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Des photos et des jours

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vendredi 2 décembre 2005

Whitby Abbey

Pour continuer sur Whitby, voici l'abbaye en ruine décrite par Bram Stoker (ou plutôt par la personnage de Bram Stoker dont le chapitre prétend reproduire le journal) (mais finalement, c'est Bram Stoker qui écrit, pas son personnage) (y a-t-il un narratologue dans la salle ?). Bref, Mesdames et Messieurs, l'abbaye de Whitby :


Whitby, North Yorkshire, été 1994.

N'empêche, c'est bien des Bénédictins, de mettre une abbaye presque en ville. C'est la même chose à Shrewbury, à l'autre bout du pays - tous les lecteurs de Cadfael savent ça. Typique aussi des Bénédictins, l'abbaye est en sommet de colline. Les Cisterciens, eux, ont systématiquement établi leurs abbayes dans des vallées dont ils mettaient en valeur l'hydraulique : autre époque, où le savoir-faire technique commence à prendre de l'importance. Mais bon, ceci n'a pas grand chose à voir avec les somptueuses ruines de l'abbaye de Whitby. C'est le problème des historiens, ils démarrent pour un rien, et après, on ne les arrête plus.

Sinon, quasiment bouclé un projet (informatique) qui m'a pris comme il se doit plus de temps que prévu, d'autant que c'est de mon temps libre qu'il s'agissait. Un site web dynamique pour un photographe, un truc assez sympa, super simple d'usage à la fois pour la personne qui met ses photos en ligne et celui qui les consulte. Enfin, je crois. À mon collègue graphiste de prendre les choses en main, maintenant - moi, je retourne à mes chers marchands de canons.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 1 décembre 2005

Même pas mort

Eh non, ce blog n'est pas mort - c'est juste une angine, ça ira mieux d'ici un jour ou deux. Ce qui n'exclue pas de profondes remises en cause en se battant les flancs face à la mer en furie : où va ce blog ? pour quoi faire ? Tout ça, quoi. Mais au bout du compte, je continue pareil, parce que j'aime bien. Un petit relookage un de ces jours, peut-être, histoire de raffraîchir le tout. On verra.


Le cimetière de Whitby, près de l'ancienne abbaye. North Yorkshire, été 1994.

Tiens, à propos de Whitby en général et de cet endroit en particulier :

« Right over the town is the ruin of the Whitby Abbey, which was sacked by the Danes, and which is the scene of part of “Marmion,” where the girl was built up in the wall. It is a most noble ruin, of immense size, and full of beautiful and romantic bits; there is a legend that a white lady is seen in one of the windows. Between it and the town is another church, a parish one, round with a big graveyard, all full of tombstones. This is to my mind the nicest spot in Whitby, for it lies right over the town, and has a full view of the harbour and all up the bay to where the headland called Kettleness stretches out into the sea. It descends so steeply over the harbour that part of the bank has fallen away, and some of the graves have been destroyed. In one place part of the stonework of the graves stretches over the sandy pathway far below. There are walks, with seats beside them, through the churchyard; and people go and sit there all day long looking at the beautiful view en enjoying the breeze. »

Bram Stoker, Dracula, 1897.

Je ne saurais mieux dire. Évidemment, une subite tempête de plein été n'a pas amené sur le rivage de la mer du nord un vaisseau fantôme venu des confins du Danube et porteur d'une bien dangereuse cargaison...

Le Plume vous salue bien.



vendredi 25 novembre 2005

Autoportait du blogueur en cabri

Voilà, ça y est : j'ai choppé la crève. Ça m'apprendra à oublier mon bonnet de laine quand je vais travailler à la bibliothèque nationale. Tout ça pour lire les écrits d'ingénieurs à la retraite qui se prennent pour des historiens - ou pire encore, des officiers de marine à la retraite.

En sortant de la BN, discussion avec un vendeur de sandwich : « j'espère qu'il ne va pas neiger, tout de même ! » J'ai évidemment été pleinement exacaucé à ma sortie du métro, quinze minutes plus tard.

Du coup, ce soir, mal de crâne et cerveau empâté. Il n'est donc que justice que, pour une fois, j'utilise une photo qui n'est pas de moi - la preuve, je suis dessus.


Yorkshire Moors, été 1994.

Oui, la chose en pantalon violet qui saute comme un cabri sous le regard perplexe d'un ami anglais et de quelques moutons, c'est moi - besoin de me dégourdir les jambes après des heures coincé à l'arrière d'une vielle deux-chevaux ! La photographe c'est, bien sûr, la Madame, qui avait pourtant fait le trajet dans les mêmes conditions mais n'a pas ressenti le besoin de se lancer dans de périlleuses cabrioles pour si peu.

Souvenir : arrivés au camping où nous nous rendions, après 8h de route dans les conditions susdites, on se rend compte qu'on a bien amené les tentes, mais pas les mâts qui allaient avec. Remontrance de la gent féminine, qui regrette amèrement d'avoir fait confiance à la partie masculine de l'équipage sur ce point ; hilarité du patron du camping quand, penaud, nous lui expliquons notre situation - et de nous emmener dans son cimetière des mâts de canadienne, dans un coin de sa grange, nous priant, avec un accent du Yorkshire à couper au couteau, de prendre ce qui nous conviendrait... Résultat de cette élégante symmétrie dans la distraction vacancière : un net retour d'afffection au sein des couples et le montage avec succès du campement. Même si, il faut bien l'admettre, le volume intérieur disponible s'est retrouvé fort diminué lorsque l'inévitable averse nocturne est venue ajouter à la pression exercée par les doubles toits sur nos gréements de fortunes.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 22 mars 2006

Gibraltar encore

Pour ceux qui douteraient de la britannicité de Gib', en voici une preuve en image :


Un coin de rue de Gibraltar, sur la montée vers le Rocher, juin 1992.

J'ai déjà dit que j'aime bien Gibraltar, je crois ?

Le Plume vous salue bien.



jeudi 27 mai 2004

"Il n'y a pas de poésie dans le coucher du soleil"

(Jacques Roubaud)


Et c'est vrai : le coucher de soleil n'est qu'un effet de prisme lorsque la lumière solaire devient tangente à la surface du globe. Une expérience d'optique amusante, si l'on veut. Il n'y a là que des rayons lumineux et des indices de réfractions et d'absorbtion. Pas de poésie là dedans.



Coucher de soleil sur Gibraltar, juin 1992.


Par contre, dans le fait qu'homo sapiens puisse interrompre toute activité raisonnable pour regarder bouche bée le soleil descendre, quitte à se faire piquer par les moustiques, perdre de vue sa proie ou rater son autobus, dans ce fait, il y a, à tout le moins, du potentiel.


Quand c'est fini, on repart, il fait sombre, on aurait dû prendre une lampe de poche ; mais il faudra rentrer à la maison et allumer la lumière pour réaliser que dehors il fait nuit noire.


Le Plume vous salue bien et va tâcher de rentrer avant la nuit.


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samedi 26 février 2005

Phares et balises, 2 : Europa Point

Je n'ai pas les caractéristiques de celui-ci : il ne figure pas dans le seul livre des feux que j'aie sous la main, le bon vieil almanach du marin breton, qui ne s'aventure pas si loin de nos côtes.

Europa point, c'est la pointe sud de Gibraltar. Ça n'en fait pas le point le plus au sud de l'Europe, ni même de la péninsule ibérique : la pointe et le phare de Tarifa sont nettement plus bas. Mais le spectaculaire rocher de Gibraltar, son vieux fort et la tourelle rouge et blanche du phare, cela en fait, en dépit des chiffres, une sorte de figure de proue de l'Europe.


Europa Point, Gibraltar, juin 1992.

