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Des photos et des jours

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mardi 1 août 2006

Trégor

Et voilà : en wifi depuis le bateau, si c'est pas la classe ça ? Évidemment, ça implique que le bateau soit au port. Question du jour : le sortir demain malgré le temps incertain ou non, et dans ce cas, il ne bouge pas jusqu'à samedi, pour cause de coefficients de marée insuffisants. Et si je le sors, pour aller où ? Tréguier serait l'hypothèse la plus fiable, l'autre possibilité étant Trébeurden - moins joli, mais moins de rivière à descendre pour rejoindre la mer libre.


Tréguier vu de ce qui reste de l'ancien pont, cet après-midi.

Tréguier, nous y étions tout à l'heure, pour la promenade et un peu de shopping (vêtements de mer et cosmétiques à base d'algue, le tout à Trédarzec, voui Madame). Profité un peu du beau temps qui revenait, au bord de l'eau, avant de revenir à Perros pour un petit moment sur le bateau - même s'il était au port !

Bref, les vacances.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 30 juillet 2006

Bagages

Bison futé, il a dit, pas quitter les grandes villes avant quinze heure, alors nous, on est discipliné, on attend cette heure là pour partir. Bon, il y a aussi le fait que je ne me suis pas tiré du lit avant 11h55...

Du coup, emballage vite fait, et en voiture !


Emballage d'une exposition temporaire au musée Guggenheim, New York, septembre 2004.

(On n'en a pas autant que ça, des bagages, tout de même...)

Prochaine connexion depuis le Trégor, par modem ou par le Wifi du port de plaisance.

Le Plume vous salue bien.



samedi 29 juillet 2006

Vélocipède

Quoi de plus urgent, la veille du départ, que de régler les derailleurs d'un vélo qui va rester ici ? Rien, bien sûr. Et pour ce faire, je suis allé faire une acquisition que j'avais en vue depuis un temps certain : un pied d'atelier, permettant d'immobiliser l'engin dans une position compatible avec le travail.

Du coup, virée en scooter jusqu'à la porte de Montreuil (à Répu, il n'y en avait plus) et retour avec l'outil susdit. De fait, beaucoup plus facile de faire des réglages un peu précis quand le vélo n'est pas en équilibre précaire sur sa selle et son guidon.


La monture, comme à la parade.

Et demain, en route, sauf imprévu de dernière minute. Sur quatre roues cette fois, pour aller retrouver ce cher crachin breton. Et le bateau, bien sûr.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 28 juillet 2006

Retour à Vincennes

Retour à Vincennes cet après-midi, mais pour un motif digne du vacancier que je suis, cette fois : tourner à vélo dans le bois. Pas envie de charger le vélo dans la voiture pour aller faire le mariole dans le Hurepoix ou le Vexin français, pas envie non plus de rouler dans les pots d'échappements... et puis ce circuit n'est pas désagréable, ambiance nettement plus sympa qu'à Boulogne et c'est plus rapide pour y aller.

Techniquement, d'ailleurs, je ne suis pas sûr d'avoir mis les pieds dans la commune de Vincennes : le château y est, mais le reste du bois est à Paris. Et la route que j'ai prise pour rentrer, lorsque le ciel s'est fait menaçant, est à la limite de Saint-Mandé et du Bois.


Le pavillon de la Reine au château de Vincennes, ce soir vers 19h.

Clin d'œil aux recherche que je ne faisais pas : cette photo du pavillon de la Reine, au château de Vincennes. C'est précisément là que se trouve le département de la Marine du service historique de la défense, ou tout au moins ce qui concerne l'administration centrale. Le tout sous un ciel effectivement menaçant, je ne vous ai pas raconté de blagues - même si, à l'heure qu'il est, il n'a pas mis ses menaces à exécutions.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 27 juillet 2006

Summertime

Les archives de la Marine sont fermées, les archives nationales ferment demain. Et moi ? Fermé pour la journée, rien de rien.

Départs dans quelques jours vers l'Ouest. Vacances. En voiture, mesdames et messieurs !


Funiculaire à Gênes, juillet 2005.

Summertime, and the going is easy...

Le Plume vous salue bien.



mercredi 26 juillet 2006

Charbonnier

Je me rends compte que l'entrée d'hier n'était pas très claire sur un point : que la majorité des forêts étaient utilisées pour produire non pas du bois (bois de chauffage ou bois d'œuvre) mais bien du charbon de bois, pour alimenter en particulier les forges, y compris les hauts fourneaux, mais aussi les autres industries métallurgiques, les verreries, les potiers, etc. On achetait le bois sur pied, sauf bien sûr à être propriétaire de ses propres bois, à un âge de quinze à vingt-cinq ans suivant les essences, et on payait un charbonnier pour le transformer en charbon - le « carboniser ».


Reconstitution partielle d'une meule de charbonnier, Hautefaye (Dordogne), 16 juillet 2006.

Les copains de la RTC ont reconstitué cette meule de charbonnier sur une parcelle longtemps utilisée à cet effet. Le bois était empilé comme on voit ici, en ménageant un trou au milieu, puis recouvert de terre ou plus exactement de plaques de gazon, avec la terre qui va avec. On mettait le feu au milieu et, une fois que ça avait bien pris, on refermait le trou. La meule brûlait comme ça sans flamme pendant plusieurs jours, le charbonnier restant à côté pour rajouter de la terre si jamais la meule s'ouvrait et commençait à brûler pour de bon.

