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Des photos et des jours

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lundi 22 mai 2006

Le vraquier du soir

VRAQUIER n.m. Navire transportant des produits en vrac (le petit Larousse illustré). Cette entrée sera donc un vraquier. « Vraquier du soir, espoir » ?


Une porte-container géant en construction, Kobe, août 1998.

Déjà, petite satisfaction du jour : un de mes gadgets était dans les vapes, carément inutilisable même, après à peine deux ans d'usage, ce qui était râlant. J'ai réussi à le rescuciter, ouf.

Autre petite satisfaction : mon vélo n'a pas crevé ce matin. Satisfaction qui se greffe sur une instatisfaction, et pas qu'un peu : la chaussée de la rue Beaubourg était jonchée de détritus et d'éclats de verre, les poubelles y ayant été systématiquement renversées. S'agissait-il d'une action volontaire des éboueurs de la ville de Paris (plus ou moins en grève, paraît-il) ? Je n'ose penser que des fonctionnaires pourraient mettre sciemment en danger le public pour faire entendre leurs revendications. Et je le dis en tant que fonctionnaire, qui n'hésite pas à user de son droit de grève à l'occasion.

Sinon, le referendum monténégrin conssacre la disparition de ce qui restait de la Yougoslavie. Je ne m'en félicite pas, même si je n'ai rien contre cette indépendance : c'est la consécration de l'échec d'une des entreprises les plus hardies de réconcilliation entre peuples après les déchirements de la deuxième guerre mondiale - qui, on l'oublie facilement, a été d'une violence rare là bas. Le paradoxe, c'est que la revendication nationale qui a déclenché cette désintégration n'est pas venue de la Slovénie, ni de la Croatie, ni même du Kossovo : je me rappelle l'inquiétude des amis de ce pays à la fin des années 1980 devant la montée du nationalisme serbe incarné par Slobodan Milosevic, qui entendait assurer la prééminence de la Serbie au sein de la fédération, boulversant les équilibres subtils qui s'étaient instaurés et qui permettait au pays de tenir le coup, tant bien que mal. Un article qu'il faudrait que je retrouve, dans l'hebdomadaire de gauche Politis, s'alarmait, disait en substance qu'à ce rythme, la fédération yougoslave allait y rester - triste clairvoyance.

Plus sympa : je vais passer quelques jours au Mans à la fin de la semaine ; c'est une ville où j'allais régulièrement quand j'étais enfant (ma grand-mère y habitais) ; je n'y suis pratiquement pas retourné depuis, si ce ce n'est pour quelques changements de trains. J'aime bien l'idée d'y aller - sans compter que notre hôtel aura un accès internet : tout va bien !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 18 janvier 2007

Pendant ce temps...

Et pendant ce temps, à Kobe, un bœuf en bronze massif vétu d'un tablier de soie regarde passer les porte-containers.


Kobe, 30 août 1998.

Il faut dire que le bœuf de Kobe est célèbre : en gros, c'est un bœuf qui passe ses journées vautré sur un canapé à manger du riz en regardant le sumo à la télé. Une viande très tendre, très persillée, savoureuse, et bien entendu hors de prix. Il méritait donc bien d'avoir son sanctuaire sur un promontoire au dessus du « quartier européen » de Kobe !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 22 février 2007

Chantier naval

Les chantiers navals du port de Kobe travaillent essentiellement sur des docks flottants. Qu'est-ce que c'est qu'un dock flottant ? Eh bien, voilà : c'est une cale sèche qui flotte. Tout simplement. Vous me direz, si elle flotte, elle n'est pas sèche ; mais elle l'est sur le dessus et c'est bien suffisant.


Un dock flottant à vide aux chantiers Mistubishi de Kobe (Japon), août 1998.

Je m'explique : le dock flottant est cet espèce de couloir, ouvert à une extrémité au moins ; en dessous, de volumineux balasts assurent la flottaison. En les remplissant, on submerge partiellement le dock jusqu'à ce que seul le haut des parois lattérales émerge ; on peut alors faire entrer le bateau que l'on souhaite réparer. Lorsqu'il est en place, on pompe l'eau des balasts et l'ensemble se soulève jusqu'à ce que le bateau soit à sec, le plancher du dock découvert. On peut alors réparer, nettoyer, repeindre, tout ce qu'on veut. Pour remettre à l'eau, il suffit de faire la manip' inverse.

Grosses bestioles, ces trucs-là : celui du Havre fait 310m de long et peux assécher un navire pesant 50.000 t ; il avait été question de le vendre mais on s'est rendu compte qu'il pouvait être bigrement utile. J'ignore combien mesure celui de Kobe. À considérer la taille des grues et en le comparant au sous-marin qui se trouve à la limite droite de l'image, il ne dois pas être beaucoup plus petit.

Je ne sais plus au juste pourquoi je voulais vous parler de ça, si tant est qu'il y ait eu une raison. À part que j'aime les installations portuaires, mais ça, ce n'est pas un scoop. De toute façon, je vais de ce pas me mettre en cale sèche pour la nuit !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 30 mai 2004

Dépaysement japonnais

Je vous avais promis du Japon, en voilà (et du bon, croyez-moi) :


Fin de journée, Kyoto (Japon), août 1998.

