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Des photos et des jours

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vendredi 13 janvier 2006

Un autre fleuve capital

Pour répondre à la demande populaire, après la Seine, Mesdames et Messieurs, le Tibre !


Le Tibre vu du château Saint-Ange, février 2001.

Pour être tout à fait franc et sans vouloir offenser les Romaines et Romains qui me lisent, le Tibre, pour être vénérable, n'en est pas pour autant un fleuve spectaculaire : presque à sec en été, il peut enfler modestement en hiver, mais ça ne devient pas pour autant l'Iennisseï franchissant les plaines sibériennes - plus proche de la Charente à Angoulême, tout compte fait.

Mais quoi, j'aime bien la Charente à Angoulême, et le Tibre donne aux quartiers qu'il longe un charme paisible, la paix de l'île tibérine, les détours du Trastevere, le grouillement bon enfant du campo di Marzio - qui reste, malgré tout le bien qu'on me dit du Trastevere, le quartier de Rome auquel je suis le plus attaché.

À gauche après le pont, la via panico, où nous étions logés, vous mène tranquillement vers le campo dei fiori ; en partant par là, on pourra aller prendre un Campari e soda du côté du cirque de Vespasien - piazza navona. Tiens, c'est une bonne idée ça. J'en prends bonne note.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 20 avril 2005

Ils ont un pape

J'interrompt un instant ma série nippone puisque l'actualité l'exige : les 115 cardianux, réunis dans une chapelle au plafond fraîchement rénové, ont désigné un nouveau pape. Il devait y en avoir 116 mais, dans sa lucidité maintes fois réaffirmée, le Popaul avait trouvé moyen d'en paumer un. On n'est pas à ça près.

Le nouveau pape est donc un ancien des Hitlerjugend, président de la congrégation pour la doctrine de la foi (le nouveau nom de l'Inquisition) et d'une intolérance notoire à tous les égards. Un parfait successeur pour Popaul, quoi... J'ai rarement été aussi content de n'avoir pas été baptisé. Merci Papa, merci Maman.

En tout cas, on ne va pas rigoler tous les jours dans les avenues du Vatican, passablement sinistres de toute façon.


Rome : la basilique Saint-Pierre vue du château Saint-Ange, février 2001.

Ah, si, il a de bons côtés, le nouveau pape : il est plutôt âgé et sa santé serait médiocre. Ceci dit, je plains les copains cathos progressistes. Je serais eux, je commencerais même à me poser de sérieuses questions.

Demain, retour au Japon, ça vaudra mieux.

Le Plume vous salue bien.



mardi 10 octobre 2006

Quatrième dimension

C'est sûr, Rome n'est pas une très grande ville si l'on compte les trois dimensions usuelles. Difficile cependant de ne pas prendre en compte la dimension temporelle : Rome, c'est la ville des enchâssements temporels - comme dans une aventure de Laureline et Valérian, agents spatio-temporels, mais en vrai.


Du côté du Portico d'Ottavia, Rome, février 2001.

Maheureusement, ces empilements temporels ont souvent été victimes de la manie antiquisante du fascisme - qui n'aime guère les mélanges, évidemment. On a démoli, assaini, épuré une bonne partie des monuments antiques, pour en faire de misérables instruments de propagande. Que le Colisée est sinistre, au milieu de son cratère de bitume et de pavés ! Heureusement, la vraie Rome a survécu par endroit, comme dans certains coins du Campo di Marzio et comme ici, dans l'ancien ghetto, entre Capitole et Tibre.

Du coup, oui, Rome fait bien partie de mon chez-moi planétaire réticulé !

Le Plume vous salue bien.



lundi 17 avril 2006

Rome sans les cloches

C'est plus trop Pâques, mais les toits de Rome tout de même :


Rome, via panico : toit-terrasse, février 2001.

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 juillet 2005

km1352 (+30km de train) : Gênes

À trente kilomètres en train de notre base temporaire sur la côte ligure, Gênes, cité portuaire à flanc de montagne, toute en côtes, en escaliers et en funiculaires. Pour moi qui est grandi dans une cité portuaire, elle-même non dépourvue de funiculaire, c'est plutôt un bon début.


Une arrière-cour sur la via Balbi, Gênes, 8 juillet 2005.

Étonnante ville que Gênes, un mélange presque parfait de paysages et d'humain, de modernité autoroutière et de ruelles médiévales, de prolétariat intercontinental et d'université d'élite... Et la mer partout toute proche, mais presque partout cachée.