En tout cas, si on s'imagine les anciennes forêts avec de grands arbres spectaculaires, on se met le doigt dans l'œil : les forêts privées étaient exploitées en taillis pour produire de la « charbonnette » - des troncs d'une dizaine de centimètres de diamètre ; quant aux forêts domaniales, elles étaient essentiellement exploitées en taillis sous futaie : la même chose, sauf qu'à chaque coupe on laissait subsister quelques troncs, les « balliveaux », pour produire du bois d'œuvre. Du coup, on trouve encore dans quelques coins de grands arbres portant toute une série de marque : celles qu'apposaient les « gardes-marteaux » de la maîtrise des eaux et forêts, désignant cet arbre comme balliveau. Un arbre de plus de vingt-cinq ans était donc l'exception et non la règle*.

Le Plume vous salue bien.

* Je lisais cet après-midi les déboire d'un maître-mâteur à la recherche de 73 mâts pour Toulon en 1748, et qui ne peut en trouver que 55, d'ailleurs trop petits, dans la vaste forêt de la Petite Vache - aujourd'hui forêt de Génieux, qui couvre le sud du massif de la Chartreuse. Il repart donc vers la Franche-Comté, où on a signalé de beaux sapins...



mardi 25 juillet 2006

F12 1604

Archives nationales aujourd'hui - il y a la clim', si c'est pas le pied ça !

Recherche basse intensité sur des séries déjà connues, juste pour rassembler tout ça et l'avoir sous la main en cas de besoin - beaucoup de photos, pas beaucoup de découvertes. Il s'agit notamment de la série de dossiers composée par les réponses à un questionnaire ministériel des maîtres de froge de toute la France - ou plutôt de tout l'Empire, puisqu'on est en 1811 : les départements du Mont-Tonnerre, des Bouches-de-l'Issel et des Appenins, pour en citer quelques, sont également représentés. Bref, ça forme une série de sept ou huit cartons bien dodus que je n'ai pas l'intention de dépouiller complètement.


Cote F12 1604 : Bouche de l'Issel - Doire, au CARAN cet après-midi.

En fait je regarde essentiellement les trois départements où on était il y a dix jours : Charente (huit forges), Haute-Vienne (dix-neuf réponses) et Dordogne (cinquante-quatre !). L'industrie du fer commence alors à reculer en Charente mais se porte bien en Dordogne - après tout, le dernier haut fourneau au bois périgourdin s'éteint en 1924 seulement.

En gros, le but de ce questionnaire est de faire dire aux maîtres de forge que le bois (leur unique combustible) se raréfie. Certains le disent, d'autres non, et dans ce cas un brave conseiller de préfecture note qu'ils se trompent forcément. La question : si le bois manque à ce point pour alimenter les forges et hauts fourneaux français en 1811, comment se fait-il que la production de fonte au charbon de bois ait presque triplée entre 1819 et son maximum en 1857 ?

Je n'ai pas de réponse à cette question. D'ici un an ou deux, peut-être ?

Le Plume vous salue bien.



lundi 24 juillet 2006

Galette des rois

Vous connaissez la vieille blague ? « Comment s'appelaient les rois mages ? - Beh, il y avait César, et pis Marius, et pis Fanny ! » (rires enregistrées.) Bref, une pièce remarquable du trésor de l'église Saint-Yirieix-et-Saint-Eutrope de Janailhac (Haute-Vienne) :


Le reliquaire des rois mages à Janailhac

Eh oui : Gaspard, Melchior et Balthazar, rien que ça, réunis sous forme d'échantillon dans un reliquaire en or de la taille approximative d'un CD. Moi, j'adore.

Faut dire, j'aime ça, les reliquaires. Pour mes parents, qui sont de la génération Vatican II, c'est le symbole même de la superstition dont il faudrait débarasser le christianisme ; pour moi qui me suis débarassé du christianisme tout entier, c'est un magnifique vestige de la religion populaire en Occident. Finalement, débarasser la religion de la superstition, est-ce que ce n'est pas vouloir balayer les traces de terre sur un sol en terre battue ?

Bref, j'aime trouver dans ce village de 400 habitants ces magnifiques objets d'arts, oiseau renfermant une relique de saint Yrieix - le saint esprit le visita, dit-on, sous la forme d'une colombe - ou chasse en forme de bras abritant un bout de doigt de saint Eutrope. Et ces magnifiques rois mages : nos fétiches, notre art premier à nous.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 23 juillet 2006

Fort de Vincennes

J'en ai fini pour le moment avec mes récits de vacances, et ce bien que je sois toujours en vacances. Vacances studieuses, tout de même, un petit peu : comme je l'ai mentionné, j'ai passé le plus de temps possible au service historique de la Défense (départment de la Marine) avant sa fermeture annuelle la semaine prochaine.

La dernière fois que j'étais venu, il y a deux ans je crois, ça ne s'appellait pas comme ça : c'était le service historique de la Marine. à côté, au milieu donc du côté Est du vieux fort de Vincennes, se trouvait le service historique de l'armée de terre, dont l'acronyme malheureux pour quiquonque connaît ses verbes irréguliers anglais a dû être pour quelque chose dans la réorganisation de l'ensemble ; à l'autre extrémité du même mur, le service historique de l'armée de l'air. Bien rangé, tout le monde aligné, comme à l'armée - normal, c'est l'armée. Sauf que la Marine ayant tendance à ne pas rentrer dans le cadre avait en outre ses services décentralisés dans les cinq ports militaires, Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon. Qui sont maintenant des centres extérieurs du départements Marine du service historique de la Défense, ce qui commence à faire un peu long.

