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Des photos et des jours

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mercredi 8 novembre 2006

Mémoires d'été

Bon : novembre, le mois où l'on plonge vers l'hiver, les petits tracas de santé qui vont avec et tout et tout, ça suffit : dans ce blog, cure d'estivothérapie : pour quelques jours, photos garanties 100% juillet-août. Ah, mais.


L'étang des forges d'Étouars, Dordogne, juillet 2006.

Avec pour commencer, de la chaleur, un plan d'eau pour donner un peu de fraîcheur, des bois où il fait bon souffler un peu et une petite bicoque pour ranger les cannes à pêches.

Même si je n'ai jamais été un pêcheur à la ligne, personnellement. Mais je comprend qu'on puisse aimer ça.

Le Plume vous salue bien.



samedi 26 mai 2007

Impression : la forge après l'orage

Juillet dernier ; l'orage était passé sur le Nord de la Dordogne. Le disc-jockey rangeait ce qui, de son matériel, avait survécu à la pluie ; sur les routes de la région, on déblayait les arbres. Mais de l'autre côté de la place du village, les paléométallurgiste polonais n'avait pas cessé de pomper sur le soufflet de leur bas-fourneau expérimental. La pluie s'était calmé, l'heure de « l'ouverture spectaculaire du fourneau » (l'événement était annoncé en ces termes par le programme des réjouissance) approchait.


Etouars (Dordogne), 16 juillet 2006, vers 10h du soir.

À vrai dire, si l'ouverture était spectaculaire, le résultat l'était moins. Au lieu d'une masse de fer plus ou moins pur, les lampes électriques n'ont détecté que quelques vagues refflets métalliques. Le matin même, le haut-fourneau expérimental avait fait à peine mieux que son petit frère en produisant les trois quarts d'un boulet de canon. On ne devient pas maîtres de forge en un jour.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 12 août 2007

Aux fourneaux

« Les ouvriers de fourneau : une quasi corporation rurale au XVIIIe siècle » - telle est la communication que j'avais promise pour le colloque de la semaine prochaine à Copenhague. Et bien voilà : elle est terminée, relue, imprimée, prête à être fourrée dans la valise. Bonne chose de faite.

De quoi s'agit-il ? En gros, de montrer que les ouvriers qui conduisaient les hauts-fourneaux au charbon de bois que j'étudie formaient un groupe cohérent et organisé, au sein duquel chacun avait son rang, et que c'est ce groupe qui, collectivement, détenait le savoir-faire métallurgique. Pas forcément palpitant pour le grand public mais, vu le peu de sources dont nous disposons sur la vie ouvrière avant le XIXe siècle, c'est précieux.


Le haut-fourneau expérimental d'Etouars, Dordogne, juillet 2006.

D'ailleurs, ce savoir-faire, ce n'était pas rien : l'archéologie expérimentale arrive à faire fonctionner des bas-fourneaux à fer sans aucun problème ; à reproduire la réduction du plomb ou du cuivre telle qu'elle était pratiquée par les anciens ; mais pour les hauts-fourneaux au charbon de bois, ce n'est pas encore concluant : lors de la campagne d'essais de l'été 2006, le haut-fourneau expérimental d'Etouars avait produit en tout et pour tout 9 kilos de fonte...

Le Plume vous salue bien.



mercredi 26 juillet 2006

Charbonnier

Je me rends compte que l'entrée d'hier n'était pas très claire sur un point : que la majorité des forêts étaient utilisées pour produire non pas du bois (bois de chauffage ou bois d'œuvre) mais bien du charbon de bois, pour alimenter en particulier les forges, y compris les hauts fourneaux, mais aussi les autres industries métallurgiques, les verreries, les potiers, etc. On achetait le bois sur pied, sauf bien sûr à être propriétaire de ses propres bois, à un âge de quinze à vingt-cinq ans suivant les essences, et on payait un charbonnier pour le transformer en charbon - le « carboniser ».


Reconstitution partielle d'une meule de charbonnier, Hautefaye (Dordogne), 16 juillet 2006.

Les copains de la RTC ont reconstitué cette meule de charbonnier sur une parcelle longtemps utilisée à cet effet. Le bois était empilé comme on voit ici, en ménageant un trou au milieu, puis recouvert de terre ou plus exactement de plaques de gazon, avec la terre qui va avec. On mettait le feu au milieu et, une fois que ça avait bien pris, on refermait le trou. La meule brûlait comme ça sans flamme pendant plusieurs jours, le charbonnier restant à côté pour rajouter de la terre si jamais la meule s'ouvrait et commençait à brûler pour de bon.

En tout cas, si on s'imagine les anciennes forêts avec de grands arbres spectaculaires, on se met le doigt dans l'œil : les forêts privées étaient exploitées en taillis pour produire de la « charbonnette » - des troncs d'une dizaine de centimètres de diamètre ; quant aux forêts domaniales, elles étaient essentiellement exploitées en taillis sous futaie : la même chose, sauf qu'à chaque coupe on laissait subsister quelques troncs, les « balliveaux », pour produire du bois d'œuvre. Du coup, on trouve encore dans quelques coins de grands arbres portant toute une série de marque : celles qu'apposaient les « gardes-marteaux » de la maîtrise des eaux et forêts, désignant cet arbre comme balliveau. Un arbre de plus de vingt-cinq ans était donc l'exception et non la règle*.