Avouons-le : de Gênes, nous n'avons eu qu'un apperçu, un avant-goût, un amuse-gueule - mais avec un goût de revenez-y qui ne trompe pas.

Le Plume vous salue bien.



lundi 22 août 2005

Genova

Gênes, Genova, Genoa... La vieille cité de Saint-Georges, rivale occidentale de la cité de Saint-Marc, ville portuaire par excellence puisqu'adossée à la montagne, qui l'a souvent protégée mais qui serre un peu aux entournures tout de même... Je vous avais promis d'avantage de Gênes (pas de jeu de mot douteux je vous prie) : en voici.


le port de Gênes vu de Righi

Le voici, ce port, et les petites rues du centre historique entassées juste au dessus, sur les pentes douces qui précèdent la montagne. La vieille darse, sur la droite de l'image, bordée par l'immense cquarium marin et les étranges structures qui l'avoisinnent ; plus à gauche, la vieille ville à proprement parler, où l'on distingue la tour noir et blanche de la petite cathédrale Saint-laurent, noyée dans ce dédale.

Ceux que le voisinage des zones portuaires modernes et de l'architecture médiévale incommodent, ceux qui voudraient de l'ancien pour oublier le monde moderne, ceux-là n'aimeront pas Gênes, où tout se téléscope. Moi, c'est précisément pour ça que Gênes me plaît.

Le Plume vous salue bien.



lundi 30 janvier 2006

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée

À première vue, les titres des Comédies et proverbes de Musset comme titre de messages sur ce blog, je ne l'avais pas encore fait. Ou alors pas avec celui-ci.

Envie d'images d'Italie ce soir. Alors voilà :


Gênes, le Palazzo Ducale, 8 juillet 2005.

Pas mal, comme portes, non ? À propos de portes, de portails, et tout ça, j'ai relooké mes pages perso en utilisant la même feuille de style que pour Blogger. À terme, on devrait passer de l'un à l'autre sans même sans rendre compte, si l'on excepte la barre de navigation en haut de page ; c'est comme ça que je compte résoudre le problème de lecture des messages antérieurs dont je parlais. Évidemment, ça suppose que je me replonge dans du code PHP abondant et pas toujours très propre... Che sarà, sarà.

Enfin réussi à poster l'exemplaire défectueux du Evans et Rydén que m'avait envoyé Amazon : la couverture à l'envers, c'est tout de même désagréable. Ça faisait un moment qu'il était emballé mais je l'ai déballé pour revoir les pages qui m'intéressaient le plus : avec ces tocards d'Ashgate publishing, bien malin qui peut prévoir quand je récupérerai un nouvel exemplaire - et si sa couverture en sera dans le bon sens. Bref, bonne chose de faite. Maintenant, il va falloir que je mette à développer la pellicule que j'ai terminée dimanche. Affaire un petit peu compliquée par la résolution de nouvel an que j'ai prise de ne plus confier mes travaux qu'à des studios sérieux. On fera ça un de ces jours.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 15 décembre 2006

Doucement

Aujourd'hui, pédale douce : des fois, ça ne sert à rien de forcer, il vaut mieux faire une petite pause et repartir après.


Gênes, Palazzo Reale, juillet 2005.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 17 juillet 2005

Gênes toujours

Et puis aussi, à Gênes, on trouve un super aquarium marin, le plus grand d'Europe, paraît-il - partie de la rénovation du port. J'ai déjà dû vous dire que j'aime les aquariums, non ? Celui là est plutôt bien fichu, même si son aspect exterieur pourrait prêter à discussion. On y trouve requins et phoques, raies et mérous, et même l'énormité un peu flasque d'un poisson-lune. Et puis des tortues, aussi.


Tortue verte (Chelonia mydas), aquarium de Gênes, 8 juillet 2005.

Sinon, aujourd'hui, rien : j'ai tellement fait le sportif de canapé que j'avais la broderie d'un coussin du salon en négatif dans le dos - rien qu'un long bain ne puisse résoudre, d'ailleurs. Demain, reprise du travail, pour deux semaines en tout cas. Raison de plus pour continuer cette série italienne, non ?

Le Plume vous salue bien.



lundi 5 septembre 2005

Terrassons les dragons...