Je l'ai dit : mes recherches de la semaine dernière n'ont pas été très fertiles. On ne peut pas gagner à chaque coup, mais il fallait que j'aille voir. En attendant, j'ai pu faire des photos de la très flamboyante chapelle royale du fort...


La tourelle Nord du fronton de la chapelle de Vincennes, 21 juillet 2006, vers 16h.

La recherche historique, c'est comme la prospection : parfois on tombe sur un bon filon, parfois sur de la roche stérile - mais si on ne prospecte pas ce coin-là, on n'aura pas bien fait son travail.

Cet automne, je me lancerait dans le dépouillement complet d'une série dont je connais la richesse et dont je n'avais parcouru qu'un demi volume il y a deux ans : pas le temps, et d'autre y sont passé avant moi, ce qui me donne une bonne idée de son contenu - mais malgré tout, ça vaut le coup d'aller y voir de mes yeux.

Pendant le même temps, je redécouvre un bouquin que j'ai à la maison, réédition d'un ouvrage de 1779, et qui a la réponse à plein de questions qu'on m'avait posées à Varaignes. Une bonne relecture donc.

Ah, les vacances !

Le Plume vous salue bien.



samedi 22 juillet 2006

Une usine avec une rivière dedans

Nous avions prévu des choses, parès le colloque : deux nuits à Sarlat, puis descente vers la vallée du Lot, les grottes de Pech-Merle, Saint-Cirq-Lapopie, remontée en douceur via Collonge-la-Rouge... mais il y a des choses que nous n'avions pas prévues :

  1. Que la température monte d'un degré par jour, malgré le gros orage essuyé à la fin du dîner champêtre d'Etouars (je sais de quoi je parle, j'étais sous la bâche posée à la va-vite pour protéger la sono de la soirée franco-polonaise) ;
  2. Que mes parents, piégés par la chaleur, n'auraient pas encore rejoint leur quartier d'été en Côtes d'Armor mais seraient toujours à Angoulême, c'est à dire à trente kilomètre de là où nous étions logés.

Les deux paramètres combinés rendaient nettement moins attractif le crapahutage sur le causse Gramat, et ce quels que soient les mérites du musée en plein air de la vie rurale de Cuzals (Lot). Que je regrette de n'avoir point vu d'ailleurs, si, si. Et nettement plus attractif le fait d'aller passer 24 heures chez mes parents avant de rentrer dans notre chez nous à nous, même s'il n'y fait pas plus froid qu'ailleurs.

Au passage, virée en famille sur le site de l'usine qui est devenu, par le hasard des circonstances, ma raison sociale d'historien : la fonderie de Ruelle. Cette usine avec une rivière dedans, qui en 1870, à l'heure de gloire de la machine à vapeur, tournait encore par la seule énergie hydraulique.


Ruelle (Charente) : vue des ateliers de la DCN depuis le pont de la Touvre, 18 juillet 2006, 12h30.

Évidemment, c'est toujours une usine d'armement, qui depuis 1753 n'a guère eu qu'un seul client, la Marine française - on retrouve quelques ventes à des armateurs privés au XVIIIe siècle, et aux colonels argentins au XXe, mais pour l'essentiel, des frégates de l'amiral d'Estaing aux vedettes de Cherbourg un peu avant Giscard, c'est Ruelle qui fournit les canons. Bref, une usine stratégique, qu'on ne visite pas. On se bornera donc à regarder, et à prendre discrètement quelques photos, depuis les grilles donnant sur la voie publique...

Le mémoire dont je vous ai rebattu les oreilles en ce début d'été portait pour l'essentiel sur un seul atelier, le plus ancien qui ait été conservé dans l'usine actuelle. Enfin, la façade a été conservée, le bâtiment qui est derrière a sérieusement pris du ventre, il me semble. Il ne s'agit pas de celui que vous voyez ici : il est juste derrière, on le distingue vaguement depuis le pont situé en aval de l'usine.

À peu près là où se trouve la bouée orange pour noyés éventuels se trouvaient autrefois les hauts fourneaux construits en 1752 par le marquis de Montalembert et reconstruits en 1777 après que Louis XVI ait racheté l'usine à son frère Artois, le futur Charles X. Pas à dire, je l'aime bien, mon sujet.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 21 juillet 2006

kilomètre 550 : Etouars (Dordogne)

Conférence sur deux jours : le samedi 15, la théorie, et le lendemain, travaux pratiques - place à l'archéologie expériementale !

Le 16 juillet, après quelques tartines à la crème de marrons ou à la confiture pomme/coing (productions du maître de maison), la compagnie se retrouve à Etouars, qui forme avec Varaignes, Teyjat et Soudat la communauté de commune du haut Périgord, soit un peu moins de mille habitants. Programme double : d'une part, visite en minibus de quelques sites métallurgiques de la région, d'autre part, deux expériences de réduction du minerai de fer, menées sur la place du village - par la méthode directe, au bas fourneau, comme on le pratiquait jusqu'au XIVe siècle, et jusqu'à une date récente dans certaines régions ; par la méthode indirecte, d'autre part, dans le haut fourneau expérimental construit en dur par une association locale il y a quelques années.


