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Des photos et des jours

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vendredi 11 août 2006

Pierre du Chenal

Suite des marques remarquables de mon terrain de jeu : la Pierre du Chenal, tourelle de danger isolée (rayée noire et rouge, deux sphères superposées comme voyant).


La Pierre du Chenal et la pointe sud de l'île Tomé, baie de Perros, 9 août 2006.

On n'en voit pas tant que ça, dans la région, des balises de danger isolé. Il y en a une dans les chenaux de Bréhat et une près de Lézardrieux, me semble-t-il, mais je n'en vois pas d'autres. Elles désignent des obstacles qui peuvent être contournés de tous les côtés ; celle-ci est à la jonction des deux chenaux d'accès à Perros-Guirec. En toute rigueur, elle pourrait être une cardinale Est, vu que l'essentiel du caillou qu'elle signale s'étire plutôt vers l'ouest de la tourelle - j'ai vérifié ça, vu de la terre, à pleine marée basse tout à l'heure. Ceci dit, moyennant de ne pas la frôle par l'Ouest, il n'y a pas de problême majeur.

Peu après avoir pris cette photo, je me suis pris au jeu de tirer la bourre avec le bateau que l'on distingue au fond à gauche. Je ne suis pas particulièrement régatier, mais tout de même... En solo, ça veut dire que le pilote automatique reste en standby sauf de manière ponctuelle : on fait tout de même mieux marcher un bateau en le barrant à la main ! Et enchaîner les virements tout seul comme un grand, c'est crevant, mais c'est aussi assez exaltant, finalement.

D'ailleurs, hier soir, j'ai repéré un bateau qui louvoyait comme moi et qui ressemblait fort à mon voisin de ponton - un bateau rigoureusement identique au mien. Je me suis donc fait un petit plaisir en le rattrapant sans pitié... On est gamin ou on ne l'est pas.

Quant à mon adversaire momentané d'avant-hier, je l'ai bel et bien rattrapé au louvoyage, assez difficilement il faut le dire. Et il s'est empressé de me dépasser au portant un peu plus tard... On ne peut pas gagner à chaque coup.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 28 août 2005

De l'inconvénient des photos d'archive

En passant le phare de la Corne et la tourelle des Trois-Pierres cet après-midi, il faisait grand beau. Pas comme en juillet dernier lorsque cette photo a été prise...


L'estuaire du Jaudy, 27 juillet 2004.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 14 mai 2004

Points de suspension

Le sillon de Talbert est un endroit unique : une languette de galets sur un plateau rocheux, entre les estuaires du Jaudy à l'ouest et du Trieux (avec l'archipel de Bréhat) à l'est. Plus tout à fait de la terre, puisque seule y survit une maigre végétation halophile, entouré par de la pas tout à fait mer, tellement le coin est pourri de cailloux. Deux littoraux bien différents, caillasse et goémon à l'ouest, du côté des coups de vents, vase, herbes et salicornes à l'est dans les eaux calmes. Et comme partout en Bretagne nord, deux paysages différents pour un même endroit, au rythme des marées.

Au large, le phare des Héauts de Bréhat est le point le plus septentrional de Bretagne et marque de son feu visible à 24 milles nautiques la frontière marine entre Trégor et Goëlo. Entre le phare et le Sillon, la passe de la Gaine, large de quelques dizaines de mètres, permet aux petits navire de profiter par beau temps d'un raccourci conséquent entre Tréguier et Lézardrieux.


Photo prise à marée basse en août 2003 à Pleubian-Larmor (22).

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 25 juillet 2004

Plouaret-sur-Seine ?

Allez, je ne résiste pas malgré mes grandes déclarations d'hier à vous sortir ce RER égaré en gare de Plouret-Trégor (22), pris hier midi.

Résultat d'un détournement de train d'un banlieusard épris de grands espaces ? "À Landerneau, et en vitesse !" Mystère.

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 avril 2005

À l'ouest, mais moins

Tiens, pour le week-end, ce petit bout du monde, face à l'île de Bréhat : Loguivy-de-la-Mer, petit port de pêche à quelques kilomètres de Paimpol. On y ramène un tonnage assez conséquent de crustacés, ce qui donne lieu à des manœuvres un peu délicate de semi-remorques équipés en viviers, slalomant entre les muret de granit pour aller chercher leur cargaison de homards.


Loguivy de la mer, en Ploubazlanec (22), juillet 2000.

Un peu plus au large, la tourelle rouge-noire-rouge du Rompa (« danger isolé ») marque le rétrécissement du chenal du Ferlas, la passe sud de Bréhat. Au fond, c'est l'archipel bréhatin et sa pagaille d'ilôts et de rochers.

Le Plume vous salue bien.



samedi 24 juillet 2004

Pendant ce temps là, quelque part, des vaches regardent passer un train


Entre Plouaret et Lannion, vue du TER, aujourd'hui, vers 13h55.

Back to the basics en somme : la bonne couleur d'herbe, la bonne couleur de ciel, la bonne couleur de vache laitière. Un voyage en train, comme un retour : pendant toute une période de ma vie, j'ai eu l'impression de partir toujours, de n'arriver jamais ; maintenant, je peux faire des aller-et-retour et avoir dans les deux sens la sensation de rentrer chez moi. Serait-ce quelque chose comme l'âge adulte ? Moi qui pensais que ça n'arrivait qu'aux autres !

Voyager en photographiant, c'est aussi quelque chose d'assez nouveau pour moi. Longtemps je me suis refusé à voir le monde au travers d'un objectif ; puis j'ai pris des photos lorsque des situations particulières l'appelaient. Maintenant, blog et appareil numérique aidant, je photographie beaucoup, pour trouver l'image qui dira quelque chose. Du coup, quand vient l'heure du choix, hésitations : d'un côté, des curiosités, des monceaux de bois répandus sur un quai désaffecté à Lamballe, comme posés là par un ouragan méticuleux ; ou bien, une rame de RER au couleur du "transilien" en gare de Plouaret-Trégor, face au café de l'abattoir. Et puis, d'un autre côté, des photos qui sans guillemets ni points d'exclamation parlent d'un ici et maintenant.

Des vaches, par exemple. Qui regardent passer mon train.

Le Plume vous salue bien.



lundi 26 juillet 2004

Amers remarqués

Après le train et le vélo, le bateau : virée à Tréguier, par un vent de Nord-Ouest force 3-4, donc un vent de travers parfait, ciel légèrement nuageux, sans plus. Nickel, quoi. A part le maquereau qui se refuse à mordre... On allait trop vite pour lui, c'est sûr.


