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Des photos et des jours

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lundi 21 août 2006

Reprise

Et hop, c'est reparti. Une, deux, une, deux, au petit trot. Pas encore grand monde à Jussieu, ni dans Paris d'ailleurs... En ce qui concerne le déménagement de nos bureaux, j'ai bien l'impression que ce n'est pas pour tout de suite... Bah, vu le temps, à quoi bon être en vacances ?

Sinon, profité des temps mort de ce premier jour pour balancer sur Blogger les archives du mois d'août 2005, cf. les archives mensuelles dans la barre de droite.


Un concurrent de la course du Figaro au port de Perros en juillet 1986.

Dans le genre souvenirs, je suis revenu sur mes vieilles photos de lycéen empruntant le boîtier Pentax à son papa, histoire d'illustrer ce que je disais hier à propos des bateaux du Figaro : celui-ci est une parfaite illustration de half toner IOR des années 1980, aussi peu approprié que possible à la course en solitaire dans des mers plutôt rudes...

Ceci dit, le mauvais temps qu'avaient hier les concurrents du Figaro dans le golfe de Gascogne, il va falloir que je me le farcisse en scooter maintenant. Il n'y a plus de saisons ma bonne dame.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 4 août 2006

Ma cabane à moi

Même quand le port est fermé, c'est agréable, le bateau. Petit bout de terre rien qu'à nous - un des rares biens dont je sois pleinement propriétaire, somme toute. Finalement, un bateau, c'est une cabane flottante. Et pendant les vacances, faire des cabanes, c'est le top.


Le mur de retenue d'eau, port de Perros-Guirec, mardi dernier.

Évidemment, ce serait pas mal de pouvoir naviguer un peu. L'ennui, c'est que le port de Perros ne reste à flot que grâce au muret qui l'entoure - la baie, de l'autre côté de ce mur, ce vide entièrement. Or, ce mur est au dessus du niveau moyen de la mer ; par conséquent, lorsque les coefficients de marée sont inférieurs à 45 (c'est le cas ces jours-ci), la marée haute n'atteint pas le niveau du mur. Ouvrir les portes causerait une baisse dangereuse du niveau de l'eau, laissant certains bateaux (dont le mien) plantés bêtement dans la vase. Ce qui ne ferait pas tellement mes affaires.

Bah : demain, ça rouvre, et on va en profiter.

Le Plume vous salue bien.



mardi 15 août 2006

Au port

Il faut penser à rentrer à son port d'attache. Le bateau est installé dans le sien ; il est à peu près rangé - enfin presque.

Dernière sortie ce matin, avec un vent beaucoup plus léger que ces jours derniers. N'empêche : je ne suis décidément pas du matin... Ma tentative pour hisser le spi a été un foirage lamentable, et l'affalage s'est terminé spi dans l'eau... Pas complètement, mais tout de même, c'était très laid. Et dire que le gamin de mes voisins de ponton m'observait aux jumelles : quelle honte. Enfin, que j'étais observé, je ne l'ai su qu'après, rentré au port à l'heure de l'apéro.


Entrée du port de Perros le 9 août dernier.

Après ça, deuxième apéro, puis déjeuner en famille. Le rangement du bateau, après la digestion : c'est dire à quel point ce n'est pas fini. Surtout qu'il fallait rincer le fameux spi !

Le Plume vous salue bien.



mercredi 16 août 2006

À la maison

Et voilà, je suis de retour - l'envie de retrouver la Madame et le chez moi a vaincu la tentation de prendre le chemin des écoliers. Retour express et en droiture !


La twinga, deuxième du nom, au port de Perros un jour de beau temps.

Derniers rangements sur le bateau ce matin, et à terre en début d'après midi, et puis c'est parti ! Départ salué par un grain copieux dans les cinq minutes histoire d'éviter les regrets...

Et voilà. Jusqu'à la prochaine fois.

Le Plume vous salue bien.



samedi 11 août 2007

Black & White

La radio relatait tout à l'heure le départ quelque peu cahotique d'une étape de la Solitaire du Figaro cet après-midi à Brest : une histoire de marque de parcours qui avait été suprimée sans que tous les concurrents en soient informés, semble-t-il. Rappelons qu'un incident de ce type avait facilité la victoire de la goélette America lors de la Hundred Guinea Race, courue dans le Solent en août 1851. Le premier prix de la régate était l'immonde aiguière en argent connue depuis sous le nom d'America's cup - c'est dire si les imprécisions dans les instructions de course peuvent avoir des conséquences de longue haleine.

En 1986, le départ de la course du Figaro avait lieu à Perros-Guirec. J'étais sur les pontons, haut comme trois pommes malgré mes quinze ans, l'Asahi Pentax SP500 paternel autour du cou...


Un half-toner non identifié la veille du départ, Perros-Guirec, été 1986.

Dans l'appareil, un film noir et blanc Ilford FP4 (125 ASA, 20 poses) : sans doute parce que c'est l'époque où je faisais un peu de développement à la MJC du coin. Les optiques : un 50mm comme objectif de base, complétés par un 35 et un 75mm. Le tout en monture à vis (M42) : j'ai eu des changements d'objectifs difficiles, que ce soit sur les pontons perrosiens ou, dix ans plus tard, dans les terrains vagues sud-africains. Cette photo-ci me semble prise au 35mm mais je n'en jurerais pas.

Tiens, il faudrait que je m'y remette, au noir et blanc. Je pourrais réserver un boîtier à cet usage - pourquoi pas le tout dernier, qui ressemble comme un frère au SP500 dont il était question plus haut ?

Le Plume vous salue bien.



vendredi 10 février 2006

Envie d'été

Fatigué.