Un paléométallurgiste polonais en costume d'époque au travail sur le soufflet du bas-fourneau

Le bas fourneau, c'était l'affaire des invités polonais du colloque, sur le modèle de ceux qu'ils ont fouillés dans leur région : on y trouve des champs entiers occupés par les restes de fourneaux de ce type. Ils étaient à usage unique puisque les scories restaient piégées dans une fosse creusée sous le foyer et qu'on devait détruire le fourneau pour en tirer la masse de fer qui s'y est formée : la loupe ou, comme on dit en Périgord, le massiot. Contrairement à ce qui se passe dans un haut fourneau, il s'agit directement de fer (d'où le nom de procédé direct) et non de fonte, alliage de fer et de carbone qu'on doit ensuite décarburer.

Pour être tout à fait honnête, le haut fourneau expérimental, s'il a bien permis de couler de la fonte (la première coulée de haut fourneau à Etouars depuis 1866, nous a-t-on dit), il y en avait à peine assez pour produire un boulet de canon, alors que dans un temps comparable les forges du XVIIIe siècle coulaient le canon du calibre adéquat pour ce boulet. Quand au massiot du bas fourneau, il semble avoir été tout aussi modeste. Mais bon, somme toute, l'objectif n'était pas de produire en masse...

Je ferais un de ces jours une entrée plus complète sur l'expérimentation dans le domaine de l'histoire des techniques. Ajoutons que mes résultats du jour au service historique de la marine (limités à une heure de travail, il est vrai) sont largement aussi modeste. Ah, non, j'ai trouvé le compte-rendu de l'expériementation d'un ventilateur nouvellement inventé, dans les entrepôts de la Marine à Brest. En août 1790.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 20 juillet 2006

kilomètre 540 : Varaignes (Dordogne)

Et voici le but du voyage : l'université d'été de la route des tonneaux et des canons. La route des tonneaux et des canons ? L'axe commercial qui du Périgord et du Limousin rejoint l'Atlantique par le fleuve Charente, apportant entre autre au port de Rochefort ses canons et aux distilleries du Cognaçais leurs tonneaux - d'où le nom. Un prof de math à la retraite originaire de Varaignes (ou de Hautefaye, je ne sais plus) avait lancé une association pour promouvoir études et animations sur ce thème ; j'étais rentré en contact avec eux par son successeur à la présidence de l'association, qui était jusqu'à une date récente directeur de la communication à la DCN équipement naval (la raison sociale actuelle de la fonderie de Ruelle). Je leur avais proposé de présenter mes travaux à l'occasion de cette manifestation, ce qu'ils avaient accepté avec enthousiasme. Agréable de parler de choses qui vous intéressent à un public qui s'y intéresse, et tant mieux si ce public n'est pas celui des amphithéatres universitaires.

Quinze juillet, c'est le moment de rejoindre le lieu de la conférence. Le barman de l'hôtel m'avait recommandé d'ignorer les panneaux de déviation concernant la route que je souhaitais emprunter ; il avait raison - cet hôtel ne pouvait avoir tort sur tout. Petites routes entre champs de blé et chataîgneraies. Les bourgs sont le long des routes, les villages souvent un peu à l'écart. Arrivée dans les temps pour l'ouverture de la conférence, sur le coup de dix heure ; exposé des membres locaux le matin, des chercheurs invités l'après-midi. Entre les deux, vin d'honneur et inauguration d'une plaque au « Lud'eau vive » voisin - je vous en avais parlé. Après ça, gueuleton champêtre pour 60 personnes sous les arbres, au bord de l'eau.


Varaignes, 15 juillet 2006, 13h.

L'après-midi, la digestion pèse un peu, la chaleur dans la salle des fêtes également. Malgré tout, mon exposé se passe très bien ; de nombreuses questions à la fin montrent que le public ne s'était pas endormi, ce qui est une performance en soi dans ces conditions. Je n'ai bien sûr pas suivi le texte que j'avais soigneusement préparé - plutôt une impro autour de ma présentation powerpoint. Les jolis dessins, ça ne peut pas faire de mal, et je dispose d'une projectionniste de choc pour faire défiler les images.

Le soir, c'est la soirée grillade du samedi sur la place du village (tous les week-ends en juillet et août, semble-t-il). Conversation passionnante avec un jeune forgeron travaillant au chantier de l'Hermione à Rochefort. Dommage que l'irruption de quelques nazillons locaux, bien que canalisée par les anciens, gâche un peu l'ambiance.

Bah : on a une mauvaise nuit à rattraper, et une balade à deux sur les petites routes avant d'aller se coucher, ça ne fait pas de mal non plus. Bilan globalement positif, comme disait l'autre.

Retour aux archives aujourd'hui, comme prévu. Séance de travail à Vincennes, sur une série (DD2, travaux maritimes) qui s'avère assez décevante, mais il fallait y regarder pour le savoir. On ne peut pas décrocher le gros lot à chaque fois. Demain, Vincennes ou archives nationales, je ne sais pas encore, tout dépendra de mon humeur du moment.