Sur le rocher, des touristes et des singes (la seule population de singes sauvages d'Europe) ; dans le fort de la pointe, des militaires britaniques ; autour, une population mêlée pour cette petite Angleterre de Méditerrannée. Derrière, l'Espagne, avec laquelle la frontière terrestre a été fermée jusque dans les années 1980 ; en face, les montagnes de l'Atlas marocain, l'Afrique.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 21 mars 2006

Par l'autre bout

Après la pointe sud de l'Afrique, sa pointe nord. Enfin, le Cap n'est pas tout à fait à la pointe sud de l'Afrique ; c'est le cap Agulhas, quelques centaines de kilomètres plus à l'est, qui s'y trouve. Et par la même occasion le Djebel Moussa a beau être le point le plus au nord du Maroc, le Cap Blanc, en Tunisie, est plus au nord que lui. Mais ne pinaillons pas : en plissant les yeux, vous le verez, à l'horizon, le Djebel Moussa, l'Afrique, du haut du rocher de Gibraltar.


Le détroit de Gibraltar vu du Rocher, juin 1992.

Gibraltar, c'est Jebel-al-Tarikh, du nom de l'esclave berbère que son maître le Sultan chargea de conduire un petit raid de l'autre côté du détroit et qui, outrepassant quelque peu ses ordres, pris sur lui de conquérir l'Espagne. La légende dit qu'il fut exécuté pour cela. Un peu plus de mille ans plus tard, en 1704, c'est un raid combiné anglo-hollandais qui se saisit de la ville et du fort de Gibraltar. Le traité d'Utrecht en donna la garde à l'Angleterre, qui voyait d'un mauvais œil l'alliance dynastique franco-espagnole contrôler les colonnes d'Hercule. Voici donc Gibraltar, seule terre anglaise d'où l'on voit distinctement l'Afrique.

Entre les deux, un porte-container en pleine charge contourne Europa Point pour remonter vers l'Atlantique Nord.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 23 mars 2006

Gibraltar toujours

Pour en finir - temporairement - avec Gibraltar, if faut évidemment parler des singes. Les singes de Gibraltar, ce sont, dit-on, la seule population de singes sauvages d'Europe, si l'on exclut Home sapiens sapiens bien sûr. À vrai dire, la population actuelle descend principalement de singe importés du Maroc, la population autochtone ayant faillit disparaître en 1942. Il faut dire que la légende veut que la présence anglaise à Gibraltar s'arrêtera le jour où les singes en disparaîtrons, ce qui avait sérieusement motivé Winston Churchill, qui donne son nom à l'une des rares grandes avenues de la ville, pour tenter de sauver l'espèce. Depuis lors, l'assistance aux singes fait partie des missions du détachement de l'armée britannique présent sur place.


Un singe en promenade, avec vue sur la baie d'Algesiras, Gibraltar, juin 1992.

Ces singes, ce sont des « magots » (Macaca sylvanus), une sorte de babouin qu'on trouve aujourd'hui, en dehors de Gibraltar, dans l'Atlas marocain et algérien. Ils occupaient jadis un espace beaucoup plus large, de l'Égypte au Maroc mais aussi au nord de la Méditerranée : on en retrouve des fossiles dans tout le sud de l'Europe. Pour plus de détail, allez donc voir ici ; vous y trouverez notammment la réponse à la question que vous vous posez tous :

Les callosités fessières sont des épaississements cornés de la peau qui facilitent la position assise.

Que n'en suis-je pourvu ?

Nous étions à Gibraltar au cours d'une croisière à la voile. J'étais le seul de l'équipage à avoir eu le courrage de monter à pied au sommet du rocher ; les autres avaient pris le téléphérique. Le soir, à bord, après diner, un petit grog - et je me suis endormi sur place. Les autres m'ont obligemment laissé la banquette de carré comme couchette pour la nuit. Le lendemain, nous repartions vers les rivages méditerranéens de l'Espagne.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 2 septembre 2004

Un dernier pour la route...

C'est pas le fil qui chante, c'est toute une chorale :


Lignes électriques vers l'Arizona, Hoover Dam, 20 août 2004.

Cette fois-ci, c'est le poteau qui est penché, pas la photo. Il faut dire qu'il est en bord de falaise, avec le Colorado 250 mètres plus bas.

A propos d'Arizona, je suis tombé sur ce blog d'un gars qui se fait l'ancienne route US 66 (de Chicago à Los Angeles) en courant. Bon, avec une assistance quand même. Ce qui me fait penser à un challenge qui me plairait bien : faire l'intégralité de la route US 6, la plus longue des Etats-Unis, à vélo -- de Bishop (CA) au bout du cap Cod (MA). Ou l'inverse.

En attendant, demain, départ pour trois jours dans un autre ouest, un tantinet moins aride celui là.

Le Plume vous salue bien.

 


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mercredi 1 septembre 2004

Hoover Dammit!

Dans la série "faudrait être de bois pour ne pas se laisser impressionner", la Hoover Dam qui barre une gorge du Colorado, à la frontière entre Nevada et Arizona -- tout près de Las Vegas, finalement.


Hoover Dam (NV/AZ), vue de l'ouest, 20 août 2004 vers midi.

Bein oui, c'est haut. Et de l'autre côté, le Lac Mead, dont le niveau maximum est au ras du barrage (là il était quelques mètres plus bas) avec un peu plus loin les bateaux en vadrouille... Bon, d'accord, c'est pourri de monde ; d'accord, il y a des bouchons perpétuels dessus ; d'accord, c'est une des curiosités les plus banales de l'Ouest américain.

Mais tout de même, on a du mal à pas être sur le cul.

le Plume vous salue bien.


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lundi 23 août 2004

Sur la route de Las Vegas...

...vous avez quelques chances de doubler ceci :


Sur l'interstate 15, entre Barstow (CA) et Las Vegas (NV), jeudi 18 août 2004 après-midi.

Il s'agit, vous l'aurez remarqué, d'un imposant chapiteau en stuc de style pseudo-corinthien, transporté sur la remorque d'un pick-up (dont l'arrière était d'ailleurs rempli de babioles du même métal). Jolie intro à Las Vegas.

D'après ce qu'on a vu le lendemain, le Caesar's Palace, un des hôtels-casinos géants, à thématique romaine bien entendu, est en cours d'extension -- quelques milliers de chambres supplémentaires, sans aucun doute. Ce qui explique probablement ce convoi peu ordinaire.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 18 août 2004

Avant de partir...

Je le disais hier, c'est à dire il y a une heure (pour une fois que je peux lâchement profiter du décalage horaire...) : je vais être sur la route ces trois prochains jours, avec par conséquent de grandes incertitudes sur la connectivité internet. Prochaine entrée depuis Las Vegas, si  notre coupé Chrysler flambant neuf  (de location bien sûr) veut bien nous y mener -- et si notre hôtel est équipé de WiFi.

On the Road again, donc...


L'interstate I5 entre Los Angeles et San Diego dimanche après-midi.

Au fait : pour l'instant, ce blog n'est pas en grève ; ceci dit, les problèmes de connectivité des serveurs de 20six commencent à devenir franchement préoccupants. D'autant que les conséquences risquent d'être lourdes, alors que 20six tentent d'introduire des services payant -- lesquels n'ont absolument aucunes chances de succès dans les conditions actuelles. Espérons que ça s'arrange ; que 20six, par exemple, prenne la décision d'avoir des serveurs hébergés en France : ce ne sont pas les Telehouse et tutti quanti qui manquent pour ce genre d'hébergements. Sans ça, je ne donne pas bien cher de 20six.fr, et donc des blogs qui vont avec.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 15 août 2004

"J'aurais encore une petite question..."

