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Des photos et des jours

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vendredi 14 janvier 2005

Pour l'eau tiède, on verra lundi

Encore quelques heures passées dans un local technique ce soir, tout au bout de la rue du château des rentiers, à deux pas de la porte d'Ivry. Un joli local pour un nouveau bâtiment à raccorder de toute urgence, au prix d'acrobatie plus ou moins sordides. Côté réseau, ça n'est pas encore gagné ; par contre, pour la clim', ça baigne :


Eau froide et froide à tous les étage, rue du château eds rentiers, Paris 13e, vers 18h ce soir.

Je suis resté accroupi dos à ces tuyaux, avec mon portable sur les genous, essayant tant bien que mal de démerder d'obscurs problèmes de translation d'adresses à deux ou trois niveaux (je vous passe les détails, ça n'a rien de bien passionnant) ; en tout cas, c'est vrai qu'ils n'étaient pas bien chauds, les tuyaux.

Heureusement, la traversée de Paris qui a suivi, avec les raidillons successifs de la place d'Italie et de la montagne Sainte-Geneviève, était idéale pour se réchauffer, nonobstant la météo. C'est la joie du vélo en hiver : on grelotte pendant les deux premiers kilomètres, et on sue comme un bœuf à partir du cinquième.

La semaine est finie. Plutôt rude : ces gens qui me payent et qui prétendent me faire travailler, c'est vraiment trop injuste !

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 13 janvier 2005

Désamiantage

Vu que ce n'est un secret pour personne que je travaille à Jussieu et que la question de l'amiante refait surface, j'y vais de mon petit grain de sel...


Le parvis de Jussieu, cet après-midi, 16h07. A gauche et en face, les tours 44-45, 45-46 et 36-46, récemment désamiantée.

Si l'on reparle de ça ces jours-ci, c'est en raison de la mise en examen (au pénal, donc) des établissements en cause en tant que personnes morales. J'avoue que la notion de responsabilité pénale d'une personne morale me laisse perplexe. Tout le droit pénal moderne repose, que je sache, sur la notion d'individu ("individualisation des peines", "responsabilité individuelle", etc.). Une personne morale n'est pas in individu...

Plus généralement, je suis perplexe de voir ce genre d'affaires arriver systématiquement devant une juridiction pénale. On voit bien que l'intérêt d'une telle procédure est, pour les victimes, de recevoir des dommages et intérêts, ce qui n'a rien d'illégitime. Mais n'est-ce pas le boulot de la justice civile ? Oui, je sais, le carractère délictueux du dommage causé (qui par définition se juge au pénal) change quelque peu l'échelle des dommages et intérêts accordés.

Mais il n'y a pas que ça : il y a une pression sociale et médiatique pour trouver pour chaque dommage un coupable, quelqu'un sur qui exercer la vengeance collective. « Je suis malade, ou bien ma maison a brûlé, ou bien le téléphérique est tombé, donc quelqu'un doit être condamné. »

Mais la justice pénale n'est pas chargée de dire « à qui la faute ? » Elle est chargé de déterminer s'il a été commis des actes délictueux ou criminels. Ce sont des actes qu'il s'agit, pas du résultat. N'en déplaise à l'opinion qui n'a jamais pardonné à Georgina Dufoix sa formule (passablement malvenue il est vrai), on peut parfaitement être responsable d'un dommage sans être coupable d'un délit. Si les freins de ma voiture lâchent et qu'elle défonce la vitrine de l'épicier du bas de la côte, je suis responsable, et la justice civile me condamnera à rembourser les dégâts causés. Je ne serai condamné par un tribunal correctionnel que s'il est établi que j'ai sciemment garé là une voiture avec des freins en mauvais état afin de faire de la casse. Bref, responsable et coupable, ce n'est pas la même chose. Et la foule, c'est des coupables, qu'elle veut. Pour se sentir vengée.

Tout ceci n'enlève rien au fait que cette saloperie de campus a tué des gens, et en tuera encore. Pas tant des étudiants (qui après tout ne sont là que quelques heures par semaines pandant 4 ou 5 ans de leur vie), ni même des enseignants, mais surtout des agents, le petit gars mal payé  qui a passé 30 ans de sa vie a faire des trous dans des murs amiantés et à balayer la poussière du sol et des dessus de meubles.  Une belle saloperie, ça, personne ne dira le contraire.

Le Plume vous salue bien.

ps: en ce qui me concerne, j'ai la chance de travailler essentiellement en locaux désamianté ; de toute façon, l'amiante est maintenant correctement confinée dans le reste des locaux. Encore heureux, d'ailleurs.


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mercredi 12 janvier 2005

Viiiitrier ! Viiiitrier !

Le brave vitrier des "portraits de Paris" de jadis avait son porte vitre sur le dos et dans son havresac un pain de mastic, un couteau et un marteau, agrémentés le cas échéant d'un litron de gros bleu qui tache et d'un sauciflard. Maintenant, il a besoin de quelques accessoires supplémentaires :


Pose de vitrages au coin de l'avenue de France et de la rue neuve Tolbiac, lundi dernier vers 16h.

Genre : un camion-grue gros calibre ("convoi exceptionnel") armée d'un outil spécifique et une nacelle élévatrice. Evidemment, les vitres blindées des immeubles de bureau modernes, ça ne se soulève pas à la main. Et ça a intérêt à être blindé parce qu'on n'a pas envie de les changer tous les jours, justement.

Dans le style "nous vivons une époque moderne", je suis en train de vous mitonner les pages web de cette rubrique, que vous allez voir ce que vous allez voir. PHP, mySQL, tout ça, tout ça. Je vous donne pas le lien tout de suite ; il y a encore quelques améliorations à faire d'ici là...

Le Plume vous salue bien.


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mardi 11 janvier 2005

Marquise, vos beaux yeux...

Hier, en remontant le premier tronçon de l'avenue de France avec mon switch sur le porte-bagage, je n'ai pas pu m'empêcher de m'arrêter pour regarder le beau soleil d'hiver (rappelez-vous, il ya avait du soleil, hier) derrière la grande marquise de la gare d'Austerlitz :


La marquise d'Austerlitz, hier après-midi.

Un objet architectural que j'aime bien, ça, les verrières de gare. Parce que j'aime bien les trains, déja. Et puis parce que c'est un souvenir d'une époque où les locomotives avaient besoin de volume au dessus de leur têtes pour évacuer leur fumée. Et puis tout simplement parce que c'est un bel objet, léger et imposant à la fois.

Inutiles, aujourd'hui, ces verrières : un plafond de quelques mètre suffit, dès lors qu'on arrive à loger les caténaires. Mais voyez Montparnasse : le style parking souterrain en béton brut et les marquises d'antan, on a beau dire, ce n'est pas la même chose.

Le Plume vous salue bien.

 


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lundi 10 janvier 2005

Un réseau qui roule !

Eh oui, ce n'est pas tout de faire des appels d'offres, des commandes et tout le bastringue en novembre et décembre : encore faut-il ensuite mettre en place le matos... Du coup, en ce moment, c'est un petit peu frénétique, ce qui explique la fréquence des épisodes professionnels sur ce blog ces derniers jours.

Aujourd'hui, après des débuts un peu laborieux (jamais faire de mise à jour d'IOS avant d'avoir bu son premier café de la journée), configuration en urgence de différents matériels qui doivent être en place entre tout de suite et maintenant ; installation de l'un d'eux sur un site du XIIIe arrondissement et intervention sur un autre site pour faire des trucs louches avec des fibres optiques... Heureusement que j'avais mon moyen de transport favori :


Un nouveau concept, le vélo-réseau. Jussieu, 15h30.

Heureusement aussi que la perturbation annoncée a eu le bon goût d'attendre la soirée, parce que je ne suis pas sûr que les Cisco Catalyst 2950-12 soient franchement amphibies.

D'ailleurs, belle journée, avec quelques photos sympas dont je vous ferait profiter ces jours-ci. C'est chouette, le beau temps d'hiver. On sait que ça ne va pas durer mais ça fait un bien fou. De fait, ça n'a pas duré, mais j'aurais bien aimé que ça dure une demi-heure de plus, le temps de rentrer à la maison. Parce que le vélo de nuit sous la pluie battante, c'est quand même pas le top-génial-super pied, il faut bien le dire.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 9 janvier 2005

Sept mers, 2 : mer celtique

Une autre mer pas très commode, et ce à peu près en toute saison : la mer celtique, c'est à dire ce confin de l'Atlantique entre la côte sud de l'Irlande et la côte sud-ouest de la Grande-Bretagne.


Rosslare Harbour (Irlande), en mer celtique, août 1992.

Photo prise depuis un bateau plus tout jeune mais d'une taille respectable, le ferry Saint Patrick II, des Irish ferries, qui assure la liaison régulière entre Rosslare (county Wexford, Rép. d'Irlande) et le Havre. Un peu balloté tout de même par une mer assez forte pendant la traversée de cette mer : c'était la fin août, l'époque des premières perturbations de la fin de l'été, et l'éclaircie qui m'avait permis de prendre une photo n'était que passagère...

Estomac balotté, pas malade mais pas bien frais non plus, petit dodo une fois la nuit tombée dans un coin de coursive (mon budget d'étudiant ne me permettait pas les couchettes ; en fait, objectivement, il n'aurait pas dû me permettre ce voyage).

Et puis, en milieu de nuit, réveil en sursaut : plus rien ne bouge. Depuis le pont, on voit défiler les falaises du cap Lizzard et son phare : on avait quitté la mer celtique pour la Manche... Quel calme !

Le Plume vous salue bien.

Les sept mers :
  1. mer d'Alboran : pointe de Tarifa, Espagne, juin 1992.
  2. mer celtique : Rosslare Harbour, Irlande, août 1992.


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samedi 8 janvier 2005

Sur l'estran


Une avocette sur la plage Solana Beach (CA), août 2004.