Le Plume vous salue bien.

* Je lisais cet après-midi les déboire d'un maître-mâteur à la recherche de 73 mâts pour Toulon en 1748, et qui ne peut en trouver que 55, d'ailleurs trop petits, dans la vaste forêt de la Petite Vache - aujourd'hui forêt de Génieux, qui couvre le sud du massif de la Chartreuse. Il repart donc vers la Franche-Comté, où on a signalé de beaux sapins...



vendredi 19 janvier 2007

Promenons-nous dans les bois...

...pendant que le loup n'y est pas...

Les habitués de ces pages se rappellent peut-être de la conférence à laquelle j'avais participé l'été dernier à Varaignes et Etouars (Dordogne). Comme je crois comprendre que les membres de l'association organisatrice ont récemment découvert ce blog, voici un petit clin d'œil qui rappellera l'été !


Un paléométallurgiste polonais dans le taillis de châtaigner d'Hautefaye (Dordogne), 16 juillet 2006.

Le lien entre taillis et métallurgie est évident : c'est ainsi qu'on produisait les bûchettes propres à être transformées en charbon de bois. Lequel était le combustible exclusif des hauts-fourneaux jusqu'à la toute fin du XVIIIe siècle - le coke, produit à partir de la houille, ne le remplace que graduellement au siècle suivant1. Le lien avec la Pologne est plus circonstanciel : les associations organisatrices2 avaient convié des spécialistes polonias de la métallurgie ancienne à se joindre à nous.

Si on combine le tout, on obtient quoi ? De bons moments, sympas et fructueux. Quand je pense qu'il y en a pour trouver l'histoire des techniques trop austère...

Le Plume vous salue bien.

1 les tonnages de fonte produite au coke ne dépassent lade fonte au bois qu'en 1853, les deux courbes étant alors ascendantes. Le tonnage de fonte au bois commence cependant sa décroissance quelques années plus tard.

2 La Route des Tonneaux et des Canons et le Centre permanent d'intitiatives pour l'environnement du Périgord-Limousin.



lundi 11 juin 2007

Des couleurs et des notes

C'est peut-être une manière de se retirer dans ma tour d'ivoire ; en tout cas, quand je ne fais pas de l'histoire - ni le boulot pour lequel je suis payé, tout de même - je poursuis mon exploration de la musique dite classique.

Pensée profonde du jour : le concerto pour Piano n°2 de Brahms me fait penser à la peinture de Kandinsky. Si ça c'est pas un blog de haute tenue intellectuelle, ça, madame ?


De grosses notes sur une vaste portée : après les moissons, Hautefaye (Dordogne), juillet 2006.

Autre découverte fondamentale : la Fantaisie pour piano et violon en do majeur, de Schubert, c'est nettement plus guilleret que les Lieder du Winterreise, par le même, écrits en 1827 aussi. Avec des réflexions d'une telle profondeur, je vais finir docteur en musicologie, c'est sûr.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 9 mars 2007

Les risques du métier

L'histoire est une discipline dangereuse : vous construisez patiemment une narration historique de votre sujet, en faisant des hypothèses mûrement pesées en fonction de la documentation dont vous disposez - mais à tout moment, l'état de cette documentation peut changer et ébranler votre échaffaudage...

Tombé aujourd'hui sur des masses de documents conservés dans un fonds improbable et concernant directement mon sujet. Fatalement, ça remet en cause un certain nombre d'idée que je m'était faites ; ça en confirme certaine, ce qui fait toujours plaisir ; ça en fait jaillir de nouvelles... C'est ça, la recherche en histoire.


L'intérieur du haut-fourneau de Forgeneuve, commune de Javerlhac, Dordogne, juillet 2006.

Évidemment, si j'avais pu trouver ça avant d'écrire mon mémoire de M1, je n'aurais pas écrit exactement les mêmes choses... Ce sont les risques du métiere.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 4 mai 2006

Forge neuve

Depuis le temps que je vous casse les pieds avec les hauts fourneaux du XVIIIème siècle, je vais enfin pouvoir vous en montrer un, remarquablement bien conservé contrairement aux « vieilles forges » d'Argoat dont on parlait hier : Forgeneuve-en-Périgord, commune de Javerlhac, département de la Dordogne, pas très loin de Nontron. Je n'avais jamais été jusque là : j'avais remonté le Bandiat au delà de la limite du département de la Charente jusqu'au site des forges de la Chapelle Saint-Robert, assez décevant du point de vue de la conservation et j'avais rebroussé chemin. Comme aujourd'hui, au volant de la Toyota paternelle, j'ai brillament loupé le tournant pour la Chapelle, j'ai fait les quelques kilomètres manquant jusqu'à Forgeneuve, et pour le coup je n'ai pas été déçu :


Anciens hauts fourneaux de Forgeneuve, commune de Javerlhac, Dordogne, cet après-midi vers 17h.

Bon, évidemment, si vous vous attendez à un monstre d'acier de 70m de haut, genre les complexes sidérugiques de Lorraine dans les années 60 ou de Gravelines aujourd'hui, c'est un peu décevant : un espèce de donjon rectangulaire de 6 ou 7 mètres de haut entouré de granges en tuile romaine, c'est sympa, mais bon...