Quand même, il y a pas à dire, dans L.A., on a l'impression de se promener dans un épisode de Colombo. Enfin un épisode récent, et même encore plus que récent, vu que ça change tout le temps. Mais ça reste la même chose.


Downtown L.A., hier midi, 14 août 2004.

Bien sûr, il y a des nouveaux batiments, comme le Disney Music Hall, la réponse de Los Angeles à l'opéra de Sidney -- en fait, un amas de tôle qui serait parfait pour tinsel town -- La ville en fer blanc, Hollywood, à deux pas.

Mais sinon, L.A., ça ressemble furieusement à L.A., parfois trop toc pour être vrai (comme Rodeo Drive, la rue du shopping branché à Beverly Hills, qui évoque plutôt un centre commercial de province), en même temps étrangement attirant -- God help me, j'aime même le freeway system, la toile d'araignée d'autoroutes urbaines qui font de Los Angeles ce qu'elle est.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 19 mars 2006

Petit coup d'ouest

Dimanche printanier et néanmoins dominical - en d'autre terme, je n'ai pas fait grand chose de ce que je voulais faire. Seule réalisation majeure : un kebab curry dont je ne suis pas mécontent.

Bah, manifestement, je ne suis pas le seul à être au repos : un certain Dominique Gallouzeau aurait semble-t-il totalement disparu, sans doute parti courrir les bois et les champs, sa lyre en bandoulière. Si vous le rencontrez, merci de prévenir le palais de l'Élysée où on le cherche abondamment.

Pour changer d'air : une vue du centre de Los Angeles sans (trop) de smog, ce qui est rare.


La vue depuis les terrasses du Getty Center, au dessus de Sunset Avenue, pas bien loin de Beverly Hills tous comptes faits.

Toujours beaucoup de monde au Getty, mais je crains que ce soit plus pour profiter de la vue que des expositions, généralement un peu décevantes. Il est vrai que nous autres européens sommes complètement pourris-gâtés en matière d'expos...

Notez qu'on ne voit pas l'océan. Contrairement à San Diego ou San Francisco, Los Angeles fait partie de ces innombrables villes côtières qui tournent résolument le dos à la mer. Bon, c'est vrai que quand on est du côté de Riverside, techniquement toujours dans l'agglomération de Los Angeles, on n'est plus franchement côtier.

Demain, quoi ? Je tenterai comme tous les jours d'accéder à mon bureau ; j'y parviendrai sans doute. Si ce n'était pas le cas, pour être honnête, je n'en ferai pas une jaunisse. On verra bien.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 29 avril 2007

Avancez jusqu'au feu

Fatigué. Mon mémoire n'avance pas. Demain, le pont. Le pont sur quoi ? L'Oresund ou Mission Bay ? Je veux tremper mon pied droit dans la Mer Baltique et mon pied gauche dans le Pacifique. Ou plutôt l'inverse, pour ne pas avoir le soleil dans l'œil.


Pacific Coast Highway à Pacific Palissades (Californie), 14 août 2004.

Pour votre peine, une des photos les plus bordéliques de ma collection. Et ce n'est pas ce qui manque.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 5 décembre 2004

Points cardinaux 2 : Ouest

C'est tout naturellement que je regarde vers l'ouest ce dimanche, le succès d'hier n'étant pas sans rapport avec nos voyages dans cette direction ces deux dernières années.  C'est à cette occasion que j'ai repoussé la frontière ouest du monde connu. Connu de moi, bien sûr : un certain nombre d'indices concordants me donnent à penser que je n'étais pas le premier à explorer ces contrées. Le prix de la bouteille d'eau à la baraque à gauffre de la plage, par exemple.


34°02' N, 118°32'W, Californie, août 2004.

Au fond, Les falaises de Malibu. Devant, une guérite de maîtres-nageurs sauveteurs, comme il se doit. La plage californienne par excellence, Tinsel Town-sur-Mer, c'est la Will Rogers State Beach, tout au bout du Sunset Boulevard, du côté du coucher du soleil.

Et puis, le Pacifique. Marrant à quel point le Pacifique et l'Atlantique se reconnaissent du premier coup d'oeil : L'Atlantique à Boston, ou au Cabo São Vicente, ou à Ouessant, ou au Cap Farewell, ça reste familier ; le Pacifique, rien à voir, comme si l'eau scintillait différemment, comme si les vagues ne clapotaient pas pareil. Je ne sais pas pourquoi.

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40', 50°20'W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)
  • Ouest : 34°02' N, 118°32'W, Californie, août 2004 (Will Rogers State Beach)


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dimanche 12 février 2006

The sea, the sea

Une petite sortie hors de Paris, voir des gens qu'on aime bien, ça ne fait pas de mal. En prime ça m'a permis d'utiliser mon dernier jouet - enfin, mon avant-dernier, en fait : un récepteur GPS. Eh, il me faut bien ça.

Et du coup, forcément, ça me fait penser à la mer. Logique, non ?


Will Rogers State Beach, Los Angeles, août 2004.
34°02' de latitude nord, 118°32' de longitude ouest.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 11 avril 2004

California Dreaming

"I'll be safe and warm/if I was in L.A./California dreaming/On such a winter's day"

Non que le temps soit tellement hivernal : j'ai même pu faire une couche de vernis sur les boiseries du bateau rapatriées pour l'hiver. Mais voilà, les plans pour un nouveau séjour à San Diego se précisent. Et ça, c'est bon pour le moral ! On a beau dire, la Californie, c'est un bon remède contre l'anti-américanisme primaire...

Ci-dessus: l'Interstate 5 quelque part entre San Diego County et Orange County, août 2003, by yours truly.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 27 janvier 2007

Au passage

Sur les bords de l'Interstate, quelque part dans le High Californian Desert, les arbres de Josué regardent s'écouler le trafic...


Interstate 15, San Bernardino County, Californie, août 2004.

Un séjour en Californie cet été est de plus en plus probable. En tout cas, on en a de plus en plus envie. J'aimerai étendre ce voyage au Sud-Ouest des États-Unis, plus généralement - Nevada, Utah, Arizona... On verra. On triera le possible, l'impossible, le pas impossible mais presque, etc.

Apparté : mes statistiques indiquent que j'ai quelques lecteurs ou lectrices en Belgique. Amis beligicains : à partir du 3 février, allez faire un tour à la gallerie Erna Hecey, 1C rue des Fabriques/Fabrieksstraat, à Bruxelles. Eleanor Antin y expose ses œuvres, qu'on voit encore trop peu en Europe. On envisage d'y venir depuis Paris, alors, si vous êtes sur place, ce serait dommage de vous priver :!

Le Plume vous salue bien.



jeudi 14 avril 2005

Un peu à l'ouest

Après avoir regardé Pale Rider, tout naturellement, on a la tête dans les grands espaces de l'Ouest américain, avec des ciels menaçants, la poussière, des montagnes et le fil du télégraphe. Avec une Interstate qui traverse le vide, mais le vide est toujours là, un peu inquiétant.


Clark Mountain, près de la frontière Californie/Nevada, 18 août 2004.

On est aux franges du désert Mojave, près des champs de lave de Cinder Cone : c'est la Shadow Valley, la vallée de l'ombre. Au fond, Clark Mountain. Après, c'est le Nevada, d'autres montagnes, d'autres déserts.

Le Plume vous salue bien.



mardi 24 octobre 2006

Atchison, Topeka and Santa Fe

Pour changer de la pluie, un bout de désert mojave. Et pour changer des canots tout temps de la Société nationale de sauvetage en mer, un train, à travers le désert...


Un train du côté de Goffs, San Bernardino County, California, pas très loin de la frontière avec l'Arizona, août 2004.