J'aime bien les limicoles, les petits échassiers du bord de mer. Ils vont et viennent sans cesse, à la recherche d'un vers par-ci, d'un petit crustacé par là... Courlis, bécasseaux, avocettes, huitriers-pies... Si j'étais un oiseau, je serais un de ceux là, à coup sûr.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 7 janvier 2005

"Informatique, un fort des halles"

C'était ce que disait un de mes anciens patrons en nous regardant les bras croiséq trimballer de gros cartons. Sur le moment ça ne m'avait pas fait rire, mais avec le recul, le celembour a son mérite.


Le routeur installé avant-hier : les interfaces GigabitEthernet. Mercredi 5 janvier 2005.

Activité du jour (enfin, comme toute activité à la durée imprévisible, activité commencée à 17h30) : soit une armoire technique, du type de celle représentée ici mais plus remplie. Les équipement sont "rackés" sur des rails verticaux (à droite de l'image ici, il a son frangin à gauche). L'armoire en question disposait de plus d'une porte avant. Problème : un nouveau matériel à installer suppose des interfaces qui dépassent en face avant plus que ne l'autorise la porte. Solution, reculer les rails verticaux, eux-même boulonnés en haut, en bas et au milieu sur des rails horizontaux.

Evidemment, la complication, c'est que lesdits rails étaient chargés jusqu'à la garde de matériel actif et de serveurs impossible à démonter sans interruption de service, ce qui aurait été un peu délicat. Donc, opération à faire en pleine charge. Pas question de tout démonter d'un coup, bien sûr, sinon tout se serait cassé la figure... Il a fallu tout de même déposer les deux onduleurs dont la trentaine de kilos rendaient l'opération physiquement impossible. Ah, oui, aussi, le système d'écrous-cages utilisé exige un parfait alignement de la vis et de l'écrou, et donc des pièces entre elles. Sinon ç'aurait été l'affaire d'une demi-heure. Mais là, ajuster au demi-millimètre des objets lourds dans des positions complètement tordues, c'était beaucoup plus drôle.

On y est arrivé, avec mon collègue, qui est à peu près aussi sportif que moi. En à peine plus d'1h30.Le plus étonnant dans l'affaire c'est qu'on ne s'est même pas fait mal, à part un hématome sous un ongle.

Décidément, l'informatique mène à tout.

Le plume vous salue bien et s'en va se remplir la panse. Na !


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jeudi 6 janvier 2005

Les sept mers, 1 : Mer d'Alboran

Je commence une série "sept mers" qui sera probablement principalement dominicale - avec des exceptions, aujourd'hui par exemple. Cette série comprendra sept mers, à quelques unités près peut-être. Photographiées par votre serviteur, de préférence depuis un bateau -- un bateau pour chaque mer. Parce que la mer n'est pas (ou pas seulement) un truc qui tue, c'est avant tout un lien entre les hommes, un lieu de passage, un lieu de beauté.


La pointe de Tarifa, entrée ouest de la mer d'Alboran, juin 1992.

Aujourd'hui, la mer d'Alboran, ce petit bout de mer entre Atlantique et Méditerrannée, entre Espagne, Maroc et Gibraltar. Lieu de passage d'est en ouest, depuis que les Phéniciens sont parvenus à franchir les "colonnes d'Hercule", relayés aujourd'hui par les super-porte-containers de 5 ou 6000 boîtes ; du nord au sud aussi, avec les ferries qui vont et vienne entre Algesiras, Ceuta et Mellila ; entre Gibraltar et Tanger, et Casablanca, un peu plus loin sur l'Atlantique. Et la nuit, les puissants canots à moteur de la jeunesse gibraltarienne sillonnent le détroit avec leur chargement de cigarettes de contrebande, tandis que d'autre, encore moins scrupuleux, lancent des radeaux chargés de jeunes gens d'Afrique éblouis par les mirages de l'Europe, notre Europe.

Les chalutiers et thoniers espagnols vont et viennent, imperturbables au milieu de ces trafics qui s'entrecroisent.

Le Plume vous salue bien.

Les sept mers :
  1. mer d'Alboran : pointe de Tarifa, Espagne, juin 1992.

P.S. : image de qualité médiocre, certes, mais je n'avais pas d'appareil photo à l'époque et j'avais emprunté un Instamatic pour la durée de la croisière...


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mercredi 5 janvier 2005

Ca ne marche pas tout seul...

Eh oui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, le réseau, ça ne marche pas tout seul : ça marche parce qu'il y a des mecs (ou des nanas) un peu étranges qui passent des heures à criser et à s'arracher les tifs dans des locaux sans fenêtres et remplis de boi-boites bizarres avec des diodes vertes qui clignotent dans tous les sens.

C'est précisément le genre d'activité que j'ai eu toute la journée sans interruption si ce n'est les trois minutes de silence de midi. Temps passé pour l'essentiel à triturer matériel, fibres optiques et configs dans un joli local qu'une climatisation maintenait à une température polaire...

Je vous présente, de haut en bas :

A ce petit monde s'ajoute les fibres optiques multimodes (en orange principalement), quelques fibres monomodes (plus vite, plus loin, plus cher, en bas, en jaune canari), des jarretières en paire torsadée (en bleu, pour l'essentiel)...


 

Tout ce petit monde étant organisé par ce qui ne se voit pas sur les photos, c'est à dire les configurations multiples et variées. Et au bout d'une trop longue journée émailée de plantages divers et de mauvaises fortunes à répétition, on se rend compte qu'on bloquait depuis une heure parce qu'on avait oublié de désactiver une option totalement inutile, au point qu'on avait totalement oublié qu'elle était là, sur un port d'un des équipements...

Ceci dit, quand ça ne foire pas au plus mauvais moment, je dois reconnaître que c'est plutôt rigolo, comme boulot.

Le Plume vous salue bien.

Photo : les coupables de cette rude journée, photographiés lors de leur reddition en toute fin d'après-midi.


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mardi 4 janvier 2005

Hiver, tout simplement

Janvier, le mois à deux visages (comme il se doit) : les jours qui ralongent déjà, mais on est plus en hiver que jamais. Les arbres ont perdu les dernières feuilles qui leur restaient, sauf bien sûr ceux qui entendent les garder.


Le jardin des plantes cet après-midi.
Au fond, le rempart de Giscardisme immobilier qui cerne la gare de Lyon.

Du coup, la nudité des arbres donne à voir les petits bâtiments croquignoles de la ménagerie du jardin des plantes. J'aime bien ce lieu, j'y ai plein de souvenirs d'enfance, de petit provincial en vacance à Paris, avec les mygales (beurk), les phasmes (ah, les phasmes !), les fauves, la chouette harfang et l'otarie.

Elle est plus là l'otarie. Son bassin en ciment est à sec et le recoin éloigné où elle se trouvait est maintenant occupé  par les wallabies de Davis et quelques cygnes noirs.

Là s'étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
Froids et clairs le Travail s'éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

Un cygne qui s'était évadé de sa cage [...]

Charles Baudelaire, Le Cygne.

Demain, grand branle-bas de combat sur notre site de la rue du Javelot, changement de routeur, installation de nouveau matériel, etc. A ce propos, la boulette dont je parlais hier s'est révélée ne pas en être une, puisqu'on a retrouvé dans un fond de carton le petit bout de fibre optique vace les connecteurs qui vont bien et dont je craignais de manquer. Faut dire, les fibres optiques ont, sans compter les sous-variétés, cinq types de connecteurs différents (ST, SC, LC, FC et MT-RJ), ce qui donne 20 types de jarretières optiques puisqu'une fibre a toujours deux bouts.  Du coup on est toujours en manque du type de variété dont précisément on a besoin -- SC à un bout, LC à l'autre dans mon cas, alors que j'avais plein de ST-SC...

Comment ça, je suis payé pour jouer aux legos ? Mais d'abord j'étais un vrai pro des legos, moi  !

Bon, pas tout ça, mais demain il va falloir que je me lève à l'heure où sous les cieux / Froids et clairs le Travail s'éveille, moi...

Le Plume vous salue bien.

 


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lundi 3 janvier 2005

Je ne me sentis plus tiré par mes hâleurs

 

Des peaux-rouges criard les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus au poteau de douleurs.
[etc.]

Pas très bonne journée aujourd'hui... Du coup je ne suis pas d'humeur causante... et je m'en sors par l'image :


Les écluses Saint-Martin, sur le canal du même nom, ce soir vers neuf heures.

Sur la journée, qu'il me suffise de dire que c'est la rentrée, que je suis crevé parce que la voisine du dessus a comme d'habitude mis la musique à fond en rentrant chez elle à 3h du matin, qu'il y a eu un os imprévu au boulot (enfin imprévu par moi ; il était fondamentalement tout à fait prévisible à condition d'avoir réfléchi), que pour finir le remarquable bricolage dont je vous avais parlé aux environs de la toussaint (à savoir un magnifique sèche linge d'acajou et d'acier, suspendu au plafond de nos chiottes) s'est effondré tout à l'heure sur la tête de ma chère épouse... Je vous épargne le reste.

Il y a des jours où on devrait rester couché.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 2 janvier 2005

Hep, vous, là !

Oui, vous ! Je vous ai à l'œil ! S'agirait pas d'oublier d'aller travailler demain ! Elles sont finies, les vacances !


Un échassier en maraude, zoo de San Diego, août 2004.

Meuh non, je ne suis pas aigri de ne pas avoir pris de vacances. Ceci dit, pour quelq'un qui n'a pas pris de vacances, j'ai été d'une inefficacité remarquable la semaine dernière, à peine 30% de ce que je voulais faire effectivement réalisé.. Seul jour de boulot vraiment efficace, vendredi dernier. Etonnant, non ?

Allez hop, pour cette année 2005, ça ne va pas traîner, on va te les configurer, ces switchs, et te les installer, ces points d'accès wifi, et te le tuner, ce routeur...