Envie qu'on soit en vacances, envie que ce soit l'été.

Envie de bateau.


Après le carénage. Perros-Guirec, juillet 2004.

Alors tant qu'à faire j'aimerais que l'été soit plus beau que sur la photo ; que le carénage soit fait par enchantement avant même que j'aie à m'en occuper ; que mes problèmes de poulie de tête de mat se réglent de la même manière. Et de W.C. marins aussi pendant qu'on y est, tiens.

Le Plume vous salue bien.



mardi 28 février 2006

Ces merveilleux fous volants

Pris une journée aujour d'hui pour faire de l'histoire : être obligé de parlementer une demi-heure pour avoir la joie de se rendre à son bureau, ça va un peu. Du coup, relu à la BNF un bouquin que tout le monde tient en grande estime et que je n'avais fait que parcourir il y a deux ans. J'y ai découvert une petite notice sur l'usine que j'étudie, qui réussit à ne pas avoir une seule phrase exacte. Pas une. Et pas des petites erreurs de détail, non : absolument tout faux. Je me disais aussi que j'avais des doutes concernant cet auteur... Ça tombe bien, je dois faire une communication à une journée d'études consacrée à son œuvre samedi prochain.

Moins ancien que ce livre (qui date de 1947, tout de même), et sans aucun rapport, cette photo d'un type de bateau qui a défrayé la chronique nautique dans les années 1980 : un catamaran propulsé par une sorte de deltaplane :


Un tornado à gréement modifié, Perros-Guirec, juillet 1986.

Des engins de ce genre tentaient de battre les records de vitesse à la voile - il y en a au moins un qui en a profité pour s'envoler en plein run. Ces merveilleux fous volants et leur drôle de machine...

Sinon, on vient de revoir un chef d'œuvre cinématographique du même tonneau : La coccinelle à Monte-Carlo. Que je n'avais pas vu depuis bien avant que je prenne cette photo. Maintenant, si je veux continuer à visionner ma filmothèque idéale, il faut que je trouve On l'appelle toujours Trinita. J'ai des goûts cinématographiques particulièrement fins et raffinés, il faut bien le dire.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 28 avril 2006

Bonne chose de faite

Voilà qui est fait, et pas trop mal fait.


La carène du bateau après nettoyage haute pression et petit ponçage rapide - reste à passer une couche d'antifouling.

Petite sortie en solo ensuite : c'est tout comme hier, mais avec le frein à main desserré cette fois-ci... D'un seul coup, on se rappelle pourquoi on aime ça !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 27 avril 2006

Et le lendemain...

Ce matin, même endroit, même heure - mais toute autre météo :


Rade de Perros vue du quai de la Douane, ce matin, 7h11.

Même résultat au demeurant, voire pire, puisque les deux bateaux présents hier matin y étaient encore et que trois ou quatre autres tentaient de s'insérer à des emplacements improbables. Du coup, je me suis contenté de regarder le magnifique lever de soleil - ils sont rares dans la région - avant de rentrer à la maison avec les croissants...

Journée magnifique ; un peu d'élagage (pas vraiment la saison mais pas envie non plus de faire sauter une ligne EDF), un peu de lecture, un peu de bronzette. Et en fin d'après-midi, une balade en bateau sous le soleil dans les petits airs... Pas rapide, la balade, on verra pourquoi.

Au retour, miracle, une place sur le grill de carénage. Je m'y amarre solidement (pas envie que le bateau ait la fantaisie de se coucher sur le côté opposé au quai) ; le temps d'aller manger quelques galettes et le bateau était bien posé sur sa quille. Inspection rapide : ce n'est plus une coque, c'est une grande exposition sur les alques et molusques de nos côtes, sans compter ces immondes urochordés qui sont tellement laids que je ne leur connais même pas de nom spécifique. Pas trouvé moyen de caréner l'an dernier ; ces saletés grandissent donc depuis pratiquement deux ans... Tu m'étonnes, qu'on était scotchés ! Du coup, c'est décidé, j'achette un kärcher demain matin. Ça va chier des bulles.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 26 avril 2006

Passez un tour

J'ai essayé, hein, si, si, je vous assure...


Le quai de la Douane, port de Perros-Guirec, sept heure, ce matin.

Seulement voilà : il n'y a que deux emplacements sur le grill de carénage, le long du quai de la Douane, et, quand je suis arrivé, ils étaient pris tous les deux. Il y en a à la rigueur un troisième en se posant sur la cale de l'autre côté du quai mais, ô surprise, quelqu'un était en train de s'y mettre... Bah, je réessaye demain matin, même heure.

Du coup, journée tranquille, à la maison pour cause de crachin, et finalement c'est mon mémoire qui a tiré son épingle du jeu : ça avance joliement, ma foi.

Le Plume vous salue bien.



samedi 20 mai 2006

Souffle souffle

Météo stroboscopique, disait fort justement ma chère et tendre ce matin - en quelques secondes, du ciel tout bleu à la pluie violente qui entraîne ce qui reste de la peinture de la façade ; transitoirement, les deux à la fois, ce qui surprend toujours un peu.

Je dois reconnaître, maintenant, quand il y a grand vent, je ne peux m'empêcher de me soucier de mon bateau, tout amarré qu'il soit à son ponton dans un port bien abrité.


Échouage sur le grill de carénage le mois dernier.

Bon, il est tout de même dans une position moins précaire que lorsque j'ai pris cette photo. Et les vents d'Ouest-sud-ouest ne sont pas bien méchants, vu l'orientation du port. Mais tout de même...