Le long de l'ancienne route 66, les voies transcontinentales de l'ancien Atchison, Topeka and Santa Fe Railway (aunjourd'hui Burlington Northern Santa Fe) grimpent de la vallée du Colorado vers le haut plateau du Mojave. Devans nous, un énorme Recreational vehicle tire une remorque chargée de quads sur la modeste chaussée de l'Interstate 95 ; sur les rails, un immense convoi chargé de conteneurs et de remorques nous croise lentement. Sous le soleil.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 21 novembre 2004

California dreaming, encore...

Avec le ciel tout gris d'hiver, le travail en retard qui s'accumule et dans une demi-heure c'est lundi, c'est le moment idéal pour une petite rechute de rêve californien.

Alors si demain vous ne me voyez pas, c'est peut-être que je me serais téléporté nuitamment au Soda Springs California Desert Studies Center, dans le Mojave Desert. Voici l'adresse :


Sortie de l'interstate 15 près de Baker, San Bernardino County, CA, 18 août 2004.

Ou alors, je serais à Jussieu, assis à mon bureau, à regarder la pluie par la fenêtre. On verra bien.

Le Plume vous salue bien.

[P.S. 3 février 2005 : ma chère moitié me signale cet cet article sur wordways.com à propos de ce lieu-dit, dernier toponyme des États-Unis par ordre alphabétique.]


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samedi 18 février 2006

Que d'eau, que d'eau !

La carte est formelle : entre Mountain Pass (California), qui marque l'entrée dans le Great Basin dont je parlais l'autre jour, et Primm (Nevada), l'Interstate 15 traverse un lac asséché : Ivanpah dry lake. Que voici.


Ivanpah “dry” lake, San Bernardino County, Californie, août 2004.

Pourtant, un tube des années 70 nous disait :

I went in the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain...

America, Horse with no Name.

On ne peut plus compter sur rien : nous, quand on arrive dans le désert, il pleut.

Le Plume vous salue bien.



samedi 19 février 2005

Far West

Puisqu'on en est à faire les continents, voilà un petit coin d'Amérique : Valley Wells, dans la Shadow Valley -- une aire de repos au milieu de nulle part, en plein désert Mojave, à une vingtaine de miles de la frontière du Nevada. C'est l'interstate 15, la veine jugulaire de Las Vegas.

Si on s'éloigne un peu des sentiers battus, on tombe sur ce panneau :

Welcome to the wild, wild West!

Le Plume vous salue bien.


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samedi 3 septembre 2005

Retour au zoo


Mur peint près de l'aéroport de San Diego, août 2004.

Lundi matin le primate que je suis sera de retour dans sa cage, à faire sans grande conviction les quelques tours qu'il a appris. Enfin soyons honnête : les tours en retard d'avant la trêve estivale devraient suffir à m'occuper quelque temp...

Question cadre, ça ne vaudra en tout cas pas Balboa park et les canyons du zoo de San Diego. Mieux vaut ne pas y penser.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 24 janvier 2007

Ce que parler veut dire

À l'École nationale des Beaux-Arts ce soir on ne dessinait pas, on ne sculptait pas : on écoutait parler. Le poète américain David Antin parlait - sa poésie à lui, c'est la parole. Pas de lecture : un monologue improvisé dont il tire les textes qu'il publie. Ou alors, si c'est une lecture, c'est une lecture par anticipation, puisque les textes correspondants ne seront publiés que plus tard.


La Jolla, San Diego (CA), été 2003.

David fait partie des poètes et artistes qui se sont installés à San Diego dans les années 1960 pour travailler à l'université de Californie, San Diego qui venait d'être créée - initialement sous le nom d'UC-La Jolla puis d'UCSD. L'écouter me ramène un petit peu en Californie, bien sûr - les plages de La Jolla ou de Solana Beach ou les canyons de Carmel Valley. Mais l'essentiel n'est pas là.

Quand il parle, David parle de langage, de vie et de mort. De mort en général mais aussi en particulier - la mort d'un proche, tué sans raison dans un salon de thé de Hillcrest (un quartier de San Diego) où nous avions dégusté il y a quatre ans de délicieuses tartelettes. La mort comme limite du langage et du sens. David Antin observe qu'en français parlé on utilise le vocabulaire de la volonté pour parler de signification : il y a ce qu'on dit et ce que ça veut dire. Que peut signifier le verbe vouloir dans une tournure impersonnelle ? Si ça veut, qu'est-ce que c'est que ça ?

Bien sûr, qu'on en sait rien. Mais on (David Antin, vous, moi) peut jouer avec la question - puisqu'on est vivants.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 20 juin 2004

California Dreaming

Alors voilà, comme on est en pleine préparation de nos prochains séjours outre-atlantique et que par ailleurs j'ai retrouvé un rouleau de films que j'avais oublié de numériser, pourquoi pas une petite série californienne ? Surtout avec le temps qu'il fait aujourd'hui...


La Jolla, San Diego (CA), vu du Birch Aquarium au Scripps Institution of Oceanography, août 2003.

Alors, oui, on y retourne cet été !

Le Plume vous salue bien.


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lundi 14 juin 2004

En attendant l'été

Tête un peu en compote aujourd'hui. Du coup, un lundi en pente douce, en attendant l'été...


Pelicans à La Jolla Cove, San Diego (CA), été 2003.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 2 juin 2004

Mesdames et messieurs, votre temple accusera un retard de 24h environ.

Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Eh oui, la fascination pour mon nouveau GSM, un appéritif quelque peu prolongé, la taille du disque de l'ibook de la maison, tout a conspiré aujourd'hui pour que je n'aie pas les photos que je voulais au moment où je voulais.

En guise de compensation, je vous invite à vous réchauffer au soleil de Californie, comme les phoques qui tous les soirs se prélassent dans l'anse de la Jolla.


Phoques sur le sable, La Jolla, San Diego (CA), juillet 2003.

Le Plume vous salue bien.




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samedi 29 octobre 2005

L'océan et la pensée

Tout au bout, là bas, au dessus du pacifique, un bâtiment entièrement conçu pour la pensée : le Salk Institute, institut de recherche en biologie fondé par l'inventeur du vaccin contre la polio. Un bâtiment, ou plutôt un ensemble de bâtiments : des laboratoires, des bureaux de chercheurs légèrement à l'écart de l'agitation pour permettre à la pensée de se développer mais tous proches pour permettre le contact ; dans les escaliers et les couloirs, des tableaux noirs pour qu'une conversation de couloir puisse tourner au séminaire improvisé. Et partout entre la lumière de l'océan.


Salk Institute, La Jolla, San Diego, Californie.

Ça n'est pas un bâtiment joli, un bâtiment charmant - c'est de choses graves qu'il s'agit, de vie et de mort. Ce que l'architecte Louis Kahn a dessiné, ce n'est pas un lieu de plaisir et de détente mais un atelier, une usine à produire des résultats scientifiques de haut vol. Et pour ça, la vue sur la mer, ça aide.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 25 juin 2004

Campus

A comparer avec la photo d'hier, une vue du campus de l'UCSD :


Le campus de l'UCSD vu de la Gilman Parking Structure, San Diego (CA), août 2003.

A noter au fond derrière les arbres la Geisel Library (cf. mon entrée du 22 juin). Est-ce que ça répond à la remarque de la_machine sur le fait que ce ne sont pas des vacances ?

Bon, OK, le bâtiment le plus laid du campus n'est pas visible sur la photo dans la mesure où il s'agit précisément de la Gilman Parking Structure, qui n'a rien envier à mon grill habituel d'un point de vue esthétique. Mais à travers les eucalyptus on ne le voit pas tant que ça.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 26 octobre 2005

Un petit peu de Californie

C'est sûr : c'est de nouveau la saison de rêver à la Californie.