Eh oui, de retour au boulot, avec d'entrée des tas de dragons à terrasser, sous forme par exemple de règles de firewall qui ne font pas ce que je veux sur ce fichu switch wifi... Je devrais peut-être offrire un cierge à saint Georges ?


Gênes, le Palazzo San Giorgio, face au vieux port.

Comme demain les dragons ne seront surement pas terrassés (ou alors il y en aura d'autres), j'appellerai en renfort un saint Georges germanico-hélvétique en ronde bosse, histoire de suppléer celui-ci, latino-ligure alla fresca. Ils ne seront pas trop de deux pour faire le boulot.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 1 février 2006

Intérieur jour

Une porte a, le plus souvent, deux côtés. Enfin, sur un autre plan, elle en a quatre - mais fonctionnellement, elle en a deux. Généralement, un côté intérieur et un côté extérieur. Voici donc l'intérieur d'une autre porte de cathédrale :


Gênes, cathédrale San Lorenzo, juillet 2005.

Oui : Gênes est comme chacun sait la cité de saint Georges ; sa cathédrale est donc dédiée à saint Laurent. À vrai dire, les conflits entre évêques et bourgeois étant une des valeurs sure du moyen-âge italien, je ne serais pas entièrement surpris qu'il y ait une logique là dedans. C'est un bâtiment du XIIème siècle, mais la façade est plus tardive - elle est paraît-il caractéristique de l'influence du gothique français. Ça ne saute pas aux yeux, il faut le dire : pas évident de faire abstraction du matériau. Ceci dit, en remplaçant mentalement le marbre noir et blanc par de la pierre de paris, c'est vrai qu'on obtient quelque chose de familier.

Je ne me rappelle plus précisément de la datation de cette fresque ; à vu de nez, elle ne doit pas être très postérieure à la façade elle-même, fin XIIIème donc. La peinture italienne ne commence pas au quattrocento... Tiens, quelqu'un sait-il pourquoi les cathédrales françaises ont perdu toute trace de polychromie ? Je crois qu'il est établi maintenant qu'il y en a eu mais je n'ai jamais entendu expliquer pourquoi il n'y en a plus. Y a-t-il un historien de l'art dans la salle ?

Sinon, suite de mes aménagement : la rubrique « cartes sur table » nous a rejoint, cf. les liens. Encore faudrait-il que je l'alimente de temps en temps... Un rouleau de photo en cours de tirage, quelques photos fraîches de Washington possibles ici même à partir de demain.

Sur ce, j'ai le plein du scooter à faire, moi !

Le Plume vous salue bien.



mardi 23 août 2005

Funiculaire

Du bas de la ville au point de vue d'où le panorama d'hier a été pris, le plus simple, c'est le funiculaire. Car en plus d'avoir une dizaine de gares de chemin de fer, Gênes dispose de trois ou quatre funiculaires - illustration des deux dimensions de Gênes : en linéaire, le long de la côte, et en vertical, sur les pentes de la montagne.


Le funiculaire Zecca - Righi, Gênes, le 8 juillet 2005.

Comme le funiculaire du Havre que je prenais quand j'étais gamin, il est à deux rames en contre-poids et voie unique, avec croisement au milieu du parcours. Par contre, il a trois ou quatre stations intermédiaires, l'une d'elle étant le point de croisement, ce qui complique passablement les choses.

Chaque rame dispose d'un machiniste dont le travail est d'ouvrir les portières et d'appliquer le freinage au bon moment - c'est à dire en bonne synchronisation avec l'autre rame, puisqu'elles sont reliées par leur câble commun. À première vue, la principale difficulté de ce travail est de mettre et d'enlever les lunettes de soleil en entrant et en sortant des tunnels et de conserver un air impassible, digne avec une trace d'ennui, comme les liftier de naguère. Ne leur dites surtout pas que j'ai dit ça, sinon, la prochaine fois, il faudra que je monte à pied.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 27 juillet 2006

Summertime

Les archives de la Marine sont fermées, les archives nationales ferment demain. Et moi ? Fermé pour la journée, rien de rien.

Départs dans quelques jours vers l'Ouest. Vacances. En voiture, mesdames et messieurs !


Funiculaire à Gênes, juillet 2005.

Summertime, and the going is easy...

Le Plume vous salue bien.



samedi 1 avril 2006

Primavera

Drôle de journée, malgré l'air franchement printanier qu'avait Paris aujourd'hui. Les absurdités présidentielles sont lourdes à digérer ; et puis Toulouse qui perd, pour combler le tout ! Il y a des jours...