Bouée "Petit Penn-ar-Guezec", face à Plougrescant (22), aujourd'hui, vers 16h.

L'entrée de la rivière de Tréguier est marquée par un alignement parfait, deux phares à 137° permettant de parer tous les dangers. A un détail près tout de même : de jour, ces deux phares ne sont que des pignons blancs parmi d'autres sur les pentes plus ou moins boisées, absolument invisible. Les instructions nautiques donnent heureusement un autre alignement (un clocher par un château d'eau) qui permet de repérer la première bouée du balisage ; de là on rentre à vue, de bouée en bouée (ou en tourelle ou en perche).

Par contre on voit fort bien un autre alignement, dont on n'a que faire en l'occurrence : à droite de la bouée et du clocher de Plougrescant, il y a une tour blanche et noire ; un peu plus à droite, un mur blanc avec une bande verticale noire. Leur alignement donne l'axe d'une passe assez spectaculaire, la passe de la Gaine (ça donne une idée de sa largeur), qui sur une grosse dizaine de kilomètres passe à travers les cailloux pour déboucher sur l'archipel de Bréhat, en passant entre le phare des Héauts et le sillon de Talbert. Maintenant, pour les repérer depuis l'est de la passe, ça doit être coton...

Y aurait-il lieu à proverbe ? Parmi tous les amers remarquables, ce que l'on remarque le mieux sont précisément ceux qui ne nous indiquent pas notre chemin. Ou quelque chose comme ça. A vous de voir.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 27 mars 2005

Basse mer

Aujourd'hui, petit brouillard toute la journée ; déjeuner à une dizaine de personnes, cousins, cousines, enfants d'yceux... Et puis excursion dans les cailloux de Plougrescant. La mer y est soupoudrée de rochers, des granits dénudés qui se découpent sur un ciel un peu gris.


L'anse de Porz Scaff à Plougrescant, cet après-midi.

À marée basse de petites grèves se dégagent, abritées par les récifs du large. Les plaisanciers locaux y échouent leur bateau ; le mien reste à une distance respectueuse de ces parages !

Le Plume vous salue bien.



vendredi 24 novembre 2006

Armor

Me voici confonté à la rude tâche de présenter une photo du département des côtes d'Armor. Rude, parce que ce sera la centième photo de ce département sur ce blog, si l'on compte ses diverses incarnations... Et du coup, je m'en sors par une pirouette : la photo présentée ici est pratiquement identique à une photo utilisée il y a plus d'un an - même endroit, même jour, mais avec mon boitier reflex et au lieu de mon appareil numérique.


Anse de Porz Scaff, Plougrescant, 27 mars 2005.

On parlait hier de nom de département ; celui-ci a la particularité d'être un pléonasme : ar mor, c'est la mer et, par extension, la Bretagne littorale par oppostion à la Bretagne des forêts, ar goat. Les Côtes-d'Armor, ce sont donc les côtes du bord de mer. Un vrai scoop. Évidemment, ce département, il ne s'appelait pas comme ça : j'ai (en partie) grandi dans le département des Côtes-du-Nord, qui portait sans complexe ce nom depuis 1789. Mais voilà : le champ lexical boréal faisait paraît-il fuir le touriste - à mon avis plus intimidé par la présence périodique pendant les années 70 de pétrole brut sur les plages et, depuis les années 80, la présence constante d'algues vertes sur les plages et d'odeur de lisier dans les campagnes. Mais bon : de nom le département a changé, pas de raison après tout que les réactionnaires de la côte Sud soient les seuls à avoir un nom celtisant.

Et puis, Armor, ce n'est pas si malheureux comme nom : ça évoque ces paysages marins fantomatiques de roches suspendues entre le ciel et l'eau gris-vert de la Manche. Comme ce dimanche de printemps sur le littoral trégorrois.

Le Plume vous salue bien.



samedi 17 juillet 2004

l'air de ria

La Bretagne Nord ce n'est pas que les rocs battus par les vents, c'est aussi les fonds d'estuaires tranquilles avec les pêches-promenades échoués aux milieu des champs. On tombe dessus au hasard d'un tournant -- mon tirant d'eau m'interdit ce genre d'endroits, par contre mon vélo m'y amène sans problème.

Tout à l'heure, en prenant les petites routes, je suis tombé sur tout un tas de petits villages où je n'avais jamais mis les pieds en 32 ans de Trégor (bon les 4 premières je n'en ai pas beaucoup de souvenirs). Trézeny, Lanmérin, Langoat, Troguéry et celui-ci, Pouldouran, près de la Roche-Derrien, sur une branche de la ria du Jaudy.


Pouldouran (22) à marée basse, tout à l'heure, vers 16h30 et 30km.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 19 août 2006

Lieue de grève

Il faut parfois faire des sacrifices pour faire des photos. Par exemple, ouvrir la fenêtre de la voiture tout en roulant le long de la lieue de grève - cette vaste plage entre Saint-Michel-en-Grève et Plestin, aux confins Ouest des Côtes d'Armor, infestée depuis près de vingt ans maintenant par la prolifération des algues vertes.


La lieue de grève vue de la route, 3 août 2006.

J'essaye cependant de me réaccoutumer à l'actualité, de laquelle je m'étais sciemment coupé ces dernières semaines. Pas évident : quand j'entends la radio se lamenter sur le sort d'une Française qui s'est rendue, enceinte, dans un pays où elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt, et qu'au lieu de déplorer son manque du plus élémentaire bon sens on crie au scandale parce qu'elle risque d'accoucher en prison, ça me donne envie d'éteindre la radio vite fait.

Et que se passe-t-il si je ne suis pas assez rapide pour couper le son ? J'apprends que la France, grande puissance d'envergure mondiale comme chacun sait, s'apprête à assumer sa vocation historique au Proche-Orient en amenant la Paix aux petits Libanais : deux cent troufions, oui Monsieur, pas un de moins. Dont une bonne part de troupes du génie, solidement armées de pelles et de pioches. C'est que, voilà : si on envoyait de vrais soldats, ils seraient bien obligés de remplir le mandat que leur donne le Conseil de sécurité des Nations unies, à savoir notamment de désarmer le Hezbollah. Lequel risque fort de ne pas se laisser désarmer comme ça. Il y aurait donc des coups à se prendre, ce qui fait mal, et des coups à donner, ce qui risquerait d'écorner la prétendue politique arabe de la France. Donc : courage, fuyons...