Je crois ne m'être jamais senti aussi dépaysé qu'au Japon. D'abord, on ne comprend rien à rien : sans quelques rudiments de caractères, on court le risque perpétuel de faire irruption dans les toilettes des dames (ou réciproquement), de confondre les stops et les cédez le passage, etc. Bon, j'avais juste assez farfouillé les manuels de caractères pour éviter ce genre d'impairs et je rendais visite à un hôte parfaitement bilingue. N'empêche, en arrivant chez lui, je rentre dans les toilettes et là, le choc : ça n'est pas un chiotte, c'est un satellite espion qui a atteri là par erreur, avec écrans, boutons et instructions, illisibles pour moi bien entendu. Renseignement pris, il suffit d'appuyer sur le seul bouton qui ressemble à un bouton de chasse d'eau : c'en est un, en effet. Les autres permettent d'opérer, m'a-t-on dit, un rinçage à l'eau fraiche des parties basses, configurable suivant la taille, le sexe et les goûts de l'utilisateur (je n'ai pas essayé : on peut avoir dégusté avec plaisir des termittes grillés et être moins aventureux dans d'autres domaines).

On ne comprend rien, donc, parce que l'analphabétisme étant pratiquement inexistant, les caractères remplacent efficacement les innombrables pictogrammes qui envahisse notre espace quotidien. Il n'y a guère que les feux tricolores qui renvoient les signaux auxquels nous sommes habitués.

Ensuite, le dépaysement que l'on ressent à la rencontre d'une autre civilisation est surmultiplié  parce que l'on n'a pas le ressort usuel du touriste pour sauvegarder ses a priori : la condescendance, l'apitoiement sur ces pauvres indigènes, si fiers dans leur misères, que leur dénuement rattachent à notre mère la terre, etc. Là, on n'est dans un pays radicalement différent, et pourtant du point de vue technologique largement égal au nôtre ; vu la provenance de mon scanner, de mon disque dur et de mes appareils photos, c'est bien le moins. Le niveau de vie est tous comptes faits nettement plus élevé qu'en Europe : on est toujours le tiers monde de quelqu'un. En bref, tout est pareil, mais tout est différent.

Grâce aux ressemblances de surface, on peut savourer pleinement l'infra-mince du culturel. Et s'offrir le luxe de renoncer à comprendre.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 24 octobre 2005

Grandes et petites rues

Dans la plus pure tradition de l'Asie continentale, les centre-villes japonais ont généralement un plan en damier aussi régulier que possible. Ce qui n'empêche qu'il n'y ait clairement deux catégories de rues, toutes parfaitement rectilignes : les grandes avenues, ou règnent voitures et taxis à portes électriques, d'où les vélos sont absents et qu'un piéton ne se hasarderait sous aucun prétexte à traverser en dehors des lieux et instants prévus à cet effet ; et puis les rues secondaires, où il y a presque autant de vélos que de voitures et dans laquelles piétons, deux et quatre roues cohabitent sans autre règle qu'une certaine courtoisie. Les boutiques y sont étroites ; les petits restaurants ont en vitrine les maquettes en plastique de leurs spécialité ; les distributeurs de soda, de bière et de cigarettes mordent largement sur les accotements.

Évidemment, si l'on veut pousser le bouchon plus loin, on aura a cœur de comparer une grande rue d'Osaka à une petite de Kyoto...


Une petite rue du centre de Kyoto, 31 août 1998.

Si quelqu'un (mais je ne vise personne) se rappelle du nom de cette rue, je suis preneur. Non que ça me soit indispensable mais la connaissance est sans prix pour des scientifiques comme nous.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 5 mars 2006

À l'Est aussi

Vu que je vous ai servi aujourd'hui de l'ouest dans histoire de dire et du encore plus à l'ouest dans cartes sur table, je me sens obligé de mettre un peu d'orient ici pour éviter qu'un déséquilibre trop prononcé ne me fasse sortir de mon polygone de sustentation.


Jardin de sable, Kyoto, août 1998.

Le truc, évidemment, c'est que ne me rappelle plus du tout de quel temple il s'agit. Pas du Ryoanji, en tout cas : c'était dans le nord-est de Tokyo, juste avant un repas de tofu copieusement arrosé à la bière dans un autre monastère du même coin.

Tout ça pour dire que je me sens beaucoup plus « zen » maintenant que cette comm' est derrière moi. On se stresse pour un rien finalement.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 15 novembre 2006

Un petit coup pour la route

Allez, un petit tour du monde express pour se changer les idées. Et au passage, dégustation de spécialités locales...


Offrandes des producteurs de saké à leur divinité tutélaire dans un sanctuaire Shintô de Kyoto, août 1998.

Je l'admets : je ne sais pas ce qu'il y a dans les paquets. Des bombonnes géantes de saké ou simplement le riz destiné à en être la matière première ?

Rien à voir : Je suis censé voter demain soir et je ne sais toujours pas ce que je vais voter. D'un autre côté, je sais ce que je ne vais pas voter. Dans les conditions du présent scrutin, ça restreint sérieusement les possibilités.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : l'excellent blog de Maître Eolas nous apprend que le droit à la liberté d'expression vient d'être confirmé par la cours de cassation. Voilà qui ne fait pas de mal !

P.P.S. : merci à l'ami qui m'a indiqué le lien.



mardi 10 janvier 2006

Una selva oscura


Arashiyama, Kyoto, août 1998.

Dans la montagne d'aujourd'hui, pas de route - la préfecture de Kyoto est une région de montagnes, de montagnes dures, sombres, difficilement franchissables. Dans la vallée passait un chemin de fer touristique tiré par des locomotives à vapeur, mais je ne sais pas s'il existe toujours. Au delà des montagnes, loin, mais sans sortir pour autant de la préfecture de Kyoto, c'est la mer du Japon. Une mer dure, sombre, difficilement franchissable. Enfin à ce qu'on m'a dit : nous nous sommes contentés des trajets plus faciles, le long de la vallée fertile de la Kamo, vers Osaka, Nara ou Kobe, en passant par les distilleries Suntori et le musée de la Asahi Beer Foundation à Oyamazaki.