À part ça, repos : un peu de courses, de rugby à la télévision et de la rediffusion de sit-coms à succès des années 1990 sur une chaîne de la Freebox... Ce qui me restait de cerveau a fini de fondre, je pense.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 22 septembre 2006

Pilotage côtier

En toute rigueur la photo de mer que je vous avais promise pour hier aurait dû être pour demain. Tant pis, j'en mettrai une deuxième.


Tourelle latérale babord Bilzic et bouée cardinale ouest Couillons de Tomé, Perros-Guirec, août 2006.

On notera la grande poésie des noms des balises, qui sont au point de départ les noms des cailloux qu'elles signalent.

Si vous voulez de longues dissertations, allez faire un tour sur mon blog historique - je m'y remets, et j'essaierai d'y causer tous les vendredis. Mais du coup, ici, on va faire dans le laconique, pour une fois.

Le Plume vous salue bien.



samedi 15 mai 2004

Passages

Les tourelles : Gomonénou et Roc'hu (latérales babord), la Roche Bernard (latérale tribord, ma photo), la Pierre du chenal (danger isolé), Bilzic (latérale babord), la Horaine (cardinale nord).

Les perches : Linkin (lat. tribord) et la Durante (idem).

Les bouées : Cribineyer (lat. babord), Pierre Jean Rouzic (lat. tribord), la Fronde (idem), les Couillons (cardinale ouest), les Dervinis (card. sud), Roche Guazer (lat. babord, sifflante).

Ma photo : la Roche Bernard par une fin d'après midi, août 2003.

Devinette : à quel port de la Manche accède-t-on si on passe au voisinages des balises ci-dessus ?

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 27 mai 2005

Et l'unique cordeau des trompettes marines

Une journée de travail transpirée dans un Paris moîte de réchauffement climatique - alors, pourquoi pas se reposer un peu les yeux sur un paysage marin, un tant soit peu épargné par la fameuse canicule qui nous a coûté notre lundi de Pentecôte.


Baie de Perros, août 2003. Au fond, les Sept Îles.

La langue française n'a pas de mot spécifique pour ces paysages, alors qu'on n'y voit guère de pays, au sens de campagne, comme dans l'expression ancienne plat pays, ou dans paysan : un paysage marin, c'est beaucoup de mer et pas beaucoup de pays - du ciel aussi, évidemment. L'anglais, qui doit sans doute à ses racines germanique un certain goût pour les mots-valises, parle spécifiquement de seescape. Le français a bien marine mais ce mot ne désigne que le tableau que l'on peut faire de cette vue - la représentation, pas la chose. A rose is a rose is a rose is a rose.

Ce soir-là, tous les voiliers qui avaient passé la journée en mer traînaient un peu avant de rentrer au port, juste assez loin de la côte pour pouvoir regarder le coucher de soleil sur la mer.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : le titre est bien sûr d'Apollinaire ; c'est le texte du poème « chantre », dans Alcools



jeudi 7 septembre 2006

En voiture !

Départ demain à l'aube, plein Ouest - ça faisait longtemps que j'avais promis à un ami de lui faire faire du bateau ; la marée s'y prêtait et la saison n'est pas encore trop avancée. Alors : c'est parti !


Un sloop à l'ancienne passe devant l'île Tomé et la tourelle Bilzic, 9 août 2006.

Je vous tiendrai au courant : il me semble qu'il me reste du temps de connexion sur le wifi du port !

Le Plume vous salue bien.



vendredi 11 août 2006

Pierre du Chenal

Suite des marques remarquables de mon terrain de jeu : la Pierre du Chenal, tourelle de danger isolée (rayée noire et rouge, deux sphères superposées comme voyant).


La Pierre du Chenal et la pointe sud de l'île Tomé, baie de Perros, 9 août 2006.

On n'en voit pas tant que ça, dans la région, des balises de danger isolé. Il y en a une dans les chenaux de Bréhat et une près de Lézardrieux, me semble-t-il, mais je n'en vois pas d'autres. Elles désignent des obstacles qui peuvent être contournés de tous les côtés ; celle-ci est à la jonction des deux chenaux d'accès à Perros-Guirec. En toute rigueur, elle pourrait être une cardinale Est, vu que l'essentiel du caillou qu'elle signale s'étire plutôt vers l'ouest de la tourelle - j'ai vérifié ça, vu de la terre, à pleine marée basse tout à l'heure. Ceci dit, moyennant de ne pas la frôle par l'Ouest, il n'y a pas de problême majeur.

Peu après avoir pris cette photo, je me suis pris au jeu de tirer la bourre avec le bateau que l'on distingue au fond à gauche. Je ne suis pas particulièrement régatier, mais tout de même... En solo, ça veut dire que le pilote automatique reste en standby sauf de manière ponctuelle : on fait tout de même mieux marcher un bateau en le barrant à la main ! Et enchaîner les virements tout seul comme un grand, c'est crevant, mais c'est aussi assez exaltant, finalement.

D'ailleurs, hier soir, j'ai repéré un bateau qui louvoyait comme moi et qui ressemblait fort à mon voisin de ponton - un bateau rigoureusement identique au mien. Je me suis donc fait un petit plaisir en le rattrapant sans pitié... On est gamin ou on ne l'est pas.

Quant à mon adversaire momentané d'avant-hier, je l'ai bel et bien rattrapé au louvoyage, assez difficilement il faut le dire. Et il s'est empressé de me dépasser au portant un peu plus tard... On ne peut pas gagner à chaque coup.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 28 août 2005

De l'inconvénient des photos d'archive

En passant le phare de la Corne et la tourelle des Trois-Pierres cet après-midi, il faisait grand beau. Pas comme en juillet dernier lorsque cette photo a été prise...