Finalement je préfère encore le beach volley à Saint-Michel-en-Grève. S'il n'y a pas trop de soleil et que le vent est de terre, l'odeur est finalement bien meilleure que celle qui émane du quai d'Orsay.

Le Plume vous salue bien.



samedi 23 septembre 2006

Et surtout, bonne santé

Nous sommes aujourd'hui, simultanément, le 1er vendémiaire de l'an 215 et le 1er Tishri 5767. Un double premier de l'an donc : bonne année à tous. Bon, techniquement, nous sommes maintenant le 2 Tishri, vu que la nuit est tombée peu après que la pluie ait commencé à en faire autant - mais ne pinaillons pas, voulez-vous.

Ce matin, à 6h03 (heure légale), c'était aussi l'équinoxe d'automne. Merci au site fort savant et très officiel de l'IMCCE (institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides), qui me confirme cette heure précise. Les nuits sont maintenant officiellement plus longues que les jours, et ça ne va pas s'arranger avant le 22 décembre à 0h21 UT - date officielle du solstice d'hiver. Voilà qui va conforter tous ceux qui se sentent un peu patraques, et je suis sûr qu'il y en a. Bein oui, quoi, pas de raison que je sois le seul.


La lieue de grève, près de Saint-Michel-en-Grève. Au fond à gauche, l'île Millau, face à Trébeurden.

Notons d'ailleurs que la coïncidence entre l'équinoxe et le début de l'année républicaine n'en est pas une, je l'avais mentionné il y a un an : c'est étudié pour. Que Rosh Hashana tombe le jour de l'équinoxe, par contre, il n'y a pas de raison particulière : le calendrier juif est construit sur la base du mois lunaire (29 jours et demi - les mois font donc soit 29, soit 30 jours). Afin d'accorder le calendrier aux saisons, un mois supplémentaire est ajouté tout les deux ou trois ans, suivant un cycle fixe de 19 ans. Le nouvel an tombe donc entre début septembre et début octobre, sans qu'on puisse être plus précis a priori. Comme l'équinoxe bouge aussi (entre le 21 et le 24 septembre), je ne me prononcerai pas sur la prochaine année où cette coïncidence se reproduira.

Au fait, pourquoi la photo de mer ? Parce que le mot équinoxe me fait toujours penser aux grandes marées du même nom. Il se trouve cependant que, cette année, la grande marée de l'équinoxe correspond à une nouvelle lune ; or, les marées sont plus forte à la pleine lune en raison des variations de la distance terre-lune. Par conséquent, les marées d'il y a deux semaines et celles qui auront lieu dans deux semaines sont beaucoup plus fortes que celles de ces jours-ci.

Et sur ce, je vais me coucher.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 14 septembre 2006

Au milieu de la baie

Finalement, je ne suis pas plus doué pour parler de sujets d'actualité sur le blog que pendant les repas de famille - je suis un spécialiste des pauses-clopes virtuelles entre la poire et le fromage, d'autant plus virtuelles que je ne fume pas.

Alors tiens, une image de mer : une balise qui ne paye pas de mine, au milieu de la baie de Lannion, qui répond au doux nom de bouée du Crapaud.


Baie de Lannion, samedi 9 septembre 2006, vers midi.

Je ne sais pas si le crapaud se transforme en prince charmant si on l'embrasse, je n'avais pas de princesse à bord pour tester ça. Et je ne tiens pas à ce que ce soit la coque qui assure l'embrassade. Moins de risque que sur d'autres bouées, d'ailleurs : alors qu'ils sont très vifs aux environs, les courants de marée sont faibles dans la baie.

Paysage maritime : au fond, c'est la lieue de grève, dont on ne voit rien sinon l'uniforme plateau qui la surplombe ; à l'Est, le port de Trébeurden caché derrière l'ile Millau et, plus au Nord, la sphère immaculée du centre de télécommunications spatiales de Pleumeur-Bodou - le radôme. À l'Ouest, on distingue d'abord les roches triangulaires du plateau de la Méloine, puis le granit de la pointe de Primel, puis enfin la côte du Léon qui se déroule de l'autre côté de la baie de Morlaix.

Petite brume ; dominant la côte, le clocher de Plougasnou, amer remarquable s'il en est, surveille le paysage.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : on nous l'annonçait depuis plusieurs jours ; enfin, la pluie est tombée sur Paris, et pas qu'un peu, pendant que nous dînions au passage Brady tout proche. En sortant, les canniveaux du boulevard de Strasbourg évoquaient étrangement les rues de Bombay au début de la mousson.



jeudi 17 août 2006

Grains

Reprise en douceur de la vie parisienne : pas mis les pieds dehors de la journée, à part cinq minutes, pour aller chercher le pain. Le ciel étant peu encourageant, je me suis pressé de rentrer, avant que l'orage n'éclate. Joli grain, d'ailleurs.

Voilà l'étendue de mon expérience parisienne du jour. Je me permettrais donc de continuer sur les images de Bretagne, de préférence avec un temps un peu nuageux. Ça arrive, de temps en temps, si, si. Nettement moins qu'à Paris ces quinze derniers jours, d'après ce qu'on m'a dit, mais tout de même...


Les bords du Jaudy à Trédarzec, 1er août dernier.

Sinon, il faudra que je vous cause du livre que je suis en train de lire sur la pêche à la sardine dans le Morbihan. Très intéressant. Plus que le lamentable Louis XVI de Chaussinand-Nogaret dont je causais l'autre jour. Pas parfait non plus, notamment du point de vue formel - il aurait bien eu besoin de mes relectrices de choc, tiens - mais tout de même, un vrai livre d'histoire.*

Le Plume vous salue bien.

*Xavier Dubois, La Révolution sardinière, pêcheurs et conserveurs en Bretagne Sud au XIXe siècle, Rennes, PUR, 2004, 384p.



vendredi 18 août 2006

Encore un dernier jour

Dernier jour de vacances aujourd'hui, puisque demain, c'est le week-end, plus les vacances. Encore que, vu que de toute façon je ne travaille pas les vendredi, techniquement, c'était hier, mon dernier jour. Mais qu'importe.

Pause également pour l'histoire, bien qu'on soit vendredi : pas pousser Mémé, et tout ça. Jeux sur l'ordi, un peu de shopping - une journée tranquile. Qui a commencé un peu en sursaut d'ailleurs. La coupable a été retrouvée et chatiée. Ce réveil hâtif fait que, exceptionnellement, je me souviens de ce que j'étais en train de rêver : il s'agissait d'acheter (ou seulement de regarder ?) un tableau cubiste de l'école de Palaiseau. Sic. Dans mes rêves, même l'histoire de l'art est en foutoir.