Mais à l'ouest de la vallée, la montagne était toujours là.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 12 novembre 2005

Contes de la lune vague après la pluie

Je crois l'avoir mentionné dans une entrée sur le temple du pavillon d'or : si ce dernier est effectivement doré, le pavillon d'argent, lui, est resté dans l'état où il était à la mort de son principal patron, dépourvu de tout placage en métal précieux.


Le temple du pavillon d'argent, Kyoto, août 1998.

Il est vrai que si la dualité or/argent est pertinente d'un point de vue symbolique (soleil/lune, jour/nuit, force/ruse, etc.), elle l'est moins du point de vue de la résistance des matériaux à la corrosion : sauf à être entretenu par une armée de moinillons brandissant des flacons de miror, la couleur aurait fini par être celle du bois de cèdre que l'on voit ici.

C'est parfaitement cohérent, finalement : contrairement à la lumière solaire, celle de la lune se capte et se diffracte difficilement - quiconque a tenté de traverser des sous-bois à la seule lumière d'un clair de lune me comprendra.

Symbole d'un Japon qui tourne déjà le dos à l'antique Kyoto pour regarder du côté d'Edo : le jardin de sable du Ginkakuji représente les reflets de la lune sur la mer au pied du mont Fuji.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 21 janvier 2007

De mousse et de buis

Les jardins de sable sont des jardins de lumière ; les jardins de mousse sont des jardins d'ombre. Curieusement, l'art du jardin de mousse ne fait guère couler d'encre et ne déplace pas les touristes du monde entier ; c'est pourtant l'autre versant du jardin à méditer des temples Zen. Il faut dire qu'il y fait froid et humide, comme il convient au développement des mousses, que c'est une construction qui se regarde de près, alors que les raies du rateau dans le gravier ne prennent forme qu'à distance ; que toute ces caractéristiques réunis en font des jardins peu photogéniques, ce qui n'aide pas à les promouvoir.


À défaut d'un jardin de mousses, un jardin avec de la mousse :
le bassin du temple du pavillon d'argent, Kyoto, août 1998.

Mais comme le jardin de sable, le jardin de mousse parle du temps et de l'homme - l'homme qui achemine les gouttes d'eau sur la roccaille pour favoriser tel type de mousse à tel endroit, au fil des ans... Transformation plutôt que construction, petits arrangements avec l'univers.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : tout ça est bel et bon, mais je n'arrive pas à envoyer de mail au Japon, justement. C'est quand même un comble !



mardi 19 avril 2005

Japon 1998, suite

Kyoto toujours, mais un coin plus traditionnel que la gare flambant neuve - un des rares quartiers à avoir garder ce caractère, tout compte fait : les hauteurs de Gion, sur le chemin de Kyomizu. C'est le quartier des potiers, les amateurs de céramique y passeront leurs journées. Nous y avons acheté quelques minuscules tortues en porcelaine, un ou deux centimètres de long tout au plus.


Les hauteurs de Gion, août 1998.

Et puis nous avons continué la montée vers le Kyomizu-dera, dont j'ai montré, il y a quelques mois, les impressionnantes structures de bois, accrochées au flanc de la montagne. De ce flanc sortent les sources qui donnent son nom au « temple des eaux pures ». On en boit quelques gorgées au sortir même de la roche, grâce à de petites casseroles à long manche qu'on est prié de ranger dans un dispositif de stérilisation à ultra-violet dernier cri, caché sous une corniche sculptée.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 17 décembre 2006

Renard cosmique

Allez, pour finir ce dimanche, petit hommage à Inari, le renard cosmique du panthéon shintô, celui qui fiche la pagaille dans nos vies si on ne passe pas lui faire des politesses de temps à autres :


Sanctuaire d'Inari à Gion. Kyoto, août 1998.

Sur ce, je dois me rendre à l'évidence : je ne vais pas résoudre ce soir les problèmes PHP qui plombent les bases de données de mes pages perso (http://le-plume.fr/), problèmes dont je crains qu'ils n'aient d'autre origine que la pingrerie de mon fournisseur d'accès. On verra ça plus tard. Une reprogrammation générale de la chose est en cours, dont les premières applications sont les petites vignettes avec l'image du jour, sur la page d'accueil. Passionnant, hein ?

Le Plume vous salue bien.



mercredi 16 février 2005

Pavillon d'or

J'ai déjà dit ici que le Japon ne se limitait pas aux temples, que les temples les plus célébrés par les guides n'étaient pas forcément les plus intéressants, qu'il ne fallait pas se focaliser sur les deux ou trois plus célèbres, et ainsi de suite. Mais tout de même :


Kinkakuji ou temple du pavillon d'or, Kyoto, août 1998.

Comme il se doit, le pavillon d'or (qui est effectivement doré, contrairement à son petit frère le pavillon d'argent, aux limites Est de la ville) n'est que le centre d'un vaste complexe touristico-religieux comprenant notamment un grand portail, un ou deux autres temples, la reconstitution d'un pavillon de thé ancien et un sanctuaire shinto. Il fait partie de la ceinture de temples qui entourent la ville sur trois côté : Tenryuji à l'ouest, Ryoanji, Kinkakuji et Daitokuji (moins connu, mais on y mange bien) au nord, Ginkakuji, Kiyomizu-dera et Sanjusangendô au sud, pour ne citer que ceux que nous avons eu le temps de visiter.