L'estuaire du Jaudy, 27 juillet 2004.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 14 mai 2004

Points de suspension

Le sillon de Talbert est un endroit unique : une languette de galets sur un plateau rocheux, entre les estuaires du Jaudy à l'ouest et du Trieux (avec l'archipel de Bréhat) à l'est. Plus tout à fait de la terre, puisque seule y survit une maigre végétation halophile, entouré par de la pas tout à fait mer, tellement le coin est pourri de cailloux. Deux littoraux bien différents, caillasse et goémon à l'ouest, du côté des coups de vents, vase, herbes et salicornes à l'est dans les eaux calmes. Et comme partout en Bretagne nord, deux paysages différents pour un même endroit, au rythme des marées.

Au large, le phare des Héauts de Bréhat est le point le plus septentrional de Bretagne et marque de son feu visible à 24 milles nautiques la frontière marine entre Trégor et Goëlo. Entre le phare et le Sillon, la passe de la Gaine, large de quelques dizaines de mètres, permet aux petits navire de profiter par beau temps d'un raccourci conséquent entre Tréguier et Lézardrieux.


Photo prise à marée basse en août 2003 à Pleubian-Larmor (22).

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 25 juillet 2004

Plouaret-sur-Seine ?

Allez, je ne résiste pas malgré mes grandes déclarations d'hier à vous sortir ce RER égaré en gare de Plouret-Trégor (22), pris hier midi.

Résultat d'un détournement de train d'un banlieusard épris de grands espaces ? "À Landerneau, et en vitesse !" Mystère.

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 avril 2005

À l'ouest, mais moins

Tiens, pour le week-end, ce petit bout du monde, face à l'île de Bréhat : Loguivy-de-la-Mer, petit port de pêche à quelques kilomètres de Paimpol. On y ramène un tonnage assez conséquent de crustacés, ce qui donne lieu à des manœuvres un peu délicate de semi-remorques équipés en viviers, slalomant entre les muret de granit pour aller chercher leur cargaison de homards.


Loguivy de la mer, en Ploubazlanec (22), juillet 2000.

Un peu plus au large, la tourelle rouge-noire-rouge du Rompa (« danger isolé ») marque le rétrécissement du chenal du Ferlas, la passe sud de Bréhat. Au fond, c'est l'archipel bréhatin et sa pagaille d'ilôts et de rochers.

Le Plume vous salue bien.



samedi 24 juillet 2004

Pendant ce temps là, quelque part, des vaches regardent passer un train


Entre Plouaret et Lannion, vue du TER, aujourd'hui, vers 13h55.

Back to the basics en somme : la bonne couleur d'herbe, la bonne couleur de ciel, la bonne couleur de vache laitière. Un voyage en train, comme un retour : pendant toute une période de ma vie, j'ai eu l'impression de partir toujours, de n'arriver jamais ; maintenant, je peux faire des aller-et-retour et avoir dans les deux sens la sensation de rentrer chez moi. Serait-ce quelque chose comme l'âge adulte ? Moi qui pensais que ça n'arrivait qu'aux autres !

Voyager en photographiant, c'est aussi quelque chose d'assez nouveau pour moi. Longtemps je me suis refusé à voir le monde au travers d'un objectif ; puis j'ai pris des photos lorsque des situations particulières l'appelaient. Maintenant, blog et appareil numérique aidant, je photographie beaucoup, pour trouver l'image qui dira quelque chose. Du coup, quand vient l'heure du choix, hésitations : d'un côté, des curiosités, des monceaux de bois répandus sur un quai désaffecté à Lamballe, comme posés là par un ouragan méticuleux ; ou bien, une rame de RER au couleur du "transilien" en gare de Plouaret-Trégor, face au café de l'abattoir. Et puis, d'un autre côté, des photos qui sans guillemets ni points d'exclamation parlent d'un ici et maintenant.

Des vaches, par exemple. Qui regardent passer mon train.

Le Plume vous salue bien.



lundi 26 juillet 2004

Amers remarqués

Après le train et le vélo, le bateau : virée à Tréguier, par un vent de Nord-Ouest force 3-4, donc un vent de travers parfait, ciel légèrement nuageux, sans plus. Nickel, quoi. A part le maquereau qui se refuse à mordre... On allait trop vite pour lui, c'est sûr.


Bouée "Petit Penn-ar-Guezec", face à Plougrescant (22), aujourd'hui, vers 16h.

L'entrée de la rivière de Tréguier est marquée par un alignement parfait, deux phares à 137° permettant de parer tous les dangers. A un détail près tout de même : de jour, ces deux phares ne sont que des pignons blancs parmi d'autres sur les pentes plus ou moins boisées, absolument invisible. Les instructions nautiques donnent heureusement un autre alignement (un clocher par un château d'eau) qui permet de repérer la première bouée du balisage ; de là on rentre à vue, de bouée en bouée (ou en tourelle ou en perche).

Par contre on voit fort bien un autre alignement, dont on n'a que faire en l'occurrence : à droite de la bouée et du clocher de Plougrescant, il y a une tour blanche et noire ; un peu plus à droite, un mur blanc avec une bande verticale noire. Leur alignement donne l'axe d'une passe assez spectaculaire, la passe de la Gaine (ça donne une idée de sa largeur), qui sur une grosse dizaine de kilomètres passe à travers les cailloux pour déboucher sur l'archipel de Bréhat, en passant entre le phare des Héauts et le sillon de Talbert. Maintenant, pour les repérer depuis l'est de la passe, ça doit être coton...

Y aurait-il lieu à proverbe ? Parmi tous les amers remarquables, ce que l'on remarque le mieux sont précisément ceux qui ne nous indiquent pas notre chemin. Ou quelque chose comme ça. A vous de voir.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 27 mars 2005

Basse mer

Aujourd'hui, petit brouillard toute la journée ; déjeuner à une dizaine de personnes, cousins, cousines, enfants d'yceux... Et puis excursion dans les cailloux de Plougrescant. La mer y est soupoudrée de rochers, des granits dénudés qui se découpent sur un ciel un peu gris.