17h, au sortir de la salle de lecture, gros nuages noirs derrière le gothique flamboyant de la chapelle du fort. Retour express à dos de scooter, arrivée synchro avec les premières gouttes. Si c'est pas du grand art, ça !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 19 juillet 2006

kilomètre 460 : les Cars (Haute-Vienne)

Suite des péripéties exaltantes de nos itinéraires itinérants :

Quatorze juillet, Léon Zitrone ne présente plus les défilés, ça n'a donc aucun intérêt. La mairie du 10e arrondissement reçoit un capitaine de corvette pour une petite garden party mais je n'y serais pas - nous roulons tranquilement dans le Sud de la Haute-Vienne : la Roche l'Abeille, Janailhac, Nexon, les Cars, Châlus. Beaucoup de choses vues, entre les fresques et les reliquaires de l'église Saint Yrieix-Saint Eutrope de Janailhac, la lande à serpentine (une roche métamorphique verte semi-précieuse) Saint-Laurent ; plus tard, le château de Brie et ses automates. Vous aurez droit à tout ça un jour ou l'autre.


Un chataîgner derrière les ruines du château des Cars, dans la bourgade du même nom, 14 juillet, vers 15h.

Pas grand monde dehors en pleine chaleur ; pas repéré le musée attenant aux ruines que vantait le guide. Une bonne escale. Plus tard, déception d'un hôtel calamiteux à Châlus ; promenade dans la ville, où tout est fermé - c'est plutôt sinistre, dans son genre. Richard Cœur de Lion y est mort ; mon grand-père maternel aussi, paraît-il - je l'ignorais, on me l'a raconté après coup.

Une petite promenade dans les environs compensera un peu la chose, mais ne nous épargne pas une fort mauvaise nuit. Le lendemain matin, les traits des convives au petit déjeuner sont moins détendus à deux pas de la nationale 23 qu'ils l'étaient la veille au bord de l'étang de la Gorce. On sent dans les coupmes de longs débats sur le thème » qui a choisi cet hôtel « (dans notre cas, c'était moi). De toute façon, il est temps de rejoindre la Dordogne et la conférence : mon intervention est pour le jour même.

À propos de chataîgner et de la conférence, un géographe de Limoges expliquait toute la difficulté qu'il y a à expliquer au gens de la région que leur arbre symbole n'est pas autochtone, qu'il est arrivé d'Asie mineure via l'Italie, sans doute dans les bagages des conquérants romains... Les revendications identitaires, décidément...

Sinon, ici, je me replonge en douceur dans mes archives, histoire de profiter de ces quelques jours à Paris. Vincennes, notamment, où j'ai pas mal de trucs à voir. Enfin j'espère. Et les archives nationales. Et il faudrait que j'aille faire un saut à la BNF, aussi. Le M2 n'attend pas !

Le Plume vous salue bien.



mardi 18 juillet 2006

kilomètre 434 : la Roche l'Abeille (Haute-Vienne)

Alors que nous voici de retour dans nos appartements, je continue mon récit différé.

La Roche l'Abeille, joli nom pour un joli coin. Au sud de Limoges, entre Nexon et Saint-Yrieix-la-Perche (on prononce iriè, alors que les Charentais prononcent généralemnt irièks pour Saint-Yrieix-sur-Charente, près d'Angoulême).

Veille de quatorze juillet, première nuit de vacances - le bon moment pour une petite folie : un ancien moulin reconverti en hôtel d'une bonne tenue, avec surtout un fort bon resto. Je ne suis pas particulièrement gastronome, mais le duo de tartine de pied de cochon et de foie gras poêlé, ça vaut presque le voyage, pour reprendre la classification des guides verts de Bibendum.


Le moulin de la Gorce à la Roche-l'Abeille (Hatute-Vienne), 13 juillet, huit heure du soir.

Faut bien se faire un peu plaisir, des fois. Et puis, vu que c'est un moulin, il y a de l'histoire des techniques là dedans - sous la forme de deux meules, l'une neuve (dans les 30 cm d'épaisseur), l'autre usée jusqu'à la rupture (moins de 10 cm), toutes deux abandonnées en contrebas de la retenue d'eau de l'étang. Artificiel, l'étang, comme tous les étangs de France, ou presque.

Le soir, on y entend coasser les grenouilles, et on peut en faire le tour au pieds des vieux chênes. Et le matin, en dégustant un bon petit déj' en terrasse, au bord de l'eau, on attire colverts et souchets qui comptent sur la générosité des convives. À part ça et la chute d'eau du déversoir, pas un bruit.

(À suivre...)

Pour revenir à aujourd'hui : la clim' en voiture, décidément, on s'y fait. J'ai dans l'idée que les 450 km de cet après-midi auraient parus un peu longuet sans ça...

Le Plume vous salue bien.



lundi 17 juillet 2006

kilomètre 381 : Beaune-les-Mines (Haute-Vienne)

De passage par modem depuis Angoulême, vers où notre itinéraire s'est incurvé, je commence un récit rétrospectif et différé de ce week-end prolongé et néanmoins caniculaire.

On commence par un périple autoroutier, le 13 juillet parce que le 14 ça aurait été pénible, par Orléans, Vierzon, Châteauroux et Limoges, jusqu'aux confins Sud de la Haute-Vienne. La voiture roule fort bien ; la climatisation fonctionne ; l'auto-radio aussi. Tout va bien.

(Suite demain.)