Alors, tant pis pour le cliché : tout de même, le pavillon d'or..!

Le Plume vous salue bien.



lundi 22 janvier 2007

Salon de thé

Pour terminer cette mini-série japonaise : la reconstitution d'un pavillon de thé, construction dédiée spécifiquement aux rafinement de la cérémonie du Chanoyu - la préparation du thé.


Kinkakuji, Kyoto, août 1998.

Lesdits raffinements semblent d'ailleurs laisser perplexe un touriste japonais de passage (car les touristes japonais sont particulièrement nombreux au Japon - étonnant, non ?). Ou bien est-ce, tout simplement, qu'il faisait déjà très chaud du côté du Pavillon d'or en cette fin de matinée...

Le Plume vous salue bien.



jeudi 3 juin 2004

Le temple le plus populaire de Kyoto

Ce n'est pas le Ryoanji et son fameux jardin de sable, ni le pavillon d'or, ni le pavillon d'argent (qui à la différence du précédent n'a jamais reçu son placage de métal précieux). Non, c'est, à flanc de montagne, sur la partie Est de la ceinture de temples qui entoure Kyoto sur trois côtés, le temple des eaux pures, Kyomizu-dera.


Kyomizu-dera, Kyoto, Japon, août 1998.

Sur sa spectaculaire structure en bois, garranti 100% anti-sismique, il surmonte les quartiers historiques de la rive droite de la Kamo. On y monte à pied ; pour les jeunes filles qui font le trajet en costume traditionnel, sandales en bois comprises, ça vaut la bonne mère avec des poids chiche dans les souliers. On y boit l'eau des sources avec de petites casseroles à long manche ; on y consulte l'oracle des baguettes de bambous avec petit bulletin explicatif qu'on ne jettera pas après (ça pause problème pour les arbres qui se retrouvent couverts de papier) ; on y admire la plus belle vue sur Kyoto, bien que le point de vue soit plus esthétique que le panorama. On poura passer saluer l'inévitable sanctuaire d'Inari. C'est un lieu de promenade comme un lieu de pelerinage, l'ambiguité n'est jamais levée.

Mais dans les guides occidentaux, peu de louanges : le Lonely Planet, bible du touriste branchouille, n'apprécie pas du tout : trop de boutiques de souvenirs et de diseurs de bonne aventure, pas assez d'austérité, pouerk, sale. Difficile d'être plus mal parti pour comprendre quoi que ce soit au Japon : l'idée de pureté du religieux n'y a guère de place. Les Japonais visitent les temples zen comme des curiosités, un patrimoine culturel que l'on se doit d'avoir vu ; mais pour les choses sérieuses, c'est autre chose : le plus grand cimetière de Kyoto est au pied du Kyomizu-dera.

p>Le Plume vous salue bien et clôt ainsi sa semaine du Japon. Les chroniques suivantes dépendront de mon itinérance programmée ; d'ailleurs, il serait grand temps que je prenne mes billets de train...



jeudi 18 mai 2006

Loin vers l'est

Ma journée méritant amplement qu'on n'en parle pas, une petite photo de loin, loin vers l'est, puisqu'à la limite est de la ville de Kyoto.


La montée vers le Kyomizu-dera, août 1998.

Après tout, si France Info fait sa semaine du japon, pourquoi je n'en ferais pas un peu aussi... D'autant que je dois m'occuper demain matin d'une visio-conférence avec l'université de Keio - plus à l'est, plus au nord.

J'ai déjà parlé du Kyomizu-dera - le temple préféré des Kyotoïtes, quoique solidement méprisé des guides touristiques européens - pas assez zen, pas assez ceci, trop celà... À ne rater sous aucun prétexte. Cette histoire de zen, c'est très surfait, de toute façon.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 21 avril 2005

Le petit train (mais pas dans la campagne)

Le Japon fait partie de ces rares pays où les transports collectifs l'emportent sur la voiture - et de loin, qui plus est. Les lignes s'entrecroisent, avec de nombreuses petites lignes à voie métrique faisant concurrence aux compagnies historiques. Ce n'est pas nécéssairement d'une efficacité socio-économique redoutable, mais ça en fait un paradis pour les amateurs de trains, espèce à laquelle appartient votre humble serviteur.

La ligne Keifuku, que voici, est l'une des plus microscopique : des rames d'une seule voiture, à deux essieux ; un autobus sur rail, finalement. Je ne me souviens plus de son itinéraire exact, mais il me semble qu'elle traverse les quartiers nord de Kyoto. Nous l'avions pris, je crois, pour nous rende au Kinkakuji - ou était-ce au Ryoanji ?


Rame d'une petite ligne à voie métrique du nord de Kyoto (Keifuku) à son terminus d'Arashiyama.

Évidemment, on ne saurait dire de ce petit train qu'il roule dans la campagne : il ne sort pas de Kyoto. Son terminus étant proche de la zone des temples, il bénéficie peut-être d'un petit peu de verdure...

Sinon, chronique de notre hyperactivité culturelle de ces derniers jours :

Me voilà culturé pour un moment. Il est donc temps que j'aille me faire fondre le cerveau auprès d'un feu de cheminée, ce qui est prévu à partir de dimanche.