Même lieu que la photo d'hier, à peu près le même moment aussi.

Sinon, à peine les affaires sont elles rangées que je comence à planifier le prochain week-end bateau. Il devrait y avoir un créneau le 9 septembre, tiens.

Le Plume vous salue bien.



samedi 19 juin 2004

Iles


Environs de Ploumanac'h (Côtes-d'Armor), fin août 2003.

Alors qu'un grain passe sur la côte, les sept îles émergent dans la lumière. Chapeau, l'éclairagiste.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 26 juin 2005

L'envol des pilons de poulets

Bon, fin de semaine pas bien brillante, bien que plus calme que les jours qui ont précédé... Le vélo est réparé - enfin à peu près, j'ai enfin compris le problème bizarre que j'avais avant la grosse panne de l'autre jour, mais je n'ai pas pris le temps de le résoudre. Heureusement que le magasin de sport du coin était ouvert aujourd'hui pour cause de soldes : j'ai pu me racheter une roue, sur laquelle la nouvelle roue libre se vissait sans problème et que j'ai même fini par réussir à monter sur le vélo. Heureusement que le voisin du dessous m'a appelé pendant qu'on dinait pour me dire que j'avais oublié de l'attacher, le vélo, sinon j'aurai bien pu réussir à me le faire chouraver, maintenant qu'il a ses deux roues.

Bref, pour s'offrir un peu d'évasion, je vous propose de découvrir une méthode pour apprendre à voler à un pilon de pouet, même sil est rongé jusqu'à l'os :


Les Sept Îles (Côtes d'Armor), juin 1992.

La méthode est la suivante :

  1. Se munir d'un poulet roti ;
  2. Embarquer pour un coin ornithologiquement intensif ;
  3. déguster ledit poulet bien en vue des goëlands de service, histoire de les faire saliver un peu ;
  4. leur lancer quelques échantillons, histoire de leur montrer que les choses sérieuses peuvent commencer ;
  5. ensuite, tendre à bout de bras un reste de pilon de poulet : il ne devrait pas tarder à prendre son envol.

Le Plume vous salue bien.



mardi 27 juillet 2004

"There and back again"

Dernier coup d'œil sur Tréguier en repartant dans la grisaille matutinale :


Tréguier, l'ancien port et la cathédrale, 27 juillet 2004, 9h30 bien tassée.

En fait, pas si simple : en arrivant sur le port de Tréguier il a fallu trouver le maître de port pour lui régler la nuit (soit 14 euros, diantre !), d'où une demi-heure perdue à passer sur les pontons. Résultat : départ une heure après la basse mer, d'où fort courant rentrant dans l'estuaire, une demi-heure supplémentaire fusillée. Et du coup, après une navigation sans histoire, à raser les cailloux un peu pour tâcher de rattraper le temps perdu, loupage de la marée à Perros, où le port n'ouvre que quelques heures par jour (deux heure à midi et à minuit ces jours-ci).

Du coup, la brave bête passe la nuit sur un coffre d'attente, à un quart d'heure de pagaie de la côte sur l'annexe gonflable. Un peu crade d'ailleurs, l'annexe, pour cause de tentative malheureuse de débarquement dans la vase de Tréguier hier soir.

Ca fera toujours ça de bateau en plus à faire demain !

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 26 août 2005

Perros - Tréguier

Aujourd'hui, trajet Perros - Tréguier, avec deux équipiers recrutés dans la famille. Tranquile : le fils du cousin à régler les écoutes, la femme de son oncle à la barre, et moi à manger des sandwich et regarder le paysage... Royal, même.

Évidemment, regarder le paysage, on appelle ça faire la navigation. À condition toutefois d'utiliser quelques accessoires supplémentaires : jumelles, compas de relèvement, carte marine, règle Cras, instructions nautiques... Ça tombe bien, c'est un des trucs que je préfère. Sur ce trajet, ce n'est pas très compliqué (d'autant que c'était la deuxième fois que je le faisais dans ce sens là) sans être non plus par trop simple. Jusqu'aux abords de la rivière de Tréguier, pas de difficulté ; après, il s'agit de trouver la passe. Il y a une bouée à reconnaître, la Basse Crublent ; ce ne serait pas si simple s'il n'y avait l'alignement de l'église par le château d'eau de Pleubian qui permet de la repérer. Après, il y a un autre alignement à terre qui indique la passe mais de jour il est pratiquement inexistant : il s'agit de deux phares dont l'un ressemble à une maison avec une grosse verranda face à la mer et l'autre est aux trois quarts caché dans les arbres. En faisant le cap qui va bien, on y arrive, mais non sans une légère appréhension. Enfin, après ça, on passe pile entre une latérale babord et une latérale tribord ; ensuite, moyennant quelques ruses au début, c'est du pilotage facile entre les bouées de la rivière.


Le Jaudy au port de Tréguier, vu vers l'aval, avril 2004.

À noter sur cette image les nombreuses bouées ou perches rouges et vertes. Les rouges sont des latérales babord, à laisser à droite en descendant la rivière ; les vertes, des latérales tribord, à laisser à gauche en sortant. Évidemment, c'est comme pour le slalom à ski : il faut le plus souvent laisser à gauche les bouées qui sont sur la droite de la rivière, et réciproquement.

Sinon, à l'arrivée au port, joie : contrôle des douanes, qui sont bien sûr habilitées à contrôler le matériel de sécurité. Ce qui ne m'arrangeait guère, vu que mes fusées de détresse étaient périmées depuis 18 mois et mon extincteur réglementaire depuis des années... Ils ont mis un bout de temps à se convaincre que j'étais bien le propriétaire du bateau - ce qui est pourtant relativement flagrant à voir l'acte de francisation du bateau, qui comporte une photo d'identité. À croire que je n'ai pas une tête à posséder un bateau. Celà étant fait, ils m'ont laissé un sursis : pas d'amende, moyennant d'aller illico racheter les équipements défaillants et de leur faxer la facture dans les plus brefs délais... Ça casse un peu l'ambiance en fin de sortie, mais bon, acheter pour 27 euros de matériel dont j'avais de toute façon besoin est plus agréable que de payer 370 euros de prune.

Demain, bricolage et balade éventuelle dans les environs. Après-demain, peut-être exploration de quelques passages subtils du coin.