L'anse de Porz Scaff à Plougrescant, cet après-midi.

À marée basse de petites grèves se dégagent, abritées par les récifs du large. Les plaisanciers locaux y échouent leur bateau ; le mien reste à une distance respectueuse de ces parages !

Le Plume vous salue bien.



vendredi 24 novembre 2006

Armor

Me voici confonté à la rude tâche de présenter une photo du département des côtes d'Armor. Rude, parce que ce sera la centième photo de ce département sur ce blog, si l'on compte ses diverses incarnations... Et du coup, je m'en sors par une pirouette : la photo présentée ici est pratiquement identique à une photo utilisée il y a plus d'un an - même endroit, même jour, mais avec mon boitier reflex et au lieu de mon appareil numérique.


Anse de Porz Scaff, Plougrescant, 27 mars 2005.

On parlait hier de nom de département ; celui-ci a la particularité d'être un pléonasme : ar mor, c'est la mer et, par extension, la Bretagne littorale par oppostion à la Bretagne des forêts, ar goat. Les Côtes-d'Armor, ce sont donc les côtes du bord de mer. Un vrai scoop. Évidemment, ce département, il ne s'appelait pas comme ça : j'ai (en partie) grandi dans le département des Côtes-du-Nord, qui portait sans complexe ce nom depuis 1789. Mais voilà : le champ lexical boréal faisait paraît-il fuir le touriste - à mon avis plus intimidé par la présence périodique pendant les années 70 de pétrole brut sur les plages et, depuis les années 80, la présence constante d'algues vertes sur les plages et d'odeur de lisier dans les campagnes. Mais bon : de nom le département a changé, pas de raison après tout que les réactionnaires de la côte Sud soient les seuls à avoir un nom celtisant.

Et puis, Armor, ce n'est pas si malheureux comme nom : ça évoque ces paysages marins fantomatiques de roches suspendues entre le ciel et l'eau gris-vert de la Manche. Comme ce dimanche de printemps sur le littoral trégorrois.

Le Plume vous salue bien.



samedi 17 juillet 2004

l'air de ria

La Bretagne Nord ce n'est pas que les rocs battus par les vents, c'est aussi les fonds d'estuaires tranquilles avec les pêches-promenades échoués aux milieu des champs. On tombe dessus au hasard d'un tournant -- mon tirant d'eau m'interdit ce genre d'endroits, par contre mon vélo m'y amène sans problème.

Tout à l'heure, en prenant les petites routes, je suis tombé sur tout un tas de petits villages où je n'avais jamais mis les pieds en 32 ans de Trégor (bon les 4 premières je n'en ai pas beaucoup de souvenirs). Trézeny, Lanmérin, Langoat, Troguéry et celui-ci, Pouldouran, près de la Roche-Derrien, sur une branche de la ria du Jaudy.


Pouldouran (22) à marée basse, tout à l'heure, vers 16h30 et 30km.

Le Plume vous salue bien.


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samedi 19 août 2006

Lieue de grève

Il faut parfois faire des sacrifices pour faire des photos. Par exemple, ouvrir la fenêtre de la voiture tout en roulant le long de la lieue de grève - cette vaste plage entre Saint-Michel-en-Grève et Plestin, aux confins Ouest des Côtes d'Armor, infestée depuis près de vingt ans maintenant par la prolifération des algues vertes.


La lieue de grève vue de la route, 3 août 2006.

J'essaye cependant de me réaccoutumer à l'actualité, de laquelle je m'étais sciemment coupé ces dernières semaines. Pas évident : quand j'entends la radio se lamenter sur le sort d'une Française qui s'est rendue, enceinte, dans un pays où elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt, et qu'au lieu de déplorer son manque du plus élémentaire bon sens on crie au scandale parce qu'elle risque d'accoucher en prison, ça me donne envie d'éteindre la radio vite fait.

Et que se passe-t-il si je ne suis pas assez rapide pour couper le son ? J'apprends que la France, grande puissance d'envergure mondiale comme chacun sait, s'apprête à assumer sa vocation historique au Proche-Orient en amenant la Paix aux petits Libanais : deux cent troufions, oui Monsieur, pas un de moins. Dont une bonne part de troupes du génie, solidement armées de pelles et de pioches. C'est que, voilà : si on envoyait de vrais soldats, ils seraient bien obligés de remplir le mandat que leur donne le Conseil de sécurité des Nations unies, à savoir notamment de désarmer le Hezbollah. Lequel risque fort de ne pas se laisser désarmer comme ça. Il y aurait donc des coups à se prendre, ce qui fait mal, et des coups à donner, ce qui risquerait d'écorner la prétendue politique arabe de la France. Donc : courage, fuyons...

Finalement je préfère encore le beach volley à Saint-Michel-en-Grève. S'il n'y a pas trop de soleil et que le vent est de terre, l'odeur est finalement bien meilleure que celle qui émane du quai d'Orsay.

Le Plume vous salue bien.



samedi 23 septembre 2006

Et surtout, bonne santé

Nous sommes aujourd'hui, simultanément, le 1er vendémiaire de l'an 215 et le 1er Tishri 5767. Un double premier de l'an donc : bonne année à tous. Bon, techniquement, nous sommes maintenant le 2 Tishri, vu que la nuit est tombée peu après que la pluie ait commencé à en faire autant - mais ne pinaillons pas, voulez-vous.