Le Plume vous salue bien.



samedi 23 avril 2005

Sable

À l'exception du pavillon d'or, que j'avais montré en février dernier, j'ai plutôt évité les temples zen dans la sélection de photos du Japon que j'ai mises ici. En réaction sans doute à la dictature du zen dans l'imaginaire occidental du Japon, sans doute - alors que cette forme aristocratique du bouddhisme a je pense largement perdu sa pertinence dans le Japon d'aujourd'hui.

Mais ne pas parler du tout des fameux jardins de sable, tout de même... Qui sont techniquement des jardins de gravier, d'ailleurs. Il y en a de toutes les sortes, certains franchement grandiloquents, comme celui du Ginkakuji (le « pavillon d'argent ») et sa représentation des reflets de la lune sur la mer calme sur fond de Mont Fuji. Le plus célèbre est un des plus sobres, celui du Ryoan-ji : un enclos de trois vieux murs au crépi inégal, au sud d'un corps de bâtiment allongé. Dans ce rectangle, du gravier blanc parcouru des rayures du rateau et cinq groupes de rochers gris, « comme des îles ou comme des sommets de montagne émergant des nuages ».


Le jardin de sable du Ryoan-ji, août 1998.

C'est beau, c'est équilibré. Et le statut seul de ce lieu dans la culture mondiale fait qu'on ne peut que s'arrêter dix, quinze minute, et regarder - grand privilège : regarder, n'être pas censé faire quoi que ce soit d'autre que regarder.

Question méditation, la chose est un peu plus délicate dans la mesure où l'on fait fatalement partie d'un groupe d'au moins quelques dizaines de personnes en chaussettes et tout aussi perplexes que vous, quelle que soit leur nationalité, sur ce qu'elles devraient éprouver en ce lieu.

Voici donc, par exemple, l'interprétation qu'en fait Italo Calvino par l'entremise de Palomar, son personnage-observatoire :

Il préfère s'acheminer dans une voie plus difficile, chercher à saisir ce que le jardin zen peut donner à qui le contemple dans la seule situation où il peut aujourd'hui être vu, en tendant le cou parmi d'autre cous.

Que voit-il ? Il voit l'espèce humaine à l'époque des grands nombres, dans l'étendue d'une foule nivelée mais cependant toujours faite d'individualités distinctes comme cette mer de petits grains de sable qui couvre la surface du monde... Il voit le monde continuer, en dépit de tout, à exposer les cimes rocheuses de sa nature indifférente au destin de l'humanité, sa dure substance irréductible à toute assimilation humaine... Il voit les formes selon lequel le sable humain s'agrège et tend à se disposer, lignes en mouvement, dessins qui combines la régularité et la fluidité, comme les traces rectilignes et circulaires du rateau... Et, entre l'humanité-sable et le monde-rocher, il a l'intuition d'une harmonie possible comme entre deux harmonies non homogènes.

Italo Calvino, Palomar, trad. fr. Paris, Le Seuil, 1985, p.95 de l'édition de poche.

Évidemment, ça ne suffit pas : il faudrait prendre en compte les arbres, juste derrière le mur - et aussi l'étonnant jardin de mousse, pendant chaotique et verdoyant du jardin de sable, sur lequel s'ouvre la façade nord du même bâtiment.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : vous trouverez un bout de plan de Kyoto dans la rubrique carte sur table. Pas le côté du Ryoan-ji, par contre ; plutôt celui du Kyomizu-dera.

P.P.S., note linguistique : ji et dera dans les noms de temple correspondent au même carractère qui signifie temple, justement. Le premier est la prononciation sino-japonaise du caractère, la deuxième la prononciation dite japonaise. Dérivation phonétique à partir d'un dialecte chinois, dans un cas ; placage du caractère sémantiquement approprié sur un terme japonais prééxistant, d'autre part. L'ennui évidemment c'est qu'un même caractère peut avoir été utilisé pour des raisons sémantiques comme composant de nombreux mots dont la prononciation n'a rien en commun...



samedi 20 janvier 2007

Collection de sable

Kyoto est sans doute une des villes les moins maritimes du Japon. Les seuls îlots battus par les flots qu'on y trouve, ce sont les rochers du jardin de sable du Ryoanji.


Jardin de sable du Ryoanji, août 1998.

On avait contemplé ces rochers tout en lisant Italo Calvino dans une entrée d'il y a bientôt deux ans. Quelle serait la durée additionnée des instants passés par chaque spectateur à les regarder ?

Ajoutons qu'en temps linéaire usuel cette photo a, à deux semaines près, l'âge du fils aîné d'un ami que je vais revoir bientôt - l'ami, le fils et le reste de la famille. Voilà une nouvelle qui fait d'aujourd'hui une belle journée.

Le Plume vous salue bien.



lundi 18 avril 2005

Kyoto no eki

C'est la faute de Calinore : avec ses photos du Japon, elle m'a incité à me replonger dans les miennes, qui datent de ces trois semaines de l'été 1998 passées chez un ami cher, français de naissance, japonais par mariage et kyotoïte d'adoption.

J'en ai déja montré ici quelques unes, de ces photos, mais vu le nombre de rouleaux qui n'ont pas passé l'été, il en reste. Surtout que j'en avais profité pour m'acheter un appareil photo.


La gare de Kyoto, à l'heure où les lumières s'allument.

Allez, je vous laisse sur cette preuve qu'à Kyoto il y a d'autres choses que des temples. Demain, du plus traditionnel peut-être ?