Statue de Theodor "Dr. Seuss" Geisel sur le campus de l'University of California at San Diego, août 2004.

L'arbre mort à l'arrière-plan n'est pas un arbre mort mais une autre sculpture ; d'ailleurs, à certaines heures, il chante.

Le Plume vous salue bien.



mardi 17 août 2004

Bye bye to Solana Beach and UCSD

Eh oui, il est temps de bouger un peu : nous quittons ce soir notre habitat fleuri de Solana Beach et partons demain voir du côté de Las Vegas si l'air y est bon.

Un petit complément d'expérience américaine dont nous nous serions volontiers passés : l'urgence médicale -- sans aucune gravité finalement, je vous rassure tout de suite. Mais c'est le genre de chose qu'on adore lorsqu'on est en vacances dans un pays qui reste tous comptes faits franchement étranger... Donc, indice pour le voyageur : 911, ça marche vraiment, comme à la télé. Dans notre banlieue plutôt cossue de San Diego, ça veux dire des pompiers et des paramedics aimables et compétents à notre porte en dix minutes. Qui dit mieux ?

Dernier passage à l'UCSD avant de partir. WiFi au "Cafe Roma", avant d'aller faire le tour des bibliothèques pour photocopies de dernières minutes et autres contingences. J'ai naturellement tendance à me sentir chez moi sur un campus, mais sur celui-ci plus que sur aucun autre. Allez, ce n'est qu'un au revoir, etc.


Geisel Library, University of California San Diego, lundi 16 août 2004 en fin de matinée.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 11 août 2004

Déblogage horaire

Argh, je savais que j'aurais dû poster mon entrée avant d'aller déjeuner ; du coup, il est minuit passé, heure française. Tant pis, moralement on est encore le 11 (d'ailleurs c'est ce que dit ma montre), donc j'antidaterais, na.


La vue depuis ma table de travail, au 8ème étage de la Geisel Library.

Aujourd'hui, quelques nuages d'orages dans l'est ; si ça continue, on aura de la flotte pour aller à Vegas la semaine prochaine. Crâne un peu embrumé aussi, je ne suis pas certain que faire descendre les antibiotiques avec une gorgée de Pacifico (la réponse de l'ouest du Mexique à la Corona) soit ce que j'ai fait de mieux.

Mais retournons à nos bûcherons...

Le Plume vous salue bien.


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mardi 10 août 2004

Dissipation des brumes matinales

Ce matin, brouillard à couper au couteau : on se serait cru à San Francisco, tiens. Sur le trajet vers le campus, fantômes de vagues et de surfers sur les plages ; nuages qui traversent la chaussée dans les côtes...

Note sur la conduite : dépaysant, les carrefours avec des stops de tous les côtés - les voitures s'arrêtent, puis repartent dans l'ordre où elles sont arrivées. Complètement inimaginable dans nos contrées, il y aurait cinq collisions par quart d'heure... Aussi, les feux rouges de l'autre côté du croisement, qu'on peut franchir prudemment si l'on tourne à droite, sauf mention du contraire (ça, on s'habitue rapidement).

L'entrée de la Geisel Library tout à l'heure.

Le temps de faire un petit peu d'e-mail tout en buvant un jus à la cafet' du coin (joie du wifi, au fait il m'a fallu environ dix minutes hier pour avoir un compte "invité" sur l'infrastructure wifi du campus) et vers dix heures, la brume s'est dissipée. Depuis le dernier étage de la bibliothèque je peux donc contempler le ciel bleu au dessus des canyons. Pas désagréable, finalement, une bibliothèque qui ne vous enferme pas dans une cave. Je ne vise personne, mais suivez mon regard.

Allez, râlons un peu tout de même : la clim' est tout de même un petit peu violente dans le coin, faudrait que j'aille me chercher une petite laine.

Sur ce, je retourne à mes coupes de bois du XVIIIe siècle. Un chapitre assez technique, sur lequel je me traîne, bien que je sois solidement documenté maintenant (peut-être trop). Hier, joie d'avoir enfin compris d'où venait une quantité manifestement erronée : avec au départ 4.600 arpents de bois disponible, on ne saurait avoir un reste de 10.500. j'ai fini par retrouver sur un coin de disque dur la photo d'un autre document indiquant la consommation annuelle de temps d'ans l'intervalle : après soustraction, ce sont 2.500 arpents qui restent ; le scribouillard de service a lu "deux" et copié "dix"...

Reste que ce chapitre (ou plutôt ce sous-chapitre) ne sera très certainement pas le morceau le plus passionnant de mon mémoire. Donc : synthétiser, abréger au maximum, tout en tâchant de rester intelligible... A tall order.

Bientôt l'heure d'aller manger un morceau au soleil !

Le Plume vous salue bien.


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mardi 22 juin 2004

Bibliothèques

Le point saillant du campus de l'University of California at San Diego, c'est comme il se doit la bibliothèque. Mais, alors que les bibliothèques universitaires françaises exhibent la tour aveugle de leurs magasins, celle-ci déploie ses vastes salles de lecture pleines de rayonnages (la plupart des bouquins sont librement consultables). Comme si ce n'était pas la quantité de livres qu'on voulait montrer, mais leur consultation.

Alors, l'été prochain comme le dernier, une partie importante de mes deux semaines à San Diego risquent de se passer là :


Geisel Library, UCSD Campus, San Diego (CA), août 2003.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 13 août 2004

Drive-by blogging

Grand beau temps ce matin ; un petit tour sur le campus pour lire le mail et faire l'entrée du jour. Pas de boulot en bibli aujourd'hui, je me pose donc au Peabody Coffee, un coffee stand en plein air au milieu d'un des colleges de l'UCSD. Pas désagréable, le wifi en plein air...


Peabody Coffee Stand, UCSD, à l'instant.

Historiquement, d'ailleurs, la couverture wifi de l'ensemble du campus vient d'une demande des enseignants du département d'informatique, qui avaient leur propre infrastructure, mais en avaient marre d'être déconnecté lorsqu'ils allaient avec leur laptop prendre un café...

Hier, quelques achats de bouquins : MacOS X for Unix Geeks et le dernier Robert B. Parker, entre autre. Et un Tony Hillerman pour se préparer moralement au désert la semaine prochaine.

Matinée peinarde aujourd'hui ; départ tout à l'heure pour Los Angeles (2 à 3h de route suivant la circulation). Retour demain ; pas sûr d'être de retour à temps pour le blog (15h, quand même, c'est tôt !). On verra bien.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 9 août 2004

Hey dudes

How's it going, dudes?

Oui, je perfectionne mon Californien... Curieusement, ma tenue estivale (short kaki, sandales, t-shirt orange et casquette Quicksilver) semble passer beaucoup mieux ici qu'au service historique de la marine. Vas comprendre.

Comme je le disais samedi, pas moyen de se connecter hier : en débarquant un samedi soir, pas entièrement évident de trouver une connexion avant 15h le dimanche. Mais aujourd'hui, c'est fait je vous cause donc depuis le dernier étage de la bibliothèque de l'UCSD -- les habitués en avaient vu des photos ici même le mois dernier.

Samedi, donc, voyage sans histoire. J'ai pris plein de photos depuis les fenêtres de l'avion entre Paris et Chicago : l'Angleterre, le Groenland, le Nord canadien... De Chicago à San Diego, paysage splendide, mais pas de photos, pour cause d'aile d'avion au milieu du champ.


San Diego, sortie de l'aéroport, samedi 7 août 2004, vers 17h heure locale.

L'arrivée à San Diego : l'aéroport est à deux pas de la mer ; on longe un port de plaisance avec le van de la boite de location de voiture... Pas désagréable, franchement, comme coin.