Ce matin, à 6h03 (heure légale), c'était aussi l'équinoxe d'automne. Merci au site fort savant et très officiel de l'IMCCE (institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides), qui me confirme cette heure précise. Les nuits sont maintenant officiellement plus longues que les jours, et ça ne va pas s'arranger avant le 22 décembre à 0h21 UT - date officielle du solstice d'hiver. Voilà qui va conforter tous ceux qui se sentent un peu patraques, et je suis sûr qu'il y en a. Bein oui, quoi, pas de raison que je sois le seul.


La lieue de grève, près de Saint-Michel-en-Grève. Au fond à gauche, l'île Millau, face à Trébeurden.

Notons d'ailleurs que la coïncidence entre l'équinoxe et le début de l'année républicaine n'en est pas une, je l'avais mentionné il y a un an : c'est étudié pour. Que Rosh Hashana tombe le jour de l'équinoxe, par contre, il n'y a pas de raison particulière : le calendrier juif est construit sur la base du mois lunaire (29 jours et demi - les mois font donc soit 29, soit 30 jours). Afin d'accorder le calendrier aux saisons, un mois supplémentaire est ajouté tout les deux ou trois ans, suivant un cycle fixe de 19 ans. Le nouvel an tombe donc entre début septembre et début octobre, sans qu'on puisse être plus précis a priori. Comme l'équinoxe bouge aussi (entre le 21 et le 24 septembre), je ne me prononcerai pas sur la prochaine année où cette coïncidence se reproduira.

Au fait, pourquoi la photo de mer ? Parce que le mot équinoxe me fait toujours penser aux grandes marées du même nom. Il se trouve cependant que, cette année, la grande marée de l'équinoxe correspond à une nouvelle lune ; or, les marées sont plus forte à la pleine lune en raison des variations de la distance terre-lune. Par conséquent, les marées d'il y a deux semaines et celles qui auront lieu dans deux semaines sont beaucoup plus fortes que celles de ces jours-ci.

Et sur ce, je vais me coucher.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 14 septembre 2006

Au milieu de la baie

Finalement, je ne suis pas plus doué pour parler de sujets d'actualité sur le blog que pendant les repas de famille - je suis un spécialiste des pauses-clopes virtuelles entre la poire et le fromage, d'autant plus virtuelles que je ne fume pas.

Alors tiens, une image de mer : une balise qui ne paye pas de mine, au milieu de la baie de Lannion, qui répond au doux nom de bouée du Crapaud.


Baie de Lannion, samedi 9 septembre 2006, vers midi.

Je ne sais pas si le crapaud se transforme en prince charmant si on l'embrasse, je n'avais pas de princesse à bord pour tester ça. Et je ne tiens pas à ce que ce soit la coque qui assure l'embrassade. Moins de risque que sur d'autres bouées, d'ailleurs : alors qu'ils sont très vifs aux environs, les courants de marée sont faibles dans la baie.

Paysage maritime : au fond, c'est la lieue de grève, dont on ne voit rien sinon l'uniforme plateau qui la surplombe ; à l'Est, le port de Trébeurden caché derrière l'ile Millau et, plus au Nord, la sphère immaculée du centre de télécommunications spatiales de Pleumeur-Bodou - le radôme. À l'Ouest, on distingue d'abord les roches triangulaires du plateau de la Méloine, puis le granit de la pointe de Primel, puis enfin la côte du Léon qui se déroule de l'autre côté de la baie de Morlaix.

Petite brume ; dominant la côte, le clocher de Plougasnou, amer remarquable s'il en est, surveille le paysage.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : on nous l'annonçait depuis plusieurs jours ; enfin, la pluie est tombée sur Paris, et pas qu'un peu, pendant que nous dînions au passage Brady tout proche. En sortant, les canniveaux du boulevard de Strasbourg évoquaient étrangement les rues de Bombay au début de la mousson.



jeudi 17 août 2006

Grains

Reprise en douceur de la vie parisienne : pas mis les pieds dehors de la journée, à part cinq minutes, pour aller chercher le pain. Le ciel étant peu encourageant, je me suis pressé de rentrer, avant que l'orage n'éclate. Joli grain, d'ailleurs.

Voilà l'étendue de mon expérience parisienne du jour. Je me permettrais donc de continuer sur les images de Bretagne, de préférence avec un temps un peu nuageux. Ça arrive, de temps en temps, si, si. Nettement moins qu'à Paris ces quinze derniers jours, d'après ce qu'on m'a dit, mais tout de même...


Les bords du Jaudy à Trédarzec, 1er août dernier.

Sinon, il faudra que je vous cause du livre que je suis en train de lire sur la pêche à la sardine dans le Morbihan. Très intéressant. Plus que le lamentable Louis XVI de Chaussinand-Nogaret dont je causais l'autre jour. Pas parfait non plus, notamment du point de vue formel - il aurait bien eu besoin de mes relectrices de choc, tiens - mais tout de même, un vrai livre d'histoire.*

Le Plume vous salue bien.

*Xavier Dubois, La Révolution sardinière, pêcheurs et conserveurs en Bretagne Sud au XIXe siècle, Rennes, PUR, 2004, 384p.



vendredi 18 août 2006

Encore un dernier jour

Dernier jour de vacances aujourd'hui, puisque demain, c'est le week-end, plus les vacances. Encore que, vu que de toute façon je ne travaille pas les vendredi, techniquement, c'était hier, mon dernier jour. Mais qu'importe.

Pause également pour l'histoire, bien qu'on soit vendredi : pas pousser Mémé, et tout ça. Jeux sur l'ordi, un peu de shopping - une journée tranquile. Qui a commencé un peu en sursaut d'ailleurs. La coupable a été retrouvée et chatiée. Ce réveil hâtif fait que, exceptionnellement, je me souviens de ce que j'étais en train de rêver : il s'agissait d'acheter (ou seulement de regarder ?) un tableau cubiste de l'école de Palaiseau. Sic. Dans mes rêves, même l'histoire de l'art est en foutoir.