Aire de repos de Beaune-les-Mines (Haute-Vienne), 13 juillet 2006, 18h. Mines de quoi ? Je n'en sais rien.

J'anticipe sur la suite du récit : mon exposé à l'université d'été de la route des tonneaux et des canons (sic) s'est fort bien passé, de même que le reste de la conférence. Plus de détails les jours qui viennent !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 13 juillet 2006

kilomètre zéro : Paris Notre-Dame

En France, pour une raison que j'ignore, les distances routières pour Paris sont comptées à partir du parvis de Notre-Dame. Je commence donc là le récit de quelques jours d'itinérance.


Les arrières de Notre-Dame, avril 2004.

À vrai dire, le démarrage est un peu difficile. On est crevés - il nous faudrait des vacances avant d'être en état de partir en vacances. Derniers préparatifs en cours, départ d'ici peu. Après ça, la connexion sera intermittente. Mais je vous ramènerai plein de photos, c'est promis.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 12 juillet 2006

Assemblée

C'est l'été : Villepin ayant rengainé sa menace de maintenir les députés en session jusqu'à ce que de gré ou de force ils aient avalisé le changement de statut de GDF, la session parlementaire est close. Du coup, au Palais Bourbon, on ravale les colonnades :


Place du Palais Bourbon, hier midi.

De mon côté, panique générale pour boucler ma communication avant de partir. D'ailleurs, je crains fort d'avoir à y revenir d'ici dimanche... On verra bien.

Petite pause télé tout à l'heure : très beau reportage sur Arte sur la sidérurgie chinoise. Des parallèle étonnants avec mon sujet, d'ailleurs. Je n'ai noté qu'une grosse boulette dans le commentaire, peut-être due à la traduction française d'un commentaire allemand : le terme de «: haut fourneau » pour désigner un four à arc, bien plus proche pourtant de mes chers fours à réverbère. Quant aux vrai haut fourneau que l'on voyait par la suite, il aurait sans doute pu être mieux filmé. Mais on découvrait que la percée pour couler la fonte est un exercice au moins aussi perilleux que lorsque le gardeur attaquait la dame d'argile avec son ringard de fer forgé.

Le Plume vous salue bien.



mardi 11 juillet 2006

Derniers jours

Me voilà de nouveau en vacances. C'est-y pas beau la vie ?

Du coup, j'ai tâché de boucler quelques dossiers qui avaient déjà pris un été de retard - et les trois saisons qui ont suivi. J'ai donc passé mon après-midi à crapahuter sur des échelles et à courir après des prises réseau planquées dans des faux plafonds.


Ce que cachent les faux plafonds, photo cette après-midi en haut d'une échelle.

Noter qu'il fait pas franchement froid là haut. Et que la poussière des faux plafonds rivalise avec celle des armoires techniques dans le genre sordide. Et que par conséquent j'ai bien mérité mes vacances.

Maintenant, une communication à écrire. Youpi.

Le Plume vous samue bien.



lundi 10 juillet 2006

Hunny

Enchaînement logique : après l'ours hier soir, les ruches. Parce que dans les ruches il y a du miel, et tous les lecteurs de Winnie the Pooh et de Sylvain et Sylvette savent que les ours se nourissent essentiellement de miel. Il n'y a que ces arriérés de bergers pyrénéens qui ne le savent pas et qui persistent à croire que les ours sont omnivores, volontiers carnivores quand l'occasion se présente, et rudement bien équipé pour ça en plus.

Du coup, ces vulgaires bouseux osent contester l'importation d'ours slovènes dans les montagnes où ils vivent en permanence. Voyons, Messieurs, ne savez-vous pas que seuls les écolos savent ce qui est bon pour vous, à Paris comme en Bigorre ? Rue du faubourg Saint-Denis, ils vous expliquent doctement que faire rouler les vélos à contre-sens dans une rue rétrécie par leurs soins, très fréquentée par les petits camions de livraison et bordée de bites métalliques est absolument sans danger pour qui que ce soit ; dans les alpages, ils expliquent tout aussi doctement qu'il suffit de parsemer les troupeaux de chiens qui se prennent pour des moutons, et le tour est joué. Ils savent, eux ; ils ont deux mètres cube de rapports d'experts à vous sortir si vous osez dire que, bein, franchement, ça ne vous semble pas une très bonne idée, leur truc.

Mais je m'égare. Photo.


Les ruches du jardin du Luxembourg.

Dans le fond du Luco, à l'abri de la vue de messieurs les sénateurs, se trouve une école d'apiculture. On m'assure que, durant les leçons, le petit portail qui y donne accès est fermé à clé, afin qu'en cas de panique dans une ruche un stagiaire ne parte pas en courrant, emportant avec lui tout un essaim vers les enfants des familles qui jouent au bateau.

Voilà. C'est tout. Un petit coin de verdure pour grignoter un bout de pizza entre amis par une belle journée d'été. Agréable.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 9 juillet 2006

Tanière

Les drapeaux et les cocardes, j'ai beau faire, je n'aimerai jamais. Alors, comme on ne m'ôtera pas de l'idée qu'on en fait un peu beaucoup pour une partie de ballon, je rentre me cacher dans ma tanière.


Zoo de Vincennes, août 2004.

Heureuse coïncidence : il y a la télé, dans ma tanière. Je vous laisse, ça va bientôt commencer.