Le Plume vous salue bien.


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samedi 1 janvier 2005

Et bein, euh... bonne année, quoi !


Feu d'artifice maison, 14 juillet 2004.

OK, utiliser une photo de 14 juillet pour le nouvel an, c'est pas très fair play. Mais on pourra par exemple déclarer d'un air entendu que le 14 juillet est au solstice d'été ce que le nouvel an est au solstice dhiver. Comme noël et la Saint-Jean d'été, quoi. Même si les feux de joie de la Saint-Jean se font rares. Marrant d'ailleurs que la tradition veulent qu'on allume un grand feu au moment de l'année où il y en a le moins besoin.. Quoi que, finalement, c'est la même logique qui veut que l'on attende minuit (pour la messe du même nom si l'on fréquente ce genre de cérémonies, ou bien pour le bisou du nouvel an) dans les nuits où cette attente est la plus longue : souligner le caractère paroxystique de ce moment du cycle annuel.

Petit silence. L'assistance, interloquée par cette péroraison, toussote discrètement.

Et puis, le feu d'artifice du nouvel an, il y en a eu un, on l'a très bien entendu, et on en a vu quelques reflets sur les immeubles voisins. Mais comme on était bien décidés à ne pas sortir hier soir, on n'en a guère vu d'avantage. Ce qu'on voyait, tranquiles, à deux, dans notre chez nous, nous suffisait parfaitement. Depuis quelques années, nos réveillons de fin d'années sont des moments à deux. Et ce n'est pas mal du tout comme ça, il faut dire.

Le Plume vous salue bien.
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vendredi 31 décembre 2004

That's all, folks

...en ce qui concerne cette année 2004 en tout cas.

Avant de faire le petit bilan réglementaire de fin d'année, je me permets de corriger ma note de samedi dernier : les aéroports, finalement, j'aime bien.


Roissy 1, ce matin, 10h32, en attendant le vol US026 de 09h45.

Et puisque l'on arrive (justement) au bout de cette année -- ce qui bien entendu ne veut strictement rien dire, sinon que c'est un repaire calendaire pratique pour évaluer la fuite du temps, essayons un petit résumé personnel :

Le Plume vous salue bien et vous souhaite un bon début d'année.


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jeudi 30 décembre 2004

L'arbre en cage (suite)

 

Bon, vous vous rappelez de mon fameux arbre en cage à côté du bâtiment des baleines, au jardin des plantes ?

On avait pensé un moment que c'était un dispositif de protection du tronc contre les baleines qui aiment, on le sait, se frotter le cos contre les arbres. Mais j'ai eu la confirmation ce matin que c'était bien une cage : il a tenté de s'évader. En utilisant le bon vieux coup de l'incendie du stock d'authentiques tapis de selle du général Custer !

Un peu avant midi ce matin, je lève les yeux de mon écran et je vois des volutes de fumée noire s'échapper derrière le bâtiment d'en face. Je descend les escaliers vite fait, et je vois que ça vient du bâtiment d'anatomie comparée, le bâtiment pas très beau en brique qu'on voit au fond et qui abrite divers labos. Je vois aussi que pompiers, police et gardiens du muséum sont déja sur le coup.

L'évasion a donc raté. D'un autre côté, pour un arbre, c'est pas évident. Avoir ses racines n'est pas forcément un atout...

Sinon, pas de dégâts majeurs, feu éteint au bout d'une heure. Et je n'avais pas mon appareil photo, sinon j'aurais joué les paparazzi de rencontre, évidemment.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 29 décembre 2004

En sous-sol

Bien faillis faire un don tout à fait involontaire à un gestionnaire de parkings souterrains ce soir : j'étais en voiture, le vélo étant en cours de réparation, et je me rendais au centre comercial Italie 2 (pour trouver de quoi réparer le vélo justement). Comme je n'avais pas envie de tourner 20 minutes pour me garer, je vais direct au parking souterrain.

A la barrière, gag habituel, je fais tomber le ticket ; je réussis -- non sans mal -- à le ramasser. Et vais donc faire mes courses, en prenant le temps de traîner un peu vu que je ne vais pas si souvent que ça dans un centre commercial.


Centre commercial Italie 2, ce soir, 20h.

En repartant, avec mes câbles de freins et de dérailleur et mes accessoirs variés sous le bras, je m'arrête à la borne de paiement. Je retrouve le ticket -- pour une fois je me souvenais dans quel poche il était ; je le glisse dans la fente prévue à cet effet et je prépare mes 2,20 €.

« 30,50 € » ! Ecarquiller les yeux ne semblant pas devoir changer le montant demandé, je me rends à l'évidence : en tâtonnant dans une posture bizarre par ma portière entr'ouverte, j'ai ramassé un ticket qui datait de la veille... D'aileurs, à bien regarder, c'était marqué dessus.

Faute de meilleure idée, je file au pas de course en direction de la fameuse barrière -- qui par chance dans ce parking est raisonnablement accessible à pied depuis les places de stationnement, sans trop d'espoir, mais sait-on jamais ? Et.. je retrouve mon ticket, qui m'attendait bien sagement par terre depuis une heure.

Bref, je n'ai pas payé 30 € pour une heure de stationnement ; je n'ai pas eu à expliquer mon cas pendant une éternité à un vigile peu compréhensif ; j'ai pu rentrer chez moi rapidement ; j'ai fini de réparer mon vélo.

Donc, tout va bien, à part la guidoline gauche que je n'ai pas super bien posée.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 28 décembre 2004

Pas de photo aujourd'hui

Désolé, mais juste là, aujourd'hui, mettre mes dernier clichés des travaux aux Grands Moulins ou une statue du jardin des plantes, je n'y arrive pas.

Demain, promis.

le Plume vous salue bien.

[ P.S. : Je ne veux pas être lourd, mais en cette période de grand potlatch annuel et compte tenu des circonstances, un don, même pas gros, à une O.N.G., ça n'aurait rien de ridicule.  La plupart d'entre elles permettent de faire ça en ligne sur leur site web. Alors, n'hésitez pas. ]


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lundi 27 décembre 2004

Notre-Dame des confiseurs

Retour nocturne et piéton de Jussieu à chez moi ce soir, dans le Paris un peu étrange de la trêve des confiseurs. Une ville un peu en suspens, au ralenti, sinon pour les innombrables visiteurs français ou étrangers. Passage devant Notre-Dame, sa pierre rénovée presque rose sous la lumière des lampes au sodium et des projecteurs des bateaux-mouches, un peu isolée au centre des immenses parvis dont l'a entourée le baron Haussman.


Notre-Dame sous la pleine lune, ce soir, vers 9h.

Petit arrêt devant les trois portails de la façade, en particulier sur le spectaculaire jugement dernier. Tout un récit sculpté dans la pierre. Les morts qui se lèvent, sont partagés entre le convois mené par les anges et le convoi mené par les démons, le tout sous l'œil attentif du Christ en gloire.

Ha ! se dit-on, on en est plus là, l'homme contemporain n'a plus besoin de ces sornettes, la vie, la mort, il sait bien comment ça marche... Mais arrive une catastrophe, une vraie, au delà de l'imagination, et on se sent tout petit, un peu vide à l'intérieur, avec une grosse boule dans la gorge.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 26 décembre 2004

Points cardinaux, 4 : Est

Pour finir cette petite série, Nara, au Japon, une trentaine de kilomètres à l'est d'Osaka, une quarantaine de kilomètre au sud de Kyoto -- et un tout petit peu plus à l'est, aussi. Une ville ancienne, capitale très temporaire de l'Empire à une période reculée ; presque une ville musée, avec ses dizaines de temples rivalisant d'ancienneté, entrelacés comme il se doit d'une dose de sanctuaires Shintô : pas de concentration de temples bouddhistes sans sanctuaires shnitô, ce ne serait pas raisonnable.

Parmis eux, le temple du grand bouddha, une statue géante abritée par un bâtiment à sa mesure, qui se vente d'être une des plus grandes structures intégralement en bois du monde. Un grand calme :


34°38' N, 135°52' E, Japon, août 1998.

Ceci dit la tradition l'entoure de potes plus nerveux : comme dans tous les sites de ce type, autour du bouddha sont placées une faramboles de créatures plutôt menaçantes, plus ou moins des version sinisée puis nipponisée de divinité hindouhistes et qui jouent le rôle de gardes du coprs. Ca n'est pas parce qu'on est non violent qu'on ne doit pas se protéger, je suppose.

En face de son visage, une sorte de chien assis, seule ouverture dans l'immense toiture. Une fois par an, lors de la cérémonie de repeinte des yeux il me semble, on ouvre les volets pour qu'il regarde dehors. En voyant les innombrables daims qui pâturent partout dans Nara (ou qui, plus souvent, sont nourris par les touristes avec les graines vendues spécialement à cet effet dans de nombreuses échoppes), s'exclame-t-il, comme les écolières en visite, « kawaii ! » à chaque fois qu'il en voit un ?

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40' N, 50°20' W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)
  • Ouest : 34°02' N, 118°32' W, Californie, août 2004 (Will Rogers State Beach)
  • Sud : 34°15' S, 18°28' E, Afrique du Sud, février 1997. (Good Hope Peninsula)
  • Est : 34°38' N, 135°52' E, Japon, août 1998. (Nara)


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samedi 25 décembre 2004

Aéroport encore

J'ai bien dû placer une demi-douzaine de fois mon couplet sur la magie des aéroports, etc. Mais finalement, c'est vraiment des enfoirés ces aéroports. Ils m'on piqué Madame Plume jusqu'à vendredi matin !


Roissy 1, hall départs, ce matin.

Ou alors, c'est plus particulièrement la faute au vol US 027 ?

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 24 décembre 2004

Courses de noël, ou la caverne magique

Les courses de noël en avance, en théorie j'y crois, mais en fait j'en suis absolument, totalement incapable. Du coup, il y a bien des 24 décembres qui se terminent là :


Le sous-sol de La Route d'Alexandre, Paris 5e, ce soir, vers 18h.