Explication : le bâtiment rectangulaire, c'est le massif des hauts fourneaux. Il contenait à l'orgine deux fourneaux, c'est à dire des trous verticaux en forme, eh bien, de hauts fourneaux. Je sais qu'il y en avait deux parce que j'ai lu mes sources, et parce qu'un haut fourneau simmple serait carré plutôt que rectangulaire. La roue qui a été conservée servait à actionner les soufflets, à l'aide d'un arbre à came ; les deux appentis en amont et en aval des fourneaux abritaient chacun une paire de soufflets. Une seule des deux roues a été conservée (ou refaite) ; en toute rigueur, cette taille de roue devait plutôt se trouver à l'origine dans la soufflerie amont, celle d'aval étant plus petite. Mais bon, en toute probabilité, le bâtiment a dû être réutilisé pour d'autres usages au XIXème siècle, ce qui expliquerait cette modification.

Le haut du massif des hauts fourneaux forme une sorte de terrasse. Sur cette terrasse s'ouvrent les gueulards des hauts fourneaux, dans lesquels les ouvriers dénommés chargeurs et arqueurs balançaient alternativement minerai de fer et charbon de bois au fur et à mesure que les charges précédentes étaient consommées. Quand on a empuanti ses tee-shirts à retourner des merguez qui crâment au dessus d'un tas de charbon de 5 cm d'épaisseur, on imagine sans peine l'agrément d'un travail de force au débouché d'une colonne de charbon de la hauteur du bâtiment en pleine combustion... D'accord, on travaillait surtout en hiver, mais tout de même !

Allusion fine à la production de l'endroit : les gargouilles évacuant les eaux pluviales de la plateforme sont en forme de têtes de canons.

Le Plume vous salue bien.



vendredi 20 avril 2007

Rivières

Du bassin de la Dordogne : la Dronne, la Nizonne, l'Isle, l'Auvézère ; du bassin de la Charente : le Bandiat, la Tardoire, la Touvre, l'Échelle, la Bonnieure... quelques une de mes rivières à forges, entre Angoumois, Périgord et Limousin, juste pour le plaisir des noms.


La Nizonne au pont de La Rochebeaucourt, département de la Dordogne (la partie gauche du cliché est en Charente).

Je disais hier que j'étais encore il y a peu un électeur hésitant. À la vérité, suis-je bien certain de ne l'être plus ? Il n'y a pas que dans les rivières qu'il y a du flottement.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 12 avril 2007

Circulation

Pas mal de route aujourd'hui encore : parti d'Angoulême ce matin, je devais déjeuner sur le campus de Limoges avce le responsable d'un projet de recherche auquel je participe. De la route nationale à l'ancienne, sur une bonne partie du chemin, avec les poids lourds qui se croisent difficilement dans les rues des patelins. Roumazière-Loubert avait eu son heure de gloire il y a quelques années quand on y a retrouvé des fûts de dioxine venus tout droit de Seveso et entrposés illégallement dans une carrière des environs ; un de ces jours, on en causera pour cause d'empilement de semi-remorques espagnols au coin de la place du marché.

L'après-midi, archives départementales de la Haute-Vienne - un dépôt de plus à ma collection. Des documents intéressants, mais pas renversants ; en deux heures et des brouettes, tout était fiché, photographié et enregistré. Du coup, plutôt que de me trouver comme prévu un hôtel pour la nuit, j'ai rejoint l'autoroute : direction notre chez nous à nous. Ah, mais !


Speedy Gonzales contre Franklin la tortue ?
Véhicule apperçu dans le bourg de la Rochebeaucourt (Dordogne) mardi après-midi.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : je n'ai pas d'explication sur le passage de l'attelage de la photo dans une rue assoupie d'un village du Périgord Vert. Vu les confettis dans les caniveaux, je suppose qu'il y avait eu un défilé de chars quelques jours plutôt, à l'occasion de Pâques, sans doute... C'était après tout le première fois que je mettais les pieds dans ce coin précis ; je ne suis donc guère informé des coutumes locales !



vendredi 13 avril 2007

Dans les villages

L'autre jour, au détour d'une petite route, tombé sur un village dont j'ignorais complètement l'existence, du côté de Combiers, dont je vous parlais l'autre fois. Ça m'a un peu surpris sur le momant : ne serait-ce que pour avoir feuilleté l'annuaire du téléphone dans mes années lycée, je crois avoir entendu parler au moins très vaguement de la plupart des communes du département de la Charente. Renseignement pris, j'étais passé au coin d'un bois dans celui de la Dordogne - sur les chemins vicinaux, pas de panneau géant qui vous annonce en lettre de feu que vous êtes le bienvenu en Tarn-et-Molette..


Les Graulges (Dordogne), 10 avril 2007.

Désert, le village - c'est ce qui frappe quand on traverse un village ou un petit bourg un jour de semaine. Et c'est finalement assez normal : les enfants sont à l'école, la plupart des adultes au travail dans une ville voisine ; les agriculteurs sont au travail également dans les champs alentours ; il n'y a pas beaucoup plus de femmes au foyer à la campagne qu'en ville... Il ne reste donc guère que les personnes agées. Il faut croire que les vieux graulgiens n'étaient pas de sortie à cette heure-là.

