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Des photos et des jours

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lundi 15 novembre 2004

Un pauvre canard

Bon. Journée passée à additionner des pommes et des oranges pour essayer de comparer des dossiers de réponse à un appel d'offre d'une épaisseur pas forcément proportionnelle à leur intérêt. Joie. D'un autre côté, si je le fais pas moi-même, je n'aurais pas de raison de m'en vouloir quand la solution retenue m'énervera.

Mais je ne me plains pas : j'ai vu jeudi le pauvre petit canard proverbial :


Rue des Gravilliers, Paris 3e, jeudi 11 novembre 2004.

Ca fait rire les enfants / Ca n'dure jamais longtemps
Ca n'fait plus rire personne / Quand les enfants sont grands

Allez, on continue, dans la joie et la bonne humeur, youpla boum.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 14 novembre 2004

Un dimanche dominical

"Aujourd'hui, rien", comme disait l'autre.

Rentrés tard de banlieue loin, couchés encore plus tard. Levé à une heure sans nom.

Bricolage : ça prend forme, mes histoires, avec l'aide de divers pointeaux, forêts, ciseaux à bois, scies à métaux, à bois, équerres, pieds à coulisse, trusquins, réglets et j'en passe. J'aime bien la combinaison acajou/acier verni, avec une touche de nylon blanc. Fondamental, pour un bout de machin à installer au plafond des chiottes.

Cuisine, aussi : Elaichi Gosht (agneau à la cardamôme), Aloo Chat (pommes de terre épicées)...  Le tout sympa à préparer et sympa à manger.

Sorti tout de même deux fois dans le grand extérieur, une fois pour acheter une lame de scie à métaux suite à l'explosion en plein vol de la précédente, une fois pour acheter du pain. Total : dix minutes environ.  Et c'est tout.


D'une de nos fenêtres, samedi 13 novembre 2004, vers cinq heure du soir.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 13 novembre 2004

Bazar de l'hôtel de ville

Piqûre de rappel au BHV pour rattraper le fiasco de jeudi. Densité de population au sous-sol : pareil, mais plus. Bilan des courses (jeudi et aujourd'hui) :

 

- 2 ronds acier 5mm × 1m
- 2 tubes acier 8mm × 1m
- 2 tubes carrés acier 12mm × 1m
- 2 chapes galva 6 × 60mm
- 10 poulies diamètre 30mm
- 50 rondelles pour diamètre 5mm
- 10 vis allen 5 × 30mm
- 20m tresse polyamide
- 35 chevilles diam. 6mm
- un tournevis testeur
- une mèche à bois 3mm
- 8 serre-livres
- 5m drisse noire de 2mm

Et tout ça fera un sèche-linge, si, si. Enfin, les quatre derniers éléments, c'est plutôt des effets de bord, les trucs qui tombent dans le panier quand on est dans les allées du BHV.

Le Plume vous salue bien.

Photo : Le BHV vu de la rue Vieille du Temple, samedi 13 novembre 2004 vers 16h.


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vendredi 12 novembre 2004

Potin (Félix)

Je continue sur les expéditions de ma journée d'hier, celle d'aujourd'hui étant encore moins digne d'être racontée. Une vraie expédition donc : boulevard de Starsbourg - BHV et retour. Je suis surpris que la presse n'en dise rien.  Au passage, pas bien loin de la photo d'hier, le Félix-Potin (aujourd'hui Monoprix) de Réaumur-Sébastopol, avec son architecture de casino d'avant-guerre et son clocheton rigolo :


Au coin de la rue Réaumur et du boulevard de Sébastopol, 11 novembre 2004.

Ce n'est donc pas à ce vénérable commerce que j'en avais mais à l'institution de la rue de Rivoli (le BHV, pas le Louvre) et à son seul niveau intéressant, le sous-sol. Avec la foule des grands jours, qui plus est. Sensation usuelle de surcharge sensorielle, de déshydratation, de frénésie d'achat qu'on a du mal à retenir (au moins deux modèles de perceuse sont passés par mon panier avant de retourner en rayon).

S'ensuivent quelques heures de bricolage plus ou moins frénétique. Il s'agit d'inventer un montage à bases de poulies (nombreuses), d'axes, de tasseaux, etc., le tout devant pouvoir permettre de faire sécher du linge. Rien ne vas comme je veux, rien n'est droit, ça ne marche pas, ça m'énerve, et je décide de remettre à ce week-end. Hop, une après-midi de fumée. 

Du coup, au retour de ma chère et tendre, on décide d'aller bien manger dans une brasserie de la rue du Faubourg Saint-Denis. Ca faisait très longtemps qu'on avait pas été là, au point de ne pas se rappeler pourquoi on allait plutôt ailleurs. Maintenant, on sait. Je veux dire, découper un magret pour pas qu'il y ait des bouts de gras de la taille d'une soucoupe sans viande dessous, il n'y a pas besoin d'être Paul Bocuse pour ça...

Quelques peoples arrivés à l'heure de la sortie des théâtres, ça ne compense pas une nourriture médiocre et un service au lance-pierre. Et ce matin, le bide comme-ci comme-ça... Du coup, pour revenir au peoples et aux potins, si vous deviez voir un spectacle ce soir avec Yvan Attal ou Madame, n'y allez pas, ils vont pas être bien frais s'ils ont mangé comme nous.

Le Plume vous salue bien et rentre à la maison.


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jeudi 11 novembre 2004

La ville aux balcons vides (retour)

Ca fait plus d'une semaine que je suis rentré de Londres ; il serait donc temps que mon blog en fasse autant. Alors, cet après-midi, sur le chemin du BHV (j'en reparlerais), petite séance de photos, Paris l'automne, etc. Novembre est un mois qui va bien à Paris -- même si c'est un mois qui va assez mal aux parisiens, qui toussent, râlent, sont fatigués, et heureusement que c'est férié.

Par le hasard d'un itinéraire décalé de 100m par rapport à mes habitudes (Sébasto puis Réaumur puis St.-Martin, alors que d'habitude je prends toujours St.-Martin nettement plus haut), je tombe sur un angle de vue qui ne m'avais jamais frappé :


Au coin de la rue Réaumur et de la rue St.-Martin, 11 novembre 2004/

Comme quoi, Paris aussi a son Flat Iron. Avec ses balcons vides, parce que c'est Paris. Et une église qui serait beaucoup plus jolie si les curés de service ne l'avaient ornée de banderoles criardes et quelque peu ridicules (non inclues ici, heureusement).  

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 10 novembre 2004

Ciao Chesham

Vu que le fait d'avoir fait une entrée dans la catégorie "Histoire de dire" ne me dispense nullement de mon entrée du jour, je clôture ici cette série anglaise par une dernière image de Chesham, parce que j'aime bien, finalement. Et puis un patelin où il y a des amis ne saurait être tout à fait mauvais.


Chesham, la vieille église un matin d'automne, 2 novembre 2004.

Et puis cette lumière diffuse... ce ciel gris... ces mur de briques, ces toits de tuile... mais c'est... mais c'est... Chapeau melon et bottes de cuir bien sûr ! Enfin, je comprends pourquoi la petite route bordée d'arbres m'était si familière ! Pourquoi j'ai toujours l'impression d'avoir vu ces bois, ces pâturages dans une vie antérieure !

Le Plume vous salue bien.


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mardi 9 novembre 2004

Bibliothèque

Alors que mon cycle londonien se termine, il n'aurait pas été logique de ne pas y faire apparaître l'une de mes principales activités londonienne : la recherche à la British Library. J'y ai passé deux bonnes journées de travail la semaine dernière, ce qui était une bonne idée puisque la recherche que j'y ai faite lundi et mardi correspondait au sujet du papier que l'on m'a demandé jeudi, pour samedi (il y en a qui suivent, j'ai les noms).

Bref, la British Library est un lieu fort agréable, même si les restrictions budgétaires ont quelque peu obéré son fonctionnement, qui était bien meilleur il y a deux ans. Un handicap par rapport à la BNF : il y a plus d'ouvrages stockés sur des sites distants, donc avec des attentes de quelques heures à un jour ouvrable. Sinon, la comparaison est cruelle pour notre bibliothèque nationale.


La King's library, British Library, Londres, 2 novembre 2004.

Déjà, le bâtiment, plus compact, donc plus sympa, n'est pas centré sur un jardin post-atomique mais sur une énorme tour de livres, la bibliothèque du roi (don d'un des Georges du XVIIIe siècle). Pas con, pour une bibliothèque. Tour qui forme en même temps des rayonnages parfaitement fonctionnels où l'on voit parfois s'aventurer un magasinier, et autour de laquelle s'organisent les divers niveaux par lesquels on accède aux salles de lecture.

Ensuite, l'algorithme d'affectation de place au lecteur est plutôt optimal : vous allez dans la salle qui vous convient, vous trouvez une place libre et vous vous asseyez. Charge à vous de donner votre numéro de place en commandant vos livres.

Sinon, de même que tous les musées nationaux, c'est gratuit. Il faut seulement justifier de son activité de recherche pour obtenir la carte. Discussion avec l'employée auprès de laquelle je renouvelais ladite carte : "Chez nous, à la BNF, il faut payer, vous savez... -- oui, on m'a dit ça, c'est incroyable... Vous financez déjà cette bibliothèque avec vos impôts, pourtant ?" No Comment.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 8 novembre 2004

Chesham, Buckinghamshire

Chesham, c'est le point le plus lointain que l'on puisse atteindre avec le London Underground -- quand on y arrive, mais je ne reviendrais pas là dessus.  C'est déjà la campagne, et l'underground n'a plus de souterrain que le nom. La navette de Chalfont & Latimer à Chesham est un tortillard qui serpente entre les arbres.

Au bout, le village moyen des Home Counties, avec ses maisons de brique, sa vieille église et son green. Mais ne croyez pas que Chesham soit un désert culturel ; voyez plutôt :


Chesham all-girls band, près de la gare, 2 octobre 2004.

Les nouvelles Spice Girls viendront-elles de Chesham ? Possible, vu la capacité des adolescentes locales à se promener le nombril à l'air et un décolleté comme ça quand tout le monde a sorti les Burberry et les grosses écharpes en laine...

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 7 novembre 2004

Regarder la roue tourner

Aujourd'hui c'est dimanche et je suis fatigué. Donc je me repose et je vous laisse regarder tourner Millenium Wheel, la grande roue à côté de Waterloo Station, avec ses curieux rayons de roue de vélo...


South Bank, 31 octobre 2004.

Comme ça, je récupère d'avoir trop causé hier, vous récupérez de m'avoir trop écouté, ou trop lu, et je recale ma chronique britannique sur pile une semaine de décalage.

Le Plume vous salue bien.

p.s. : beaucoup de discussions sur divers blogs amis la semaine passée à propos des élections américaines. Allez donc jeter un oeil, envoyé par une amie d'outre-atlantique : www.sorryeverybody.com. Ca rame un peu, mais c'est sympa.


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samedi 6 novembre 2004

Cannon street groove

Un problème inédit aujourd'hui : parler à la fois de Londres, parce que je ne vois pas de raison d'interrompre ma série, et de canons de marine parce que j'ai passé 45 minutes à en parler cette après-midi, au séminaire d'histoire des technique de ma chère université (celle où j'étudie, pas celle où je travaille).