Le Plume vous salue bien.



mardi 13 décembre 2005

En vitesse

Journée un peu trop remplie pour pouvoir disserter copieusement - par conséquent, une gare à grande vitesse, en passant :


Kyoto, la gare avec le reflet de la tour de télécommunications, août 1998.

Tiens, je vous avais déjà mis une photo de l'intérieur du bâtiment, en avril dernier. Donnez-vous la peine d'entrer !

Le Plume vous salue bien.



mardi 23 janvier 2007

Feuilleté culturel

J'avais dit hier que j'achevais ma mini-série sur le Japon ; seulement voilà : je ne le peux. En effet, montrer seulement des photos de temples comme si le Japon se limitait à ça, ça me déplait. Donc, un petit bout de Japon contemporain s'impose. Ça tombe bien, il n'est jamais très loin.


La gare de Kyoto vue de la terrasse, août 1998.

Allez au Japon pour chercher je ne sais quelle sagesse orientale immémoriale, c'est perdre son temps. Ce qui importe, c'est le feuilletage : les hautes technologies et les sanctuaires shintô, le base ball et la calligraphie traditionnelle... et toutes les combinaisons possibles en terme de résurgence, de réappropriation, d'ironie, de marchandisation, de recyclage culturel. C'est ça, ce qui mérite le voyage !

Le Plume vous salue bien.



vendredi 29 juin 2007

Thank God it's Friday

Bon : vu la semaine passée, sans autre commentaire, une photo de gare, pour les grands départs - celle de Kyoto, tiens, qui se pose un peu là.


Gare de Kyoto, août 1998.

Pour le moment, de grand départ, point : juste un week end, qui commence par une soirée à Istanbul entre amis, au cœur de Paris - un autocar de choristes turcs débarqués dans le restaurant de même nationalité où nous mangions des grillades...

De grand départ, pour le moment, point. Mais cependant : dans trois semaines à Jérusalem !

Le Plume vous salue bien.



lundi 20 février 2006

Bouddha et ses potes

Dans la foulée de l'image d'hier - qui représentait sans aucun doute un bouddha, mais j'avoue ne pas savoir lequel - une autre image du temple du grand bouddha de Nara, à l'intérieur du bâtiment celle-ci :


Un des balaises à Bouddha, Daïbutsuden, Nara, août 1998.

Eh : les bouddhas sont par principe non violents, mais quoi, les temps sont durs, alors ils sont escortés par des potes plutôt trappus et dans le genre virils. Celui-ci a l'air équipé pour prendre des notes ; je doute que ce soit pour distribuer les bons points.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 19 février 2006

Dimanche soir, bonsoir

Je me traîne un peu ces jours-ci, et je n'ai évidemment pas encore fait le tiers de ce que j'aurais voulu faire ce week-end. Vu l'heure, ça risque de faire juste.

Mais ça ne m'empêchera pas de passer vous faire mes salutations quotidiennes...


Statue en bois de cèdre, à l'extérieur du temple du Daïbutsu de Nara, Japon, août 1998.

Sur, ce, eh bien...

le Plume vous salue bien.



dimanche 18 mars 2007

Kawaii (bis)

Application de la leçon d'hier : les daims de Nara sont absolument kawaii.


Nara, août 1998.

Au fait, pourquoi un tel sursaut de nipponitude dans ces pages ? Parce que mes amis débarquent bientôt de Kyoto. Alors, le Japon, forcément, j'y pense.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 26 décembre 2004

Points cardinaux, 4 : Est

Pour finir cette petite série, Nara, au Japon, une trentaine de kilomètres à l'est d'Osaka, une quarantaine de kilomètre au sud de Kyoto -- et un tout petit peu plus à l'est, aussi. Une ville ancienne, capitale très temporaire de l'Empire à une période reculée ; presque une ville musée, avec ses dizaines de temples rivalisant d'ancienneté, entrelacés comme il se doit d'une dose de sanctuaires Shintô : pas de concentration de temples bouddhistes sans sanctuaires shnitô, ce ne serait pas raisonnable.

Parmis eux, le temple du grand bouddha, une statue géante abritée par un bâtiment à sa mesure, qui se vente d'être une des plus grandes structures intégralement en bois du monde. Un grand calme :


34°38' N, 135°52' E, Japon, août 1998.

Ceci dit la tradition l'entoure de potes plus nerveux : comme dans tous les sites de ce type, autour du bouddha sont placées une faramboles de créatures plutôt menaçantes, plus ou moins des version sinisée puis nipponisée de divinité hindouhistes et qui jouent le rôle de gardes du coprs. Ca n'est pas parce qu'on est non violent qu'on ne doit pas se protéger, je suppose.

En face de son visage, une sorte de chien assis, seule ouverture dans l'immense toiture. Une fois par an, lors de la cérémonie de repeinte des yeux il me semble, on ouvre les volets pour qu'il regarde dehors. En voyant les innombrables daims qui pâturent partout dans Nara (ou qui, plus souvent, sont nourris par les touristes avec les graines vendues spécialement à cet effet dans de nombreuses échoppes), s'exclame-t-il, comme les écolières en visite, « kawaii ! » à chaque fois qu'il en voit un ?

Le Plume vous salue bien.

Les points cardinaux :

  • Nord : 69°40' N, 50°20' W, Groenland, août 1993 (Eqip Sermia)
  • Ouest : 34°02' N, 118°32' W, Californie, août 2004 (Will Rogers State Beach)
  • Sud : 34°15' S, 18°28' E, Afrique du Sud, février 1997. (Good Hope Peninsula)
  • Est : 34°38' N, 135°52' E, Japon, août 1998. (Nara)


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samedi 10 juillet 2004

Il est pas sympa, le château d'Osaka ? Évidemment, par rapport à la tour d'Oki Denki, le géant de l'électricité et de l'électronique, il parait quelque peu diminué. C'est pourtant un des plus gros bâtiments anciens séculiers du Japon.