Il faut dire que la commune est plutôt modeste : un hameau à flanc de colline, une superficie de 413 hectares (4,13 km²) et 61 habitants en 1999. Dont la moitié avaient alors plus de 60 ans, si j'en crois l'INSEE... Ils étaient bien cachés, les bougres.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 7 mai 2006

Villages

Samedi, en fin d'après-midi. Varaignes, Dordogne, sous un ciel d'orage qui ne méssiérait point au Limousin tout proche. Autour d'une place couverte de grands maronniers, un petit château médiéval, une église romane sans prétention et un petit bureau des Postes, Téléphone et Télégraphe - au premier, la Caisse Nationale d'Épargne. Des vieilles maisons, certaines à vendre et en fort mauvais état, mais pas la majorité.


Varaignes, samedi 6 mai 2006, 17h20.

Au château se sont retrouvés, depuis les années 80, des gens qui voulaient faire vivre le patrimoine de la région ; mon professeur de gymnastique de 5ème et 4ème, que je prenais alors pour une brute épaisse, y passait son temps libre pour dispenser des cours de dentelle traditionelle. Un centre d'animation a été créé, reprenant ces initiatives ; son responsable a publié un petit ouvrage richement illustré et pas si mal fait sur les hauts fourneaux de la région, malgré un titre que la nécessité de plaire aux bailleurs de fonds a frappé d'obésité (*). Sur le ruisseau, en contrebas, des reconstitutions de machines hydrauliques diverses ont été installées dans un petit parc : noria, meule à blé, mais aussi les bocards et soufflets de hauts fourneaux de la métallurgie locale. C'est très bien fait - pas si souvent qu'on présente l'hydraulique ancienne de manière à la fois vivante et intelligente comme ça.

Plus loin, Soudat, Bussière-Badil, Busserole... Pas un chat dehors, juste quelques chiens, plus tous jeunes. Les villages...

Le Plume vous salue bien.

(*) MAGNE, Christian, Au temps où le Périgord-Limousin-Angoumois canonnait en Atlantique, Du fer & des canons pour sa Majesté, Varaignes (Dordogne), Centre permanent d?initiative pour l?environnement du Périgord-Limousin, 2004, 112 p. La photo de couverture est pratiquement la même que celle de mon enrée de jeudi, pourtant je n'ai acheté le livre que samedi.



vendredi 19 mai 2006

Hydraulique


Reproduction d'une noria au Lud'eau vive de Varaignes (24).

L'eau passe sous les ponts. L'eau passe sous la roue. La roue tourne.

La roue à aube entraine l'engrenage, qui actionne le rouet, qui est solidaire de la grande roue de la noria. Les godets de la noria puisent l'eau de la rivière et l'élèvent vers la conduite d'irrigation.

La conduite est bouchée ; l'eau retombe sur le sol.

C'était une semaine comme ça.

Le Plume vous salue bien.



jeudi 20 juillet 2006

kilomètre 540 : Varaignes (Dordogne)

Et voici le but du voyage : l'université d'été de la route des tonneaux et des canons. La route des tonneaux et des canons ? L'axe commercial qui du Périgord et du Limousin rejoint l'Atlantique par le fleuve Charente, apportant entre autre au port de Rochefort ses canons et aux distilleries du Cognaçais leurs tonneaux - d'où le nom. Un prof de math à la retraite originaire de Varaignes (ou de Hautefaye, je ne sais plus) avait lancé une association pour promouvoir études et animations sur ce thème ; j'étais rentré en contact avec eux par son successeur à la présidence de l'association, qui était jusqu'à une date récente directeur de la communication à la DCN équipement naval (la raison sociale actuelle de la fonderie de Ruelle). Je leur avais proposé de présenter mes travaux à l'occasion de cette manifestation, ce qu'ils avaient accepté avec enthousiasme. Agréable de parler de choses qui vous intéressent à un public qui s'y intéresse, et tant mieux si ce public n'est pas celui des amphithéatres universitaires.

Quinze juillet, c'est le moment de rejoindre le lieu de la conférence. Le barman de l'hôtel m'avait recommandé d'ignorer les panneaux de déviation concernant la route que je souhaitais emprunter ; il avait raison - cet hôtel ne pouvait avoir tort sur tout. Petites routes entre champs de blé et chataîgneraies. Les bourgs sont le long des routes, les villages souvent un peu à l'écart. Arrivée dans les temps pour l'ouverture de la conférence, sur le coup de dix heure ; exposé des membres locaux le matin, des chercheurs invités l'après-midi. Entre les deux, vin d'honneur et inauguration d'une plaque au « Lud'eau vive » voisin - je vous en avais parlé. Après ça, gueuleton champêtre pour 60 personnes sous les arbres, au bord de l'eau.


Varaignes, 15 juillet 2006, 13h.

L'après-midi, la digestion pèse un peu, la chaleur dans la salle des fêtes également. Malgré tout, mon exposé se passe très bien ; de nombreuses questions à la fin montrent que le public ne s'était pas endormi, ce qui est une performance en soi dans ces conditions. Je n'ai bien sûr pas suivi le texte que j'avais soigneusement préparé - plutôt une impro autour de ma présentation powerpoint. Les jolis dessins, ça ne peut pas faire de mal, et je dispose d'une projectionniste de choc pour faire défiler les images.