Ca se passe toujours vers 6, 7 heure du soir, à la nuit déja tombée, rue de la Bûcherie, tout près de Maubert. « Je vous attendais ! » On discute, je regarde tout, les vitrines, les meubles, les tapis, au rez-de-chaussée, au sous-sol, sans trop savoir ce que je cherche au juste.

Mais au bout du compte, je trouve toujours exactement ce que je cherchais. C'est juste que jusque là je ne savais pas que c'était ça que je cherchais.

Le Plume vous salue bien et vous souhaite un joyeux noël.


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jeudi 23 décembre 2004

Moulin de Guillot

Le moulin frère de celui que je montrais hier, avant que sa roue ne connaisse une fin tragique :


Moulin de Guillot, Feuillade (Charente), 29 décembre 2003, assez tôt le matin.

Cf. le commentaire d'hier sur l'histoire de ce moulin. A partir de l'époque révolutionnaire, il semble avoir été exclusivement un moulin à blé.

In other news : je continue à travailler à mes pages persos, qui devraient être un complément sympa (j'espère) de ce blog. Restez à l'écoute !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 22 décembre 2004

Moulin de Chapiteau

Je vous l'avais promis, le voilà : le moulin de Chapiteau.


Le moulin de Chapiteau, Feuillade, Charente, 20 décembre 2004.

Feuillade se trouve à la limite entre les départements de la Charente et de la Dordogne, au point d'avoir été un point de discussion lors du découpage des départements. C'est surtout le cœur d'une des plus riches zones d'extraction de minerai de fer de la région, rassemblé dans des dépots sédimentaires superficiels sur les collines qui entourent la vallée du Bandiat. Mais avant que le minerai puisse aller au hauts-fourneaux, il fallait le concasser et le laver dans des installations hydrauliques, bocards et lavoirs.

Feuillade était le lieu idéal pour cette activité, proche des lieux d'extractions et sur une partie encore bien en eaux de la rivière : le Bandiat disparait ensuite progressivement dans les failles des terrains calcaires pour ressortir à dix ou vingt kilomètres de là, aux sources de la Touvre.

Jusqu'en 1789, cette activité avait lieu, pour le compte des entrepreneurs de Ruelle, un petit kilomètre en aval, au moulin de Guillot. Mais le changement d'entrepreneur (les nouveaux entrepreneurs, avisés qu'ils sont, signent le 12 juillet -- la famille Seillière a toujours eu le sens de l'histoire, c'est évident) se passe mal et la négociation sur la cession de Guillot, pourtant bien avancée, semble échouer. Dès lors, c'est Chapiteau qui apparait dans mes sources pour jouer le même rôle.

Quelle est l'histoire précise des infrastructures de Chapiteau ? Je ne sais pas, et il n'est pas sûr qu'on puisse la faire un jour. Les structures actuelles datent sans doute du XIXe siècle. Elles sont tout à fait exceptionnelles : pas moins de six chutes d'eau parallèles, dans des bassins ovales manifestement conçus pour le lavage du minerai. Il y avait certainement des bocards, ces machines à piler le minerai, mais difficile de savoir exactement où...

Les structures en pierre séparant les bassins sont maintenant surmontées de petits pavillons et de piscines pour le particulier qui possède aujourd'hui les lieux. Je lui en souhaite : juste dans l'ombre de la colline voisine, il y faisait un froid polaire lundi, malgré le grand soleil qui avait réchauffé les environs.

Le Plume vous salue bien.



mardi 21 décembre 2004

Forêt

Hier, avant de rentrer vers les frimas (eh !) parisiens, grand beau temps tout à fait inespéré. Alors on a emprunté un véhicule automobile pour une promenade hivernale (ou tardo-automnale si l'on veut) dans la campagne charentaise. Le Bandiat à Feuillade (le moulin de Chapiteau, moulin à minerai assez exceptionnel, je vous en parlerai un de ces jours), la forêt d'Horte, le tout nouveau viaduc de l'Anguienne, juste au sud d'Angoulême...

En forêt d'Horte, entre les traces de l'exploitation ancienne (nombreux lieux-dits liés à l'activité des cloutiers, vieille spécialité locale), un camion de bois pour rappeler que la forêt est, hier comme aujourd'hui, un lieu d'activité humaine.


Entre Charras et Sers, Charente, 20 décembre 2004.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 20 décembre 2004

Une maison / la maison

Voilà, rentré ce soir d'un week end à la foit court et prolongé chez mes parents. Relation un peu particulière qu'on peut avoir avec une maison dans laquelle on a grandi (fût-ce tardivement, puisque j'avais onze ans lorsque l'on est arrivé à Angoulême) : est-ce que c'est chez mes parents ? Certes, mais ça ne résume pas mon lien à ce lieu. Est-ce que c'est chez moi ? Non, chez moi, c'est l'appartement dans lequel je vis avec ma femme, au milieux de nos affaires et de nos bouquins, avec nos rangements et nos manies. Alors, quoi ? La maison, avec la propension qu'a l'article défini à se substituer à une définition manquante ? Ca renverrait à une charge affective un peu clanique, le point d'attachement d'un groupe lignager, d'une famille au sens le plus chargé du terme -- et ça ne colle pas non plus.


Devant la maison, Angoulême, 19 décembre 2004, 16:10.

Bah, pourquoi vouloir tout définir... Un lieu où j'ai vécu avant que d'être adulte, donc suivant une norme que je ne définissais pas mais qui me définissait ; qui a fait de moi ce que je suis -- c'est à dire, faute d'un mot plus approprié, un adulte ; un lieu où je suis à la fois chez moi et en visite : en visite chez des gens que j'aime et qui m'aiment. Pas si mal, finalement, même quand il ne fait pas beau.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : contrairement à ce que cette photo pourrait laisser à penser, temps magnifique aujourd'hui en Charente ; je vous infligerai sûrement quelques photos de promenade dans les jours qui viennent, même si je suis bel et bien de retour dans notre chez-nous parisien.


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dimanche 19 décembre 2004

Hiver

Finalement, montrer des paysages d'été ou de printemps, avec de la lumière et de la verdure, ça n'est pas très difficile. Montrer les couleurs d'hiver, ses gris, ses arbres dénudés, presque noirs, sur fond de nuages, c'est moins évident. D'ailleurs, je ne prétends pas savoir faire. « Il ne sert à rien d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » disait ce vieux Totor.


Saule en hiver, Angoulême, cet après-midi

Evidemment, pour ce qui est de la course des nuages, des gouttes de pluie à l'horizontale et des branches qui remuent, là, en photo, je vois pas moyen. Et puis là il n'y avait pas trop de vent, la pluie s'était arrêtée, les étourneaux faisaient une pause...

Le Plume vous salue bien.

P.S. : avec tout ça, oublié de faire mon point cardinal réglementaire... Je rattraperai ça dimanche prochain.


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samedi 18 décembre 2004

Tout un cinéma

Petit tour en ville et en couple cet après-midi ; pas très gai, une ville moyenne sous la pluie. Acheté un bouquin (reproduction mal fichue d'un très bon mémoire du XVIIIe siècle sur l'Angoumois) et une paire de bottes (pas pour moi). Depuis les remparts, on distingue les cimenteries de La Couronne à peine visibles dans le brouillard. Pluie, vent, etc.

A noter un tournage dans les petites rues du vieil Angoulême, tentant manifestement de recréer l'ambiance de la Libération :


Angoulême, cet après-midi, vers quatre heures.

Le film s'appelle, si j'ai bien compris l'arrêté municipal affiché sur un panneau voisin, Hôtel de France. Je suis curieux de savoir comment il justifiera une météo pareille pour une Libération qui a tout de même eu lieu en août... Je dois être insensible au glamour du 7ème art : je n'envie pas du tout le cycliste porte-drapeau qui attend en plein vent qu'on lui donne le top départ.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 17 décembre 2004

Le retour d'Orion

Eh oui, dès qu'on sort de Paris, on retrouve les étoiles. Enfin, à condition d'avoir un ciel dégagé, ce qui est le cas ce soir après qu'il ait plu comme vache qui pisse du moment où nous avons posé le pied sur le quai jusqu'à ce soir.


Ciel d'hiver au dessus d'Angoulême, ce soir, vers 23h00.

Il n'y a que deux ou trois constellations que je sois capable de reconnaître. Dont Orion, comme tout le monde, Orion qui me frappe toujours -- j'en avait déjà parlé il n'y a pas longtemps je crois. Peut-être parce qu'elle parle des belles nuits d'hiver...

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 16 décembre 2004

Bâtiment de la baleine

 

Le bâtiment de la baleine, c'est un des bâtiments du muséum national d'histoire naturelle, le jardin des plantes quoi.  Un assez joli bâtiment, le long de la rue Cuvier, pas loin de Jussieu. Il est en cours de rénovation -- apparemment, c'était ça ou l'évacuation de l'ensemble sous forme de gravats à très court terme.

Curieux : dans le cadres de ces travaux, on construit une cage pour un arbre. Détail navrant : la cage prévue est beaucoup trop petite. Ou alors l'arbre est en train de s'évader. 


Paris, jardin des plantes, 2 décembre 2004.

A moins bien sûr qu'il y ait une autre explication rationnelle à cette structure métallique ?

Sur ce, dernier diner en ville avant un week-end prolongé au pays de mes marchands de canons....

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 15 décembre 2004

Semi-informel

J'avais quelque remords à faire une entrée sur l'Afrique du Sud aux petits airs de brochure touristique : « l'Afrique du Sud, ses paysages, son littoral, son ciel bleu, » etc.