C'était donc le moment de se rappeler que l'une des douze gares de Londres s'appelle Cannon Street, et qu'elle se trouve sur la rive nord de la Tamise, juste au débouché d'un pont : c'est un terminus pour les trains en provenance de la banlieue sud-est de Londres.


La Tamise vue du South Bank, dimanche 31 octobre 2004 en fin d'après-midi.

Peu importe que la gare de Cannon Street soit nettement plus en aval (celle de Blackfriars par contre se trouve juste à droite du pont, Blackfriars Bridge justement) ; qu'un doute plane sur l'origine du nom de la rue en question (Cannon Street, rue du canon, ou est-ce une déformation de Canon Street, rue du chanoine ?)  ; que cette gare soit de toute façon fermée le dimanche.

Car la Tamise fait Londres, et la tamise, c'est presque la mer, et nous marchions fort culturellement de la Hayward Gallery à la Tate Modern tout en conversant avec une amie dans un mélange de fra,çais et d'anglais qui nous ressemble un peu. La conversation : du mal des livre de Bourdieu (paix à son âme), du bien des éclairages d'Europe du Nord que leur parcimonie même rend plus analytique, plus incisifs, comme un ciseau de graveur.

Quant à ma communication d'aujourd'hui, elle s'est plutôt bien passée, je crois ; j'ai eu des réactions très positives. Un peu trop longue, sans doute ("on a bien fait de ne te prévenir que 48h à l'avance", m'a dit une copine), un petit peu embrouillée peut-être lorsqu'il s'est agit de revenir en France après un développement sur les innovations de la sidérurgie anglaise du XVIIIe siècle. Ah, ces traversées...

Le Plume vous salue bien.

PS: un de ces jours, je vous parlerai de l'influence de la bière sur la naissance des hauts fourneaux au coke dans le Shropshire.


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vendredi 5 novembre 2004

Metropolitan line, quand même

Pour ceux qui, en me lisant hier, aurait eu un doute, la Metropolitan line existe, je l'ai rencontrée :


Une rame de métro à son terminus, Amersham, Buckingamshire, dimanche 31 octobre 2004, vers 10h30.

Les petits autocollants violets sur les vitres le proclament hautement : c'est la Metropolitan. Evidemment, ce n'est pas parce qu'il y a une rame que la circulation est normale sur la ligne. Nous nous garderons bien de l'emprunter et opterons plutôt pour un train diesel des Chiltern Trains à destination de Marylebone.

Marylebone, c'est la plus petite des gares londoniennes, dans les quartiers déjà chics. Pas loin de là, Paddington, avec sa station de taxi sur le quai -- à l'époque, il s'agissait d'éviter aux amis du magnat des chemins de fer Isengard Kingdom Brunel de mouiller leurs escarpins pour monter dans leur calèche, retour de week end dans le West Country. 

Bein oui, j'avais fait la tournée des douze gares de Londres lors de mon premier séjour là-bas, il y a quelques années. C'était pile au dernier acte de l'éclatement de British Rail, avec grèves à l'appui... Le moment idéal pour du tourisme ferroviaire, je suppose.

Le Plume vous salue bien et retourne écrire sa communication sur l'introduction du four à réverbère dans les fonderies de canons en fer au XVIIIe siècle.


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jeudi 4 novembre 2004

Thameslink et conséquences

Après Brighton, retour vers Londres. Enfin pas Londres, en fait, mais le terminus de la branche la plus reculée de la ligne de métro qui s'en éloigne le plus, la Metropolitan Line. Aye, there's the rub!

Mais n'anticipons pas. D'abord, la gare de Brighton a de la gueule :


Gare de Brighton, samedi 30 octobre 2004,
plus ou moins à l'heure indiquée par l'horloge.

Ensuite, le Thameslink Brighton-Londres, il roulait. Inconfortable, traînaillant en route, s'arrêtant ici où là, mais il roulait. Jusqu'à nous amener cahin-caha à London Bridge pour récupérer le métro. Le train continuait jusqu'à King's Cross ; pas plus loin, bien que les Thameslink traversent normalement toute l'agglomération londonienne du nord au sud : en raison des importants travaux en cours autour du futur terminal Eurostar de St. Pancrass, les trains transversaux ne le sont plus. Pas notre problème, en l'occurrence.

Au même endroit mais nettement plus bas, pas de problème pour récupérer la Jubilee Line, qui nous emmène dans ses rames tubulaires mais néanmoins flambant neuves jusqu'à notre changement suivant, Finchley Road, pour récupérer la Metropolitan Line. Et là, nous entrons dans la quatrième dimension. Ne réglez pas votre téléviseur...

La Metropolitan Line, elle était fermée. Travaux, pendant le week end. A cause de la rénovation du stade de Wembley et de la station de métro adjacente, apprendrons-nous plus tard. Là, mauvais réflexe, nous suivons les instructions qui nous sont données et reprenons la Jubilee pour aller chercher un bus de remplacement un peu plus loin. Péripétie : j'entends mal une annonce, et nous allons deux stations trop loin, d'où ne parte que des cars omnibus n'allant pas jusqu'au noeud ferroviaire suivant, Harrow-on-the-Hill. Reculez de deux cases, et à Willsden Green nous trouvons le bon bus, un double decker qui lambine ensuite pendant plus d'une heure dans les bouchons du samedi soir pour faire quelques kilomètres. Quand on finit par arriver à Harrow, chaos colossal, exemple d'une annonce entendue pour de vrai : The train arriving on platform whatever is a Marylebone service, this is your final best option if you wish to go to Central London. Glissons.

Mais les meilleures choses ont une fin : on finit par récupérer un Chiltern Train qui nous amène à Chalfont & Latimer, où la navette qui nous emmène à notre destination finale a la bonne idée d'exister, bien que faisant techniquement partie de la Metropolitan Line. Et au bout du compte, arrivée à bon port, dans la nuit noire, avec un petit brouillard sur les collines du Buckinghamshire. Trois heures de trajet depuis London Bridge au lieu des 50 minutes habituelles...

Un grand bravo à John Major pour avoir détruit les infrastructures de transport britanniques et à Tony Blair pour ne pas avoir eu le cran de les reconstruire.  

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 3 novembre 2004

Brighton

J'en étais resté hier soir à Londres Waterloo. Je ne faisais que passer, devant rejoindre ma chère et tendre sur la côte sud, à Brighton, tout au bout du RER londonien, le Thameslink.

Brighton, une ville qui hésite : station balnéaire ou vraie ville, grande banlieue de Londres ou métropole de plein exercice ; charme désuet des hôtels victoriens ou béton des années 60...  Et puis il y a les manèges et attraction sur les jetées. Enfin, sur la jetée, maintenant : la West Pier a été détruite par un incendie (certains on soupçonné les forains de  l'East Pier, allez savoir pourquoi). Il n'en reste plus que le squelette, au bord de la plage de galets :


Brighton, West Pier, le 30 octobre 2004.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 2 novembre 2004

Retour

Dans un voyage, court ou long, il y a un retour. Sinon ce n'est pas un voyage, c'est du nomadisme. Et encore, le vrai nomadisme (à l'inverse du pastoralisme, où l'on part, peut-être loin, peut-être longtemps, mais en gardant un chez-soi quelque part), il est rare, exceptionnel sans doute. Ou alors une émigration, mais alors on se crée un nouveau chez soi d'où l'on pourra partir et revenir.

Evidemment quand le voyage est plus court le retour prend plus de place en valeur relative. Et les retours de l'étranger me font toujours le même effet un peu bizarre : c'est donc chez moi, ce pays, cette ville ? Et ça l'est : la langue est ma langue maternelle, j'en connais les usages, les trucs et les coutumes ; je sait où traverser la rue et quand ne pas le faire ; en cas de maladie ou de situation d'urgence, j'ai une idée aussi précise que possible des secours existant. C'est encore là que j'ai le plus de famille et le plus d'amis.

Alors pourquoi l'impression de ne pas être à sa place, de ne pas coller ? Sans doute pour une raison évidente qui est que je n'ai absolument jamais tout à fait l'impression d'être à ma place. Je n'ai pas de racine (ce qu'un simple coup d'oeil à la plante de mes pieds me permet de confirmer) et j'en suis fier ; d'un autre côté, cela me prive d'un éventuel confort arboricole que certains prétendent connaître. "Les imbéciles heureux qui son nés quelque part", comme disait l'autre ? Ou alors, personne ne se sent tout à fait à sa place nulle part. Sans doute pour ça qu'on construit des tanks, des immeubles, des barrages et des hauts-fourneaux, ou alors des vénus de Milo et des impressions : soleil levant. Et des voyages.

Un voyage qui en l'occurrence ne commence pas dès l'aube à l'heure ou blanchit la campagne (dommage, ça aurait fait une jolie continuité thématique avec le soleil levant), mais après une grosse demi-journée de travail, un sprint dans le métro, une gare du Nord. Et qui continue par les plaines picardes sous un beau soleil de fin de journée. Tout à fait adéquat, pour commencer un voyage, cette grande plaine qui commence au nord de Beauvais et qui se termine à l'Oural.


La Picardie vue de l'Eurostar, vendredi 29 octobre 2004.

Après il y a un tunnel, et après on est en Angleterre, mais on ne s'en rend pas compte tout de suite, tant le Kent ressemble au Boulonnais. Après il y a d'autres gares et d'autres histoires, mais je vous garde ça pour demain.

Le Plume vous salue bien.

 

 


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vendredi 29 octobre 2004

Jussieu et la convivialité

Qui a dit que Jussieu n'est pas un lieu de convivialité ? On trouve même d'authentiques cafétérias, conviviales et confortables, dans les cages d'escalier. Avec de vagues sièges en béton et des courants d'air.


Jussieu, le 22 octobre 2004.

Ajoutons pour ce qui est de la bande son la présence à cinq mètres de la porte du chantier "16000", la construction d'un somptueux et inutile bâtiment de 16.000 m², alors même que le déménagement de Paris 7 va libérer 30% de la superficie de Jussieu dans deux ans.

Du coup, cet espace, comme une bonne partie des recoins de Jussieu, est plus un local poubelle sauvage qu'autre chose. Enfin, au moins, c'est au niveau de la dalle. Au niveau "rez-de-chaussée" (c'est à dire au niveau de la rue intérieure, donc au 1er sous-sol pour toute fin pratique), ce type d'endroit serait d'entrée reconverti en urinoirs sauvages.

Sur ce, je me prépare à aller récupérer un Eurostar pour quelques jours en Angleterre. J'ignore si je pourrais blogguer de là-bas. Dans le cas contraire, à mardi soir, avec plein de photos...

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 28 octobre 2004

Chantier

Pour me venger du chantier où je passe mes soirées, entre enduit et pots de peintures, un beau chantier bien clean pour construire un beau quartier tout neuf.


Paris rive gauche, 25 octobre 2004.

Est-ce que ça aura une âme ? On ne sait pas. En attendant on peut regarder de la chair s'agréger sur les squelettes d'immeubles, c'est de la belle activité humaine. Ca fera de l'espace pour que des gens travaillent, dorment, ou les deux. Encore de l'activité. Est-ce bien raisonnable ? On ne sait pas.