Depuis, on digère lentement le jet lag ; avec les restes de crève qui traînent et les antibiotiques, j'avoue être quelque peu émoussé. Ce qui ne nous empêchent pas d'avoir une vie sociale trépidante : si on veut voir tous les amis des environs en moins de deux semaines, on n'a pas intérêt à lambiner ! Et puis vu dans quel état j'erre, c'est ça ou roupiller à moitié toute la journée.

Enfin, à part que si je reste là en bibliothèque, ça n'est pas (seulement) pour surfer le gros ninternet sans fil, c'est pour rédiger mon mémoire... allez, au boulot !

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 9 septembre 2004

Je reste pensif

...face à toute cette agitation.


Gorille au zoo de San Diego, 15 août 2004.

Quelle agitation, me direz-vous ? La mienne, principalement, je pense, de projets urgents en virus brûlants et en déménagements universitaires futurs... Quant à ma feuille d'impôts, c'est peu de dire qu'elle contribue à ma perplexité. Je sais, c'est ça qui me paye, mais n'empêche...

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 2 janvier 2005

Hep, vous, là !

Oui, vous ! Je vous ai à l'œil ! S'agirait pas d'oublier d'aller travailler demain ! Elles sont finies, les vacances !


Un échassier en maraude, zoo de San Diego, août 2004.

Meuh non, je ne suis pas aigri de ne pas avoir pris de vacances. Ceci dit, pour quelq'un qui n'a pas pris de vacances, j'ai été d'une inefficacité remarquable la semaine dernière, à peine 30% de ce que je voulais faire effectivement réalisé.. Seul jour de boulot vraiment efficace, vendredi dernier. Etonnant, non ?

Allez hop, pour cette année 2005, ça ne va pas traîner, on va te les configurer, ces switchs, et te les installer, ces points d'accès wifi, et te le tuner, ce routeur...

Le Plume vous salue bien.


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lundi 16 août 2004

le retour des pandas

Hier, donc, retour au zoo de San Diego. Je sais, il est de bon ton de ne pas aimer les zoos, "tous ces animaux en cage", etc. Mais le seul problème, c'est que j'adore ça. Et dans le style, celui de San Diego se pose un peu là. En gros, c'est ce que pourrait être Vincennes avec un peu de sous et de créativité. Bon, c'est un peu plus grand aussi ; mais c'est surtout beaucoup mieux fichu.


Bay Yun et Mei Sheng au zoo de San Diego, 15 août 2004, vers 17h30 heure locale.

Et puis on a beau faire, malgré le quart d'heure de queue pour défiler à la chaîne devant les deux enclos, les pandas, ils sont inimitables. Et en vrai, c'est mieux que sur la PandaCam !

Le Plume vous salue bien.

PS: apparemment, la PandaCam a des petits soucis ces jours-ci... Nananèreuh, il faut être sur place pour les voir !

 


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mercredi 14 avril 2004

Le travail, c'est la santé

Bon, soyons honnête : assurer la continuité du service public alors qu'il n'y a pas de public, ce n'est pas le goulag. Plutôt calme, Jussieu, en période de vacances scolaires.

Ce qui me ramène à cette photo d'un des pandas du zoo de San Diego, qui n'a pas l'air entièrement traumatisé par l'existence, il faut bien le dire !

En Charente on a un mot pour décrire ça : "benaise". Là, le panda, clairement, il est benaise. Malgré le touriste qui défile en rangs serrés devant son petit chez lui.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 7 mars 2006

Lo sciopero

J'étais en grève aujourd'hui mais, je l'avoue : je n'ai pas été manifester. À vrai dire, les grandes foules des manifestations parisiennes m'inquiètent toujours un peu - et puis, c'est toujours trois heures à poireauter à Répu pour une heure de manif', ces affaires-là...

En fait, je pensais réellement y aller, mais voilà : après déjeuner, j'ai commencé à faire une chose, puis une autre, et je me suis rendu compte qu'il était bien trop tard, et puis il s'est mis à pleuvoir... Bref, je n'y suis pas allé. Apparemment, ça c'est plutôt bien passé, ce dont je suis bien content : finalement, ils ont réussi à se débrouiller sans moi, va !


Un grand panda se livrant à des activités de la plus haute importance, zoo de San Diego, 15 août 2004.

Bilan du jour, en ce qui me concerne : pas grand chose - quelques achats ce matin que j'avais repoussés depuis des lustres, un peu de travail sur le mémoire, et l'encadrement de quelques agrandissements photos, pour faire joli.

Le Plume vous salue bien.



samedi 17 mars 2007

Kawaii !

Tiens, encore un peu de tendresse dans un monde de brutes : je dois bien avoir d'autres bébés animaux dans ma photothèque... L'occasion de travailler un peu son vocabulaire japonais, tiens. Le mot du jour est kawaii :

kawaii: mignon(ne), gentil(le); adorable; joli(e)...1
Je savais bien qu'avoir des dictionnaires franco-japonais dans mes rayonnages était absolument indispensable, alors même que je n'ai guère poursuivi mes tentatives d'apprentissage de cette langue.


Zoo de Vincennes, 1er août 2004.

Donc : quand au détour d'un zoo vous apercevrez un girafeau (kirin no ko 2), vous vous exclamerez maintenant, avec un grand sourire accompagné d'un froncement des sourcils : « kawaii ! »

Le Plume vous salue bien.

1 d'après le Petit dictionnaire japonais-français Royal, Obunsha, 1992.

2 si j'en crois le Nouveau dictionnaire pratique français-japonais, Librairie Hakusuisha, 1992.



jeudi 1 mars 2007

Jungle

Deux livres en cours : un récit de voyage, Congo Journey, de Redmond O'Hanlon, et un polar, Crusader's Cross par James Lee Burke. Le O'Hanlon est une relecture ; je l'avais lu peu après sa publication (1996). C'est le journal d'un voyage dans la forêt équatoriale du Congo (ex-Brazzaville), au bout de la violence et à la limite de la folie, aussi.

Le polar se passe dans l'univers tout aussi sombre, chaude et humide des bayous de Louisiane. Pas mal fichu, ma foi, dans le style lecture express. Je me retrouve donc par mes lectures dans une ambiance plutôt équatoriale. Du coup, je vous offre une version plus douce de l'univers des forêts tropicales humides, reconstitué dans un coin de Californie du Sud...


San Diego Zoo, 15 août 2004.

À propos de pandas, je me suis souvenu d'une blague idiote et intraduisible ; vous la trouverez sur mon weblog anglophone si vous le souhaitez.

Sinon, j'avais un peu la tête dans le bayou toute la journée. Bon. On verra ce que ça donne demain.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 15 juin 2007

En couleurs

J'avais l'autre jour acheté des crayons de couleurs - des beaux, Faber-Castell et tout. En théorie pour d'éventuels plans à joindre à mon mémoire ; en fait pour faire joujou avec les couleurs, gribouiller sur des bouts de papier tout en pensant à autre chose.

Je suis passé à la bibliothèque nationale aujourd'hui et j'ai acheté un livre sur les couleurs. Philip Ball, Histoire vivante des couleurs, 5 000 ans de peinture racontée par les pigments, Hazan, 2005 [Penguin, 2001]. Je n'en ai pas beaucoup plus besoin que de mes crayons de couleurs, même si on devrait avoir une journée de séminaire consacrée à ça l'an prochain, mais ça m'a fait envie, toutes ces couleurs.


Dans la volière, zoo de San Diego, août 2003.

L'inroduction du bouquin est un peu décevante, et la traduction est, comme souvent, lamentable. Mais qu'importe, il y a plein de petits morceaux de savoir coloré à récupérer là dedans.