L'Afrique du Sud, c'est bien sûr le champ d'action de la gigantesque entreprise d'anti-aménagement du territoire qu'a été la politique d'Apartheid, notamment dans les années 70 à 80. Je dis anti-aménagement du territoire parce que le principal soucis de l'aménageur, c'est de créer de la cohérence, du « vivre ensemble », alors que là on voulait l'inverse : séparer, minimiser les points de contact, rendre ce qui des contacts entre populations était indispensable à l'économie du pays le plus inconfortable et le plus transitoire possible. Les transports même séparent plus qu'ils rassemblent : lorsqu'aux environs du Cap le gouvernement Botha finit par se résigner à créer un township noir de grande ampleur, on construit l'indispensable ligne de chemin de fer, la justification de ce township étant d'apporter de la main d'œuvre aux entreprises locales. Mais on parvient à dessiner la ligne de telle sorte que l'emprise ferroviaire serve en même temps de frontière, de no man's land fractionnant une zone potentiellement menaçante et la séparant de ses voisins...

Un des plus gros problème dont a hérité le gouvernement issus de l'ANC, c'est ce qui en définitive est le seul « succès » de l'Apartheid. Echec politique, échec économique, échec social, c'est évident ; mais les objectifs visés en terme d'aménagement urbains sont pleinement remplis : on peut, à vingt minutes de voiture du centre du Cap, trouver des quartiers où les enfants n'ont jamais vu de Blancs.

Tardifs, mal relié au reste de l'agglomération, souvent des bidonvilles pur et simples, les townships du Cap sont parmi les plus mal lotis du pays. Alors, le nouveau gouvernement a essayé d'améliorer un peu les choses, par des petits pas pragmatiques. Démolir les bidonvilles, ce serait un retour à l'ancienne politique, ce serait détruire ce que de petites gens on construits de leurs mains pour se créer un lieu de vie : inacceptable. Mais les bidonvilles sont victime de leur manque d'assainissement, on y tombe malade pour cause de pollution des eaux... Alors on y invente l'« habitat semi-informel » : une petite parcelle que l'on fournit équipée d'une latrine raccordée aux égouts et d'un point d'eau potable. L'occupant y construit alors sa maison, comme il l'aurait fait de toute façon s'il était resté dans un bidonville. Ca donne des paysages urbains étranges, comme celui-ci :


Un secteur semi-informel de Khayelitsha, le Cap, Afrique du Sud, février 1997.

Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, bien sûr, mais ça diminue au moins certains soucis sanitaires. Ce qui ne fait pas disparaître tous les soucis, sanitaires ou autres. A commencer par la violence, plus que jamais.

Je ne suis pas retourné là-bas depuis. Quel est l'impact de ce type de politique sur la ville ? Je n'en sais rien. Pas sûr que ce soit très brillant. Mais ça valait sans doute la peine d'être essayé.

Le Plume vous salue bien

Biblio : Myriam Houssay-Holzschuch, Le Cap, ville sud-africaine. Ville blanche, vies noires, Paris, L'Harmattan, 2000, 276p.


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mardi 14 décembre 2004

Service historique de la marine, Lorient

[Je tente de poster cette entrée sans grand espoir d'y parvenir, 20six.fr ferraillant de plus en plus fort et de plus en plus souvent.]

Je récidive avec une illustration pour le blog de Zid, qui décrivait avec beaucoup de justesse dans son entrée d'hier le monde des archives départementales, avec ses érudits locaux et ses généalogistes envahissants.

Ca m'a rappelé mon dépot d'archive favori, le service historique de la marine à Lorient. Un petit bâtiment aux murs chaulés caché derrière la belle demeure qui abrite le "cercle maritime", sur le domaine de la marine nationale, à deux pas du centre ville et du port de plaisance, pratiquement sur les quais. Dedans, une charpente apparente qui rappelle la vieille marine, un mobilier simple et fonctionnel et des conservateurs et archivistes serviables et compétents. J'ai retrouvé une photo, prise à des fins documentaires bien sûr, qui donne une vague idée de ce dont je parle :


Lorient, service historique de la marine, avril 2004.

Particularité des lieux : c'est aussi une bibliothèque, et même, je crois, dans certains cas, une bibliothèque de prêt. Du coup, plutôt que les rombières généalogistes habituelles échangeant haut et fort les derniers commérages du coin, on a d'anciens marins à la démarche un peu chaloupée venu lire ou rechercher sur ces matières navales qui les passionnent toujours.

En plus de ça, j'y ai trouvé des documents qui dépassaient mes espoirs les plus fous en quantité et en qualité -- et que je suis loin d'avoir totalement dépouillés, d'ailleurs. Comment ne pas l'aimer, ce petit dépot d'archives ?

Le Plume vous salue bien.


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lundi 13 décembre 2004

Danse macabre

Une entrée récente d'un des rares historiens du secteur, ce cher Zid, évoquait la grande peste du XIVe siècle. J'ai retrouvé dans un fond de répertoire une illustration appropriée :


Rouen, l'aître Saint-Maclou, hiver 1998-1999

L'Aître Saint-Maclou est un enclos qui servait de charnier, destiné à recueillir les corps des victimes des épidémies de peste du XVIe siècle. Les cimetières s'étaient révélés insuffisant et l'aversion des sociétés occidentales pour la crémation des corps estsolidement ancrée. Preuve que, comme le rappelait Zid, la peste n'est pas un phénomène isolé, réservé au XIVe siècle, mais bien l'un des acteurs des crises démographiques périodiques, ces "mortalités" qui frappent périodiquement jusqu'au début du XVIIIe siècle -- les grandes crises alimentaires du milieu du XIXe siècles en Irlande ou en Scandinavie en étant le dernier rappel sur notre continent.

Aujourd'hui l'Europe a appris à se nourrir à sa faim, et même d'avantage. Ca parait banal, mais à l'échelle des siècles, c'est une performance fantastique. Les maladies n'ont pas disparues, mais sous nos lattitude, voilà 85 ans qu'une épidémie n'a pas sérieusement attaqué la pyramide des âges.

Pourquoi je raconte ça ? Hmmm, aucune idée, finalement. Pour dire que tout ne vas pas si mal, peut-être ?

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 12 décembre 2004

Points cardinaux, 3 : Sud

Mon point cardinal sur sera en Afrique du Sud, c'est bien naturel. Où précisément ? Je n'ai été ni au bout de la péninsule du Cap de Bonne-Espérance (34°21' S), encore moins au Cap des Aiguilles (34°50' S), la pointe sud du continent africain, environ 200km plus à l'est.  

Mais le Cap de Bonne-Espérance ayant tout ce qui fait un cap, il mérite bien cette entrée. Même si, sur la presqu'île, on perd vite de vue la "vraie" Afrique du Sud, juste en face, sur les Cape Flats, tout au fond de la baie False.


34°15' S, 18°28'E, Afrique du Sud, février 1997.

C'est le seul de mes points cardinaux qui n'est pas photographié en août. Tant qu'à aller dans l'hémisphère sud... Au delà de ce promontoire,  Partridge Point, sur le versant Est de la péninsule, la crète montagneuse qui poursuit la montagne de la Table s'affaisse progressivement vers lecap proprement dit.

A gauche, c'est la baie False, entre la péninsule et la région de Caledon. Un nom qu'elle doit à son apparence paisible et abritée, alors qu'elle est balayée toute l'année par les vents violents, du sud-est ou du nord-ouest, qui traversent les Cape Flats, entre montagne de la Table et chaîne côtière du Hottentot Hollandberge, ensablant au passage les townships de Mitchell's Plain et Khayelitsha...

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40' N, 50°20' W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)
  • Ouest : 34°02' N, 118°32' W, Californie, août 2004 (Will Rogers State Beach)
  • Sud : 34°15' S, 18°28' E, Afrique du Sud, février 1997. (Good Hope Peninsula)


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samedi 11 décembre 2004

Jackson MacLow, poète américain, 1922-2004.


Jackson MacLow lisant ses textes à Blérancourt (02), novembre 1999.

Nous avons appris hier soir par le blog de Ron Silliman la mort de Jackson MacLow. C'était l'un des fers de lance de l'avant-garde poétique depuis l'immédiat après-guerre, une force motrice pour toute une génération de poètes. Je ne suis pas qualifié pour commenter son œuvre, qui n'est pas forcément facile. Disons qu'il cherche comment faire des œvres d'arts avec des textes dans une civilisation qui en déborde, de textes, à ne plus savoir qu'en faire.

Nous l'avions rencontré il y a cinq ans. Je sais, ce genre d'anecdote est un peu convenu, mais c'est aussi pour ça que ça nous fait un choc, cette mort. Il était venu en France pour participer à un colloque organisé par Jacques Darras à Amiens, ainsi qu'à la lecture de poésie qui clôturait les festivités. Je lui avais servi de chauffeur, de Roissy à son hôtel de la rue de l'Université. Coversation dans les tunnels de Saint-Denis :

-- Are we passing under a river?
--
(tout en slalomant dans le trafic matinal) Er, Sorry?
-- Yeah, in New York, those sort of tunnels are usually passing under rivers...

Deux jours plus tard, à Blérancourt, dans une maison de maître perdue dans la plaine picarde et rebaptisé "Musée de l'amitié franco-américaine", sans doute  parce que c'est dans ce secteurs qu'opéraient, en 1918, les soldats de Pershing, Jackson lisant ce texte. Une petite voix, d'abord, un peu frêle, il n'était pas en bonne santé à ce moment-là ; et puis les mots s'enchaînent, la voix gonfle, le pied tape, donne le rythme, les mots dansent...

 Il va nous manquer.

Le Plume vous salue bien.

Ps : pour plus d'info, voir la page consacrée à Jackson MacLow à l'université SUNY-Buffalo.


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vendredi 10 décembre 2004

C'est vendredi

C'est vendredi et si on fait la "semaine anglaise", comme on disait jadis jusqu'à ce que pour une bonne partie des français cela devienne la semaine, tout simplement ; eh bien on rentre chez soi, avec dans un coin de la tête l'idée de ne plus revoir son lieu de travail avant trois nuits ("trois nuits !").