Le Plume vous salue bien.

PS : je suis parti sur une série de format carré. Pourtant j'ai pas été élevé au 6x6... J'avais pas fait gaffe, j'ai remarqué en relisant.


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mercredi 27 octobre 2004

 
Jussieu, 26 octobre 2004, 18h46.
À peine pleine,  
  pleine, presque
    pleine  
La lune au crépuscule
attend la nuit.
 
 
 
 
 

Le Plume vous salue bien.


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mardi 26 octobre 2004

Zyva, eh, Buffon

Allez, je vous l'avais promis, ce cher M. de Buffon... Drôle de type, semble-t-il. Un grand esprit, sans aucun doute, probablement plus un rassembleur d'idées et un vulgarisateur qu'un savant de haut vol (contrairement à un Réaumur par exemple, qui avait tout compris avant tout le monde). Bon, il y a ses mœurs : « il les aimait fort jeunes » disait-on, et les filles de Montbard en ont probablement pâti. Mais ceci ne nous regarde pas, comme disait l'autre.

Passons également sur sa totale incompréhension des questions minéralogiques et chimique, là encore, n'est pas Réaumur qui veut. D'un point de vue métallurgique, s'il se livre à quelques expériences dans sa forge de Montbard, on ne peut pas dire qu'il soit un inventeur, ou même un grand observateur des inventions étrangères... Par contre, pour l'intrigue, il s'y entend.

Le 21 août 1769 meurt à Clermont le génial métallurgiste Gabriel Jars, terrassé par une insolation sur les routes d'Auvergne, après de longues années de voyages dans toutes les usines d'Europe, dont il ramène toutes les innovations importantes. Un grand homme du XVIIIème siècle, qui gagnerait à être mieux connu. Le 30 août, Buffon écrit au ministre, déplorant la mort de ce collègue, parti trop tôt, etc. et surtout s'empresse de proposer un de ses protégés pour prendre la place... Note manuscrite en marge de la lettre, conservée dans un carton papiers Jars aux archives nationales : « Lui mander que l'intention de Monsieur le contrôleur général n'est pas de nommer à cette place. » Visiblement, même venant d'un personnage déja éminent, le procédé manquait d'élégance.

Tout ça fait que je ne suis pas peiné de voir que, si la colombe qu'il tient sur sa main gauche semble attirer ses semblables, le lion qui repose sous son fauteuil (un vrai fauteuil celui là) ne semble guère les repousser.


Jardin des plantes, 21 octobre 2004.

M. de Buffon, pardonnez-moi d'avoir à vous le dire, mais les volatiles ont conchié votre perruque.

Le Plume vous salue bien.



lundi 25 octobre 2004

Une journée au pas de course

Bon bon bon, maintenant que j'ai terminé mon dîner gastronomique (pâtes, suivies d'un yaourt), je peux penser à mon blog. Pas eu beaucoup le temps d'y réfléchir aujourd'hui. La course entre divers sites de mon cher employeur, puis la course après les tâches diverses qui s'étaient accumulées pendant que je courrais (enfin, pendant que je polluais le bon air parisien de mes mille centimètres cubes à quatre roues).

Une autre course, c'est la construction à tout va sur la ZAC Paris rive gauche, que j'ai pu observer depuis l'un des sites susdits.Est-ce que tout ça va finalement donner quelque chose qui ressemble à un quartier ? Les précédents dans les environs immédiats n'incitent pas à l'optimisme. Mais qui sait ?


La ZAC PRG (Paris XIIIème), aujourd'hui, en début d'après-midi. Demain ça aura déja changé.

Au moins, j'ai pu arrêter de courrir le temps d'une excellente lecture de poésie ce soir, un poète américain  qui en plus d'écrire des trucs intéressants est un performer de première. Un très, très bon moment. Lecture en VO par l'auteur, et en traduction (par la traductrice je suppose). Bon, c'est forcément un peu cruel pour les traductions ce genre d'épreuves... Mais ne pinaillons pas, pour une fois.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 24 octobre 2004

Fenêtre sur cour

Bon bon bon, maintenant que j'ai terminé mon dîner gastronomique (pâtes, suivies d'un yaourt), je peux penser à mon blog. Pas eu beaucoup le temps d'y réfléchir aujourd'hui. La course entre divers sites de mon cher employeur, puis la course après les tâches diverses qui s'étaient accumulées pendant que je courrais (enfin, pendant que je polluais le bon air parisien de mes mille centimètres cubes à quatre roues).

Une autre course, c'est la construction à tout va sur la ZAC Paris rive gauche, que j'ai pu observer depuis l'un des sites susdits.Est-ce que tout ça va finalement donner quelque chose qui ressemble à un quartier ? Les précédents dans les environs immédiats n'incitent pas à l'optimisme. Mais qui sait ?


La ZAC PRG (Paris XIIIème), aujourd'hui, en début d'après-midi. Demain ça aura déja changé.

Au moins, j'ai pu arrêter de courrir le temps d'une excellente lecture de poésie ce soir, un poète américain  qui en plus d'écrire des trucs intéressants est un performer de première. Un très, très bon moment. Lecture en VO par l'auteur, et en traduction (par la traductrice je suppose). Bon, c'est forcément un peu cruel pour les traductions ce genre d'épreuves... Mais ne pinaillons pas, pour une fois.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 23 octobre 2004

Nocturne orlysien

Et voilà, je suis à la blog-bourre : publiant aujourd'hui la photo prévue pour hier, je me retrouve à garder pour demain une photo d'aujourd'hui. D'un autre côté, c'est toujours mieux que la panne sèche.


Orly Sud, vendredi 22 octobre, vers 21h.

En tout cas, voilà : Orly Sud, symbole de l'irruption du progrès dans une France gaullienne un peu assoupie, avec sa barre de verre et d'acier traversant l'axe routier majeur d'alors, la route nationale numéro 7, bientôt complétée par l'une des toute premières autoroutes du pays. Le Canard enchaîné, quelques années plus tard, faisait remarquer qu'ayant atterri à Orly au retour d'un voyage officiel, Mongénéral avait parcouru pour rentrer à l'Elysée la moitié du réseau autoroutier français.

Puis, Orly Sud dans les années 70, avec la terrasse d'où on pouvait regarder les avions ; elle a fermé ensuite, "par peur du terrorisme" paraît-il. Au cas sans doute où un promeneur transporte un lance-missile dans sa poche révolver.

Enfin, Orly Sud aujourd'hui, avec son hall encombré par les stands des voyagistes, comme si c'était un salon : le salon des vacances en famille et du retour au pays. Au fond du hall, une rangée de comptoirs d'enregistrement se partage entre deux vols pour le Maroc. D'un côté, un vol de la Royal Air Maroc à destination d'Oujda, dans les provinces reculées qui voisinent la frontière algérienne ; de l'autre, une compagnie de charter à destination de Ouarzazate. Robes traditionnelles et cadeaux pour la famille d'une part ; têtes blondes et appareils photos en bandoulière de l'autre -- deux populations totalement distinctes s'apprêtent à voyager en parallèle.

Dehors, la nuit. La lune tente bravement de se montrer derrière les floodlights qui illuminent le silo "rouge" du parc de stationnement P3. Voitures et camions sur la N7. Contre toute attente, la circulation est fluide dans les deux sens.

Le Plume vous salue bien.

[NB : note prête à 23h30, postée à 4h30 en raison d'un n-ième plantage de 20six. C'est marrant, Yahoo! et Google, ça ne leur arrive jamais... J'anti-date, bien sûr, sans état d'âme.]


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vendredi 22 octobre 2004

"veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée"

J'avais prévu une photo récente pour aujourd'hui, mais je me dois de remettre cela à plus tard, et voilà pourquoi : après une journée de boulot au pas de course, j'avais promis à une amie (lectrice régulière de ce blog par ailleurs, elle se reconnaîtra) de l'amener à Orly. Etant en vélo, véhicule impropre à ce genre de transport, je rentre dans mon Xème arrondissement chercher l'autre véhicule, automobile celui là, laissant ordinateur et accessoires variés au bureau pour passer les reprendre au passage, retour d'Orly.

Tout se passe comme prévu, si ce n'est quelques difficultés de stationnement du coté de Jussieu, et j'arrive à la porte du couloir où se trouve mon bureau, couloir dont l'accès est contrôlé par badge en dehors des heures de bureau.

Badge que, vous l'aurez deviné, je n'avais pas. Oublié sans doute sur mon bureau alors que je revenais chercher quelques affaires oubliées la veille au soir -- distrait probablement par la présene d'une demi compagnie de CRS sur le campus, venue mettre fin à la rituelle occupation automnale de la scolarité de Paris 7.
Bref, pas de badge, pas de matos ; pas de matos, pas de photo, le cordon adéquat se trouvant juste à côté du portable, sur mon bureau. Avec un peu de chance, dès demain, les affaires reprennent.

Mais ne nous laissons pas emporter par le découragement : de ma série new-yorkaise manquait un seul borrough, le Bronx (puisque l'aéroport JFK se situe dans le Queens). Mais nous sommes passés avec le taxi qui nous amenait de l'aéroport par le Triboro Bridge, qui relie le Nord de Manhattan, le Bronx et le Queens, franchissant au passage Ward Island, dont je me demande si elle ne fait pas techniquement partie du Bronx. Voici donc une photo du Triboro Bridge, qui est peut-etre prise dans le Bronx, ou alors pas loin.


Le Triboro Bridge vu du taxi, le 16 septembre 2004, heure incertaine compte tenue du jet lag.


Le Plume vous salue bien et va directement au lit, enjambant pour celà le chaos généré par les travaux en cours dans l'appartement.


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jeudi 21 octobre 2004

Lui, c'est les dents

J'avais l'autre jour diagnostiqué chez Bernardin de Saint-Pierre une migraine digne de dégoûter de Paul la Virginie du roman. Chez Lamarck, il s'agit manifestement d'un problème bucco-dentaire. Rage de dents naissante ? Simple carie ? Gingivite ? Je vous laisse juge.


au Jardin des plantes, sur le coup de deux heures.

Ne serait-il pas même en train de s'impatienter dans la salle d'attente de son dentiste ? Son attitude, un peu rigide, les bras croisés, assis au bord de son banc, est en effet de celle qu'on adopte pour une attente pénible, qu'on espère voir s'achever à tout instant : « Personne suivante ! Ah, M. Lamarck, comment allez-vous ? » (Comment d'ailleurs les dentistes peuvent-ils poser cette question ? Non seulement on a mal aux dents mais en plus on anticipe déjà les plaisirs de la fraise, de la roulette et de la pompe à salive...)

Une remarque en passant : j'avais dit l'autre jour que les différents personnages de bronze qui ornent le jardin des plantes étaient représentés dans un fauteuil. Et ce à quelques centimètres d'une photo qui prouvait le contraire. Ils sont effectivement représentés assis, mais pour la plupart sur des bancs ; seul Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, a droit à une véritable chaire à bras, un fauteuil quoi. Pourtant, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre (Le Havre, 1737 - Eragny-sur-Oise, 1814) que Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet, Chevalier de Lamarck (Barentin-le-Petit, 1744 - Paris, 1829)* furent également académiciens, si tant est que le fauteuil soit l'apanage des académiciens. Allez savoir. De toute façon, Buffon, je me le paye dans une prochaine entrée ; il ne perd rien pour attendre.