Vue depuis Osaka Tower, août 1998.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 24 avril 2005

Pachinko

Alors que me voici parti vers l'ouest de quelques degrés de longitude, je termine cette mini-semaine du Japon que j'avais décrétée moi-même personellement tout seul. Et tant qu'à faire, puisque toute mes photos sont du Kansaï, c'est à dire le Sud de Honshu (normal, c'est la seule partie du Japon que j'aie visitée), je termine avec la principale ville de cette région et deuxième ville du pays : Osaka.

Je n'ai pas trouvé de photo à mon goût de la tour d'Osaka ; qu'à cela ne tienne : la voici, sous la forme d'une enseigne de Pachinko.


Une rue du « quartier chaud » d'Osaka. Crédit photo : Madame Plume.
D'ailleurs, votre serviteur se cache dans cette image.

Le pachinko, j'avais dû vous en parler, c'est ce jeu, auquel je n'ai d'ailleurs pas tout compris, où l'on doit diriger des billes qui tombent dans une cage en plexiglas vers différents trous afin de pouvoir, avec un peu de chance, gagner une certaine quantité desdites billes, convertissables en yen à la caisse. Un mélange de flipper vertical et de jackpot, si l'on veut. Les salles de pachinko contiennent des dizaines de ces machines, chacune extrêment bruyantes du fait des chocs des billes d'acier ; la musique d'ambiance est réglée encore plus fort : c'est totalement assourdissant. Et devant les machines, des hommes et femmes de tous les âges, qui jouent pendant des heures avec le plus grand sérieux et qui parfois repartent avec des cagettes pleines de ces fameuses billes - un sacré pactole.

Le pachinko va bien à Osaka, une ville frénétique, toute en mouvement, fascinante et épuisante, bien loin de la tranquilité un petit peu provinciale de Kyoto ou même de Kobe.

Nous étions au Japon au moment où Apple lançait son I-mac. Notre ami tenait à en acheter un au plus vite. Le jour J, il se trouve que nous étions à Kobe : les magasins n'avaient pas été livrés, « dans quelques jours, sans doute. » Le lendemain, nous étions à Osaka : rupture de stock généralisé. Tout était parti le jour même.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 23 octobre 2005

Osaka (au niveau du sol)

Je vous avais montré hier la deuxième photo prise avec mon boitier Pentax ; voici la toute première, pratiquement sur le seuil du magasin où je l'avais acheté :


Osaka : la rue principale du quartier de l'électronique, 31 août 1998.

Évidemment, à voir comme ça, on pourrait craindre que ce soit la dernière - mais qu'on se rassure, les voitures sont arrêtées à un feu tricolore qui, au Japon, sont respectés scrupuleusement. Par ailleurs, je trouve qu'elle n'est pas si mal, cette photo, au point que je me demande parfois si mon talent de photographe n'a pas décru progressivement depuis.

Comme c'est l'automne et que je préfère ne pas trop me répandre sur les petits blues et les petits rhumes saisonniers, il y a de grandes chances pour que mes photos des jours prochains gambadent allègrement de par le vaste monde. Pourquoi se priver ?

Le Plume vous salue bien.



mardi 1 juin 2004

Le dieu des choses comme elles sont

Restons un moment en haut de la tour d'Osaka, mais regardons derrière nous : un petit autel et sa statue de bois.

Billi Ken, God of Things as They are, en anglais dans le texte. Si j'ai bonne mémoire, c'est le personnage d'une vieille bande dessinée qui est honoré ainsi. C'est un gag ? un canular ? oui et non, allez savoir. Après tout, croit-on vraiment aux pouvoirs surnaturels (et généralement déplaisants) d'Inari, le renard, dont les sanctuaires sont parmis les plus fréquents et les plus honorés ? Et inversement, le sanctuaire du boeuf qui domine le port de Kobe n'est pas là pour servir de publicité en 3D pour la fameuse viande locale...

Voilà une bonne base de réflexion pour ceux qui font du Zen, cet érémitisme de cour, l'alpha et l'omega de la religion japonaise. Ce serait trop simple.

Allez, demain, c'est promis, vous aurez droit à un temple. Si vous êtes sages.

Le Plume vous salue bien.


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lundi 31 mai 2004

Osaka, Osaka

Osaka, deuxième ville du Japon ; sa tour, "tout comme la tout Eiffel", répètent les gens d'Osaka ; son district du meuble et de l'electronique, où les vieux atelier de fabrication de meubles sont peu à peu remplécés par des supermarchés de l'electronique et de l'informatique qui remplissent des immeubles entiers sur huit étages ; ses centres commerciaux souterrains géants ; ses pachinko, ses restaurants à sushi où le tapis roulant fait défiler les portions le long de la centaine de tables, on prend ce qu'on veux, facturé à la fin 150 yens par soucoupe vide (un peu moins d'1,5€) ; son immobilier hors de prix, battu par Tokyo seulement ; bref, "de tout, deux fois, avec de la sauce", comme dirait l'autre.


Le quartier de l'electronique à Osaka, vu d'Osaka Tower, août 1998.