Allez, un petit coup d'œil de l'autre côté des Alpes - n'oublions pas que les Italiens vont avoir dans une semaine l'opportunité de se débarasser de leur histrionesque président du conseil. C'est tout le mal que je leur souhaite.


Gênes, piazza Banca, juillet 2005.

Pendant ce temps, en Pologne, tombée sous la botte de l'extrême-droite ultra-catholique, on célèbre le premier anniversaire de Saint Popaul. Je vous dis, il y a des jours comme ça.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 24 août 2005

Gênes toujours

Ayant acheté une glace à deux pas de la cathédrale San Lorenzo, nous nous mettons à la recherche d'un coin tranquile pour la déguster. Nous prenons donc une petite ruelle derrière laquelle il nous semble appercevoir une ruelle et nous tombons sur ça :


Gênes, Piazza delle Scuole Pie, 8 juillet 2005.

J'ignore ce qu'abrite cette façade ; cependant, les immeubles avoisinants sont découpés en appartements minuscules si l'on en juge par le nombre de sonnettes ; dans le passage voisin, deux africaines en boubou discutent tout en se faisant des tresses tandis qu'à l'imprimerie d'à côté on travaille d'arrache-pied dans le vacarme d'antiques rotatives. Le vieilles ruelles du centre historique de Gênes ne sont plus les coupes-gorge d'il y a une vingtaine d'année mais continuent de former un quartier populaire où le prolétaire, autochtone ou non, croise les groupes de touristes.

Merci saint Georges, saint Laurent, ou qui que ce soit qui soit responsable de ce miracle : la magnifique ville de Gênes est tout sauf une ville musée.

Le Plume vous salue bien.



samedi 17 septembre 2005

université(s)

Je me suis inscrit à l'université quelques jours après avoir obtenu mon bacalauréat. C'était l'été 1988, j'avais 17 ans ½. J'ai pris le train pour Bordeaux, où je n'avais jamais mis les pieds ; là, des cousins éloignés m'hébergaient pour quelques jours - et m'ont aidé à trouver où et quand m'inscrire.

À ce jour, je travaille dans une université. J'ai été étudiant dans cinq universités différentes (trois pour mes études scientifiques, deux pour les études d'histoire ces cinq dernières années) . J'ai fait mon service national comme objecteur de conscience dans une université ; j'ai été contractuel dans une école d'ingénieur, fonctionnaire dans deux universités et une autre école. J'ai par ailleurs eu des charges de cours dans trois ou quatres établissements d'enseignement supérieur. Bref, depuis ce jour de l'été 1988, je ne suis pas sorti de l'université...

Dois-je m'en faire le reproche ou m'en féliciter ? Ni l'un ni l'autre, évidemment ; à chacun son bocal et celui-ci me convient plutôt bien. Il est vaste, il a de la vue sur le vaste monde puisqu'après tout, il y a des universités partout - ou bien doit on dire qu'il y a l'université partout ?


L'Università degli Studi di Genova, faculté des lettres et de philosophie, via Balbi, Gênes.

En fait, je crois que l'université est le biotope qu me convient le mieux. Pas sûr que ce soit à mon crédit, mais c'est comme ça.

Le Plume vous salue bien



mercredi 21 septembre 2005

San Luca

Pas mauvaise, cette journée, pas mauvaise du tout - mais voilà, là tout de suite, j'ai un sacré coup de barre. Le vaccin contre la grippe, sûrement. Bref, je ne vais pas vous raconter tout ce qui va bien, ni même le reste, juste vous offrir une photo de Gênes, une toute petite église sur plan basilical avec dedans plein de lumière et de couleurs.


L'église San Luca, Gênes, 8 juillet 2005.

Et sur ce, je vais rejoindre ma turbo-prof préférée et vous souhaiter une bonne nuit.

Le Plume vous salue bien.



mardi 4 octobre 2005

Religions

Nous fêtons ce soir Rosh Hashana, le nouvel an juif, ainsi que - le commentateur de France Info en faisait des tonnes sur cette coïncidence - le premier jour du mois de Ramadan. L'occasion ou jamais de parler de religion, non ?