Le Plume vous salue bien.



samedi 27 août 2005

Tréguier en gris (ou : journée Caliméro)

Temps médiocre, un peu lourd ; le ciel sur Tréguier n'était guère plus bleu que lorsque j'y avais fait escale l'été dernier :


Le port de Tréguier vu de l'aval, 27 juillet 2004.

Du coup, bricolage et nettoyage étaient au menu de la journée. Sans grand succès, il faut le dire, mais c'est toujours ça de pris. Après ça, j'enfourche le vélo pour les 20km du retour... et je crève, de la roue arrière bien sûr, au bout de quelques kilomètres. Là, évidemment, en fouillant dans la sacoche de guidon, je réalise que la clé de quinze, indispensable pour démonter ladite roue, est restée à la maison. Je me revois d'ailleurs triant le contenu de cette sacoche et m'exclamant : « Mais pourquoi diable me trimballé-je cette pesante clé de quinze ? Allez, zou, dans la boite à outils ! »

Réparer une crevaison sans enelver la roue, ça n'est pas évident. J'ai réussi à démonter le pneu et à en sortir la chambre mais, dans ces conditions, pas moyen de trouver la fuite - qui semble faible. J'ai bien une chambre à air de rechange mais, faute de pouvoir démonter la roue, elle m'est totalement inutile... Je repars, regonfle la roue, avance de quelques kilomètres, regonfle de nouveau, etc.

Évidemment, quand on fait comme ça, plus ça va et moins ça va. Arrivé au tiers du chemin, le gonflage ne tenant plus du tout, re-démontage - il est maintenant clair que les fuites sont devenues innombrables, grâce à la meilleure amie du pneu : la jante, sur laquelle je roulais vers la fin de chaque segment. Lorsque mes parents, inquiets de ne pas me voir arriver sur le coup de 21h alors que j'avais anoncé hautement que je rentrerai pour dîner, m'appellent sur le portable, je ne refuse pas l'offre qui m'est faite d'un rapatriement automobile.

On a sa dignité, certes, mais il y a des jours où il vaut mieux arrêter les frais.

Le Plume vous salue bien de ses mains pleines de cambouis.



mardi 1 août 2006

Trégor

Et voilà : en wifi depuis le bateau, si c'est pas la classe ça ? Évidemment, ça implique que le bateau soit au port. Question du jour : le sortir demain malgré le temps incertain ou non, et dans ce cas, il ne bouge pas jusqu'à samedi, pour cause de coefficients de marée insuffisants. Et si je le sors, pour aller où ? Tréguier serait l'hypothèse la plus fiable, l'autre possibilité étant Trébeurden - moins joli, mais moins de rivière à descendre pour rejoindre la mer libre.


Tréguier vu de ce qui reste de l'ancien pont, cet après-midi.

Tréguier, nous y étions tout à l'heure, pour la promenade et un peu de shopping (vêtements de mer et cosmétiques à base d'algue, le tout à Trédarzec, voui Madame). Profité un peu du beau temps qui revenait, au bord de l'eau, avant de revenir à Perros pour un petit moment sur le bateau - même s'il était au port !

Bref, les vacances.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 22 octobre 2006

Au passage

Au passage, une photo de mer, ou plutôt de rivière - disons de ria, puisqu'on y trouve guère que de l'eau de mer, surtout à marée haute.


Le port de plaisance de Tréguier vu au travers de l'ancien pont de Trédarzec, 1er août 2006.

À quelques kilomètres de là vers l'ouest, mon bateau va bien, on me l'a confirmé.

Beaucoup plus loin à l'est et au sud, il y a le canal de Suez. Il faudra que je vous parle en détail du bouquin de Nathalie Montel, Le chantier du canal de Suez (1859-1869), une histoire des pratiques techniques (In Forma / École nationale des Ponts et Chaussées, 1998). J'en disais deux mots en post scriptum dans mon entrée historique de vendredi dernier, mais il faudra que j'y revienne : une belle démonstration de ce que peut être une monographie en histoire des techniques. Ça tombe bien, je suis censé en écrire une.

Beaucoup plus au sud mais un peu moins à l'est, j'ai mis un peu d'exotisme dans la rubrique cartographique : le mont Kartala, à la Grande Comore. Je n'y suis jamais allé et c'est bien dommage.

Beaucoup moins au sud mais nettement plus à l'est, Lucknow, dans la plaine du Gange. Je n'y suis jamais allé non plus mais la cuisine locale a de nouveau prévalu ce soir. Logique, vu que les recettes sont par ordre géographique dans le livre de cuisine que j'utilise et que j'ai décidé d'en faire toutes les recettes, dans l'ordre. Eh bien, décidément, si l'on en juge par le raffinement de ses currys, Lucknow mérite le détour.

Eh oui : les dimanches pluvieux, on voyage immobile.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 23 juin 2004

Ciel de traîne, vent de sud-ouest, l'été commence...

Alors forcément, je commence à me dire que le banc de barre et les mains courantes que j'ai ramenés à Paris l'automne dernier pour les poncer et les vernir commencent à être plus que prêts.

Que le moteur hors-bord est révisé et m'attend chez le concessionnaire Honda du coin.

Que les pièces et les morceaux rassemblés "pour le bateau" commencent à encombrer l'appartement.

Bref qu'il serait temps de naviguer un peu !

Et dire qu'avant, je fronçais le sourcil sur "tous ces bateaux qui ne sortent jamais du port"...

Le Plume vous salue bien.

(oui, je sais, il y a des accrocs à mon spi.. j'ai pas les moyens moi !)



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samedi 12 août 2006

Pierre Jean Rouzic

Pierre Jean Rouzic : bouée cônique verte, donc latérale tribord. Marque la pointe sud de l'île Tomé sur le chenal Est de Perros, juste en face de la perche La Durante, à Trélevern.


Pierre Jean Rouzic, 9 août dernier.

Sortie ce soir encore plus sport que la précédente ; je pensais remonter jusque vers Port-Blanc en mangeant nos sandwichs (le port ouvrait à 19h45 ce soir) et à mi-chemin entre la Pierre Jean Rouzic et la latérale babord Roche Guazer, on a commencé à se faire copieusement rincer. Comme le vent avait tout l'air de vouloir monter un cran, retour au port, en prenant tout de même le temps de regarder le coucher de soleil.