Tiens, ça me rappelle les Histoires comme ça de Kipling, avec le Serpent-Python-Bicolore-de-Rocher et le Great, Grey-Green, Greasy Limpopo River, all set about with fever-trees.

Et puis : l'arrivée des couleurs dans la grisaille de Berlin dans le film de Wenders ; Sonia Delaunay et la Prose du transsibérien de Cendrars ; les grès rouges de Red Rock Canyon, tout près de Las Vegas ; ma boîte de pastel gras pour les cours d'arts plastiques au lycée ; la panoplie du petit chimiste : mauve du permanganate de potassium, bleu turquoise du sulfate de cuivre, l'hélianthine qui vire au rouge...

Le Plume vous salue bien.



samedi 8 janvier 2005

Sur l'estran


Une avocette sur la plage Solana Beach (CA), août 2004.

J'aime bien les limicoles, les petits échassiers du bord de mer. Ils vont et viennent sans cesse, à la recherche d'un vers par-ci, d'un petit crustacé par là... Courlis, bécasseaux, avocettes, huitriers-pies... Si j'étais un oiseau, je serais un de ceux là, à coup sûr.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 23 janvier 2005

Sept mers, 4 : océan pacifique

Le Pacifique est trop grand pour l'imagination. Je peux juste parler des quelques abords où je suis passé : Californie ou sud du Japon. Y a-t-il une unité à cet ensemble ? Je ne sais pas, d'autant que ce que j'ai vu du littoral japonais était la petite mer intérieure, entre Honshu et les îles du Sud. Le Pacifique, le vrai, je n'y ai jamais navigue ; je ne l'ai vu qu'en Californie du Sud, de San Diego aux limites nord de Los Angeles.

Est-ce qu'on voit vraiment que c'est immense, ou cette sensation vient-elle des cartes aprises depuis l'enfance, cet hémisphère bleu au milieu duquel on passe du jour au lendemain, ou l'inverse ?


Océan pacifique : Solana Beach, California, U.S.A.

En fin de journée en tout cas, la lumière se reflète sur les vagues qui glissent les unes sur les autres vers le sable à un rythme bien particulier, tout à la foi pressé et sur de soi.

Le Plume vous salue bien.

Les sept mers :
  1. mer d'Alboran : pointe de Tarifa, Espagne, juin 1992.
  2. mer celtique : Rosslare Harbour, Irlande, août 1992.
  3. océan atlantique : Boston Harbor, Massachusetts, États-Unis, juillet 2001.
  4. océan pacifique : Solana Beach, California, États-Unis, août 2004.


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jeudi 12 août 2004

Matin presque paisible

Je vous parlais l'autre jour des brumes matinales ; elles sont toujours là, estompant en douceur nos débuts de journée. La dissipation ne semble toutefois pas imminente ce midi, mais j'ai cru comprendre que, question météo estivale, nous n'étions pas les plus à plaindre (citation d'un cousin de Bretagne : "d'accord, il pleut, mais c'est de la pluie de beau temps !").


Brume matinale, Solana Beach (CA), mardi 10 août 2004, 7h11 heure locale.

Matin paisible donc, mais un tantinet moins que d'autre, puisque j'avais réussi à me coller un rendez-vous sur le dos, un rendez-vous professionnel même, puisqu'il s'agissait de s'informer sur les infrastructures wifi de l'UCSD histoire de voir si il y a moyen de s'en inspirer pour une certaine université parisienne...

Résultat des courses : plein d'infos, j'ai été reçu par quelqu'un de très sympa et très compétent. Si on veut faire ce genre de truc chez nous, par contre, va falloir voir à sérieusement renforcer les troupes... Pourquoi ne suis-je pas surpris de cette conclusion ?

Sur ce, la partie "tranquille" du séjour touche à sa fin : demain, virée sur Los Angeles, avant de partir à l'assaut du désert et de Las Vegas mercredi prochain. Heureusement, crève et jet lag commencent, eux, à se dissiper sérieusement.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 9 mars 2005

Another fine day at the beach

Après tous ces petits glaçons, je vous avais promis une après-midi à la plage ; la voici :


Après-midi d'été à Solana Beach (Californie), 18 août 2004.

Je vous laisse donc profiter du décalage horaire pour faire bronzette pendant que moi, je vais directement me coucher, vu que ce soir je me paye le père et la mère de tous les maux de tête... Ça ira mieux demain.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 20 juin 2005

Un temps de (petit) chien

Puisqu'on vous le dit : nous vivons des jours de canicule. Canicule, oui, de caniculus, le petit chien. Que vient faire un petit chien dans cette affaire, même s'il ferait plutôt un temps à mettre un chien dehors ? Fait-on allusion à la langue pendante qui caractérise le chien (mais aussi l'humain laborieux) par des températures pareilles ? Notons que le chien, lui, a une excuse : faute de transpiration cutanée et l'organisme n'ayant pas d'autre solution pour éviter l'hypertermie que d'évaporer de l'eau, il évapore par la langue. D'après mes information, l'humain, y compris votre humble serviteur, n'a pas ce problème.

Tiens, voilà que cette histoire de chien qui tire la langue me rappelle Tessa, l'adorable caniche qui fut notre collocataire l'été dernier à San Diego. Elle tirait la langue en permanence, non pas en raison de la chaleur - raisonnable à San Diego - mais ;en raison de son âge vénérable ; voir photo.

Tessa, si tu me lis : tu nous manques, j'espère que tu vas bien.

Mais il me semble que je m'égare un peu. Non, le caniculus de la canicule n'a rien a voir avec un caniche : il s'agit d'un chien stellaire, Canis minor, la constellation de Sirius. Laquelle, dans nos région, apparaît en août au dessus de l'horizon : the dog days of Summer disent nos amis anglophones. La canicule, c'est quand il fait un temps de quinze août.

« Mais si le mois d'août est pourri ? » - lecteur, tu pinnailles. S'il ne fait pas beau, tu ne verras pas les étoiles, de toute façon. Pas de Canis minor, pas de canicule - logique, non ?

Le Plume vous salue bien

Cliché : Solana Beach, août 2004.



mercredi 12 avril 2006

En regardant la mer

Sur la falaise de grès qui domine la plage de Solana Beach, un grand labbe regarde le Pacifique.


Solana Beach, San Diego County, California, 18 août 2004, 01:26 GMT.

En fait, connaissant les mœurs des stercoraridés, j'ai tout lieu de penser qu'il surveille les autres oiseaux de mers à la recherche d'un mauvais coup - ils aiment bien le poisson, les labbes, mais la pêche c'est vraiment pas leur truc. Ce que je veux dire, c'est que si j'étais à sa place, je regarderais l'océan.

Quant à nous, c'est sur la Manche qu'on ira poser le regard. Dans un peu plus d'une semaine. C'est pas le Pacifique - mais ça me manque.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 16 novembre 2006

Le tour du monde must go on

Dans un voyage, il y a les journées pas mémorables, où ça va pas, on a été malade, ou alors les mouettes ont piqué la carte bleue dans le sac de plage, ou des trucs comme ça...


Fin d'après-midi à Solana Beach, San Diego, août 2004.

Eh bien quand on n'est pas en voyage, c'est pareil. Même si ça n'est pas le goeland qui fait chier mais le mot manquant sur un devis, qu'on n'avait pas repéré avant de passer la commande. Et des élections qui ne se passe pas comme on veut. Et plein d'autres choses.

Il y a des jours comme ça.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : ça y est, je n'ai plus de parti politique ! Fini les A.G. chiantes jusqu'à point d'heure et la mauvaise conscience quand on n'y va pas !



jeudi 9 novembre 2006

Mémoires d'été (2)

La cure d'estivothérapie étant plus nécessaire que jamais, il est temps de sortir l'artillerie lourde : l'océan, la plage, le ciel bleu, les bermudas et les jeux de ballons.