Le soir, c'est la soirée grillade du samedi sur la place du village (tous les week-ends en juillet et août, semble-t-il). Conversation passionnante avec un jeune forgeron travaillant au chantier de l'Hermione à Rochefort. Dommage que l'irruption de quelques nazillons locaux, bien que canalisée par les anciens, gâche un peu l'ambiance.

Bah : on a une mauvaise nuit à rattraper, et une balade à deux sur les petites routes avant d'aller se coucher, ça ne fait pas de mal non plus. Bilan globalement positif, comme disait l'autre.

Retour aux archives aujourd'hui, comme prévu. Séance de travail à Vincennes, sur une série (DD2, travaux maritimes) qui s'avère assez décevante, mais il fallait y regarder pour le savoir. On ne peut pas décrocher le gros lot à chaque fois. Demain, Vincennes ou archives nationales, je ne sais pas encore, tout dépendra de mon humeur du moment.

17h, au sortir de la salle de lecture, gros nuages noirs derrière le gothique flamboyant de la chapelle du fort. Retour express à dos de scooter, arrivée synchro avec les premières gouttes. Si c'est pas du grand art, ça !

Le Plume vous salue bien.



samedi 16 décembre 2006

Tant va la cruche à l'eau...

...qu'à la fin il n'y a plus d'eau, disait Boris Vian. Je vous fais gré du raisonnement qui le conduisait à cette maxime.

Bref : j'avais réussi à récupérer un peu hier, en sacrifiant une séance d'archives et un séminaire. Et patatra, de gentils voisins avaient décidé de faire une fête chez eux ; je n'ai donc pas dormi avant quatre heures du matin, vu que je supporte très mal les boules quiès. Et quelque part j'ai la vague impression que, si je paye un loyer, c'est pour avoir un lieu où je peux dormir, y compris les vendredi soirs... La chose aurait été sans conséquence si je n'avais pas eu un autre séminaire d'histoire ce matin, intéressant d'ailleurs. Et rebelotte cet après-midi. Du coup j'ai une vague sensation de fatigue...


Un bocard à l'échelle 1/4, Varaignes (Dordogne), mai 2006.

Le séminaire de cet après-midi concernait la charpenterie, c'est à dire non seulement la manière de bâtir des charpentes mais plus généralement l'art de construire avec du bois. N'oublions pas que jusqu'à l'arrivée de la machine à vapeur, tout ce qui est de l'ordre de la mécanique est ouvrage de charpenterie. Voir par exemple ce bocard, dispositif à piles de bois actionnées par un arbre à came, entraîné lui-même par une roue hydraulique, et destiné essentiellement à broyer le minerai.

Ceci dit, les exposés concernaient essentiellement la charpente stricto sensu, avec en sus un exposé intéressant sur la sylviculture, qui clarifiait largement la compréhension que j'avais de la forêt au XVIIIe siècle (j'en causerai dans ma rubrique historique un de ces jours) et un autre de l'archéologue Eric Rieth sur la charpenterie de marine, fort intéressant également. En gros, il mettait en évidence quelque chose qui devrait aller de soi : que la conception et la réalisation de la charpente d'un vaisseau, avec ses membrures toutes différentes les unes des autres et dessinées, dès le XIIIe siècle au moyen d'abaques sophistiquées, n'ont pas grand chose à voir avec avec une charpente terrestre, réalisée avec des pièces de bois pratiquement normalisées. Ce qui ne retire rien à l'ingéniosité et à l'inventivité des charpentiers de la construction, mises en évidences par les exposés suivant.

Mais bon, là, tout de suite, je crois que je vais aller directement me coucher, sans passer par la case départ, ni rien.

Le Plume vous salue bien.



samedi 17 décembre 2005

Haute voltige (une après-midi au cirque, 2)

Évidemment, d'une excursion à Gavarnie en été, ce qui marque le plus, c'est la cascade. Enfin, avec les éboulis qui bousillent les pieds au bas des parois du cirque et qui marquent pas mal, surtout les chevilles si on n'a pas les chaussures appropriées. Mais la cascade, tout de même...


Gavarnie, 3 août 1999.

S'il y a un connaisseur, je serais preneur du dénivelé total, depuis la crête jusqu'aux pieds des promeneurs, de ces chutes d'eau. Plus de mille mètres, c'est sûr, mais combien, je ne sais pas.

D'un autre côté, un cirque, c'est bien comme endroit, pour des cascades. Non ?

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 16 décembre 2005

Une après-midi au cirque

Pendant que je faisais ma config' de la mort qui tue pour l'opération dont je parlais hier (opération qui s'est plutôt bien passée, finalement : j'étais un peu pessimiste sur la qualité de la configuration écrite après 3h du matin. D'ailleurs, vers la fin, il y a pas mal de trucs qui clochaient, mais bon, on a pu corriger ça en temps et en heure. Fermons la parenthèse), pendant donc que je me faisais suer à écrire du JunOS dans le texte, j'ai numérisé quelques rouleaux de photos que je n'avais pas encore sur l'ordinateur. Je vais donc me faire un plaisir de continuer sur ma lancée avec les photos du cru 1999.

Et donc, pour oublier le crachin, les fibres optiques qui lâchent et les fichiers de configuration de 15.500 lignes, pourquoi pas un après-midi au cirque ? C'est une après-midi d'été ; tout le monde y va, en famille ou entre amis, par le chemin de terre, pour profiter du spectacle.