Ou de ne pas en parler puisqe somme toute, de religion, je n'en ai pas. Je ne suis même pas sûr que le concept de religion existe dans l'abstrait, c'est dire qu'on puisse parler de religion en général. Tiens, d'ailleurs, j'y pense à l'instant, pendant les guerres de la Réforme, le terme de religion ou de religionnaires était utilisé exclusivement pour désigner le protestantisme et les protestants, le catholicisme d'alors se définissant comme Église et non comme religion.

Lors de notre mariage étaient représentés autour de la table du déjeuner judaïsme, islam et christianisme dans ses versions catholique romaine d'une part et orthodoxe d'autre part. Mariage civil bien entendu puisque, je l'ai dit, je n'ai pas de religion. Je n'ai pas non plus d'ailleurs de non-religion, finalement : ça fait simplement partie des questions que je ne me pose pas.


Église au milieu de nulle part, Mezzanego, province de Gênes, Italie, 9 juillet 2005.

Ce qui bien sûr ne veux pas dire que je considère les questions religieuses comme sans intérêt. Ça ferait de moi un bien médiocre historien, pour commencer. Justement : il me semble qu'elles ne peuvent être considérées que comme partie d'un tout culturel et historique ; ou encore : la religion n'existe pas en dehors d'une culture et en dehors de pratiques. C'est sans doute la prétention du christianisme contemporain à l'universalité transculturelle qui crée le besoin d'un concept de religion qui puisse être tiré de son contexte. À moins bien sûr que je sois en train de raconter n'importe quoi sur des sujets que je connais bien mal...

Sur ces fumeuses considérations, je rentre à la maison histoire de croquer un morceau de pomme couvert de miel - pour que l'année 5766 soit douce et sucrée à tous ceux que j'aime.

Le Plume vous salue bien.



samedi 9 juillet 2005

Ligurie

Ligurie, petite bande côtière entre Apenin et golfe de Gênes... Mon problème pour l'illustrer : j'ai beaucoup, beaucoup trop de photos - et encore, les pellicules du Pentax ne sont pas dévelopées !

Bah, il y en aura d'autres, des photos. En attendant, pourquoi pas le foutoir lumineux et richissime de Portofino, à 20 minutes de bateau de Rapallo. Portus delphinus pour les auteurs antiques, mais les super yachts ont remplacé depuis longtemos les dauphins dans la petite anse.


Portofino, vue du port, 7 juillet 2005, fin d'après-midi.

Évidemment, il n'y a pas que les lieux de villégiatures pour superstars, il y a aussi une vraie ville et un vrai port : Gênes, avecv son fouilli de ruelles, ses places cachées et ses funiculaires - j'en reparlerai, et pas qu'un peu.

Mais pour l'instant nous reprenons la route, à travers l'Apenin, vers la Lombardie via l'Émilie-Romagne. Ce soir, Crémone, la cité des luthiers. Pas sûr d'y trouver d'accès internet pratique, par contre... À la prochaine donc pour la suite de nos aventures.

Le Plume vous salue bien et file charger la twinguetta !



samedi 23 juillet 2005

Couleurs d'Italie, 2.

Retour à Portofino : glycines en fleur et sangue di bue aux murs.


Portofino, 7 juillet 2005.

Dès que le soleil perce, les escarpements deviennent un mur de couleur.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 11 septembre 2005

Les p'tits bateaux, 5 : la jonque fantôme vue de l'orchestre

Aujourd'hui, journée un peu brouillasseuse, dans les miasmes d'une quasi-nuit blanche dû à l'anniversaire d'une voisine. Rien de tel qu'une nuit comme ça pour réveiller le tueur en série qui est en soi. Résultat, je n'ai rien fait de ce que je voulais faire, ni monté les nouvelles fixations du sèche-linge, fabriquées et peintes avec amour le week-end dernier, ni rangé mon bureau, ni quoi que ce soit d'autre.


Le paquebot à voile Wind Star au large de Portofino, juillet 2005.

Ceci dit, à l'actif : du repos ; quelques épisodes de The West Wing, une série géniale dont les DVD nous ont été prétés par un ami et néanmoins bloggueur occasionnel ; un curry du dimanche soir dont je n'étais pas mécontent : agneau madras, tout simplement - une recette sans soucis histoire de s'y remettre en douceur.

Pas si mal, tout ça, finalement.

Le Plume vous salue bien.



samedi 10 septembre 2005

Les p'tits bateaux, 4 : une frégate d'Angleterre

Le trente-et-un du mois d'a-oût
Nous vimes venir sous l'vent à nous
Une frégate d'Angleterre
qui fendait l'air et puis les flots...