Le Plume vous salue bien.

* Le comble de la concision biographique : départ, arrivée ; entre les deux, un trait. Je remercie Google (qui est notre ami aussi) et diverses pages web pour ces informations, qui sont par conséquent d'une fiabilité au dessus de tout soupçon. Pensez, j'ai même consulté la Société Belge de Malacologie.



mercredi 20 octobre 2004

"si le temps le permet"

Je pensais aller faire un tour au jardin des plantes ce midi pour quelques autres statues croquignoles. Seulement, voilà, ça n'a pas été possible :


Orage sur Jussieu en début d'après mid...

Ce matin, température estivale, vélo en t-shirt pour aller bosser (bon faut dire, déménager tout le contenu de sa cuisine en vue de travaux de peinture, ça vous réchauffe un homme)... Clim en service dans le bureau... chaleur moite, genre Caroline du Sud fin août... Et puis badaboum.

"Si le temps le permet", prétérition usuelle des randonnés et autres sortie à la campagne. Là ça a fini par permettre un bout de pizza dans le courant de l'après-midi, suivi par une nette somnolence d'une heure ou deux, suivi de quelques heures de travail efficace. Et d'un retour à la maison entre deux averses et en métro, aux environs de 22h. Pour manger une plâtrée de pâtes avec une bière devant la télé : se retrouver tout seul à la maison ravale indubitablement l'homme au rang de la bête.

Demain, les travaux continuent. Le boulot aussi. Et il y a fort à parier que je ne serais pas en forme impériale, vu l'heure qu'il est.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 19 octobre 2004

J'aime bien les satues du jardins des plantes. Notamment les statues où pour bien montrer que les gens c'est des gens importants on les a représentés assis dans un fauteuil. Or, il est extrêmement difficile d'avoir l'air dynamique, motivé et plein d'entrain quand on est assis dans un fauteuil.


Jardin des plantes, 14 octobre 2004, vers midi.

Lui, c'est Bernardin de Saint-Pierre. Je ne sais pas s'il est absorbé par les profondes réflexions que lui inspirent l'herbier qui est à ses pieds ou que, se rendant compte qu'il ne pouvait pas lire son polar sans se faire repérer, il essaye vaillament de rester éveiller lors d'une conférence longue, ennuyeuse et malheureusement post-prandiale donnée par un spécialiste  des fossiles du littoral chypriote. Ca expliquerait la position manifestement inconfortable qu'on sent adoptée apres de nomreuses tentatives pour trouver une posture à la fois compatible avec l'anatomie humaine, à peu près décente et pas complètement soporifique.

Mais t'en fais pas mon Nanard, dans le petit coin discret où on t'a mis, tu peux te taper un petit roupillon sans scrupule. Après tout, qui emprunte l'entrée de la rue Lacépède, sinon des universitaires ou des étudiants à qui le petit somme académique n'est pas étranger !

Et puis, si on lui demande gentiment, le cèdre du Liban, ramené comme chacun sait par Jussieu dans son chapeau, saura bien masquer ta lassitude et ta migraine ophtalmique naissante à nos regards indiscrets.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 18 octobre 2004

"comme dans un moulin"

Les mauvaises langues disent que le déménagement de Paris 7 aux grands Moulins de Paris n'est pas pour demain, que le chantier n'avance pas : voilà la preuve du contraire, même si on a un peu du mal à savoir si ce qui se passe est de l'ordre de la destruction ou de la construction.


ZAC Paris Rive Gauche, le chantier des Grans moulins de Paris le 14 octobre 2004.

En fait, à mon avis, le délais de septembre 2006 sera largement tenu, en tout cas pour les deux bâtiments neufs et les grands moulins proprio sensu. Le problème, c'est que le projet dans son ensemble n'a de sens que si on arrive à regrouper toutes les composantes de l'université sur le même site. Et ça, ça n'est pas gagné, même en faisant abstraction des UFR médicales... Pas avant un bon bout de temps en tout cas. En attendant, ça sera toujours le même merdier avec des sites aux quatre coins de Paris...

Bah, ça crée de l'emploi, dirons nous.

Le Plume vous salue bien


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dimanche 17 octobre 2004

Pas de quartier pour le quartier

Puisque je parlais de réaménagement de la voirie, de Verts et de conseil de quartier, je ne voulais pas passer sous le silence une réalisation en tous points exemplaire. Il y avait un réel problème pour la partie du Faubourg Saint-Denis située juste en dessous du boulevard Magenta. La rue, d'abord très large et en descente se rétrécissait ensuite, en forme d'entonnoir, avec de nombreux accidents à la clé.

Donc tout le monde est d'accord : il faut aligner le trottoir sur la partie plus étroite en aval. Mais voilà, ç'aurait été dommage de faire ça normalement : une adjointe écolo sort de ses manches un projet à base de palissades et de vieux tonneaux qui fait dresser les cheveux à tout le monde ; qu'importe, elle l'impose, avec l'aval d'une prétendue commission urbanisme (totalement autoproclamée) du conseil de quartier. les critiques qui en son faite sont balayées d'un revers de la main, on n'y comprend rien, c'est super intéressant au niveau du concept, etc. Comme quoi, la démocratie directe, c'est bon à condition que n'en ressorte que ce qu'on y a mis... j'avoue en effet ma perplexité :


Faubourg Saint-Denis, près du square Alban Satragne, samedi 16 octobre 2004.

Bon, déjà, pas moyen de traverser la rue : mais enfin, pourquoi voudriez-vous faire une chose pareille, mon bon Monsieur ? L'espace gagné est caché non seulement aux automobilistes (qui ne le méritent sûrement pas) mais aussi aux piétons qui sont de l'autre côté de la rue (et qui sont donc priés d'y rester). parfait, comme ça un des rares lieux du quartier où la vue pouvait se porter à plus de trois mètres est transformée en une rue-canyon comme les autres. Derrière ces palissades, non pas un chantier, même si ça y ressemble, mais des bancs, quelques vieux bidons transformés en pots de fleurs et parsemés de quelques ferrailles et un ou deux jeux d'enfants boulonnés au bitume (ils n'ont qu'à faire attention à ne pas tomber, on est déjà bien bon de leur donner ça). En fait, l'utilisation de cet espace se partage entre clochards attirés par l'intimité qu'offrent les palissades et immigrants clandestins en attente de passeurs vers l'Angleterre -- même s'il semble que cette fonction de point de rassemblement pour les passeurs ait passablement diminuée depuis l'an dernier.

Bref : une occasion ratée de rendre cette petite place agréable et un bel exemple du mélange d'amateurisme et d'autoritarisme qui caractérise nos écolos parisiens...

Le Plume vous salue bien.

ps : rendons à César ce qui est à César, l'immonde effigie en tôle découpée de Saint Vincent de Paul, grand homme s'il en est du catholicisme cucul-la-praline, date de la grande époque du chiraco-jupéisme triomphant, coupable d'ailleurs du criminel aménagement antérieur de ce lieu.


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samedi 16 octobre 2004

La fièvre du samedi soir

"On sort à Paris ce soir ?"

Réflexe suburbain standard du samedi soir. Le problème c'est que ça donne ça :


Boulevard Magenta au niveau du Faubourg Saint-Denis, samedi 16 octobre, vers 19h.

Jusqu'au changement de sens de circulation dans le Faubourg Saint-Denis, ces soirées se résumaient à : 1h dans les bouchons autour de Paris, 1h pour descendre le Faubourg Saint-Denis, 30 minutes pour réussir à ce garer (mal) du côté des Halles, 30 minutes pour descendre deux bières tout en stressant à chaque bruit de dépanneuse, puis une heure ou deux pour rentrer. Maintenant, c'est pareil, sauf que c'est Magenta qui prend...

Alors évidemment, c'est facile pour mes chers concitoyens du 75 de hurler contre tous ces banlieusards qui viennent occuper nos rues. Passons d'ailleurs sur le sous-entendu de "sale pauvre" qui se cache là-derrière... Seulement voilà, peut-on vraiment faire autrement, quand les transports en commun s'arrêtent vers minuit et que la sécurité n'y ait guère assurée, en particulier sur le réseau banlieue (la quasi absence de femmes seules dans le RER après 20h est assez exemplaire là-dessus) ; qu'il est pratiquement impossible de trouver de taxis à certaines heures parce que les conducteur de taxi refusent absolument l'attribution de nouvelles plaques ? Non, franchement, dans cette situation, je n'hésiterais pas une seconde à prendre ma voiture. Du coup, doit-on absolument interdire tout le réseau de rues secondaires à la circulation de transit, que l'on concentre alors sur quelques grands axes (que l'on se débrouille ensuite pour fermer) ?

De quel droit nous, Parisiens, réérigerions-nous des remparts pour interdire au reste du monde de profiter de notre ville qui, après tout, est la capitale de tous les Français ? Pourtant, c'est bien ainsi que raisonnent les écolos parisiens de service ainsi que les piliers des conseils de quartiers et autres instances bidons, pour qui l'intérêt général, ça veut dire une seule chose : ce qui, en général, les arrange.

Bref, je ne suis pas un grand ami du tout voiture, loin de là, et je suis persuadé de l'intérêt qu'il y a à rééquilibrer l'utilisation de l'espace public en faveur des transports en commun et du vélo, etc. Mais l'idéologie du "tout ce qui emmerde les bagnoles est bon" commence à atteindre ses limites. Espérons que le résultat lamentable des Verts à Paris lors des Européennes rabaissera leur prétention à imposer systématiquement leur politique à la majorité municipale.

Ceci dit, ami banlieusard, franchement : le samedi soir, reste chez toi avec des potes et une pizza, tu galéreras dix fois moins !

Le Plume vous salue bien.

[note dimanche 17 : j'avais rédigé cette entrée pour la poster hier et j'ai oublié de la poster... Donc, j'antidate. Na.]


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vendredi 15 octobre 2004

Qu'elle était verte ma vallée

Des personnes mal intentionnées prétendent que Jussieu, c'est du béton, du béton et encore du béton. C'est faux et en voici la preuve :


Jussieu et ses espace verts, jeudi 14 octobre 2004.

Des esprits chagrins remarqueront que ces pelouses un peu miteuses sont situées sur des toits inaccessibles, officiellement du moins. Ils s'inquiéteront de l'étanchéité desdits toits. Remarqueront aussi que les rares pelouses existantes sont progressivement dévorées par les chantiers et les bâtiments préfabriqués -- avec leurs magnifiques toits de bardage galva du plus bel effet.

On ne le dira jamais assez : Jussieu est une merveille inégalée de l'architecture universitaire.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 14 octobre 2004

Jussieu, encore un peu

Jussieu est décidément une source inépuisable d'images. Suffit de se baisser. Ou de lever la tête. Avec les travaux, le spectacle se renouvelle quotidiennement.