Mon équipier s'est ensuite fait un devoir de ne pas se changer pour aller à la soirée où il était attendu - on est un chouïa frimeur des fois à 18 ans. J'étais quant à moi un peu moins rincé, étant à la barre et donc plus en arrière que mon vaillant équipier, je suis revenu au port après l'avoir conduit à sa fiesta, faire du wifi en dévorant quelques biscuits. Ce qui frime un peu aussi, il faut bien le dire. Et après ça, je vais aller mettre la viande dans le sac, je suis lessivé, moi !

Le Plume vous salue bien.



mardi 7 août 2007

Landévennec

Après huit entrées consacrées exclusivement aux chantiers et aux friches industrielles parisiennes, un petit peu de verdure ne peut pas faire de mal.


L'Aulne vue du viaduc de Térénez, Finistère, août 1999.

Entre la presqu'île de Crozon et le pays de Daoulas, l'Aulne, modeste fleuve côtier finistérien, essaye de se faire passer pour l'Elbe : un cours majestueux entre des versants boisés. Un peu sensible aux marées, le cours en question, mais c'est une autre affaire. En musique de fond, on te passe la Moldau de Smetana, et le tour est joué.

À deux pas de là, sur la route de Quimper à Brest, un de mes toponymes préférés : L'Hôpital-Camfrout, entre le Faou et Plougastel-Daoulas. À moins que vous préfériez Loperhet, quelques kilomètres plus loin.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 3 mars 2006

Un autre jeu-concours

Trop à la bourre pour finir de rédiger mon barratin pour demain, pas le temps donc de vous entretenir de mes trouvailles du jour, sur les moines de Saint-Mathieu, le prétendu marbre de Tréguier ou les boulettes de Bertrand Gille. Je compense donc par ce jeu-concours original :


Port de Brest, juillet 2000.

Imprimez cette photo. Trouvez dans un magazine une photo du Clémenceau vu de profil (ça ne devrait pas être trop difficile), que vous découperez soigneusement. Maintenant, trouvez la meilleure manière d'insérer celui-ci dans celle-là.

Les réponses sont à envoyer au ministère de la défense, qui je suis sûr en fera bon usage.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 12 mai 2006

En attendant le Clémenceau

Bretagne toujours, mais l'autre bout : le port de commerce de Brest.


Le port de Brest vu du quai des Phares et balises, juillet 2000.

Petits bords en chaloupe entre l'Abeille Flandre et la bouée-phare d'Ouessant...

Le Plume vous salue bien.



samedi 3 mars 2007

Escale

Le luxe d'arrêter de courir pour quelques heures - mettre à la cape, faire escale. Ouf.


Le port de commerce de Brest, juillet 2000.

Lectures en douceur, polar ou savantes revues - l'essentiel est de ne pas être bousculé. Un peu de télé, un peu de courses. Remplir à la seringue des cartouches d'imprimante - très rigolo à faire mais je conseille le port de gants jetables en latex ; là, je me retrouve avec des doigts de schtroumpf.

Une journée en roue libre.

Le Plume vous salue bien.



lundi 12 juillet 2004

un phare dans le jour

Evidemment, un phare le jour, ça n'est pas très percutant du point de vue métaphorique. Surtout quand ce phare est une bouée phare et en conséquence a droit à des vacances à terre. La bouée phare balise la voie extérieure du rail d'Ouessant, réservée aux pétroliers et méthaniers entrant dans la Manche -- et donc généralement en pleine charge. Depuis qu'elle est là, on a réussi à éviter d'envoyer sur les caillasse Bretonne de nouveaux super tankers, et franchement ce n'est pas rien: des marées noires, des vraies, j'en ai connu deux (l'Amoco Cadix et le Tanio) et c'est pas des petites boulettes par ci par là, c'est tout un écosystème qui a mis 20 ans à s'en remettre.

Du coup, il y a toujours une bouée phare de rab, au cas où. Elle attend sagement dans l'avant-port de Brest, près de l'Abeille Flandre et du navire baliseur, histoire de pouvoir prendre la relève de sa frangine si elle venait à défaillir. Elle ne paye pas de mine, comme ça. Pourtant elle est conçue pour affronter les coups de vents d'hiver, à une quarantaine de kilomètres de la terre.


Bouée-phare, quai des phares et balise, Brest (29), juillet 2000.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 20 novembre 2005

Marée basse à Camaret

Et finalement, pourquoi ne pas continuer cette série de photos du département du Finistère, commencée la semaine dernière ? Histoire de poursuivre le clin d'?il aux copains finistériens et aussi parce que j'aime bien les photos prises cet été-là. Alors, restons sur la presqu'ile de Crozon, avec la petite ville portuaire de Camaret - et, non, je n'ai pas rencontré le curé. On l'appelerait recteur, de toute façon, pas curé, non mais !

À Camaret, en tout cas, quand la mer s'abaisse, les chalutiers en profitent pour se reposer, faire une bonne sieste, la joue contre le quai et la panse bien posée sur le sable et les algues.


Le port de Camaret, juillet 2000.

Le Plume vous salue bien.



mardi 8 février 2005

Des tas de pois !

Je continue la thérapie des grands espaces pour ne pas penser au temps qui passe (j'ai 34 ans demain)...  Retrouvé hier soir des paquets de photos que je croyais perdus, photos d'une semaine de vacances passées à la toute pointe de la Bretagne, Camaret, Ouessant... Une partie de la région que je connaissais mal et que nous découvrions tranquilement, le tout sous un soleil improbable.


La pointe de Pen Hir et les Tas de pois, Camaret, août 2000.

Sinon, à peu près fini les pages personnelles qui reprennent, sauvegardent et indexent les entrées de ce blog. Tous n'y est pas (il manque à peu près les trois premiers mois), mais ça commence à prendre tournure. J'« inaugure » ça demain, pour l'occasion !

Le Plume vous salue bien.


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lundi 20 novembre 2006

Retour sur nos côtes

Pour une raison que je ne m'explique pas, mon tour du monde photographique s'est transformé subrepticement en un tour du monde des plages. Du coup, logique de terminer ce périple sur une des plages les plus occidentales de France métropolitaine.


La plage de Pen-Hat, Camaret, août 2000.

Une grande plage pour faire du cerf-volant et se dorer au soleil. Attention, même s'il ne fait pas si chaud, gare à l'effet écrevisse ! Sinon, on peut même aller faire trempette si on n'est pas trop regardant sur la température de l'eau. À droite, la pointe du Toulinguet ; à gauche, celle de Pen-Hir, avec ses « tas de pois ». En face, derrière le rocher du lion, l'océan, et encore l'océan.

