conforme aux recommandations de l'association internationale de signalisation maritime, région A, à ceci près que la marque AISM-A pour une bifurcation de chenal comporte une unique bande rouge et que, par ailleurs, la signalisation maritime définit le sens du balisage latéral (carrés rouges à bâbord, triangles verts à tribord) par rapport à un navire rentrant au port, ce qui ne s'applique guère à une rivière ou à un canal.

Renseignement pris, la navigation intérieure utilise les marques triangulaires vertes pour fixer le côté gauche du chenal en regardant vers l'aval et les carrés rouges pour le côté droit - ce qui somme toute revient exactement au même : la remontée d'un fleuve a une signalisation similaire à l'entrée d'un port. Quant au nombre de rayures, il s'explique par le fait qu'en navigation intérieure, c'est le voyant seul (ici un cône vert) qui indique le chenal préféré - alors qu'en mer le voyant est toujours un simple rappel des indications données par la couleur de la balise, susceptible qu'il est d'être emporté par les intempéries ou un cormoran affamé.

Longue vie donc au cône vert du Vert Galant.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 12 novembre 2004

Potin (Félix)

Je continue sur les expéditions de ma journée d'hier, celle d'aujourd'hui étant encore moins digne d'être racontée. Une vraie expédition donc : boulevard de Starsbourg - BHV et retour. Je suis surpris que la presse n'en dise rien.  Au passage, pas bien loin de la photo d'hier, le Félix-Potin (aujourd'hui Monoprix) de Réaumur-Sébastopol, avec son architecture de casino d'avant-guerre et son clocheton rigolo :


Au coin de la rue Réaumur et du boulevard de Sébastopol, 11 novembre 2004.

Ce n'est donc pas à ce vénérable commerce que j'en avais mais à l'institution de la rue de Rivoli (le BHV, pas le Louvre) et à son seul niveau intéressant, le sous-sol. Avec la foule des grands jours, qui plus est. Sensation usuelle de surcharge sensorielle, de déshydratation, de frénésie d'achat qu'on a du mal à retenir (au moins deux modèles de perceuse sont passés par mon panier avant de retourner en rayon).

S'ensuivent quelques heures de bricolage plus ou moins frénétique. Il s'agit d'inventer un montage à bases de poulies (nombreuses), d'axes, de tasseaux, etc., le tout devant pouvoir permettre de faire sécher du linge. Rien ne vas comme je veux, rien n'est droit, ça ne marche pas, ça m'énerve, et je décide de remettre à ce week-end. Hop, une après-midi de fumée. 

Du coup, au retour de ma chère et tendre, on décide d'aller bien manger dans une brasserie de la rue du Faubourg Saint-Denis. Ca faisait très longtemps qu'on avait pas été là, au point de ne pas se rappeler pourquoi on allait plutôt ailleurs. Maintenant, on sait. Je veux dire, découper un magret pour pas qu'il y ait des bouts de gras de la taille d'une soucoupe sans viande dessous, il n'y a pas besoin d'être Paul Bocuse pour ça...

Quelques peoples arrivés à l'heure de la sortie des théâtres, ça ne compense pas une nourriture médiocre et un service au lance-pierre. Et ce matin, le bide comme-ci comme-ça... Du coup, pour revenir au peoples et aux potins, si vous deviez voir un spectacle ce soir avec Yvan Attal ou Madame, n'y allez pas, ils vont pas être bien frais s'ils ont mangé comme nous.

Le Plume vous salue bien et rentre à la maison.


Lire et commenter cette entrée sur 20six.fr

lundi 16 mai 2005

Beauregard

Après les vertes allées, le Sentier, certes beaucoup moins verdoyant - même si pour une fois, la rue Beauregard portait bien son nom :


La rue Beauregard (Paris 2ème) au soleil du matin, 22 avril 2005.

Même l'église du coin avait l'air de bien porter son nom, c'est dire. Et sur ces optimistes propos, je vous laisse : la journée de demain s'annonce chargée.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 21 septembre 2006

Sainte-Apolline

Je sais : j'avais promis une photo de mer pour aujourd'hui. D'un autre côté, je parlais quelques lignes plus haut de campagne électorale... Moralité : demain, promis !

Aujourd'hui, pas mal de circulation à vélo pour régler des problèmes impromptus sur différents sites. Alors que je retournais vers mon bureau, à un feu rouge, un éclairage attire l'œil - le brave Ixus 400 à la ceinture est toujours prêt.


Au coin de la rue Saint-Apolline et de la rue Saint-Martin, aujourd'hui, 17 heures.

Un empilement qui résume bien mon petit coin de Paris : La marquise d'un marchand de gros, un peu de monumental (mais pas trop), des immeubles cossus et d'autre en fort mauvaise forme... Un mélange pareil, ça se fait rare par les temps qui courent.

Le Plume vous salue bien.



samedi 24 juin 2006

Day after

Et le jour d'après, quoi ? Quelques noyaux de cerise et des flèches inutiles dans le carquois.