Une barre en cours de désamiantage, derrière le toit d'une rotonde; Jussieu, le 11 octobre 2004.

Franchement, c'est pas joli-joli. Les filets, c'est à cause des chantiers de désamiantage. Qui avancent, si, si, d'années en années... Et quand tout sera fini, ce sera encore un campus laid et mal commode. L'université Paris 6 a fait des  pieds et des mains pour y rester : grand bien leur fasse !

Un truc amusant : je connais deux lieux publics formés d'un espace ouvert jalonné de gros piliers cylindriques : l'esplanade de Jussieu et la gare RER Châtelet-les-Halles. Dans un cas on a le vent glacé, dans l'autre les remugles de plusieurs siècles de d'égouts ; dans l'un comme dans l'autre, il est pratiquement impossible de se retrouver. Pourtant, sur le papier, tout est si simple !

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 13 octobre 2004

Cargo de nuit

L'automne, à Paris, quand il ne pleut pas, il y a une heure bien spéciale, où la nuit est presque là, avec encore un tout petit peu de lumière dans le ciel, comme un souvenir, derrière les lampadaires. Les magasins sont ouverts, les rues encombrées, c'est à peine la soirée. C'est l'heure où je rentre à la maison.


Rue Jussieu, hier soir vers 20h.

Depuis que je connais Paris (et ça n'est pas d'hier) j'ai toujours trouvé une qualité particulière à ce moment précis, où le diurne et le nocturne se mélangent : presque la nuit dans le ciel, avec un reste de jours ; presque le jour pour l'activité humaine, mais avec un peu de nuit déjà, où ceux qui ressortent commencent à croiser ceux qui rentrent chez eux.

Evidemment, avec une bonne pluie glacée et un petit vent d'Est, c'est beaucoup moins spectaculaire. Je suis au regret de dire que, ce soir à la même heure, c'est bien de ce type de temps qu'il s'agit. Et je ne m'apprête pas moins à prendre le chemin du retour.

Heureusement, j'ai ma casquette des Yankees. Je suis paré.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 12 octobre 2004

Jeunes pousses

Pour repartir en douceur sur des paysages bien français, voici une vue du parc d'entreprises de haute technologie Airparc à Toussus-le-Noble (78) :


Airparc, Toussus-le-Noble (78), le 5 octobre 2004.

Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est la réponse de la France à la Silicon Valley....

Marrant, ce coin : on est à deux pas de banlieues bien serrées et là, rien, ou presque. On est sur le plateau de Saclay, à dix minutes du CEA. Les agriculteurs récoltent les derniers maïs avant les premières gelées. Et ici, à deux pas du petit aérodrome, un coin de Hurepoix retourne doucement à la vie sauvage, témoin de projets immobiliers arrêtés par la conjoncture.

Bien que les arbres de la vallée de la Bièvre soient toujours verts, le temps fraîchit et la pluie menace. Elle finira par tomber quand j'aurai retrouvé les bouchons parisiens, confirmant sans appel l'existence d'une fuite au joint supérieur du pare-brise.

le Plume vous salue bien.


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lundi 11 octobre 2004

Journée intercalaire

Et bien nous y voilà, il fallait bien que la série new-yorkaise s'arrête, sinon j'aurais pu renommer ce blog New York New York ou quelque chose comme ça, et ça n'est pas le but. Mais du coup aujourd'hui, un peu dur de faire la transition.. En plus, c'est une journée comme-ci, comme-ça, pas la grande forme mais ça ira...

Alors du coup, j'ai pas de photo pour aujourd'hui. "L'intercallaire sera Blue Reflex ou ne sera point". Sic et resic. Celui qui trouve la référence gagne un bonbec.

Demain, Business as usual.

Le Plume vous salue bien


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dimanche 10 octobre 2004

Pour finir...

Pour en finir, quitter New York, si tant est qu'on puisse vraiment quitter New York : sortir de la baie, passer entre Staten Island et Long Island,  par les Verrazano Narrows, vers l'océan, vers l'Europe...


Le Verrazano Narrows Bridge, 16 septembre 2004.

Car c'est par là qu'est venu tout ce qui a fait New York, des premiers explorateurs aux émigrants d'Ellis Island. On lui avait dit que les rues de New York étaient pavées d'or. En débarquant, il s'est rendu compte qu'elles n'étaient pas pavées d'or, qu'elles n'étaient pas pavées du tout d'ailleurs, et qu'on l'attendait pour les paver. Ou pour construire des ponts, et pas pour des ponts d'or. New York est une ville faite d'espoir, malgré tout, d'espoir d'une vie meilleure, pour les Irlandais affamés de 1848, pour les Juifs de Russie, pour les Noirs quittant le sud, pour des Italiens, des Chinois, des Coréens, des Ukrainiens...

Aujourd'hui New York n'est plus un passage obligé pour qui vient de l'Europe aux anciens parapets. Les jets nous conduisent directement à Chicago, à Detroit, à Fort Worth ou à Atlanta. Mais New York, ça reste un rêve d'Amérique qui ne meurt jamais complètement. C'est précieux, les rêves.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 9 octobre 2004

Brooklyn/Coney Island, 3 : derrière la plage

Si on tourne le dos à la mer et qu'on franchit la promenade, presque au bout de la presqu'île que forme Coney Island (oui, ce n'est pas vraiment une île), juste au delà des immeubles, on longe ceci :


Dépot de school buses derrière la promenade de la plage, Coney Island, 21 septembre 2004.

Normal : des mètres carrés pas chers, presque un terrain vague, au terminus des lignes de ramassage qui sillonnent Brooklyn... Et c'est bien là le paradoxe de ce quartie "popu" dans un coin plutôt paradisiaque.

Derrière, la mer. Devant, la ville, un de ces coins de ville un peu à l'écart, presque oubliés. Et le soleil de fin d'après-midi sur le jaune des petits autocars, qui dorment en attendant le rush matinal dans la frénésie new-yorkaise toute proche.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 7 octobre 2004

Brooklyn/Coney Island, 2 : la plage

Coney Island, c'est un peu Brooklyn Beach : un mélange de bleu de mer et de porte-containers, de sable et de manèges, de mouettes et de HLM.


Coney Island, la plage et la cité, 21 septembre 2004.

Et puis un grand soleil d'automne, qui donne envie de faire une dernière bronzette sous un ciel bleu, bleu, bleu, bien lavé par la dernière tempête. Sur les planches, quelques retraités, presque personne. Sur la plage, pareil ; les rares promeneurs, hésitant à tomber la chemise, parce qu'on ne sait plus trop si on est en ville ou à la plage. Quelques pêcheurs à la ligne, un type ne trouvant rien à l'aide détecteur de métaux.

Arrière-saison.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 6 octobre 2004

Brooklyn/Coney Island, 1: Luna Park

La seule partie de Brooklyn que j'aie fait plus que traverser, c'est Coney Island, un coin de plage face à la baie. Coney Island, c'est la plage à portée de métro. C'est aussi Luna Park, le vrai :


Coney Island, Luna Park vu de la ligne Q du métro, 20 septembre 2004.

Un parc d'attraction à peu près désert, par un beau après-midi de septembre, les attractions fermées, quelques forains réparants leurs manèges. Au milieu d'un parking vide, un distributeur de coca monte la garde. Au fond, le goelands en maraude, et  la mer.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 5 octobre 2004

Staten Island, 2 : le ferry

Le Staten Island Ferry, le voilà :


L'un des deux ferries en rotation le jour de notre passage, au départ alors que nous arrivions à Staten Island, 16 septembre 2004.

...avec sa tête un peu vieillotte de bateau du Mississipi, ses deux timoneries pour ne pas avoir à faire demi-tour, ses passerelles pour déverser ses centaines de piétons d'un côté ou de l'autre. Un gros autobus géant, dévolu à d'incessants allers et retours dans la baie. Avec parfois des petites approximations à l'arrivée. D'où les grosses structures en poteaux de bois, comme au premier plan, idéales pour amortir les chocs en cas de léger flou dans le cap.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 4 octobre 2004

Staten Island, 1: Upper Bay

Quelques photos de Brooklyn et de Staten Island, pour finir la série ; comme je l'annonçais hier, ces entrées seront nettement maritimes.

Staten Island est le plus petit et le moins connu des cinq boroughs de New York. Nettement détaché des quatre autres, il n'a été rattaché par voie de terre au reste de New York que dans les années 60, avec la construction du Verrazano Narrows Bridge qui le relie à Brooklyn. Il est nettement plus proche du New jersey dont il est séparé par de petits bras de mer, les kills.

En fait, le trait d'union entre Staten Island et le reste de New York, ce sont surtout deux attractions majeures : le Yankees Stadium, stade de Base Ball de la principale équipe de New York, d'une part ; d'autre part, le Staten Island Ferry, qui transporte en continu les passagers de la pointe sud de Manhattan à la pointe nord-est de Staten Island, avec vue imprenable sur la statue de la liberté. Inutile de dire qu'aux heures creuses, le ferry est principalement rempli de touristes qui de Staten Island ne connaissent que le terminal des ferries. Ce qui après tout est presque notre cas : nous avons poussé l'aventure jusqu'à la sortie du parking du terminal. Sur le quai, des bancs, pour contempler un paysage urbain et portuaire unique.


Staten Island, vue de l'Upper Bay depuis le quai de St. George, le 16 septembre 2004.

Une statue de la liberté est cachée dans cette image, entre New Jersey et New York. Et puis, ces remorqueurs rouges à la timonerie surélevée, afin de pouvoir également servir de pousseurs à l'occasion. Caché dans le fond à droite, la flèche de l'Empire State Building, derrière les immeubles de Downtown Manhattan. Parmis ces derniers, l'absence des tours jumelles. Mais ça,  j'en ai déja parlé, je crois.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 3 octobre 2004

Manhattan, 9 : L'Hudson

Pour boucler cette séquence "Manhattan", et avant quelques notes sur les autres Boroughs, il eut été injuste de ne pas montrer le fleuve qui fait Manhattan : l'Hudson.

En effet, si Manhattan est réellement une île, les "rivières" qui la bordent n'en sont pas forcément, des rivières. A l'est, l'East River n'est que le détroit final du Long Island Sound ; au nord, l'Harlem River pourrait à la rigueur et sous réserve de données précises concernant les courrants être considérée comme un bras mort de l'Hudson. Au sud, c'est l'Upper Bay, le plan d'eau compris entre le New Jersey, Long Island (et plus particulièrement Brooklyn) et Staten Island. A l'ouest, par contre, un fleuve majestueux, navigable jusqu'au pied des Adirondacks, 300km plus au nord -- tellement majestueux que seul un pont le traverse, le George Washington Bridge, qui prend sur Manhattan au niveau de la 178ème rue.


L'Hudson RIver et le George Washington Bridge, vus de Tryon Park, le 21 septembre 2004.

Bon, OK, le pont, il est en travaux, et du coup ne se distingue plus guère des immeubles du New Jersey voisin... Pas ma faute, à moi. Par contre, je revendique le respect de la logique géographique de ma présentation, la photo étant prise du belvédère juste au nord des Cloisters. Là.