Même lieu que la photo d'hier, à peu près le même moment aussi.

Sinon, à peine les affaires sont elles rangées que je comence à planifier le prochain week-end bateau. Il devrait y avoir un créneau le 9 septembre, tiens.

Le Plume vous salue bien.



samedi 19 juin 2004

Iles


Environs de Ploumanac'h (Côtes-d'Armor), fin août 2003.

Alors qu'un grain passe sur la côte, les sept îles émergent dans la lumière. Chapeau, l'éclairagiste.

Le Plume vous salue bien.


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dimanche 26 juin 2005

L'envol des pilons de poulets

Bon, fin de semaine pas bien brillante, bien que plus calme que les jours qui ont précédé... Le vélo est réparé - enfin à peu près, j'ai enfin compris le problème bizarre que j'avais avant la grosse panne de l'autre jour, mais je n'ai pas pris le temps de le résoudre. Heureusement que le magasin de sport du coin était ouvert aujourd'hui pour cause de soldes : j'ai pu me racheter une roue, sur laquelle la nouvelle roue libre se vissait sans problème et que j'ai même fini par réussir à monter sur le vélo. Heureusement que le voisin du dessous m'a appelé pendant qu'on dinait pour me dire que j'avais oublié de l'attacher, le vélo, sinon j'aurai bien pu réussir à me le faire chouraver, maintenant qu'il a ses deux roues.

Bref, pour s'offrir un peu d'évasion, je vous propose de découvrir une méthode pour apprendre à voler à un pilon de pouet, même sil est rongé jusqu'à l'os :


Les Sept Îles (Côtes d'Armor), juin 1992.

La méthode est la suivante :

  1. Se munir d'un poulet roti ;
  2. Embarquer pour un coin ornithologiquement intensif ;
  3. déguster ledit poulet bien en vue des goëlands de service, histoire de les faire saliver un peu ;
  4. leur lancer quelques échantillons, histoire de leur montrer que les choses sérieuses peuvent commencer ;
  5. ensuite, tendre à bout de bras un reste de pilon de poulet : il ne devrait pas tarder à prendre son envol.

Le Plume vous salue bien.



mardi 27 juillet 2004

"There and back again"

Dernier coup d'œil sur Tréguier en repartant dans la grisaille matutinale :


Tréguier, l'ancien port et la cathédrale, 27 juillet 2004, 9h30 bien tassée.

En fait, pas si simple : en arrivant sur le port de Tréguier il a fallu trouver le maître de port pour lui régler la nuit (soit 14 euros, diantre !), d'où une demi-heure perdue à passer sur les pontons. Résultat : départ une heure après la basse mer, d'où fort courant rentrant dans l'estuaire, une demi-heure supplémentaire fusillée. Et du coup, après une navigation sans histoire, à raser les cailloux un peu pour tâcher de rattraper le temps perdu, loupage de la marée à Perros, où le port n'ouvre que quelques heures par jour (deux heure à midi et à minuit ces jours-ci).

Du coup, la brave bête passe la nuit sur un coffre d'attente, à un quart d'heure de pagaie de la côte sur l'annexe gonflable. Un peu crade d'ailleurs, l'annexe, pour cause de tentative malheureuse de débarquement dans la vase de Tréguier hier soir.

Ca fera toujours ça de bateau en plus à faire demain !

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 26 août 2005

Perros - Tréguier

Aujourd'hui, trajet Perros - Tréguier, avec deux équipiers recrutés dans la famille. Tranquile : le fils du cousin à régler les écoutes, la femme de son oncle à la barre, et moi à manger des sandwich et regarder le paysage... Royal, même.

Évidemment, regarder le paysage, on appelle ça faire la navigation. À condition toutefois d'utiliser quelques accessoires supplémentaires : jumelles, compas de relèvement, carte marine, règle Cras, instructions nautiques... Ça tombe bien, c'est un des trucs que je préfère. Sur ce trajet, ce n'est pas très compliqué (d'autant que c'était la deuxième fois que je le faisais dans ce sens là) sans être non plus par trop simple. Jusqu'aux abords de la rivière de Tréguier, pas de difficulté ; après, il s'agit de trouver la passe. Il y a une bouée à reconnaître, la Basse Crublent ; ce ne serait pas si simple s'il n'y avait l'alignement de l'église par le château d'eau de Pleubian qui permet de la repérer. Après, il y a un autre alignement à terre qui indique la passe mais de jour il est pratiquement inexistant : il s'agit de deux phares dont l'un ressemble à une maison avec une grosse verranda face à la mer et l'autre est aux trois quarts caché dans les arbres. En faisant le cap qui va bien, on y arrive, mais non sans une légère appréhension. Enfin, après ça, on passe pile entre une latérale babord et une latérale tribord ; ensuite, moyennant quelques ruses au début, c'est du pilotage facile entre les bouées de la rivière.


Le Jaudy au port de Tréguier, vu vers l'aval, avril 2004.

À noter sur cette image les nombreuses bouées ou perches rouges et vertes. Les rouges sont des latérales babord, à laisser à droite en descendant la rivière ; les vertes, des latérales tribord, à laisser à gauche en sortant. Évidemment, c'est comme pour le slalom à ski : il faut le plus souvent laisser à gauche les bouées qui sont sur la droite de la rivière, et réciproquement.