Solana Beach, San Diego County, août 2004.

Another perfect day at the beach. Gare aux bouchons sur l'I5 en repartant...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 3 mai 2007

Sans paroles

(ou presque)


Solana Beach, San Diego County, California. 13 août 2004.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 9 mai 2007

Hésitations

Danemark ou Californie, pour le mois d'août ? Il y a de quoi hésiter, non ?


Solana Beach, Californie, 18 août 2004.

Ou alors les deux. Si Bolloré me prête son jet, ça ne posera aucun problème.

Le Plume vous salue bien.



lundi 26 décembre 2005

District of Columbia

La ville de Washington est construite sur un carré de terrain un peu de biais, dont la base est rognée par la rivière Potomac : le District of Columbia. De l'autre côté, c'est Arlington, dans l'État de Virginie. C'est une ville importante, mais pas une grande ville : l'ambiance y est largement provinciale, sauf à considérer les édifices massifs du federal triangle, entre Pennsylvania Avenue et le Mall of America. Il faut dire que, hier et aujourd'hui, toutes les administrations sont fermées, ce qui ne laisse pas grand chose dans le centre-ville...


Vue de la chambre d'hôtel alors que le ciel s'éclaircissait hier soir.

Le paysage de Washington est dominé par deux monuments : le Capitole avec sa gigantesque coupole, où se trouve le Congrès, et le Washington Monument, obélisque géante à l'intersection du Mall of America, qui va jusque au Capitole, et de l'Ellipse, qui prolonge la pelouse sud de la Maison blanche - un tout petit bâtiment à comparer avec ces deux-là.

Sur ce, c'est l'heure des pancakes au sirop d'érable !

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 28 décembre 2005

Encore une bibliothèque

Hier, enfin, Washington est sorti de sa torpeur de noël pour redevenir une ville pleinement opérationnelle. Ça fait un peu plus de monde dans le métro, mais globalement, c'est tout de même plus agréable... En plus, il faisait beau.


Devant la bibliothèque du congrès hier midi.

Expérience fantastique pour quiquonque a déja affronté la tâche pénible de s'inscrire à la BNF : j'ai été faire ma carte de lecteur à la bibliothèque du congrès. Ça m'a pris vingt minutes en tout, en comptant la conversation avec l'employée chargée du contrôle des pièces d'identité qui tenait à exercer son français. Et, évidemment, ça ne m'a rien coûté, puisque c'est un service public...

Attention, je ne suis pas en train de dire que tout est idéal de ce côté-ci de l'Atlantique, mais simplement que notre fonctionnement sur ce point précis (la gestion de notre bibliothèque nationale) est un scandale permanent. Et finalement, ça découle d'un grand mépris de la part de nos élites pour la connaissance en général et l'Université en particulier - après tout, notre pays est sans doute le seul au monde dont les dirigeants, dans leur grande majorité, n'ont jamais mis les pieds dans une université... J'ai feuilleté l'autre jour le dernier bouquin d'Attali, qui pourtant est loin d'être un con, et en particulier le chapitre sur la conception de la « très grande bibliothèque » : il est absolument caricatural de ce point de vue. Il est clair qu'il n'a aucune idée de ce qu'est la recherche en bibliothèque ni de ce que doit être une bibliothèque de référence.

Bon, sur ce, c'est pas tout ça, mais il ne suffit pas d'avoir une carte de lecteur : il faut aussi l'utiliser. À bon entendeur...

Le Plume vous salue bien.

P.S. : face aux palinodies de 20six, je m'interroge fortement sur l'avenir de ce blog, sur 20six ou ailleurs. Si vous avez des idées sur ce point, elles sont les bienvenues. J'en reparlerai, de toute façon.


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mardi 27 décembre 2005

Capitole

On s'imagine facilement, en France, que le président des États-Unis est un monarque absolu, ou presque - parceque la représentation extérieure est de sa responsabilité sans partage, mais aussi parceque contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays d'Europe, le pouvoir exécutif n'est pas réparti sur deux têtes, un chef d'État et un chef de gouvernement responsable devant le parlement. Il n'y a d'ailleurs pas de gouvernement au sens européen du terme : les réunions des secretaries qui forment le cabinet sont largement une formalité, sauf dans un ou deux cas précis. Le pouvoir exécutif est donc d'avantage concentré sur la personne du président qu'il l'est chez nous - il est, par contre, en grande partie compensé par un pouvoir législatif qui, parce qu'il ne choisit pas l'exécutif, en est réellement indépendent.


Le Capitole vu du perron de la bibliothèque du Congrès, hier, 16:01 :GMT.

Rappelons que ce pouvoir est divisé en deux chambres, théoriquement égales : le sénat (deux sénateurs par État élus pour des mandats de six ans) et la chambre des représentants (435 représentants élus tous les deux ans par districts ; chaque Ètat a un nombre de représentant proportionnel à sa représentation). Théoriquement égales : les sénateurs ont un plus grand prestige, ne serait-ce que parce qu'ils sont moins nombreux ; ils ont de plus le pouvoir de confirmer (ou non) certaines nominations faites par l'exécutif - notamment les juges fédéraux, dont ceux de la cours suprême, comme bien l'on sait. Par contre, le speaker of the house, qui préside aux débats de la chambre des représentants, est considéré comme le porte-parole officiel du congrès ; il est amené à succéder au président si le président et son vice-président ne sont plus en mesure de remplir cette fonction.

Je parlais de l'indépendance du congrès ; elle n'est pas toujours évidente, surtout lorsque le président et les deux chambres du congrès sont tenues par le même parti - même si la notion de discipline de parti n'existe guère ; personne ne songerait à faire le reproche à un homme politique d'être en désaccord avec son parti ; tout ce qu'il risque, c'est de ne pas être réélu. Il peut surtout arriver que le congrès choisisse de laisser la main au président : ça a été le cas dans les années qui ont suivi le 11 septembre, avec les résultats que l'on sait. On n'en est plus là aujourd'hui : la popularité du président est au plus bas et les mid-term elections approchent. Les discussion sur le renouvellement du Patriot Act ont montré que démocrates et républicains modérés avaient retrouvé leur faculté d'opposition ; la frange ultra-religieuse des républicains a réussi quant à elle à faire échouer la nomination d'Harriet Myers à la cours suprème, montrant ainsi qu'elle n'entendait pas faire de cadeaux. Du coup, les institutions reprennent leur fonctionnement normal : les chambres négocient entre elles et avec la maison blanche.

Où je veux en venir ? À ce que le président des États-unis a, finalement, moins de pouvoir que le président de la république française quand ce dernier a un premier ministre de son camp - et la réforme du quinquénat (encore une imbécilité de Jospin, qu'il ne sorte pas de l'île de Ré celui-là), en couplant élection présidentielles et législatives, a diminué la probabilité d'une cohabitation. Ce qui ne veux pas dire que les décisions prises par le couple président/congrès soient plus louables que les décisions que prendraient le seul président (pour des raisons électorales, la chambre des représentants a une nette tendance au protectionnisme, par exemple), mais ceci est une autre histoire. Si l'on veut conchier le pouvoir américain, ce qui est le droit de chacun, il vaut mieux savoir comment il fonctionne, non ?

Sinon, un bon conseil : si vous vous promenez sur Capitol Hill un jour de congé fédéral (le 26 décembre a été déclaré ferié pour compenser la perte de deux jours feriés tombant un dimanche), débrouillez-vous pour ne pas avoir besoin de toilettes. Lao Tseu a dit : « la souffrance est éphémère, » mais tout de même, le footing vers Union Station dans ces conditions, je m'en serais volontiers passé...

Le Plume vous salue bien.


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