Quant à la barge, elle vient à point nommer introduire un aspect que je n'ai fait qu'effleurer dans ma premières entrée de la série : que New York, métropole, est aussi un port. Ca a l'air évident, mais pour quelqu'un qui a grandi au son des cornes de brume de la baie de seine, ça n'est pas rien.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 2 octobre 2004

Manhattan, 8 : The Cloisters.

Si l'on continue tout droit vers le nord, par exemple en prenant l'autobus M4, on arrive à Inwood, la pointe nord de Manhattan, coincée entre un coude de la Harlem River et l'Hudson, et à Tryon Park, les hauteurs boisées qui la bordent à l'ouest. Au point culminant, un des musées les plus fous que j'aie visité : The Cloisters. En toute rigueur, ce n'est pas un musée à part entière, mais le département d'art et d'architecture de l'Occident médiéval du Metropolitan Museum of Art, qui lui se trouve comme tous les autres le long de Central Park, au coeur du Museum Mile. Pourquoi un annexe aussi lointaine ? C'est que précisément ce sont certaines pièces des collections qui donnent le nom à l'ensemble : les cloîtres. Oui, des cloîtres, de petits jardins entourés d'un déambulatoire couvert, qu'on trouvait au coeur des monastères. Il y en a quatre, ramenés d'Europe en pièces détachées par des collectionneurs fortunés.


The Cloisters, le cloître de Cuxa, 21 septembre 2004.

Celui-ci, espagnol, est le plus grand des quatre, avec ses piliers de pierre rose, le seul qui soit vraiment au diapason de la pierre local du corps de bâtiment lui-même. A côté, on trouve le tout petit cloître de Saint-Guilhem le désert, venu des environ de Clermont-l'Hérault : c'est le plus ancien, récupéré pierre par pierre dans les environs de cette abbaye en ruine, souvent sous forme d'ornement dans les fermes locales. La salle capitulaire voisine servait semble-t-il d'étable...

Les cloîtres, pour spectaculaires qu'ils soient, ne doivent pas faire oublier les collections : de très belles pièces de sculpture et de peinture, du XIème au XVIème siècle, de la céramique, des tapisseries aussi. En particulier les tapisseries de la Licorne, cousines de la dame à la Licorne de Cluny, et rachetées aux ducs de la Rochefoucauld dont elles décoraient le château de Verteuil, près de Ruffec, en Charente (eh !). L'histoire en est connue : la licorne est le symbole de la pureté.  En conséquence, on en représente la chasse et la mise à mort. Logique.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 1 octobre 2004

Manhattan, 7 : West Harlem.

Au nord de Morningside Heights, le terrain redescend vers une vallée sèche aujourd'hui occupée par la 125ème rue. C'est le début de Harlem, de West Harlem, techniquement. A cause de cette vallée, le métro (en l'occurrence les lignes 1 et 9, qui suivent Broadway) sort de terre, contraint et forcé, pour un des rares segments aérien de Manhattan.


Broadway et 125ème rue, la station de métro, 20 septembre 2004.

En venant de Columbia, c'est le début d'un autre monde : la couleur de peau se fait plus sombre, les voiture plus vieilles, les Starbucks sont remplacés par des McDonalds (le bas du bas de gamme du hamburger outre atlantique -- ça vaut pas les Wendy's, tiens) ; les devantures des magasins se mettent à parler espagnol pour la plupart. Oui, espagnol : West Harlem, c'est le quartier des Caraïbes, des Dominicains notamment. Des Haïtiens aussi, du coup on entend quelques mots de français sur les trottoirs.

Les relations entre Noirs et Blancs, à New York, ce n'est pas forcément un fleuve de guimauve, on s'en doute. Probablement plus dures que sur la côte ouest, à vue de nez. Si, blanc de peau, vous demandez votre chemin à un Noir (dans Harlem par exemple), il aura un moment de surprise que vous lui adressiez la parole, et poliment en plus. Pour vous renseigner ensuite, bien sûr.  Peu de couples "mixtes" (que l'expression est belle !) ; nous en avons rencontré un, qui regrettait amèrement sa Californie d'origine. Et, dans les milieu académiques, ma peau vaguement café au lait me mettait souvent dans les plus bronzés de l'assistance, ce qui n'était pas vraiment le cas une fois franchie la 125è rue...

Evidemment, la composante raciale est l'élément majeur de la bagarre entre Columbia et les habitants et commerçants de West Harlem, la community comme on dit là-bas, et notamment de Manhattanville, le complexe de commerces et d'habitations situé entre cette station de métro et l'Hudson. Même si Columbia tente de veiller à la "diversité" de la population -- ce qui fait râler les blancs qui ne sont pas admis sans forcément changer profondément la composition de la communauté universitaire.

Quelqu'un a-t-il une baguette magique à proposer ?

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 30 septembre 2004

Manhattan, 6 : Morningside Heights, Columbia University.

Plus haut, plus à l'ouest, au delà de Central Park, sur les hauteurs qui surplombent l'Hudson, c'est Morningside Heights. Pourquoi Morningside alors qu'on est face à l'ouest ? Bonne question, merci de l'avoir posée.

En réalité, Morningside Heights, c'est l'université de Columbia -- vénérable université qui fête ces temps-ci son 250ème anniversaire, membre distingué de la Ivy League (derrière Harvard, Yale et Princeton), propriétaire de pratiquement tout le quartier, qui a réussi à maintenir un campus en pleine ville, sur cinq ou six blocs ; son voisinage : Barnard College, juste en face, qui jadis éduquait les futures épouses des Columbians ; l'Union Theological Seminary (ou d'ailleurs nous logions), qui forment oecuméniquement pasteurs et curés, un séminaire israélite en face, un Teacher's College ; des cafés, restaurants et librairies pour toute cette clientèle, y compris Tom's restaurant, le "Tom's diner" de la chanson de Suzanne Vega -- et de la série Seinfield. Bref, un îlot de Cambridge, Mass, coincé entre l'Upper West Side et Harlem.


Columbia University, le 19 septembre 2004 ; le bâtiment vitré au fond est le Lehrner Hall, d'où j'écrivais mes "télégrammes".

Les tentes, ce sont des tentes pour le "Columbia community festival", c'est à dire, au bout du compte et comme l'écrivait sans réserve le journal étudiant, une tentative de l'université pour se rabibocher avec le quartier. Car les habitants de West Harlem, notamment, voient d'un bien mauvais oeil les tentatives d'expansions de Columbia qui les grignotent en douceur ainsi que la "gentryfication" qui s'ensuit... Malheureusement pour Columbia, Ivan s'est chargé de noyer l'essentiel des festivités et, si Dee Dee Bridgewater a chanté, ce fut brièvement, entre les averses avec des heures de retard sur le programme et un public clairsemé.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 29 septembre 2004

Manhattan, 5 : Upper East Side, le Guggenheim

Les côtés de Central Park, c'est le "Museum Mile". Côté ouest, il y a surtout le "American Museum of Natural History" et ses dioramas croquignols ; côté est, il y a tout ce qu'on veut : Musée du design, de l'Espagne, du judaïsme (très bon musée d'ailleurs), de divers styles de peinture...

Et puis il y a le Guggenheim. Le Guggenheim, c'est un peu comme si une soucoupe volante s'était garée entre deux immeubles. D'ailleurs, voyez plutôt.


Le musée Guggenheim, 17 septembre 2004. A droite, le parc.

Le musée n'est pas immense en terme de superficie, bien que la spirale ascendante qui en forme le bâtiment principal soit secondée par une annexe de bonne taille au salles plus classiquement rectangulaire. Mais le contenu... le contenu...!

Pas compliqué : si vous vous demandez pourquoi Kandinsky est aussi mal représenté dans nos musées, ne vous fatiguez pas : tout est là-bas. Plus que l'expo temporaire de photos (les expos de photos dans les musées d'arts contemporains finissent par se ressembler toutes) ou de sculpture de Brancusi (Paris croule sous les Brancusi ces dernières années), ce sont les collections permanentes, et notamment les salles Kandinsky, qui m'ont laissées sur le cul. Quand j'étais en seconde, ma prof d'histoire de l'art posait la question : "comment peindre après Kandinsky ?" Je pense qu'elle faisait référence au théoricien plus qu'au peintre, mais les deux vont ensemble.  Eh bien, depuis cette époque, je visite des musées, je lis, je m'intéresse.. Et je n'ai pas encore trouvé de réponse définitive. Bon, si, des succès individuels, l'expressionnisme abstrait de Pollock et Rothko, etc. Mais la peinture comme genre, je ne suis pas sûr qu'elle s'en soit réellement remise.

Question annexe : pourquoi Kandinsky est-il aussi peu connu du grand public français, alors qu'on fait tant de cas d'un Picasso, pour une raison qui d'ailleurs m'échappe aussi un peu ?

Le Plume vous salue bien.


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mardi 28 septembre 2004

Manhattan, 4 bis : Avant la pluie

Le même lieu, trois jours plus tôt, alors que les pluies torrentielles n'avaient pas nettoyé l'atmosphère des miasmes d'Ivan -- la tempête tropicale qui a ravagé l'Alabama, rincé le Nord-Est, ballotté l'avion de votre serviteur et re-mouillé ce dernier vendredi soir à Paris. Chaleur humide, brume : voyez plutôt.


Même endroit, le 17 septembre 2004, vers midi.

La météo de Central Park est celle de New York : Your guess is as good as the weatherman's. Et pour finir sur une note littéraire :

Mais où vont les canards de Central Park quand le lac est gelé en hiver ?

J.D. Salinger, The Catcher in the Rye

Le Plume vous salue bien.


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lundi 27 septembre 2004

Manhattan, 4 : Central Park

Je reprends donc ma lente remontée de Manhattan... Après Midtown et la 59ème rue, la ville se divise en deux : Upper West Side et Upper East Side. Entre les deux, une lacune allongée qui est comme une épine dorsale : Central Park. A l'est, les boutiques branchées de Madison Avenue ; à l'ouest, les modestes supérettes d'Amsterdam Avenue. Au Sud, l'opulence caricaturale et bien blanche de Columbus Circle et de Midtown ; au nord, Harlem, ses quartiers populaires, franchement pauvres pour certains, et sa foule multiple et colorée...

Au milieu, des chaos de gneiss et de quartzite, des feuillus, des conifères, des allées qui tournicotent entre les rochers, des lacs, des cyclistes, des joggers (beaucoup), des chiens de toutes les espèces, des clochards, des yuppies, des nourrices avec des poussettes, des enfants des écoles, des mouettes, des canards. Et beaucoup d'eau.


Central Park, le Jackie Kennedy-Onasis Reservoir vu de l'est, le 20 septembre 2004 vers 10h du matin.

New York, looking down on Central Park : En fait, à part quelques très chics immeubles, anciens hôtels particuliers souvent transformés en musées à l'est et résidences plus modernes à l'ouest, New York, du point de vue de l'urbanisme, lui tournerait plutôt le dos. Les New Yorkais, eux, dès qu'ils le peuvent, vont faire le tour du lac en petite foulée (mais seulement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre S.V.P., les panneaux sont formels là dessus) ou foncer à vélo sur un itinéraire nettement plus motivant que celui de Longchamp.