Gavarnie, 3 août 1999.

Oui, c'est de ce cirque-là qu'il s'agit : les archives de ce weblog manquaient salement d'images de la France au sud de la Garonne - étant donné que les périodes où je fréquentais le plus ces contrées étaient celles où je photographiais le moins. On va corriger ça.

À suivre...

Le Plume vous salue bien.


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mardi 25 mai 2004

Plume au pays des Burgondes (suite)

A Vauluisant toujours : attention, mesdames et messieurs, ce que vous avez sous les yeux est... un étang !


Eh oui, il s'agit du grand étang de l'abbaye, vue de la digue qui le retenait. Les arbes au fond en marquent les limites, et la profondeur devait être de trois ou quatre mètres au niveau de la digue. Sur la droite, un petit bief partait alimenter le moulin. Il ne semble pas y avoir eu à Vauluisant d'autres activités que la meunerie aui utilise l'hydraulique, à part bien sûr l'indispensable pisciculture : Les cisterciens, au titre du strict retour à la règle de saint Benoît, ne mangeaient pas de viande. Et puis, dans les periodes difficiles, la vente de poisson représentait un revenu non négligeable pour les monastères.

Voilà en tout cas un étang où on ne risque pas de se remplir les bottes.

Le Plume vous salue bien, les pieds au sec.


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dimanche 23 mai 2004

Le Plume chez les Burgondes




Week-end improvisé en Bourgogne, à l'ancienne abbaye cistercienne de Vauluisant, près de Sens  (ici, la porterie, sans doute le plus beau bâtiment de ce qui en reste) pour une conférence de Paul Benoit sur l'hydraulique cistercienne.

Conférence passionnante, suivie d'une ballade à travers les forêts de l'Yonne (très, très belle région), puis bonne bouffe, bon vin...  Ca vallait le coup de faire quelques kilomètres pour ça.

Reste que la Bourgogne, comme toute la France de l'Est d'ailleurs, est pour moi un dépaysement permanent. Comme quoi, on a beau se vanter de ne pas avoir de racines (et c'est pourtant vrai, j'ai vérifié sous mes pieds, il n'y en a pas), il y a des régions où je me sens plus chez moi que dans d'autres.

Le Plume vous salue bien, et en particulier les copains bourguignons!


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dimanche 4 décembre 2005

Métal et construction (suite)

Puisqu'une lectrice attentive mentionne le vitrail comme lieu d'emploi du métal, je confirme : un vitrail comporte certe du verre mais aussi une résille de plomb joignant les morceaux et une armature de fer. Voyez plutôt :


Courgenay (Yonne), grisaille de l'ancienne chapelle de l'abbaye de Vauluisant.

On voit bien dans cette photo, prise en équilibre instable du rebord d'une tribune à 4 ou 5m au dessus du sol, les différents éléments : Les pièces de verre (ici sans aucun intérêt d'ailleurs) sont insérées dans une résille en plomb ; l'ensemble est maintenu en place par les « barlotières, » mot que je tenais absolument à utiliser vu que je viens de l'apprendre. Il s'agit de paires de fers plats dont l'un est pourvu de fente, l'autre de petits taquets et qu'on positionne de part et d'autre du vitrail ; les taquets viennent se loger dans les fentes et des clavettes plus ou moins triangulaires viennent verrouiller l'ensemble - d'où le nom, contraction de « barres loquetières » si on en croit les termes romain qu'on relève dans les livres de comptes de l'époque. Ici, il s'agit clairement d'une rénovation récente : les clavettes sont de parfaits triangles rectangles, taillés en deux coup de scie ou de meuleuse dans du fer plat. Les clavettes anciennes ont généralement la forme d'une sorte de virgule. Il y a par ailleurs ici une grande barlotière verticale, ce qui est inhabituel.

À noter en haut et en bas un deuxième ordre de renfort en fer, les vergettes, de section moindre et fixées au vitrail par des bouts de résille nouées derrière - c'est l'avantage du plomb, c'est mou comme tout. Il s'agit non pas de retenir le vitrail mais juste de le rigidifier pour tenir le coup en cas de raffale de vent, sinon c'est un peu râlant. Dans les grands vitraux en lancette des cathédrales, on a de plus de gorsses barres, munies de clavettes comme les barlotières, mais bien plus fortes et servant en fait d'étai à l'encadrement de la fenêtre, à moins qu'elles soient inclues dans un ceinturage du bâtiment (ce qui n'est pour l'instant pas avéré, mais allez savoir).

Les nombreuses toiles d'araignées, malgrés les propriétés mécaniques que vantait récemment une vingtisixienne qui se reconnaîtra, n'ont pas de rôle structurel précis à ma connaissance !

C'était : comment faire un cours magistral pompeux sur un sujet dont on ignorait tout vendredi dernier.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 26 mai 2004

Le Plume chez les Burgondes, suite et fin

Péage de Joigny-sur-Yonne, dimanche, 9h30, fin de l'escapade. Plus qu'à rentrer, sur l'autoroute dite "du Soleil" par le parisiocentrisme des Trentes Glorieuses, avec ses chauffards et ses secteurs bétonnés, équivalents autoroutiers des pavés du Paris-Roubaix. Retour à temps pour distribuer des tracts sur les marchés parisiens.