Hier après-midi, cour du musée Carnavalet.

Soutenance de la chose mardi après-midi. je vous raconterai.

Le Plume vous salue bien.



lundi 3 septembre 2007

Monsignor... Il est l'or...

Et voilà - c'était couru, alors que j'arrive au bout de mes peines, je perds la boule. Et je me prends pour Yves Montand au chevet de Louis de Funès...

Ce que je veux dire, c'est qu'il arrive un moment où c'est l'heure, où il faut poser le crayon et rendre sa copie. Et tant pis si le résultat n'est qu'un pâle reflet des mois que l'on a passés dans les bibliothèque, les dépôts d'archive, voire sur les sentes plus ou moins escarpées de la recherche de terrain. On aurait eu beaucoup plus à dire - et on a l'impression de n'avoir rien dit. Surtout si on a fait la moitié de la rédaction en dix jours, hein, on peut pas dire que ça aide...


POrche de l'ancienne École centrale, rue Conté, Paris 3e, 26 août dernier. 16h.

En même temps, avoir un délai à respecter est sans doute la seule manière de se contraindre à l'exercice ingrat de la rédaction. On a des idées qui s'interconnectent dans tous les sens, et tout ce qu'on peut faire c'est une longue ligne d'écriture. C'est pas folichon, la ligne, comme mise en forme. Et d'un autre côté, si on veut être lu, il faut écrire !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Superia 200, objectif Tamron 135mm f/2,8.



mardi 24 janvier 2006

Lumière

À Paris les lumières d'hiver, de beau temps glacial, sont parmi les plus belles qui soient. Précision chirurgicale de l'éclairage, ombres portées qui accrochent chaque détail - l'air lui-même est lumineux.


Au coin de la rue de Turenne et de la rue Saint-Gilles, lundi 23 janvier 2006, vers 13h.
Un pot de cheminée est caché dans cette image.

Et puis : lire d'un trait Un coup de dés jamais n'abolira le hasard, de Mallarmé - mettre son vers final en épigraphe de ces pages, c'est bien le moins.

vers

ce doit être

le Septentrion aussi Nord

UNE CONSTELLATION

froide d'oubli et de désuétude

pas tant

qu'elle n'énumère

sur quelque surface vacante et supérieure

le heurt successif

sidéralement

d'un compte total en formation

Extrait de la dernière page d'Un coup de dés. Voilà pour aujourd'hui.

Le Plume vous salue bien.



lundi 15 novembre 2004

Un pauvre canard

Bon. Journée passée à additionner des pommes et des oranges pour essayer de comparer des dossiers de réponse à un appel d'offre d'une épaisseur pas forcément proportionnelle à leur intérêt. Joie. D'un autre côté, si je le fais pas moi-même, je n'aurais pas de raison de m'en vouloir quand la solution retenue m'énervera.

Mais je ne me plains pas : j'ai vu jeudi le pauvre petit canard proverbial :


Rue des Gravilliers, Paris 3e, jeudi 11 novembre 2004.

Ca fait rire les enfants / Ca n'dure jamais longtemps
Ca n'fait plus rire personne / Quand les enfants sont grands

Allez, on continue, dans la joie et la bonne humeur, youpla boum.

Le Plume vous salue bien.


Lire et commenter cette entrée sur 20six.fr

vendredi 24 février 2006

Fin du suspense

Victoire, victoire, j'ai mis la main sur ce fameux mémoire de 1775 que je cherche depuis des lustres. Travailler uniquement sur une traduction anglaise, c'était un tantinet contrariant, tout de même. Même si la traduction en question était parfaitement convenable, à première vue.

En plus : première séance de travail depuis la réouverture du centre d'accueil et de recherche des archives nationales, rue des Quatre-fils, après cinq ans de travaux. Je n'y avais mis les pieds qu'une fois, quelques semaines avant la fermeture, et n'avais alors pas passé le stade des inventaires. Je découvrais donc ce matin la salle de lecture. Franchement agréable, cette salle - avec un éclairage naturel digne de ce non ; il n'y a qu'à la BNF qu'on planque les lecteurs au sous-sol. Moins de lumière à la salle des inventaires mais on en a moins besoin ; par contre et en guise de compensation, on y capte sans problème les réseaux wifi non protégés des immeubles d'en face.


Ambiance studieuse au CARAN aujourd'hui.

Au premier plan, un registre tiré d'une série où je commence tout juste à mettre les pieds. Et je réalise, bien sûr, qu'il va falloir faire beaucoup plus que d'y tremper le gros orteil...

Mais bon, je n'en ai pas un besoin si urgent que ça pour écrire mon chapitre 2, ni même pour le chapitre 3 d'ailleurs. Et encore moins pour la communication que je dois écrire d'ici samedi en huit. Va falloir prioritiser, là.

Le Plume vous salue bien.