Le Plume vous salue bien.



samedi 8 juillet 2006

De l'eau sous les ponts (mais pas beaucoup)

Même endroit qu'hier, mais suivant un autre axe :


Pont de Guillot, Feuillade (Charente), juin 2004.

J'avais fait la même photo six mois plus tôt - plus d'eau sous les ponts en décembre, et moins de verdure pour la boire.

Sinon, j'ai bien réfléchi, et je trouve que j'ai pas mal de chance, dans la vie.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 7 juillet 2006

Voies carrossables

Activité du soir : établir les itinéraires de nos balades limougeo-périgourdines - qui d'ailleurs pourraient s'avérer limougeo-périgourdo-quercynoises :

«  Ah, dis, ça a l'air chouette les grottes de Pech-Merle -- Pech-Merle, dis-tu... Commune de Cabrerets... (recherche sur un logiciel de cartographie) Ah, oui, de Sarlat, ça ferait 70 bornes, c'est parfait. Et puis il y a St-Cirq-Lapopie juste à côté, bonne idée ça. »

Bref, on roule par la pensée le long des voies plus ou moins carrossables de ces parages.


Le chemin du pont de Guillot à Feuillade (Charente), entre Périgord et Angoumois, juin 2004.

Affaire à suivre. Finalement je connais très mal ces régions, à l'exception d'un petit séjour à l'auberge de jeunesse de Sarlat il y a quelques lustres. C'était un été entre deux chaises, entre un DEUG à Bordeaux et un deuxième cycle à Paris ; c'était aussi juste avant de mémorables agapes pyrénéennes... Il y a donc lieu de raffraîchir ma mémoire !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 6 juillet 2006

Grondements

Après une journée lourde, qui collait aux sabots, les nuages montent et le lumière passe par toutes les teintes du jaune d'or au rose saumon, en passant par l'orange mandarine ; le tonnerre gronde ; parfois, quelques éclairs.


Vue vers l'est de notre fenêtre.

Le vent monte : c'est le suspens qui précède l'arrivée des premières gouttes qui s'écraseront lourdement sur le zinc.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : Oui, j'étais plutôt content du résultat du match d'hier. Mais cinq morts, est-ce bien raisonnable ?



mercredi 5 juillet 2006

Allez les bleus quand même, tiens

Il fallait bien que je dégotte une photo du Portugal pour l'entrée de ce soir. Et voici :


Façade de café à Peniche (Portugal), juin 1992.

Oui : la facade de ce bar est orné d'une représentations en carreaux émaillés de l'apparition de la Vierge à Fatima. Raison suffisante pour que je supporte mollement l'équipe de France. Mais vraiment mollement, hein. Faudrait pas abuser non plus.

Plus important : Over the Hedge (version dessin animé) est sorti en France aujourd'hui sous le titre Nos voisins les hommes. Et il passe en V.O. pas trop loin de chez nous. Je vais pouvoir aller remplir mon quota annuel de cinéma !

Le Plume vous salue bien.



mardi 4 juillet 2006

Las Vegas Bay

Tiens, par les temps qui courrent, ce qu'il nous faudrait, c'est un lac.


Lake Mead, Arizona, pas bien loin de Las Vegas, août 2004.

Tiens, ce lac, je vous l'avais déjà montré - j'en ai retrouvé une image en transférant sur Blogger mes archives de septembre 2005. De l'autre côté, sur la rive gauche, Fortification Hill et la Wilson Ridge. La bande plus claire sur les roches juste au dessus de l'eau montre la baisse du niveau de l'eau ces dernières années.

Bah oui, quoi. Il y fait soif, dans ces coins-là.

Le Plume vous salue bien.



lundi 3 juillet 2006

Alsace

Puisque le Tour de France était en Alsace ces jours-ci, petit coup d'œil sur les rares photos que j'aie de cette région que je connais à la vérité très mal - momme d'ailleurs il faut bien l'avouer toute la moitié de la France située à l'Est de la porte de Vincennes.

C'était l'an dernier, au cour de notre étape-marathon d'Andermatt (canton d'Uri) à la rue du Faubourg Saint-Denis (Paris 10ème). Il faisait 35° à Bâle où nous avions déjeuné et à peu près autant dans la plaine d'Alsace, ce qui faisait nettement plus que les 4° du matin au pied du Saint-Gothard. Dans une voiture non climatisée et chargée de charcuterie italienne et de chocolat suisse, c'est un peu rude. Du coup, nous n'avons fait qu'apercevoir cette région où je mettais les pieds pour le deuxième fois de mon existence.


Un village du Haut-Rhin, entre Bâle et Belfort. J'avoue que je ne sais plus précisément lequel. Y a-t-il un alsacien dans la salle ?

Sans doute eut-il fallu obliquer vers le nord pour s'élever un peu dans les Vosges - nous n'en avons vu que la fameuse ligne bleue, bornant sur la droite* la percée de Belfort bien connue des historiens militaire et dans laquelle nous nous engouffrions.

Départ dans une dizaine de jours pour le Sud-Ouest, région bien connue pour ses étés tempérés. Ou bien ?

De toute façon, maintenant, on l'a, la clim' !

Le Plume vous salue bien.