Portofino, juillet 2005.

Évidemment, nous ne somme pas le 31 août, ce bateau est une goëlette et sûrement pas une frégate et il était paisiblement au mouillage devant l'un des ports les plus chics de la méditerrannée. Pas mal de nuages ce jour-là sur le golfo tigullio, mais sinon, la scène était parfaitement paisible.

Au fait, une petite mise à jour par rapport à l'entrée d'hier : le Andrew J. Barberi avait eu l'année précédente un accident grave en arrivant au terminal de Staten Island, ce qui prouve sans doute que la mer n'est jamais aussi paisible qu'on le croit.

Au fait : mes recherches me disent que le vers suivant de cette chanson est « c'était pour attaquer Bordeaux, » ce qui est plutôt logique. Dans mes souvenirs, c'était « pour attaquer aller à Breslau, » ce qui l'est nettement moins - Breslau, aujourd'hui Wroclaw, dans le sud de la Pologne, n'est pas précisément un port de mer. Quelqu'un se souvient-il de cette version ?

Sur ce, buvons un coup, buvons en deux.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 9 novembre 2005

Pas de grands discours aujourd"hui. Pas la tête à ça.


Golfo Tigullio, 7 juillet 2005.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 14 février 2007

Portofino

Pluie et vent sur la voie sur berges ce matin ; journée grise, grise, grise. Alors, se souvenir de la côte ligure un jour d'été, même un peu gris luis aussi - des barques vernies allignée face au vieux château.


Portofino, juillet 2005.

Deux, trois images et puis s'en vont...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 11 août 2005

Couleurs d'Italie, 3.

Une bonne partie du Rapallo d'avant-guerre était occupé par le couvent de l'ordre des Clarisses. Celui-ci a été fermé après la guerre ; une partie du couvent a été transformé pour devenir un auditorium et centre de conférence occasionnel, avec une esthétique un petit peu particulière peut-être...


L'auditorium des Clarisses à Rapallo (province de Gênes).

Le Plume vous salue bien.



samedi 25 mars 2006

Soleil pour jour de pluie

Allez, en ce jour pluvieux, faisons-nous du bien (ou du mal, suivant comment on le prend) :


Rapallo, église Santi Gervasio e Protasio, juillet 2005.

Bon, évidemment, pour voir une église Saint-Gervais-Saint-Protais, il suffit de prendre le métro. Mais c'est pas pareil.

Sinon, en train de lire le bouquin, tout juste sorti, de Jean-Clément Martin, Violence et révolution, essai sur la naissance d'un mythe historique (Seuil, mars 2006). J'y retrouve avec plaisir, sous une forme plus achevée, l'excellent cours qu'il professait lorsque j'étais en licence. J'en ferai un petit compte-rendu dans la rubrique qui va bien quand je l'aurai fini. Bon, comme je suis du genre désagréable, comme lecteur, je m'étonne que Burke ait publié une Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du seau (p. 34) - j'ai tout lieu de penser qu'il s'agit là d'un livre qui reste à écrire.

Le Plume vous salue bien.



lundi 28 mai 2007

Château playmobil (suite)

Finalement, le côté château-jouet du fort de Rapallo est plus flagrant vu de la terre que vu de la mer, je trouve.


Rapallo, 6 juillet 2005.

Et si le château est pris d'assaut, c'est par des estivants en maillot de bain dans leurs flamboyants navires de polyvinyle gonflable : les abords du fort sont un des seuls coins de Rapallo où la mer soit accessible au public sans passer par les services d'un plagiste...

Mais n'empêche, l'est-y-pas mignon comme tout ce petit château ? Sans compter qu'un peu de ciel bleu, ça ne peut pas nous faire du mal par ce temps de banlieue de Quimper un dimanche de janvier. Que ceux d'entre vous qui me lisent dans une partie du monde où il fait grand beau trouvent ici l'expression de ma jalousie la plus empressée.

le Plume vous salue bien.



dimanche 27 mai 2007

Un tout petit Brégançon

Le fort de Brégançon, parait que c'est pas si bien que ça. Moi j'aime mieux celui-ci, de fort, d'abord.


Le fort de Rapallo vu de la mer, juillet 2005.

Déjà, il est tout petit ; ensuite, son emplacement, tout au fond du Golfo Tigullio, rend sa fonction défensive pour le moins hypothétique. Plus proche d'un grand château légo que d'un ouvrage militaire, quoi.