On pense peut-être à tout ce qu'on aurait dû faire cette semaine et qu'on a remis à la suivante. Ou peut-être à un petit apéro, peinard chez soi, pourquoi pas un Manhattan, 45 cl de Bourbon, 20 cl de Vermouth doux une cerise -- moi je mets une cerise à l'au de vie et j'ajoute un trait d'Angostura, soyons fou. Mélanger sur de la glace dans un tumbler.

Ou alors on fait la liste des activités du week-end, sorties, promenades, courses. Il y en a même qui vont passer leur samedi après-midi dans le sous-sol d'un bâtiment universitaire normalement fermé à entendre causer de moulins à foulon médiévaux...


Dans tous les cas, un bien bon week end à tous.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 9 décembre 2004

Rentrer le soir

Je ne me suis jamais couché de bonne heure. Et je rentre rarement à la maison de bonne heure, pour la raison que j'arrive rarement au boulot de bonne heure, non plus. Ce qui signifie que pendant environ six mois par an, il fait nuit noire pour mon trajet de retour.

Quand le retour en question, c'est du métro jusqu'à cinquante mètres de la porte cochère, évidemment, ça ne change pas grand chose. Pas grand chose non plus, finalement, quand je suis à vélo, si ce n'est pour la friction additionnelle de la dynamo : je n'emprunte que des axes vivement éclairés, pour des raisons de sécurité évidentes, et le vélo en ville n'encourage guère à la contemplation - non plus que la voiture, pour des raisons similaires auxquelles il faut ajouter la présence d'une carrosserie.

Ce n'est finalement qu'à pied qu'on a le temps de regarder. Il y a quelques années, à Rennes, c'était marcher au bord de la rivière. Silence de l'eau contre bruits vulcaniens du faisceau de triage, juste en face ; et la propension des réverbères à s'éteindre lorsqu'on passe en dessous.

Ce soir, c'était la rue du Château d'eau, depuis la place de la République jusqu'au métro du même nom. Une rue étonnamment tranquille, entre ces deux agitations ; on peut y rêvasser tout en marchant de carrefour en carrefour. On se laissera réveiller par l'apparition des clochetons de la mairie d'arrondissement, presque au bout, dans le brouillard teinté par les lampes au sodium.


Rue du Château d'eau tout à l'heure, pas si tard que ça tout compte fait.

C'est Paris, alors on ne voit pas Orion. Mais on sait bien qu'elle est là, la constellation qui veille sur nos retours frisquets : le chasseur de rêve des soirs de décembre.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 8 décembre 2004

Porté pâle

Réveillé pas en forme, mal au bide, etc. La gastro de base, quoi. Eté tout de même bosser ce matin, j'avais un truc important à faire et à faire aujourd'hui. A l'heure du déjeuner, entendu la voix de la raison : comme judicieusement fait ma chère épouse (plus touchée que moi il est vrai), me faire porter pâle.

Rentré à la maison ; au lit : dormi tout l'après-midi. Ca c'est de la journée productive.

Comme photo du jour, une paillasse sur laquelle on doit bien trouver de quoi guérir tout ça :


Jussieu : le bâtiment Cuvier, vu du bâtiment Esclangon, 2 décembre 2004. Ne pas fumer.

Le Plume vous salue bien et retourne se coucher.


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mardi 7 décembre 2004

Archéologie

A mon dernier safari photo sur l'escalier de secours, j'ai pu voir que les travaux d'à côté de la tour 65 avançaient rondement (cf. la photo du 17 novembre, dans ma note du 30 novembre dernier) :


Jussieu, le chantier "16000", vendredi 3 décembre 2004.

Etonnant par contre à quel point ça ressemble aux ruines d'une ferme gallo-romaine ou quelque chose de ce genre. A quand l'archéologie par anticipation ? « Nous pouvons déduire de nos fouilles que cette structure était probablement destinée à la vie collective, dans un contexte militaire ou, plus probablement, agricole. »

Le Plume vous salue bien.



lundi 6 décembre 2004

Une rue en pointillés

Un des sites de l'université où j'exerce mes talents a son adresse postale rue du Javelot, Paris treizième. Si vous regardez sur un plan, vous aurez du mal à la trouver ; c'est sans doute une des rues de Paris qui existe le moins. Ou seulement en pointillés : partant de la rue de Tolbiac, pile en face de Paris 1, elle fait une grande boucle sous la dalle des Olympiades pour déboucher rue Baudricourt, à deux pas de son point de départ.

C'était l'époque où la grande mode était à la séparation des trafics, comme sur le parvis de la Défense, à l'Agora d'Evry ou à Cergy-Préfecture. Dans tous les cas, on aboutit à un résultat incomparable : une dalle piétonne absolument sinistre recouvrant des rues couvertes tendant vers l'égout. Parfait.

Tout au bout, là où la rue amorce son demi-tour vers son point de départ, une tache de couleur, la seule du parcours :


rue du Javelot, Paris 13e, lundi 6 décembre 2004, vers 15h30 (mais il y fait toujours nuit).

Ils vivent dessus,
Ils vivent dessous,
Ils se croisent sans se voir aux carrefours

Michelle Grangaud, Geste, P.O.L, 1991.

Le Plume vous salue bien


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dimanche 5 décembre 2004

Points cardinaux 2 : Ouest

C'est tout naturellement que je regarde vers l'ouest ce dimanche, le succès d'hier n'étant pas sans rapport avec nos voyages dans cette direction ces deux dernières années.  C'est à cette occasion que j'ai repoussé la frontière ouest du monde connu. Connu de moi, bien sûr : un certain nombre d'indices concordants me donnent à penser que je n'étais pas le premier à explorer ces contrées. Le prix de la bouteille d'eau à la baraque à gauffre de la plage, par exemple.


34°02' N, 118°32'W, Californie, août 2004.

Au fond, Les falaises de Malibu. Devant, une guérite de maîtres-nageurs sauveteurs, comme il se doit. La plage californienne par excellence, Tinsel Town-sur-Mer, c'est la Will Rogers State Beach, tout au bout du Sunset Boulevard, du côté du coucher du soleil.

Et puis, le Pacifique. Marrant à quel point le Pacifique et l'Atlantique se reconnaissent du premier coup d'oeil : L'Atlantique à Boston, ou au Cabo São Vicente, ou à Ouessant, ou au Cap Farewell, ça reste familier ; le Pacifique, rien à voir, comme si l'eau scintillait différemment, comme si les vagues ne clapotaient pas pareil. Je ne sais pas pourquoi.

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40', 50°20'W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)
  • Ouest : 34°02' N, 118°32'W, Californie, août 2004 (Will Rogers State Beach)


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samedi 4 décembre 2004

Champagne !

Bon, voilà, pas le temps d'une grande note du jour, et est-ce bien nécessaire... Rentrés avec des copains après un pot intensif, vidés quelques bouteilles de champ' supplémentaires à la maison en petit comité...

Suite à la brillante soutenance de cette après-midi, la femme de ma vie est maintenant « habilitée à diriger des recherches ». De l'avis général, ça n'aurait pas pu mieux se passer. Alors... Champagne !

Le Plume vous salue bien.

Notre baignoire le soir de notre premier anniversaire de mariage, septembre 2003.



vendredi 3 décembre 2004

Sans titre

Au début, une belle matinée d'hiver. Meilleure forme qu'hier, meilleur moral donc ; petite brume sur le jardin des plantes :


Le jardin des plantes vu de Jussieu, ce matin, 10h45.

J'aime bien ces brouillards d'hiver ; l'air pique un peu le visage, ça sent bon. Ca me rappelle marcher le long de la rivière de Lannion en allant à l'école, tout gosse. Chez nous aussi il y a des petits matins calmes.

Après-midi moins calme, par contre : chantier prévu hier et remis aujourd'hui, retards, stress, ça a l'air de marcher puis le routeur concerné se vautre complètement, politique de sécurité à refaire pour économiser ses vieux os sans être ouverts à tous vents. Sale temps pour la sécurité informatique, ces jours-ci, je ne vous dit que cela. Bon, ça semble à peu près stable maintenant, on va bien voir si ça explose lundi.

La semaine se termine. Pour moi, en tout cas : ma chère épouse va avoir plusieurs heures à passer devant un jury demain. La tension monte un peu. Même si objectivement, il n'y a pas à s'en faire.

Le Plume vous salue bien et rentre chouchouter la candidate.



jeudi 2 décembre 2004

Qu'en pensez-vous ?

C'est moi qui n'ai pas la frite, ou est-ce que Jussieu est plus moche que d'hab' ?


Jussieu, vue des escaliers du bâtiment Esclangon, ce midi.

Très peu dormi la nuit dernière, mal au bide + une tasse de café absolument corrosif hier après midi qui m'a permis de rester éveillé presque toute la nuit avec le palpitant à 110 au compteur. « Réveil » politiquement difficile, pour ne rien arranger ; j'en ai parlé ailleurs. Encore heureux que Le Monde ne sorte pas le matin, la une d'aujourd'hui était d'une mauvaise foi telle que mes céréales auraient eu du mal à s'accrocher.

Remis à demain une opération un tantinet délicate sur des bouts un peu importants du réseau (le réseau de la présidence, quoi) parce que vu comment je me traîne, ça n'était même pas la peine d'y penser.

Sur le coup de six heures, partagé avec mon collègue les deux dafalgan 1g qui me restaient.

Ferais mieux de rentrer.

 

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 1 décembre 2004

Ranger mon bureau ?

Mais pourquoi faire ? C'est un bureau qui me ressemble :


Mon bureau, Jussieu, 1er décembre 2004, 19h10.

Du café, de la filasse, des canards enchaînés, un peu de musique, des dossiers urgents, quelques accessoires, un projet de constitution, du Dafalgan pour les fin d'après-midi difficile, un ordinateur... Pas beaucoup d'histoire, cependant : ce serait un mélange des genre un peu déplacé.