* Je veux dire à droite en entrant, bien sûr.



dimanche 2 juillet 2006

En direct du sofa

C'est vrai, je n'ai pas regardé le match d'hier ; pour expier cette offense capitale, j'ai regardé la moitié de la première étape du tour de France et le tiers du grand-prix des États-Unis de Formule 1. À propos de tour de France, faut-il voir comme une conséquence des suspicions de dopage la tentative d'un spectateur de saigner à blanc le maillot jaune à coup de main verte ? Je m'interroge.

Sinon, rien. Lu quelque page, bricolé de quatre coups de scie et six coups de perceuse ; et c'est tout.

Et comme l'inaction n'est guère photogénique, je poursuis ma politique de discrimination positive à l'égard de la région Centre - en attendant Limousin et Périgord dans une quinzaine de jours.


Sully-sur-Loire : le pont d'accès au château.

Au fait, faut que je commence à prévoir ce qu'on va faire dans le coin, outre les deux jours de ma conférence. Des idées, quelqu'un ?

Le Plume vous salue bien.



samedi 1 juillet 2006

Choses et d'autres

Premier week-end de liberté. Repris le vélo : mon endurance n'est plus ce qu'elle était - à peine 30 km. Va falloir reprendre l'entraînement sérieux. Soirée diner entre amis, sans télé mais avec infos instantanées par les voisins. On a gagné, qu'il paraît. Ça me passionne pas plus que ça mais les gens sont contents, alors moi aussi.

Reçu quelques bouquins d'histoire commandés sur Amazon, dont la biographie de Collot d'Herbois par Michel biard, que j'avais déja lue mais que j'avais envie d'avoir dans mes rayonnages. je vous en reparlerai.

Du côté de la préfecture de l'Eure-et-Loir, un petit bibendum fatigué regarde les flèches de la cathédrale. Plus sûr que la pêche au bar, ça.


Chartres, 21 avril 2004.

Eh oui : de cette brève escale chartraine, je n'ai pas ramené une seule photo un tant soit peu spectaculaire de la cathédrale. Sa couverture en cuivre vaut à elle seule le coup d'œil pourtant, même si c'est bien sûr un remplacement tardif de la couverture d'origine en plomb. Exercice : remplacer par la pensée le vert-de-gris actuel par le cuivre rose d'origine. Ou par le gris mat, bien plus sombre que le zinc, de la couverture initiale en tôles de plomb.

Autre exercice : combien de métaux différents dans mon entourage immédiat ? un réglet en acier, un compas à pointe sèche en en laiton et inox, des disques d'haltères trop peu utilisés en fonte ; une vieille sonde thermique de chauffe-eau se révèle après examen être en cuivre étamé. je n'ai pas d'explication claire à la présence de cet objet sur mon bureau. Dans la cuisine, les poids de pêche pour lester les couvercles de casseroles sont en plomb, comme il se doit.

Dehors, le rituel des klaxons bat son plein. Intéressant, d'ailleurs, quand on y pense. Mais est-ce bien le moment de penser ?

Le Plume vous salue bien.



vendredi 30 juin 2006

Voir rouge

Une gentille lectrice d'Eure-et-Loir s'étant plainte de la mauvaise image que donnait de son département mes archives photographiques (dont je suis enfin en train de terminer l'accès par lieux), je lui avais promis une entrée sur la cathédrale de Chartres. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas si la promesse n'est tenue que demain, un autre choc architectural ayant pris le dessus...

Il s'agit du fameux bâtiment atrium que l'on construisait depuis quelques temps à deux pas de mon bureau. Voilà la chose : ce bâtiment, même si son intégration au reste du campus est discutable, a des qualités - ses formes sont élégantes, ses façades vitrées munies de pare-soleils métalliques sont d'un effet heureux ; je vous les avais d'ailleurs montrées le mois dernier. Mais voilà : la peinture adoptée pour le bas du bâtiment et la dalle de béton qu'elle surplombe prête un tantinet à discussion.


Les mots m'en manquent. Jussieu, aujourd'hui, 16h08.

Le problème n'est pas que ce soit pas beau ; le problème est que ça donne le tournis et même, physiquement, la nausée. Noter que, pour renforcer l'impression d'un feu d'enfer, les lucarnes éclairant les amphis du sous-sol sont en forme de brûleurs. Approprié.

Je ne sais pas si c'est le genre de bâtiment qui permet d'être en couverture d'Architecture aujourd'hui ; je sais seulement que c'est de l'ordre de l'insupportable quand on y est en vrai. Et pourtant, comme je le disais, le bâtiment n'est pas sans qualités ; pour ce que j'en est vu, l'intérieur est une vraie réussite. Du coup, c'est un peu comme si on vous jouait La jeune fille et la mort, de Schubert, les arpèges au piano, la voix qui monte doucement, Meine Ruhe... Et là, le Gégé qui fait irruption avec un couac retentissant au trombone à piston.

Soyons honnête : le bâtiment est plus proche du free jazz à l'acide que des lieder romantiques. Mais d'un autre côté, cette peinture, ce n'est pas une fausse note, c'est les ongles sur le tableau noir dans la sono du Teknival !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 29 juin 2006

Au fil de l'eau

Chaud, chaud, chaud... envie de croisière ?


Malicorne-sur-Sarthe : l'embarcadère, 27 mai 2006.

Ou peut-être juste une après midi sur l'eau, avec un Jasnières bien frais et les doigts de pieds en éventail...

Le Plume vous salue bien.