Curieusement, Central Park est ce qui à New York ressemblait le moins à mes attentes. Je m'imaginais un vaste jardin public bien plat ; en fait, ça monte et ça descend dans tous les sens, et la seule chose de régulière là dedans est son périmètre parfaitement rectangulaire. La carte n'est pas le pays...

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 26 septembre 2004

Manhattan, 1 1/2 : Greenwich Village

Puisque je parlais hier de la zone de bâti moins haut que le reste entre Wall Street et Mid Town, je ne résiste pas à un petit retour en arrière dans ma remontée de Manhattan. J'ai retrouvé une photo qui permet un petit coup d'oeil sur une rue calme, entre deux avenues, du côté de ce qu'il est convenu d'appeler l'East Village.


Manhattan, une rue du sud-est de Greenwich Village, lundi 20 septembre 2004, vers midi.

Voilà : des rues plus calmes, des livreurs mal garés, des immeubles en brique avec les fameuses échelles de secours bien connues des amateurs de séries télé... c'est ça aussi, New York. Entre autres plusieurs choses.

A propos, vu cet après midi The Terminal, de Spielberg. Allez-y si vous voulez passer un bon moment, vous détendre devant un film plaisant et bien ficelé. Si vous êtes un tant soit peu anglophone, tâchez de voir ça en V.O. (cette semaine au Max Linder par exemple), c'est quand même plus sympa. Et puis vous reconnaîtrez sans peine les immeubles de la scène finale si vous avez lu mon entrée d'hier... Une autre bonne raison de voir ce film : ne pas suivre les recommandations des prétendus critiques du Monde qui descendaient le film dans une chronique vomitive de snobisme. Plus ça va, plus ce journal est à gerber. Pas la peine que je m'emballe avec ça, j'en aurais pour des heures. Et personne ne le lit de toute façon.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : en sortant du ciné, on tente d'aller prendre un verre ; une serveuse mal embouchée nous fait savoir sans ménagement que la table que nous convoitions était "réservée pour la restauration". Pas de doute, on est bien à Paris...


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samedi 25 septembre 2004

Manhattan 3, midtown. Time Square.


Time Square, New York, 19 septembre 2004.

Time Square, c'est ce qu'on entend quand on dit "visiter New York". Au croisement de Broadway et de la 42ème rue, c'est le rendez-vous des enseignes lumineuses, des néons, des commerces, des comédies musicales... La fameuse foule des trottoirs new-yorkais, c'est là qu'on la trouve.

Mais, étant venu en bus depuis la 121ème rue (par le M104, que l'on voit sur l'image se diriger vers Broadway), j'ai pu apprécier le caractère tout à fait limité de cet espace : si le bâti s'élève dès Columbus Circle et la 59ème rue, c'est à dire en entrant dans Midtown, ce que dans les derniers blocks que les enseignes se multiplient et que la foule se densifie. Time Square, ou l'image que New York s'efforce de renvoyer d'elle-même ?

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 24 septembre 2004

Manhattan, 2 : midtown. Le grid.

Midtown, c'est la partie de Manhattan qui est juste en dessous de Central Park, disons entre la 34ème et la 59ème rue. C'est le grid, le plan en damier typique, avec les blocks en rectangle assez étirés (les rues sont nettement moins espacées que les avenues). Seul Broadway fait exception, taillant dans le système à un angle variable, se confondant parfois avec les avenues et parfois obliquant vers la gauche, engendrant ainsi les fameux immeubles en lame de couteau, comme le flatiron des photos de Stieglitz ou l'impossible fil à couper le beurre de Time Square.

Car Mid Town, c'est aussi Time Square, le Chrysler Building... L'autre district de gratte-ciels, séparé du financial district par une vaste zone sans élévations majeures, Chelsea, Greenwich Village, Lower East Side... L'Empire State Building est un peu isolé, à la lisière sud de Mid Town.


Vue au nord depuis le haut de l'Empire State Building, lundi 20 septembre 2004, vers 22h.

Et derrière les lumières, presque cachée par les gratte-ciels, la lacune de Central Park, ce vide rectangulaire au coeur de la ville, avec ses arbres, bassins et rochers qui conservent autour d'eux un petit bout de nuit noire.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 23 septembre 2004

Manhattan, 1 : downtown

Beaucoup à dire, beaucoup de photos aussi, autant organiser ça un petit peu -- géographiquement, par exemple.

New York, certains le savent sans doute, est composé de 5 districts (boroughs) : Manhattan, le Bronx, Brooklyn, Queens et Staten Island. Manhattan n'est ni le plus grand, ni le plus peuplé (1,5 millions d'habitants, alors que Queens et Broolklyn dépassent les deux millions chacun), mais c'est incontestablement le centre, le coeur, le moyeu.

Manhattan est un rectangle d'à peu près 20 km de long par 5 de large, pointu au sud et  biseauté au nord. C'est techniquement une île, puisque séparé du continent (le Bronx, en l'occurrence) par la Harlem River, un étroit bras de mer, au nord ; de Long Island (où se trouvent le Queens et Brooklyn) par l'East River (en fait l'ultime rétrécissement du détroit de Long Island) ; du New Jersey par l'Hudson River, un vrai fleuve, pour le coup.

La pointe sud, ou plutôt sud-sud-est, mais ne pinaillons pas, est celle qui pointe vers l'entrée de la baie ; c'est le district financier, avec Wall Street et des gratte-ciels partout. C'est le fameux New York Skylines, particulièrement spectaculaire vu de Staten Island ou du ferry qui y mène -- d'Ellis Island aussi, sûrement.


Manhattan, la pointe sud vue du Staten Island Ferry, 16 septembre 2004 après-midi.

Mais sur la gauche du paysage, derrière le premier rang d'immeubles, une absence imposante, celles des tours du World Trade Center. Même quand on est à New York pour la première fois, c'est un paysage que l'on connaît tant, par la photo, les films, etc. que c'est un manque presque palpable. Et pour tous les New Yorkais, une figure de mort au quotidien, d'une vie in the shadow of no towers (Art Spiegelman). Des amis New Yorkais, désignant le George Washington Bridge, à l'autre bout de Manhattan : "En rentrant à New York après le 11 septembre, c'est là que nous avons commencé à sentir l'odeur de fumée"...

Nous n'avons pas été voir Ground Zero. Touriste, peut-être ; touriste de la mort à grande échelle, non, sans façon.

Le Plume vous salue bien. 


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mercredi 22 septembre 2004

...et retour.

Et voilà : le M60 nous mena bien de la 121e rue et Broadway à la 125 et Manhattan Avenue, sauf que si elle ne s'était pas avisée de changer de nom à cet endroit (c'est à dire le sud de Harlem), on aurait pas raté l'arrêt -- mais bon, les distances entre arrêts de bus sont courts. De là, we took the A train,  mais bon, si je suis à peu près sûr que c'est de cette ligne de métro que parle l'air de jazz que vous connaissez tous (bon le nom au moins. Non ? Tant pis), je suppose que la chanson suggère de le prendre vers le nord, vers Harlem donc ; nous le prîmes vers le sud -- direct de la 125e à la 59e (le sud de Central Park), puis traversée de downtpwn Manhattan, puis Brooklyn dans la grande largeur avant d'aboutir à JFK via un petit train tout moderne). Conseil au voyageur : de ou vers JFK, le métro, ça marche, surtout si on n'est pas trop chargé, et ça ne coûte que $7 par tête de pipe, ce qui place haut le seuil de rentabilité des tacs.



JFK (Queens, New Yorj), station de l'airtrain au terminal 1, hier, 19h30 heure locale.


Voilà, sinon, voyage sans histoire, à part un peu de tôle ondulée au milieu du chemin, reste d'Ivan transformé en perturbation atlantique et qui fait route vers ici après nous avoir saucé samedi. Mon obstination quasi neurotique à vouloir regarder par le hublot fut vaincue par l'océan et les nuages là où ça commençait à devenir intéressant, le sud-ouest de l'Irlande, tout ça. Pourquoi ce besoin de regarder, si possible de voir, et de savoir où on est ? Le pilote ne va pas venir me demander son chemin, tout de même...

Et puis ce matin, arrivée à Paris. Terminal mal fichu, attenre interminable au contrôle de passeports (trois préposés ; il y en avait une vingtaine lorsque nous avions débarqué à New York à l'aller) ; engueulade avec un beauf coupe-file, taxi limite glissade sur le rail de sécurité pour aller plus vite.  Tout juste la France qu'on n'avait pas envie de retrouver.

Et puis, arriver chez soi, papoter avec un voisin, déballer les affaires, se doucher, être chez soi.

Le Plume vous salue bien et passe pudiquement sur la "journée de travail" qui a suivi.


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mardi 21 septembre 2004

Telegramme de New York 3

Dernier post avant avion stop Ces 24 heures: Coney Island - resto coreen miam miam - Empire State Building by Night - Cloisters Museum ce matin stop

Parenthèse pour Zid, entre autres : Cloisters Museum, c'est là qu'a fini une bonne partie du patrimoine médiéval d'Europe de l'Ouest racheté par le proverbial collectionneur américain des années 30 ou 50 qui fait démonter un cloître entier pour le transporter chez lui pierre par pierre... Un musée fascinant dans un site qui ne l'est pas moins, à la pointe nord de Manhattan, sur un promontoire arboré surmontant l'Hudson...


Depart pour JFK en metro dans une heure - bus M60 - subway A - Airtrain stop arrivee a Paris juste a temps pour une reunion demain aaarrrrgh stop

Le Plume vous salue bien.


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lundi 20 septembre 2004

Telegramme de New York 2

Decidement pas moyen de trouver un acces internet digne de ce nom; visiblement, la venerable universite de Columbia n'a pas du tout envie de devenir le provider de la moitie de Manhattan...

Pour les photos, ca attendra mercredi. Il y en a plein, plein, plein. Et encore, on n'a pas encore eu le temps de se faire l'Empire State Building... Je vous parlerai aussi des transports en commun (plutot efficace, sauf en cas d'innondation), de musees, de pizza a la part (pas tres exotique ca, c'est mon dejeuner quotidien ou presque dans notre bon vieux cintieme), de cafe a emporter (un vrai trait de civilisation: la totalite des Etats-Unis consomme son cafe en marchant ou en conduisant; c'est a ma connaissance le seul pays ou ca se pratique), de Central Park, des rues et des avenues en damier sur Manhattan, etc.

On excusera la penurie d'accents: trouver moyen de les entrer convenablement causerait mon probable lynchage de la part des etudiants qui patientent derriere moi... On mettra l'absence de relecture sur le meme compte et l'on promettra accents et correction orthographique complete pour mercredi soir.

Le Plume vous salue bien et vous pris d'excuser cette interruption momentannee de l'image et du son.


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dimanche 19 septembre 2004

New York, New York

Entree express de New York... Le probleme de la connexion internet n'etant pour l'instant pas resolue, petit message depuis une borne a Columbia. Pour dire que cette ville ne ressemble pas a ses caricatures, tout en etant unique. Que le Guggenheim pose une question essentielle: comment peindre apres Kandinsky. Que le temps est chaud et humide alors que les restes d'Ivan remontent les Appalaches et que des innondations sont annoncees ici pour cette nuit. Que j'ai plein de photos, mais pas de moyen de les poster pour l'instant.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 15 septembre 2004

De l'autre côté du jardin

Avant de m'envoler vers d'autres skylines je ne résiste pas à l'envie de continuer ce que j'ai commencé lundi. Parce que les toits, c'est peut-être ce que je préfère dans Paris.