Et puis, de l'histoire, il y en a plein l'ordi : 1,25 Go de photos de documents d'archives par exemple. Sans compter les téléchargements sur gallica ou autre. Je corrige donc ce que je disais : il y a de l'histoire sur cette photo ; elle est cachée derrière le plastique gris anthracite, en bas à gauche. Le seul truc qui manque, ce serait un joli mémoire de maîtrise posé sur le tas, tout bien imprimé et relié...

Sur ce, je ne vais pas trop traîner : j'ai un projet de constitution à rejeter, moi.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 30 novembre 2004

Petite forme

Toute petite forme aujourd'hui fatigué, pas deux idées l'une sur l'autre, les yeux qui tiennent avec des allumettes. Nouvelles médiocres sur le front du referendum interne du PS, mais bon, est-ce que ce qu'il y a dans Le Monde, on peut encore appeler ça des nouvelles ?

Côté travail, alors qu'un chantier touche à sa fin, deux autres se font extrêmement pressants, comme d'habitude. Cette université est un perpétuel chantier. D'ailleurs, le paysage que l'on a sous nos fenêtres ne laisse guère de doute sur ce point :


Jussieu, tour 65, 17 novembre 2004.

Allez, je ferme la boutique, j'enfourche mon blanc destrier et je lui ordonne de me ramener à la maison.

Le Plume vous salue bien.

 


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lundi 29 novembre 2004

treizième

Il y a toute une partie du treizième arrondissement qui ne s'est pas remis des trente glorieuses : ce secteur entre la rue Jeanne d'Arc et l'avenue d'Italie, adjacent aux nouveaux chantiers de la ZAC rive gauche. Impression de reconstruction hâtive après des bombardements qui n'ont pourtant pas eu lieu... Alexandre Vialatte habitait dans le coin et se désolait de la destruction du quartier, sans cesser pour si peu d'être une baderne réactionnaire, d'ailleurs.

Quartier détruit, sans avoir été vraiment reconstruit : des tours, des barres, quelques écoles, des terrains de sports ; par-ci par là, des lambeaux de Paris qui sont resté là, on ne sait pas trop pourquoi.


Avenus Edison (je crois, qui connait ces rues ?), Paris 13e, 23 novembre 2004, 16h13.

Voilà : les affreuses tours des olympiades, dans le fond ; le centre universitaire, à gauche (un bâtiment architecturalement réussi, quoique totalement inapproprié, mais j'ai déjà dit ça la semaine dernière). Et devant, des courts de tennis, terrains de baskets et, pour une raison qui m'échappe complètement, un fronton, pour la pelote basque.

Me rappelle Pessac, ça, au delà de la fac de lettres, entre les villages universitaires n°3 et n°5. Déjà loin de la ville...

le Plume vous salue bien.


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dimanche 28 novembre 2004

Points cardinaux 1 : Nord

Etant donné que ce dimanche a vu la réalisation intégrale du programme dont je parlais hier (à savoir, rien), je ne suis pas parti sur mon vélo en safari photo comme je l'avais envisagé dans un moment de folie ce matin. Alors du coup, je commence une série dominicale des points cardinaux : des lieux où j'ai été trainer mes guêtres, aux quatre coins.

Côté Nord, ce serait le glacier Eqip Sermia, sur la côte ouest du Groenland, où l'Inlandsis est tout près de la mer, un petit bras de mer qui donne sur la baie de Disko.


69°40' N, 50°20'W, Groenland, août 1993.

La luminosité blanche du ciel, c'est la lumière qui se réfléchit sur la calotte glaciaire. Elle commence juste en haut du glacier pour aller jusqu'aux montagnes de la côte est.

Curieux pays, qui vit sur quelques kilomètres de large, entre la glace invivable et une mer très peu hospitalière -- enfin, l'été ; l'hiver, elle est gelée. Et des gens qui vivotent entre aide sociale et bière les jours de paye... Curieux pays, rude pays. J'y retournerais sûrement un jour.

A suivre : dimanche prochain, l'Ouest.

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40', 50°20'W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)


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samedi 27 novembre 2004

Bien au chaud

Envie de rester bien au chaud à la maison, près du radiateur. De ne rien faire, ou alors pas grand chose. Objectif en partie réalisé d'ailleurs, puisque l'activité du jour s'est limité, jusqu'à il y a une heure environ, à prendre une douche, repasser deux chemises et regarder un Wallace et Grommit.


Un radiateur universitaire, 23 novembre 2004.

Depuis, un tantinet plus d'action, genre, aller jusqu'à Franprix, quelle performance. On va continuer à ce rythme et on devrait parvenir en douceur à l'heure d'aller dîner chez des amis. A deux cents ou trois cents mètres d'ici.

Le Plume s'étire et vous salue bien.


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vendredi 26 novembre 2004

Fin de semaine ou « de pièces et de moreaux »

Il y a des jours comme ça, la semaine se finit, on a réussi à boucler un certain nombre de truc, et on se sent un peu dans le vague, la tête un peu de bric et de broc. Comme ce recoin d'aéroport, tiens :


Orly Sud, vendredi 19 novembre 2004, vers 19h.

J'espère que les bouts de tuyaux viennent de l'aérogare et pas du jumbo qui est derrière, quand même...

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 25 novembre 2004

« Tolbiac »

Juste en face de ma photo d'hier, à deux pas donc de l'UFR d'histoire, géographie et sciences sociales de l'université qui me paye, la plus grosse implantation de l'université où j'étudie (mais dont l'UFR d'histoire est ailleurs) : le centre Pierre Mendès-France de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Tolbiac, quoi.


Rue Baudricourt, Paris 13e, mardi 23 novembre 2004.

Evidemment, ça ne ressemble ni au Panthéon, ni à la Sorbonne, mais plutôt à une réplique en brique, verre et acier d'une fusée lunaire un peu décrépie. Mais bon, si on va par là, 70% des étudiants de la « Sorbonne nouvelle » étudient non pas à la Sorbonne mais dans un avatar universitaire de la cité des 4000...

Indépendamment de son esthétique, c'est un bâtiment que je n'aime guère. Impression de claustro, de désaccord entre la forme du bâtiment et sa fonction. Comme pour donner raison aux théoriciens de l'architecture, l'ambiance est à la mesure du bâti : à la fois hall de gare, vite rentrer chez Papa-Maman, et cocotte-minute à idées reçues.

Bon, OK, je ne l'ai jamais vraiment pratiqué, ce bâtiment, à part pour mon inscription en licence il y a deux ans. J'ai essayé d'y repasser l'an dernier, comme électeur, à l'occasion d'élections étudiantes, mais des « syndicalistes » interdisaient l'accès au bâtiment...

Peut-être que sous des dehors bourrus ce bâtiment cache un cœur tendre. Qu'en pensent les habitués ?

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 24 novembre 2004

«à vot' bon cœur, m'sieurs dames»


Dalle des olympiades, hier, vers 15h30.

C'est pas pour râler sur le budget des universités. Bon, on n'est pas Harvard ou Columbia, mais ce n'est pas non plus la misère noire, sauf peut-être dans certains secteurs. Et puis, on doublerait les budgets que ça ferait comme dans le secondaire, on entendrait toujours parler du "manque de moyens".

En fait, c'est pour évoquer la dernière trouvaille de notre cher ministère de tutelle. Les universités, pour les ministres, c'est casse-pied, parce qu'elles sont autonomes : les décisions, ce sont les conseils de l'université et le président qui les prennent ; il y a souvent moyen de leur tordre le bras, mais pas tout le temps. Des vraies bourriques ces universités.

Or notre ministre avait son Grand Projet : l'ordinateur portable à un euro par jour jusqu'à la la fin de votre existence pour les étudiants. Après avoir lancé ce beau coup de pub qui ne lui coûte pas un radis, il fallait la promouvoir. Le mieux, pour ça, c'est d'annoncer l'accès internet gratuit dans toutes les universités pour les étudiants, et ce grâce au WiFi parce que c'est la mode. C'est facile de l'annoncer ; le problème, c'est d'obtenir des universités qu'elles le fassent. Pas moyen pour le ministère de faire ça lui même : d'abord, il n'est pas chez lui chez nous ; en plus, le coût d'une couverture totale des campus français en WiFi serait astronomique, Sarko ne serait jamais d'accord. Ou qui que ce soit qui le remplace.

Donc, il faut que les universités le fassent. Si on essaye de les obliger, elles vont râler, trainer et ne pas le faire. Pour faire la tête de mule, les informaticiens des universités, ils savent y faire, et je sais de quoi je parle. Alors on leur donne un peu de sous, de quoi couvrir quelques antennes et les équipements qui vont avec, à la condition expresse qu'elles lancent immédiatement un projet ambitieux de WiFi pour les étudiants.

Et évidemment, comme les présidences d'universités passent leur temps à crier misère, elles sautent dessus. Et c'est parti, même si ça ne colle pas du tout avec les déploiements prévus et que du coup on est obligé de monter ça en urgence, qu'on n'a pas assez de bras pour gérer ça sérieusement, etc.

Pas tout ça, mais j'ai un rapport à écrire là dessus pour avant-hier dernier délai, moi.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 23 novembre 2004

Les nuits parisiennes

Hier soir, après deux épisodes de la saison 1 de "24" en DVD, yeux qui se ferment : au lit, demain il fera jour, etc.

Sauf que non. Vers une heure du matin, une alarme hurle, à 5m à vol d'oiseau de la fenêtre de la chambre à coucher. A vrai dire, il y avait eu une première alarme plus tôt, vers dix heures, mais on n'avait pas fait attention. Puis alarme de nouveau, toutes les cinq ou dix minutes. Arrivée de la maréchaussée, qui regarde la porte près de laquelle se trouve l'alarme, se gratte collectivement l'occiput pendant quelques minutes, puis, l'alarme s'étant arrêtée, lève le camp.