Ça tombe bien, j'aimais bien le château-fort en légos quand j'étais gamin. Les murs étaient jaune vif et en plus on pouvait le déplier pour mettre les petits bonshommes à l'intérieur ; les bonshommes, ils avaient les mêmes casques que dans Monthy Python and the Holy Grail, c'est dire si c'était documenté et tout.

Après, je suis passé aux légos techniques, il y avait le bulldozer, et la voiture avec la boite de vitesse et les pistons qui montaient et descendaient quand on la faisait rouler, ça c'était quelque chose. Et encore après, je montais des circuits électroniques en laissant des traces de fer à souder sur le dessus de mon bureau.

Mais c'est fini, tout ça. Maintenant, fini la rigolade : je mets des switchs et des routeurs dans des armoires techniques, je les relie entre eux par des fils de toutes les couleurs, une fibre optique orange par-ci, un cordon croisé rouge par là, et flûte, je ne trouve plus la brique 1×6 jaune le GBIC SFP LX/LH bleu...

Le Plume vous salue bien.



lundi 18 juillet 2005

km1352 : Rapallo, province de Gênes, Ligurie.

Je parlais l'autre jour notre point d'attache sur la côte ligure ; c'est de Rapallo qu'il s'agissait. Question charme sauvage, évidemment, on fait mieux : l'ancienne petite station chic est un monument à la spéculation immobilière des années 60 et 70. Mais bon, d'abord, c'est là que nous avions des obligations qui avaient fourni l'alibi de tout ce voyage. Et l'urbanisation n'empêche pas le golfe, la lumière, les couleurs...


Une "plage" privée dans le centre de Rapallo, mercredi 6 juillet 2005.

En plus, pour moi qui suis plutôt habitué à des plages de cinq kilomètres de large et deux de long (à marée basse, s'entend ; à marée haute, compter plutôt deux mètres) avec du granit comme seul décor, ce front de mer est passablement exotique. Et n'allez pas chercher une quelquonque ironie là-dedans.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 6 janvier 2006

Brumes

Mon stock de routes de montagne n'étant pas inépuisable, cette série ne durera pas éternellement. En attendant, revenons à l'Europe aux anciens parapets - même si les routes dont nous parlons sont le plus souvent dépourvues desdits parapets.


Le val d'Aveto, Apennin, 9 juillet 2005, vers midi.

L'Apennin, c'est la chaîne de montagne qui parcourt la péninsule italienne, aux altitudes relativement modeste mais d'une traversée difficile - raison pour laquelle les versants adriatiques et thyrréniens de l'Italie sont restés nettement séparés. On n'échappe pas facilement à la géographie.

Entre les deux, quelques cols, comme celui-ci, qui relie le val d'Aveto, côté gênois, à la province de Parme. Alpages, forêt, brume... Un autre Italie, à deux pas des cités padanes et de la riviera ligure.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 20 juillet 2005

km1424 : Lago delle Lame, Santo Stefano d'Aveto

Entre la Ligurie et l'Émilie-Romagne, on traverse nécéssairement les Apennins - et on se rend compte que ce n'est pas de la toute petite montagne. Des cols à 1500m, des sommets à plus de 2000, et on est encore tout prêt de la riviera ligure, une trentaine de kilomètres peut-être à vol d'oiseau, même si ça fait une heure ou deux de voiture par les petites routes.

Si desdites petites routes on tourne à droite sur une route encore plus petite, à peine carrossable en fait, on pourra serpenter un bon moment entre les sapins, jusqu'à une sorte de pension de famille au bord d'un petit lac glaciaire bleu-vert, au beau milieu de nulle part.


Le Lago delle Lame vu du restaurant voisin, 9 juillet 2005 vers 14h.

Malgré la fraîcheur de l'air et la flore alpestre, on est bien en pleine Italie : on se trouve en Ligurie, dans la province de Gênes ; à quelques kilomètres de là, on passera dans la province de Parme, qui est en Émilie-Romagne ; à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, c'est le Piémont et, à une distance comparable vers le sud-ouest, la Toscane.

Toujours est-il que l'endroit est parfait pour un déjeuner plutôt copieux suivie d'une indispensable petite marche autour du lac, avant de redescendre vers la chaleur un peu moîte de la plaine du Pô...

Le Plume vous salue bien.