Les petites pattes I :
Les toits de Paris, couchés sur le dos, leurs petites pattes en l'air.

(Raymond Queneau, "Sally plus intime", Les œuvres complètes de Sally Mara, Paris, Gallimard, 1962, p. 353.)

Donc disais-je, avant de m'envoler demain vers un skyline fameux, je ne résiste pas à vous offrire le XIIIème Skyline tel qu'il s'ouvre au delà du jardin des plantes. Je l'aime bien, ce paysage, parce qu'il n'a ni clocher triomphant, ni coupole qui pointe ; en même temps, il est vraiment urbain et vraiment parisien. Un Paris sans autocars ni touristes, avec ses concierges grincheux et ses livreurs mal garés, où les affreuses machines vertes de la propreté de Paris combattent pied à pied les feuilles de platanes qui tombent, où l'on court après le 27 en risquant sa peau sur une crotte de chien ; bref, cette ville invivable où nous vivons par millions, qu'on rêve de quitter mais où l'on reste. Pourrait-on d'ailleurs s'en passer ?


Vue des toits de Jussieu, panorama vers l'est, lundi 13 septembre 2004.

Le Plume vous salue bien et tâchera de blogguer demain, ainsi que les jours qui suivront. Retour mercredi, dans le pire des cas.


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mardi 14 septembre 2004

métropolitain

La pluie m'ayant dissuadé de rentrer en vélo hier soir, je suis allé au boulot en métro ce matin. Quel événement inouï n'est-il pas ? En fait ça faisait un moment que ça ne m'était pas arrivé. Depuis l'arrivé du beau temps au printemps dernier, en fait... Indice supplémentaire de l'arrivée de l'automne. En été, le métro, ça sert à se transporter au petit matin blême, chargé comme un baudet, vers la gare de son choix ; le vélo fait le reste.


Métro Château d'Eau, le 3 septembre dernier, vers 8h.

Un truc marrant : je n'avais jamais remarqué ces décorations croquignoles avant ce petit matin de TGV atlantique où j'étais d'humeur à photographier à tout va...

Le Plume vous salue bien.


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lundi 13 septembre 2004

Des panoramas, mais peu de passage

Mes fonctions m'ayant entraîné sur les terrasses de Jussieu ce matin : aération en grand des petits poumons, photos dans tous les sens. Surtout, jubilation de fouler cette surface vide au coeur de Paris, vaguement hanté de quelques antennes satellites et de nombreux condensateurs de clim', cet interstice dans le trop plein d'humains, cette place perdue dans une ville où on n'a pas la place.


Toits de Jussieu, panoramique côé ouest, 13 septembre 2004, vers 10h.

L'automne arrive. Paris se met à ressembler à Paris pour de vrai.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 12 septembre 2004

Au passage

Passage n.m. 1. Action, fait de passer. Le passage des hirondelles. Le passage du rires au larme. 2. Lieu où l'on passe. Ôtez vous du passage. 3. a. Petite rue passant sous le premier étage des maisons sur une partie au moins de son parcours. b. Voie piétonne couverte ; galerie marchande. Le passage des panoramas à Paris. (Petit Larousse illustré, 1998).

Mais les passages du Xème arrondissement ne font pas partie de ceux qui fascinaient tant les visiteurs étrangers de la Belle Epoque, comme le passage des panoramas, justement. Ils répondent plutôt à un problème de gros sous : comment construire le maximum de logements (ouvriers pour l'essentiel) dans ces pâtés de maisons longiligne compris entre les faubourg Saint-Martin et Saint-Denis et le nouveau boulevard de Strasbourg, devenue fort attractive avec l'arrivée des gares et l'explosion industrielle du Nord parisien. Multiplier la voirie transversale, quel gâchis de mètres carrés ce serait ! Alors on crée de longues cours et des passages, soient bordées d'immeuble, soit traversée par des barres successive, suivant ce qui permet le meilleurs rapport entre nombre de logement et superficie de la passerelle.  Ces passages ne sont généralement pas couverts (pourquoi le serait-ils ? Pas de belles dames à chapeaux fleuris dans le coin, juste des fichus et des casquettes) et porte la trace d'un équilibre urbain original entre logements ouvriers et petite industrie dont les ateliers occupent les rez-de-chaussée. Crochets aux portes pour attacher les rênes de la carriole du livreur, fontaines parfois vaguement ornées de statues de fonte pour abreuver le canasson... Voilà nos passages.


Passage Brady, 12 septembre 2004, 18h30.

Histoire de me contredire, la passage le plus connu du quartier est bel et bien couvert : le passage Brady (dans sa moitié ouest du moins, sa moitié est n'ayant rien de bien particulier à part quelques pavés), seule tentative de transition du 3. a. au le 3. b. du Larousse. Ses restaurants indien bon marché (pakistanais pour la plupart), ses épiceries (tamoules), ses salons de coiffure. Et ses verrières, évidemment.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 11 septembre 2004

Bonjour la journée...

...et salut les bricolos !

Donc, aujourd'hui, vu qu'étant donné que c'était le week end et que d'autre part j'étais tout seul à la maison, c'était le moment rêvé pour tous les bricolages qui traînaient, et notamment les bricolages qui puent -- j'hésite à les infliger à autre que moi, en général.

Alors du coup, grande foire aux cires, peintures et solvants... Du coup, en début d'après-midi, ça puait l'acétone dans la salle de bain, la térébenthine dans le salon et le white spirit dans la cuisine. Le moment donc d'aérer en grand, non ?

Bein apparemment pas. Le temps de ranger deux trois truc, et c'est l'incident. Une averse arrivant en douce, le rituel coup de vent d'avant la saucée traverse l'appart et vlan ! fait claquer une porte vitrée avec un enthousiasme sans borne. Vitre qui vole en éclat et hop, un bricolage de plus au programme... Ramassage, nettoyage, extraction des résidus de vitre et départ pour Casto acheter vitre et matos nécessaire.

Casto un samedi, passons. Les bouchons à l'aller et au retour, passons aussi (bein oui, pour transporter une vitre, la bagnole, c'est quand même plus pratique). Du coup, je rate les courses que je devais faire par ailleurs... tant pis, il reste un ou deux trucs dans le congelo, ça tiendra jusqu'à lundi.

Sinon, bein, poser une vitre de taille non minuscule (85 par 45cm), c'est une grosse galère. Surtout dans une porte qui a joué avec le temps et où tout est de traviole, où les pointes ne tiennent pas et où la largeur de la feuillure exige des quantités phénoménales de mastic... Ca m'a pris plus de deux heures et je suis complètement vanné. Je me coucherais bien de bonne heure, mais il y a une fête à l'étage du dessus. Bref: une journée comme on en redemande...


Quelques armes du crime, ce soir, vers 23h.



Le Plume vous salue bien.


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vendredi 10 septembre 2004

Paris Banal

Il y a le guide du Paris pas cher, tous les guides des Paris extraordinaires, Paris caché, Paris historique, Paris artistique... Sur le Paris Banal, rien. Une page de Desproges dans son dictionnaire à propos du XIème, "lieu commun du non-tourisme parisien" (c'était avant que nos quartiers ne deviennent le dernier eldorado branchouille).

Si un tel guide existait, il devrait faire une bonne place au boulevard Vincent Auriol. Enfin, son côté impair. Le boulevard lui-même est sauvé par le métro aérien. D'ailleurs, en fait, c'est tout ce quartier, y compris la plus grande partie du quartier Jeanne d'Arc, qui a été complètement loupé. Immeubles de bureaux lourdingues  dont les façades devaient être super classes sur les dessins d'architectes, centres commerciaux, immeubles de logements qui tentent de se déguiser en immeubles de bureaux, s'il n'y avait des voilages tartignoles derrières le béton pseudo-post-moderne... Tout ça a autant d'âme qu'une banlieue de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Ceci dit, l'immeuble que je visitais cet après-midi avait par endroit un charme un peu kitsch, comme un petit goût de l'enfance : l'encadrement en plexiglas orange de la porte d'entrée par exemple, ou les vitres teintées en jaune. Ah, et puis une partie du câblage qu'on aurait souhaité que je réutilise aurait pu être un souvenir d'enfance, si je m'étais intéressé aux câbles réseau dans mon enfance.

Hmm, j'arrête là, sinon les utilisateurs putatifs de cet immeuble vont déprimer. Non, non, moyennant un bon coup de peinture, ils seront très bien, ces bureaux. Ca peut pas être pire que les Olympiades, où sont relégués nos historiens, de toute façon. Et puis les vitrages jaunes donnent au monde extérieur des teintes style Amélie Poulain. Et puis, ya l'aérien. Ca change tout, ça l'aérien.

Le Plume vous salue bien.

[edit: j'avais bêtement laissé passer l'heure (m'apprendra à débuter à Flight Simulator), alors tant pis, j'antidate, na]

[edit 2: corrections de typos, solécismes et autres bourdes]


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jeudi 9 septembre 2004

Je reste pensif

...face à toute cette agitation.


Gorille au zoo de San Diego, 15 août 2004.

Quelle agitation, me direz-vous ? La mienne, principalement, je pense, de projets urgents en virus brûlants et en déménagements universitaires futurs... Quant à ma feuille d'impôts, c'est peu de dire qu'elle contribue à ma perplexité. Je sais, c'est ça qui me paye, mais n'empêche...

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 8 septembre 2004

et du soiiiiir au matiiiin...

Une fois n'est pas coutume, quatre photos pour le prix d'une. Faut dire, elles sont pas grandes : la webcam, ça vaut pas un vrai appareil photo, mais je l'avais sous la main, elle.

Jussieu, le 08 septembre 2004 

07h 27min 10s

07h 27min 51s

07h 28min 48s

07h 29min 14s

Pour changer des couchers de soleil sur la mer, un lever de soleil sur Jussieu. C'est pas comme si ça m'arrivait tous les jours... Mais j'ai une excuse : quand on est à Orly à 6h45, il n'y a pas de mérite à être à Jussieu à 7h20. Quitte à retourner en milieu de matinée à la maison poser la voiture, avant de choper un PV.

Le reste... la gestion des petites catastrophes de rentrée, des virus qui prolifèrent et encombrent le réseau, des liens qui cafouillent, des configurations à refaire... Et puis le vrai travail à mettre en branle, aussi, les projets à monter, tout ça. C'est tout le charme de ce métier que d'être à la fois pompier et architecte. Bon, ça peut être aussi une vraie galère, mais c'est comme ça !

Le Plume vous salue bien.


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mardi 7 septembre 2004

Back to work...

Grosse journée de boulot, réunion de rentrée et premiers chantiers... pas beaucoup le temps de blogguer. Alors juste une photo souvenir de plus :


Le phare de Mean Ruz à Ploumanac'h, commune de Perros-Guirec (22), samedi vers 13h.

Le Plume vous salue bien


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