À propos d'océan, il n'y a pas que ce blog qui ait traversé l'Atlantique : la météo d'aujourd'hui est sans aucun doute ce que les météorologues appellent un flux océanique perturbé. Bref, je me suis fait rincé, et pas qu'un peu. Je ne me rappelle pas avoir jamais réussi à produire une flaque d'eau en essorant des gants !

Le Plume vous salue bien.



dimanche 1 janvier 2006

2006

Bon vent à tous pour l'année qui commence !


Rocher du Lion, pointe du Toulinguet, Finistère, août 2000.

OK, pas très original, comme entrée, mais c'est de saison.

Parmis les questions urgentes du moment : rester sur 20six ou non ? Il y a pas mal de gens qui s'en vont en raison du changement de plateforme qui s'annonce chaotique. En ce qui me concerne, je m'interroge : des plateforme comme Blogger (anciennement blogspot) a au moins l'avantage de ne pas être géré comme un monôme d'étudiant... Inconvénient : encore moins d'interlocuteurs en cas de problèmes, et pas de mécanismes propres de suivi des commentaires, par exemple - d'un autre côté, RSS n'est pas fait pour les chiens... Bref, la question n'est pas tranchée. Vos avis sont les bienvenus.

Le Plume vous salue bien.


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mardi 21 novembre 2006

Taureau

Puisque c'est vers la Bretagne que nous a mené notre itinéraire, restons-y un peu. Un petit arrêt en baie de Morlaix, tiens !


Château du Taureau à Carantec, Finistère, 20 août 2001.

Si vous regardez sur une carte, vous verrez que les deux îlots Louet et du Taureau forment le passage le plus étroit de la grande passe de Morlaix - l'autre chenal, dit « de Tréguier » parce qu'il longe le côté est de la baie, donc le Trégor, a des profondeurs beaucoup plus faibles. Résultat, après avoir franchi sans difficulté ce passage, j'avais essayé de le franchir dans l'autre sens, à la voile, avec le courant de marée montante dans le nez : bah, il y avait pas moyen. Bon, c'était juste pour essayer ; c'est dans la direction opposée que je voulais aller. Il n'y avait qu'à attendre que la marée soit suffisament haute dans la rivière pour pouvoir remonter jusqu'à Morlaix.

Je suis retourné me balader dans le coin en septembre dernier. C'est pratique : depuis Perros, avec un gros coefficient de marée, on a pile le temps de faire l'aller-et-retour dans la journée, à condition justement de ne pas aller jusqu'au fond de la baie - si on attend trop longtemps, on risque fort de prendre la renverse de marée dans le nez, se retrouver à faire du sur-place au retour devant Trégastel, rater l'ouverture du port de Perros et dormir dehors. Ce qui peut être agaçant si on n'a pas prévu de quoi faire à dîner.

La mer me manque, tiens.

Le Plume vous salue bien.



samedi 12 février 2005

Sept mers, 7 : la Manche

Je termine tout naturellement cette série sur mon chez-moi maritime, la Manche, où j'ai pêché des crevettes avec une épuisette percée et dessalé des optimists du côté de Perros ; regardé manœuvrer les Abeilles dans le port du Havre ; où flotte à l'heure qu'il est l'un de mes rares morceaux conséquents de propriété - enfin, j'espère bien, qu'il flotte ! D'ailleurs, c'est tout naturellement une photo prise à la barre dudit bateau qui illustre cette entrée.


la Manche : le phare de l'île Louet, face à Carantec, baie de Morlaix.

La baie de Morlaix est un coin assez fascinant pour la navigation : vu du large et à première vue, on ne distingue pas la moindre entrée entre les ilôts rocheux et les petites îles caillouteuses. Si on a la carte marine du coin, tout devient beaucoup plus simple : avec une bonne paire de jumelles, on repère le phare de la Lande, un peu perdu dans les bois, sur la colline, tout au fond ; puis on l'alligne avec le phare de l'île Louet et on avance jusqu'à contourner de tout près l'île en question - et c'est tout droit, même à marée basse on débouche, en évitant tous les dangers, sur l'arrière-baie(*). Plus un seul caillou, un vaste plan d'eau entre des berges en pente douce, impression d'avoir changé de monde en quelques mètres. Tout au fond, la rivière qu'on remontera lorsque la marée le permettra jusqu'au port de Morlaix, presque sous le viaduc du chemin de fer.

Oui, la Manche, c'est un peu mon pays.

Le Plume vous salue bien.

(*) Ça, c'est la grande passe ; la passe de Tréquier (ainsi nommé parsqu'elle passe du côté du Trégor alors que la grande passe est du côté du Léon) est un peu plus délicate : accessible à mi-marée seulement, le chenal commence par l'allignement du phare de l'île noire (ouh, ouh  !) par le même phare de la Lande mais fait ensuite un coude assez prononcé. Quand je n'ai pas envie de réfléchir, je passe par l'autre côté, le détour n'est pas énorme.

Les sept mers :
  1. mer d'Alboran : pointe de Tarifa, Espagne, juin 1992.
  2. mer celtique : Rosslare Harbour, Irlande, août 1992.
  3. océan atlantique : Boston Harbor, Massachusetts, États-Unis, juillet 2001.
  4. océan pacifique : Solana Beach, California, États-Unis, août 2004.
  5. mer d'Iroise : pointe Saint-Mathieu, Finistère, France, juillet 2000.
  6. mer du Nord : Robin Hood's Bay, North Yorkshire, Angleterre, été 1994.
  7. la Manche : baie de Morlaix, Finistère, été 2001.


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jeudi 22 septembre 2005

équinoxial

L'équinoxe d'automne, cette nuit. L'équinoxe, phénomène astronomique semestriel marqué par l'orthogonalité de l'axe de rotation terrestre et de la droite joignant le centre de la terre au centre du soleil. Le seul moment donc où la terre ne présente pas au soleil un hémisphère plus que l'autre - les nuits ont la même durée dans les deux hémisphères, aequis nox.

Pour les marins et les riverains du littoral, l'équinoxe est synonyme de grandes marées. Les grandes marées de l'équinoxe d'automne sont souvent les plus importantes de l'année ; les grandes marées de fin août (une lune avant l'équinoxe donc) sont généralement d'une amplitude comparable. C'est si je me souviens bien par une de ces marées que j'avais fait ma première arrivée en baie de Morlaix :


Les roches peintes Roc'h Cahers, face à Carantec, Finistère, 20 août 2001.