Une journée à Osaka et on a l'impression d'être passé dans une machine à laver. A éviter aux amoureux intransigeants du calme ; pour tous les autres, ne pas rater ça. Celui qui n'aura vu que les jardins de sable des temples zen n'aura pas visité le Japon.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 22 octobre 2005

Big ooops ! tout d'abord : complètement oublié de blogguer hier. Je m'étais mis devant l'ordinateur avec la ferme intention de le faire et je me suis laissé embarquer par mes photos d'archives - car je n'ai toujours pas fini d'inventorier certaines photos prises au service maritime de Lorient en avril 2004 - et quand un baillement plus prononcé que les autres m'a fait regarder l'heure il était minuit passé ; l'entrée d'hier s'était déja transformée en citrouille.

À propos d'archives d'ailleurs : je regardais ce matin mes photos du Japon, celles que j'ai blogguées ici et les autres. Ça m'a permis de repérer une entrée qui avait échappée à ma base de donnée et que j'en profite pour contredire : j'ai trouvé une photo à mon goût de la tour d'Osaka ; c'est même, sauf erreur, la deuxième photo que j'ai prise avec le réflex Pentax (non, je n'ai pas encore craqué pour son équivalent numérique : les temps sont durs) que je venais d'acheter chez Naniwa, un .des magasins géants d'électronique, photo et informatique qui remplissent tout un quartier de la ville.


La tour d'Osaka, 31 août 1998.

Sinon, la lune se cache dans cette image, trouvez-là.

Le Plume vous salue bien



samedi 28 octobre 2006

Un petit genièvre pour la route

Après une journée un peu crevante (c'est fou le nombre de kilomètres que l'on peut parcourir dans une ville somme toute relativement petite), rien de tel qu'un Jonge Jenever à une terrasse chauffée en bord de canal...


Publicité d'une marque de genièvre à Rosendaal, juste après la frontière des Pays-Bas.

Jonge Jenever, c'est le genièvre jeune - plus aromatique et plus doux que ses semblables plus agés, paraît-il. Pas grand chose à voir avec les gins anglais, pour la plupart médiocres et tout juste bons à être noyés dans le tonic. Même si j'ai un petit faible pour le Bombay Sapphire, qui sort un peu du lot, mais ceci est une autre paire de manches.

À propos : le gin a été importé en Angleterre, depuis les Pays-Bas justement, au XVIIe siècle, sauf erreur. Les défenseurs des bonnes mœurs s'étaient alors indignés de l'irruption de la saoulerie continentale à connotation anabaptiste dans un pays de tranquiles buveurs de bière tiède. Il est resté de cette controverse une expression : to bee full of Dutch courage, pour parler d'un individu que l'abus d'alcools forts a rendu téméraire.

Sur ce, il est temps de se décider : diner surinamien, indonésien, espagnol, italien ?

Le Plume vous salue bien.

P.S. : finalement, ça a été une cuisine originale dans un restaurant sympa, sur le Jordaan, donnant sur le Noordemarkt ballayé par le vent.



lundi 30 octobre 2006

Amsterdam Centraal Station

Et voilà, nous sommes rentrés - jusqu'à la prochaine fois. Les environs de la gare centrale ne sont pas ce qu'on fait de plus commode - des travaux y sont d'ailleurs en cours, comme un peu partout à Amsterdam. Mais la gare elle-même est un bâtiment étonnant, qui rappelle le futur terminus d'Eurostar à Londres, la gare Saint-Pancras. Sauf qu'il y a (évidemment) un canal qui passe devant. Et juste derrière, il y a l'IJ, au bout du grand canal qui fait d'Amsterdam un port de mer.


La gare d'Amsterdam, cet après-midi, 17h30.

Les voies et la gare d'Amsterdam s'intercallent donc en quelque sorte entre le ville et son port. On peut le regretter ; d'un autre côté, il fallait bien la mettre quelque part... C'est principalement une garde de banlieue : on vient travailler à Amsterdam de toute la Noord Holland, dans d'innombrables trains à deux étages jaunes et bleus. Arrivé là, on pourra récupérer son vélo dans l'immense parking que la Civetta nous avais montré récemment et pédaler jusqu'à son boulot.

Nos vélos, nous les avions rendus ce matin, avant quelques ultimes courses et de rentrer à la maison.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 12 janvier 2007

Dans le port d'Amsterdam

Nombreux sont les visiteurs français à Amsterdam qui ne voient pratiquement rien de l'activité portuaire de la ville - à part peut être depuis le quai de la gare alors que les chiens des douaniers renifflent les effluves de coffee shop qui s'échappent de leur sac de voyage...

Juste derrière la gare passe le canal de l'Ij, qui relie la mer du Nord et l'Ijmeer. Une grande voie maritime qui relie Amsterdam à son avant-port, Ijmuiden ; une bretelle d'accès, en quelque sorte, à ce grand rond-point économique de l'Europe du Nord qu'est la mer du même nom.


L'Ij derrière la gare d'Amsterdam, 27 octobre 2006. À droite, le bac pour Noord Amsterdam, sur l'autre rive.

En tonnage de marchandises, Amsterdam est certes loin derrière sa concurrente sudiste, Rotterdam mais fait toujours partie des 50 plus grands ports du monde, à peu près à égalité avec le Havre. L'eau, ici, ce n'est pas seulement le clapotis contre le bordé des péniches dans de paisibles canaux ; c'est aussi, comme à Londres, comme à New York, le passé profond de la ville, ce qui a fait sa puissance - car toute ville est un lieu de puissance.

Visiter une ville portuaire en négligeant son port, c'est se priver de l'essentiel.

Le Plume vous salue bien.