A peine les voitures reparties, rebelote. On finit par retrouver le numéro de portable d'un gars qu'on connaît à l'atelier de coupe voisin, on le réveille, il rappelle quelques minutes après : sa société de gardiennage est formelle, il n'y est pour rien. Bon. Sur ce, accalmie.

Vers deux heures, ça repart. Appel au commissariat, l'agent de permanence est courtois et bien embêté,  forcé de constater qu'il y a effectivement problème puisque je l'appelle depuis mon portable de devant la porte du restaurant voisin (voir photo), que j'ai fini par identifier comme étant la source du problème.


Le resto d'à côté, la nuit dernière, 3h11.

Il tente de rappeler la société de télésurveillance de cette alarme là ; je le rappelle quelque minute plus tard, il n'a rien obtenu d'eux, ils ne se déplacent pas sur site ; me donne leur numéro. A ce numéro une jeune femme à la voix empâtée n'a pas l'air de se rendre compte de ce que ça donne, une alarme dans un immeuble d'habitation. Le centre de télésurveillance se situe, il est vrai, aux alentours de Vierzon, où la densité de population est un peu moins grande que dans le dixième arrondissement, paraît-il. Le mot "dépôt de plainte" parvient à la convaincre d'appeler le directeur du resto. Elle me rappelle quelques minutes plus tard : il arrive.

Lorsque le type arrive, emmerdé comme tout et l'air un peu groggy, il nous trouve, le concierge et moi, en train d'installer une échelle à côté du machin à faire du bruit, prêts à passer au plan B...

Après ça, dodo pour quelques heures. Ah, les folles nuits parisiennes...

Le Plume vous salue bien.

ps : il semble qu'aujourd'hui les voisins aient afflués audit resto pour engueuler le patron, qui n'y pouvait mais. Marrant : à trois heures du mat', on n'étaient pas si nombreux à essayer de régler le problème.

pps: après relecture, il y a presque autant de portables qui sonnent que dans un épisode de 24, dans mon histoire. Heureusement, c'est plus court.


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lundi 22 novembre 2004

Des grues dans la ville

Une bande de ces sympathiques échassiers est à signaler sur le futur campus de Paris 7 :


Le chantier des "Grands Moulins de Paris", ZAC Paris Rive Gauche, vendredi 19 novembre 2004.

Comme dans tout parc zoologique qui se respecte, l'espèce est identifié par un panneau en bord d'enclos (en bas au centre) qui, dans un louable soucis pédagogique, est illustré d'une représentation de l'animal.

Un point noir toutefois : aucun des deux abris de l'enclos ne semble en mesure d'accueillir les bêtes dans des conditions de confort décentes. Les moulins eux-mêmes, malgré leur beffroi, sont d'une hauteur insuffisante ; la halle au farine (juste derrière, avec son toit arrondi)  ne pourrait accommoder le volatile qu'au prix d'une reptation indigne de son port altier.

 Le Plume vous salue bien.


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dimanche 21 novembre 2004

California dreaming, encore...

Avec le ciel tout gris d'hiver, le travail en retard qui s'accumule et dans une demi-heure c'est lundi, c'est le moment idéal pour une petite rechute de rêve californien.

Alors si demain vous ne me voyez pas, c'est peut-être que je me serais téléporté nuitamment au Soda Springs California Desert Studies Center, dans le Mojave Desert. Voici l'adresse :


Sortie de l'interstate 15 près de Baker, San Bernardino County, CA, 18 août 2004.

Ou alors, je serais à Jussieu, assis à mon bureau, à regarder la pluie par la fenêtre. On verra bien.

Le Plume vous salue bien.

[P.S. 3 février 2005 : ma chère moitié me signale cet cet article sur wordways.com à propos de ce lieu-dit, dernier toponyme des États-Unis par ordre alphabétique.]


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samedi 20 novembre 2004

The Best Minds of My Generation

 

 

 

Toutes les générations aiment à penser qu'elles sont

la génération perdue.

 

 

Le problème c'est que,

bien sûr,

elles ont raison.


immeuble RFF, ZAC Paris rive gauche, vendredi 19 novembre 2004.

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 19 novembre 2004

Le grand combat

 

Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.

Henri Michaux.

Vu mon état en cette fin de semaine, j'aime autant vous lire les mots d'un autre. les miens ne diraient pas grand chose.

Le Plume vous salue bien et va se coucher.

Photo : ZAC Paris Rive Gauche, vendredi 19 novembre 2004.


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jeudi 18 novembre 2004

La porte d'à côté

En fait, celle là, c'est la mienne : la porte Saint-Denis. Tout au bout de ce chaos irrémédiable qu'est le faubourg du même nom ; ironie du sort, les travaux anti-voitures multiples et variés qui se sont multipliés n'on fait qu'augmenter ce chaos...


Le Faubourg Saint-Denis, depuis le feu de la rue de paradis et de la rue de la fidélité

Si, si, il y a bien une porte dans cette image. Regardez encore, au bout des immeubles, au dessus de la vitre arrière droite de la camionnette blanche. Vous y êtes ? Monumentale et richement sculptée, même, mais ça ne se voit pas trop d'aussi loin.  Esthétiquement parlant, entre la porte Saint-Martin et la porte Saint-Denis, il y a débat. Je préfère la mienne, évidemment.

Le Plume vous salue bien.

 


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mercredi 17 novembre 2004

Le recto de ce verso

Aujourd'hui, une photo qui constitue en bonne logique le recto dont la photo d'hier serait le verso, et qui confirme l'impression de Maëvina sur la météo du week-end dernier :


La rue du faubourg Saint-Martin, vue vers le sud, samedi 13 novembre 2004.


Je dis bien le recto du verso et non l'inverse : dévalant le faubourg Saint-Martin sur mon beau vélo, j'ai été pris d'une envie subite de photographier la porte Saint-Martin sous les nuages de saison. Ce qui a donné la photo ci-dessus. C'est au moment de repartir, en vérifiant qu'un véhicule quelconque n'arrivait pas subrepticement, que je me suis rendu compte qu'il y avait, à ma grande surprise, un rayon de soleil derrière moi. D'où la photo d'hier.

A part ça, lecture de Rosmarie Waldrop à la galerie éof tout à l'heure. Moins spectaculaire que Charles Bernstein au même endroit l'autre jour, mais pas forcément moins fort. Une voix douce de la poésie américaine, qui dit sa peur de disparaître, de s'effacer complètement...

Dérangée. Mon corps me
Suit partout.

Rosmarie Waldrop, Love, Like Pronouns, p. 27. Ma (médiocre) traduction.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 16 novembre 2004

Dixième

Rue du Faubourg Saint-Martin. Un peu de bleu entre les nuages, une éclaircie sur la gare de l'Est.


Faubourg Saint-Martin, samedi 13 novembre 2004.

Et puis, la mairie du dixième. Excellente maison. Je m'y suis marié, c'est dire à quel point cet établissement est recommandable.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 15 novembre 2004

Un pauvre canard

Bon. Journée passée à additionner des pommes et des oranges pour essayer de comparer des dossiers de réponse à un appel d'offre d'une épaisseur pas forcément proportionnelle à leur intérêt. Joie. D'un autre côté, si je le fais pas moi-même, je n'aurais pas de raison de m'en vouloir quand la solution retenue m'énervera.

Mais je ne me plains pas : j'ai vu jeudi le pauvre petit canard proverbial :


Rue des Gravilliers, Paris 3e, jeudi 11 novembre 2004.

Ca fait rire les enfants / Ca n'dure jamais longtemps
Ca n'fait plus rire personne / Quand les enfants sont grands

Allez, on continue, dans la joie et la bonne humeur, youpla boum.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 14 novembre 2004

Un dimanche dominical

"Aujourd'hui, rien", comme disait l'autre.

Rentrés tard de banlieue loin, couchés encore plus tard. Levé à une heure sans nom.

Bricolage : ça prend forme, mes histoires, avec l'aide de divers pointeaux, forêts, ciseaux à bois, scies à métaux, à bois, équerres, pieds à coulisse, trusquins, réglets et j'en passe. J'aime bien la combinaison acajou/acier verni, avec une touche de nylon blanc. Fondamental, pour un bout de machin à installer au plafond des chiottes.

Cuisine, aussi : Elaichi Gosht (agneau à la cardamôme), Aloo Chat (pommes de terre épicées)...  Le tout sympa à préparer et sympa à manger.

Sorti tout de même deux fois dans le grand extérieur, une fois pour acheter une lame de scie à métaux suite à l'explosion en plein vol de la précédente, une fois pour acheter du pain. Total : dix minutes environ.  Et c'est tout.


D'une de nos fenêtres, samedi 13 novembre 2004, vers cinq heure du soir.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 13 novembre 2004

Bazar de l'hôtel de ville

Piqûre de rappel au BHV pour rattraper le fiasco de jeudi. Densité de population au sous-sol : pareil, mais plus. Bilan des courses (jeudi et aujourd'hui) :

 

- 2 ronds acier 5mm × 1m
- 2 tubes acier 8mm × 1m
- 2 tubes carrés acier 12mm × 1m
- 2 chapes galva 6 × 60mm
- 10 poulies diamètre 30mm
- 50 rondelles pour diamètre 5mm
- 10 vis allen 5 × 30mm
- 20m tresse polyamide
- 35 chevilles diam. 6mm
- un tournevis testeur
- une mèche à bois 3mm
- 8 serre-livres
- 5m drisse noire de 2mm

Et tout ça fera un sèche-linge, si, si. Enfin, les quatre derniers éléments, c'est plutôt des effets de bord, les trucs qui tombent dans le panier quand on est dans les allées du BHV.

Le Plume vous salue bien.

Photo : Le BHV vu de la rue Vieille du Temple, samedi 13 novembre 2004 vers 16h.


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