J'avais posté un extrait de la carte marine du coin dans ma rubrique « cartes sur table » qui mériterait d'ailleurs que je la nourrisse un peu ; ces roches se trouvent légèrement à gauche de l'île aux dames. Il devait être à peu près trois heures et la marée commençait à peine à remonter - basse mer à 14h15 d'après mes notes d'alors, hauteur d'eau 0,80m au dessus du zéro hydrographique (contre 9,45m à la marée haute suivante). J'ai donc eu l'avantage d'appercevoir à travers l'eau la roche de l'équinoxe, roche cotée à 2m sous le zéro, pile sur l'allignement du grand chenal. Nulle doute qu'elle doive son nom aux circonstances de sa découverte, par la quille d'un navire ayant embouqué le chenal par une de ces grandes marées basses.

À deux pas de là, le château du taureau. Le conventionnel Gilbert Romme y fut emprisonné avec cinq de ses confrères, arrêtés pour collusion supposée avec les émeutiers du 1er prairial an III. Pourquoi parler de Gilbert Romme ici ? Tout simplement parce que c'est lui qui avait décidé de faire commencer l'année républicaine au jour où est observé l'équinoxe d'automne à l'observatoire de Paris. Ainsi, on assurait de manière définitive la concordance entre année solaire et année calendaire, en donnant autorité finale à l'observation. Rousseau, la primauté de la nature, etc.

Il est de bon ton de mépriser le calendrier révolutionnaire ; pour ma part, je l'aime bien. À force de travailler sur les documents de cette époque, il me semble simple et tout à fait naturel - en plus, on aurait une année universitaire allignée sur l'année civile, ô joie. Finalement, ce qui a fait sa perte c'est sans doute son manque de dimanches, les révolutionnaires, décidément peu soucieux des acquis sociaux, ne reconnaissant qu'un jour de repos par décade. On en aurait rajouté un deuxième que nous l'utiliserions peut-être encore.

Reste une question : quel jour sommes-nous ? L'équinoxe a lieu à 22h23, le 22 septembre 2005, soit le jour où j'ai commencé cette note et qui sera, on me pardonnera cet abus, son jour officiel de publication. Nous serions donc le 1er vendémiaire, an 203 de la république. Cependant il s'agit là de l'heure en temps universel, ce qui nous met à 0h23 heure légale - le 22 septembre serait donc le dernier jour complémentaire de l'an 202. Mais je préfère penser qu'il faut prendre en compte l'heure solaire à Paris, qui est à l'est de Greenwich de 2°20' ; il convient par conséquent d'ajouter 9 minutes à l'heure TU. L'équinoxe a donc lieu cette année à 22h32 à la montre du citoyen Romme et nous somme le premier primadii de vendémiaire, an 203 de la république française une et indivisible. Bonne année à tous.

J'observe par ailleurs que nous arrivons à l'heure fatidique. Il est donc instant que j'aille me coucher pour tenter de profiter de la moitié restante d'une nuit qui, au point de départ, comptait exactement douze heures.

Le Plume vous salue bien (« salut et fraternité ! »).



mardi 7 février 2006

(Sinon rien)

Loin des boulevards, petit détour par le « grand chenal » de la baie de Morlaix :


Tourelle Ricard, près du château du Taureau, baie de Morlaix, été 2001.

Exercice : sachant que la photo est prise du pont d'un bateau, que les tourelles sont généralement peinte de telle sorte que la peinture de couleur s'arrête à peu près au niveau des plus hautes mers, comment était la marée à ce moment précis ?

Le Plume vous salue bien.



samedi 18 juin 2005

Finis Terrae

Pensées de bout du monde en ce samedi étouffant de Paris - avec une légère gueule de bois qui n'arrange rien. De bout du monde, comme ce cap qui sépare l'hospitalité de la baie de Douarnenez, à l'est,du véritable grand bain...


Cap de la Chèvre, Finistère, août 2000.

Falaises de grès qui plongent d'une centaine de mètres, bruyère, vent... Et la houle atlantique, sans cesse.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 16 novembre 2005

Lost Marc'h

En un temps de crève automnale, de bouillasse de feuilles de platane sur les trottoirs et de nuit tombée bien avant de sortir du travail, il est bon - peut-être indispensable - de fermer les yeux quelques instants et de penser à des endroits qu'on aime.

Alors voilà : Lost Marc'h, « la queue du cheval » - les landes de la presqu'île de Crozon, face à l'océan ; la terre de bruyère qui s'enfonce sous les pieds ; un éperon rocheux que l'homme a barré de deux talus et de deux fossés, il y a si longtemps...


La pointe de Lost Marc'h et le cap de la Chèvre, Crozon-Morgat, Finistère, juillet 2000.

Au nord, derrière la pointe de Dinan, les « tas de pois » et l'archipel de Molène. Au sud, le biseau acéré du cap de la Chèvre et, sur l'horizon, la longue ligne du cap Sizun. La première fois que je suis venu ici, c'était en avril, vers le milieu des années 80. Il faisait grand vent et à la force du paysage s'ajoutait la légère euphorie d'un air trop pur. Un moineau épuisé par le vent s'était abrité derrière l'une des pierres levées qui parsèment la lande et nous, nous avions envie de crier face à la mer.

J'y suis retourné plusieurs fois depuis. C'était toujours aussi beau.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 18 novembre 2005

Bruyères ?

Entre deux journées d'histoire des technique, un petit coup d'œil du même endroit que mercredi, mais cette fois-ci en direction du nord :


Pointe de Lost Marc'h : vue au nord vers la pointe de Pen-Hir, juillet 2000.

Comme à la pointe de Dinan, l'étage du Crithme monte très haut : les falaises sont particulièrement fleuries en mai (Armeria, Cochlearia officinalis...) ; sur le plateau, la richesse en calcaire du substrat rocheux est sans doute en relation avec l'aspect très particulier de la végétation, notamment en pente S : de vastes pelouses herbeuses, colonisées par le Troène, sont riches en plantes calcicoles ou neutrophiles : Brachypodium pinnatum, Carex flacca, Salvia verbenaces, Eryngium campestre, plusieurs centaurées, Ranunculus bulbosus, Spiranthes spiralis...

Ce n'est pas moi qui le dis mais le très sérieux Guide naturaliste des côtes de France : La Bretagne du Mont-St-Michel à la Pointe du Raz, par Marcel Bournérias et consorts. Par contre, ne me demandez surtout pas à quoi ressemblent les plantes citées !

Le Plume vous salue bien.