Sinon, à l'arrivée au port, joie : contrôle des douanes, qui sont bien sûr habilitées à contrôler le matériel de sécurité. Ce qui ne m'arrangeait guère, vu que mes fusées de détresse étaient périmées depuis 18 mois et mon extincteur réglementaire depuis des années... Ils ont mis un bout de temps à se convaincre que j'étais bien le propriétaire du bateau - ce qui est pourtant relativement flagrant à voir l'acte de francisation du bateau, qui comporte une photo d'identité. À croire que je n'ai pas une tête à posséder un bateau. Celà étant fait, ils m'ont laissé un sursis : pas d'amende, moyennant d'aller illico racheter les équipements défaillants et de leur faxer la facture dans les plus brefs délais... Ça casse un peu l'ambiance en fin de sortie, mais bon, acheter pour 27 euros de matériel dont j'avais de toute façon besoin est plus agréable que de payer 370 euros de prune.

Demain, bricolage et balade éventuelle dans les environs. Après-demain, peut-être exploration de quelques passages subtils du coin.

Le Plume vous salue bien.



samedi 27 août 2005

Tréguier en gris (ou : journée Caliméro)

Temps médiocre, un peu lourd ; le ciel sur Tréguier n'était guère plus bleu que lorsque j'y avais fait escale l'été dernier :


Le port de Tréguier vu de l'aval, 27 juillet 2004.

Du coup, bricolage et nettoyage étaient au menu de la journée. Sans grand succès, il faut le dire, mais c'est toujours ça de pris. Après ça, j'enfourche le vélo pour les 20km du retour... et je crève, de la roue arrière bien sûr, au bout de quelques kilomètres. Là, évidemment, en fouillant dans la sacoche de guidon, je réalise que la clé de quinze, indispensable pour démonter ladite roue, est restée à la maison. Je me revois d'ailleurs triant le contenu de cette sacoche et m'exclamant : « Mais pourquoi diable me trimballé-je cette pesante clé de quinze ? Allez, zou, dans la boite à outils ! »

Réparer une crevaison sans enelver la roue, ça n'est pas évident. J'ai réussi à démonter le pneu et à en sortir la chambre mais, dans ces conditions, pas moyen de trouver la fuite - qui semble faible. J'ai bien une chambre à air de rechange mais, faute de pouvoir démonter la roue, elle m'est totalement inutile... Je repars, regonfle la roue, avance de quelques kilomètres, regonfle de nouveau, etc.

Évidemment, quand on fait comme ça, plus ça va et moins ça va. Arrivé au tiers du chemin, le gonflage ne tenant plus du tout, re-démontage - il est maintenant clair que les fuites sont devenues innombrables, grâce à la meilleure amie du pneu : la jante, sur laquelle je roulais vers la fin de chaque segment. Lorsque mes parents, inquiets de ne pas me voir arriver sur le coup de 21h alors que j'avais anoncé hautement que je rentrerai pour dîner, m'appellent sur le portable, je ne refuse pas l'offre qui m'est faite d'un rapatriement automobile.

On a sa dignité, certes, mais il y a des jours où il vaut mieux arrêter les frais.

Le Plume vous salue bien de ses mains pleines de cambouis.



mardi 1 août 2006

Trégor

Et voilà : en wifi depuis le bateau, si c'est pas la classe ça ? Évidemment, ça implique que le bateau soit au port. Question du jour : le sortir demain malgré le temps incertain ou non, et dans ce cas, il ne bouge pas jusqu'à samedi, pour cause de coefficients de marée insuffisants. Et si je le sors, pour aller où ? Tréguier serait l'hypothèse la plus fiable, l'autre possibilité étant Trébeurden - moins joli, mais moins de rivière à descendre pour rejoindre la mer libre.


Tréguier vu de ce qui reste de l'ancien pont, cet après-midi.

Tréguier, nous y étions tout à l'heure, pour la promenade et un peu de shopping (vêtements de mer et cosmétiques à base d'algue, le tout à Trédarzec, voui Madame). Profité un peu du beau temps qui revenait, au bord de l'eau, avant de revenir à Perros pour un petit moment sur le bateau - même s'il était au port !

Bref, les vacances.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 22 octobre 2006

Au passage

Au passage, une photo de mer, ou plutôt de rivière - disons de ria, puisqu'on y trouve guère que de l'eau de mer, surtout à marée haute.


Le port de plaisance de Tréguier vu au travers de l'ancien pont de Trédarzec, 1er août 2006.

À quelques kilomètres de là vers l'ouest, mon bateau va bien, on me l'a confirmé.

Beaucoup plus loin à l'est et au sud, il y a le canal de Suez. Il faudra que je vous parle en détail du bouquin de Nathalie Montel, Le chantier du canal de Suez (1859-1869), une histoire des pratiques techniques (In Forma / École nationale des Ponts et Chaussées, 1998). J'en disais deux mots en post scriptum dans mon entrée historique de vendredi dernier, mais il faudra que j'y revienne : une belle démonstration de ce que peut être une monographie en histoire des techniques. Ça tombe bien, je suis censé en écrire une.

Beaucoup plus au sud mais un peu moins à l'est, j'ai mis un peu d'exotisme dans la rubrique cartographique : le mont Kartala, à la Grande Comore. Je n'y suis jamais allé et c'est bien dommage.

Beaucoup moins au sud mais nettement plus à l'est, Lucknow, dans la plaine du Gange. Je n'y suis jamais allé non plus mais la cuisine locale a de nouveau prévalu ce soir. Logique, vu que les recettes sont par ordre géographique dans le livre de cuisine que j'utilise et que j'ai décidé d'en faire toutes les recettes, dans l'ordre. Eh bien, décidément, si l'on en juge par le raffinement de ses currys, Lucknow mérite le détour.

Eh oui : les dimanches pluvieux, on voyage immobile.

Le Plume vous salue bien.