On en retiendra le bonheur de rouler sur les routes de France par un printemps ensoleillé. Je suis un automobiliste tardif, c'est donc un plaisir encore frais pour moi. Et puis, comme beaucoup des mes contemporains, je suis un adolescent prolongé. Alors, On the road again, comme autrefois, avec la canadienne et le camping-gaz sur le porte-bagage du vélo.

le Plume vous salue bien.


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mercredi 3 mai 2006

Toul Lutun

Retour sur le voyage précédent avant de repartir - en l'occurence sur le bois de Coat an Noz, sa forge et sa mine, dont je parlais l'autre jour. J'ai finalement trouvé une photo de l'entrée de la mine qui ne soit ni floue ni franchement obscène, vu la forme de l'entrée en question :


Entrée de la galerie de mine de Toul Lutun, 23 avril 2006, 18h.

Typique des mines anciennes en milieu granitique : on élargit une fissure existante dans la roche plutôt que de percer une gallerie à partir de rien. Je crois que c'est la gallerie du Huelgoat qui a exactement la même tête. Reste qu'il est douteux qu'on se soit lancé dans ce genre de travaux pour du minerai de fer, qu'on jugeait alors abondant et de peu de valeur. D'où mon hypothèse, que l'on a creusé pour le plomb (argentifère) et que la gallerie étant faite on y a trouvé aussi du fer, et du coup, pourquoi ne pas l'exploiter aussi...

Un panneau sur le talus voisin précise :

ACCES INTERDIT AU PUBLIC
pour raisons de sécurité et de protection d'une colonie de chauves-souris
(Espèces protégées par la loi)
Pour tout renseignement, Groupe Mammalogique Breton, 29450 Sizun

À rajouter à la liste des « habitats naturels » qui n'ont rien de naturel. De toute façon, ça veux dire quoi, « naturel » ?

Le Plume vous salue bien.



dimanche 23 avril 2006

Au bois de la nuit

Entre Guingamp et Morlaix, dans le pays d'Argoat - le pays des bois - se trouvent deux forêts jumelles, de part et d'autre du fleuve Leguer : Coat-an-Noz et Coat-an-Hay, le bois de la nuit et le bois du jour.

Je devais être à Guingamp vers sept heure ; le jour ne se prêtait pas au shopping, la marée prohibait la navigation et le temps n'incitait pas au cyclisme ; le moment était donc parfaitement choisi pour un peu de prospection sur un ancien site métallurgique : les forges de Coat-an-Noz, sur la route de Belle-Isle-en-Terre à Loc Envel - l'une des seules usines à fer recensée dans le département des Côtes-du-Nord au début de l'Empire.


Déversoir de l'étang médian, vallée des forges de Coat-an-Noz.

Comme souvent dans ce genre de sites, des forges, et plus généralement des ateliers métallurgiques, il ne reste pas grand chose : un bout de maçonnerie qui me semblerait pouvoir être le massif du haut fourneau, les ruines de quelques autres bâtiments, et surtout les étangs puisque comme je dis à chaque fois il ne saurait y avoir de forge sans hydraulique. Trois étangs successifs sur ce petits ruisseau, tous trois artificiels bien sûr. Je n'ai pas été jusqu'au troisème, tout près du château des seigneurs du coins (et propriétaire des forges : au XVIIIème, une forge c'est avant tout une manière de valoriser ses bois, et des bois, le sire de Coat-an-Noz, il n'en manquait pas) ; les deux autres sont manifestement pour l'usage des forges. Je pensais que l'étang médian était destiné à renflouer l'étang aval en périodes de basses eaux, mais j'ai retrouvé les traces d'un cours d'eau qui mène de cet étang à ce que je crois être le haut fourneau. S'il y avait des sources écrites (ce qui est peu probable), ça pourrait être intéressant de regarder.

Vestige parfaitement incontestable : l'entrée d'une galerie de mine, qu'un panneau indique comme étant une « mine de fer et de plomb. » Très probablement mine de plomb avant d'être une mine de fer : à cette époque, on ne prend guère la peine d'ouvrir des galeries pour exploiter le fer, surtout quand il faut percer le granit pour ça. Pour du plomb, par contre, tout est possible - parce que ce plomb est argentifère et que l'argent, eh bien, c'est de l'argent, le métal monétaire de l'occident médiéval et moderne.

Après ces explorations, direction Guingamp par les petites routes et les petits villages, Loc Envel, Plougonver, Gurunuhel - je pensais passer par Moustéru aussi, mais j'ai raté l'embranchement. Car à peine passé Loc Envel, purée de pois complète, visibilité de quelques mètres. De tous ces villages au noms sympathiques, je n'ai rien vu du tout, à peine la route qui les traverse.

Ceci dit, ça a l'air très joli comme coin. J'y retournerai un jour où on peut y voir quelque chose.

Le Plume vous salue bien.



dimanche 14 mai 2006

Nature ?

Chaque époque a ses mots-clés : il y a cinquante ans, pour vendre, il fallait s'intituler « moderne » ou invoquer le progrès ; aujourd'hui, mieux vaut être, au choix, « traditionnel » ou « naturel ». On est pour l'homéopathie parce que c'est plus naturel, contre les OGM parce que ce n'est pas naturel... Et bien entendu, personne ne se demande ce que c'est, au juste, la nature.


L'étang médian de Coat-an-Noz, Belle-Ile-en-Terre (Côtes d'Armor), avril 2006.

Prenez cet étang, par exemple. La brume descend doucement vers l'eau, ainsi que les branches alourdies par la pluie des chataigners, des érables et, au fond, des épicéas. Pas d'autre bruit que celui de la cascade : c'est la nature.

Évidemment, rien là dedans qui ne soit dû à l'homme, si ce n'est la pluie et la brume. Pour le reste : l'épicéa est une importation récente en Bretagne, pratique pour un reboisement rapide des versants ombragés ; l'érable sycomore, qui pullule comme la mauvaise herbe dans la région, nous arrive d'Amérique du Nord. Quant au chataigner, il semblerait que ce soit les Romains qui l'aient apporté dans nos régions - tout comme la carpe qu'on pourrait pêcher dans ce genre d'étang. L'étang lui même est causé par une levée de pierre et de terre qui barre cette vallée encaissée, datant sans doute du XVIIIe siècle. Et pourquoi l'avoir construite ? Pour faire joli ? Pas du tout - pour la même raison qu'on a constitué de toute pièce ce vaste plan d'eau sur lequel les visiteurs du Huelgoat tout proche sont invités à faire du pédalo. Pour de l'argent. Je veux dire, l'extraction et le raffinage du plomb argentifère - j'en ai déjà parlé.

On pourrait en faire autant sur bon nombre de sites « naturels ». Pour rester dans les étangs, il n'y en a pas tant que ça en France à être d'origine naturel ; c'est la main de l'homme qui les a établis, soit pour l'énergie hydraulique, soit pour la pisciculture - la carpe, justement. Les forêts ? Elles sont exploitées par l'homme depuis des siècles. Et les grands arbres y étaient une rareté au Moyen-Âge, au point qu'un chroniqueur de Saint-Denis crie au miracle que l'on trouve un fût assez beau pour donner la maîtresse poutre de la nouvelle abbatiale. Les prairies ? Une mode tardive - lorsque les progrès de l'agronomie, très vite secondée par la chimie, ont permis de s'affranchir de la « dictature du blé » et de consacrer de plus en plus de terres fertiles à l'élevage. L'élevage, justement ? Toutes les races « traditionnelles » de vache, de chevaux, de chiens, de poules... sont issues d'efforts volontaires de la part des éleveurs pour produire, par une sélection extrêmement stricte des reproducteurs, les variétés répondant à leurs besoins.

Il faut s'y faire, il n'y a pas grand chose qui mérite le qualificatif de « naturel » dans nos contrées, si l'on entend par là des éléments indépendents de la volonté humaine. Mais après tout, est-ce si terrible que ça, la volonté humaine ?

Le Plume vous salue bien.



mardi 8 mai 2007

Durch Feld und Wald

Allez, marre de l'abattement général, musique maestro&nbs;p!

Durch Feld und Wald zu schweifen,
Mein Liedchen wegzupfeifen,
So gehts von Ort zu Ort!
Ne me demandez pas la traduction, je ne l'ai pas sous la main ; quelque chose comme En ronde par les champs et les bois/en sifflotant ma chanson/Aller de lieu en lieu...

C'est Der Musensohn, de Goethe, mis en musique par Schubert (D.764). Un des rares lieder qui ne soit pas sinistre au possible ; au contraire, joyeux et sautillant, comme des chants d'oiseaux après la pluie.


Premières feuilles, Belle-Isle-en-Terre, Côtes d'Armor, avril 2006.

Journée commencée avec le bondissement du fils de la muse, continuée avec la musique entêtante de Kosma pour Le grand blond avec une chaussure noire, revu cet après-midi - pas le navet réchauffé qu'est Le retour du grand blond, bien sûr, mais le seul, le vrai. Surjoué, tout ce qu'on veut, mais ça fait quand même un bien fou. Ou comment passer un bon moment sans yacht de luxe en mer ionienne...

Le Plume vous salue bien.



vendredi 2 mars 2007

Crachin

Entre coup de vent et crachin, quelques beaux ciels de traîne au moment des éclaircies... Ce crachin, c'est celui qui m'accompagnait lorsque je traversais le Léguer pour me rendre à l'école primaire Joseph Morand, à Lannion (Côtes-du-Nord). Sortir par la petite grille verte au fond du jardin, descendre un escalier qui séparait la maison du voisin d'en face de son potager, tourner juste avant le passage à niveau dans la venelle de Buzulzo, ronces dévalant le long du schiste d'un côté, traction rouillée dans un appenti de l'autre ; traverser le pont, passer devant le magasin d'aliments pour bétail (M. l'inspecteur, qui était vieux garçon, logeait juste au dessus), longer le trottoir des écoles privées, traverser la rue et monter le raidillon jusqu'à l'énorme portail en bois.


Le Léguer à Belle-Isle-en-Terre, avril 2004.

Cette école, ce n'était pas celle d'avant-hier que certains regrettent. Il y avait certes l'encre violette, les encriers de porcelaine et les plumes sergent-major pour les leçons d'écriture. Mais il y avait aussi des points d'actualité du matin - sur la lointaine route du Rhum (adieu Alain Colas) ou sur le nauffrage du Tanio au large de l'île de Batz toute proche (bonjour le mazout) ; il y avait la chouette effraie amochée qu'on avait tenté de retaper et sur laquelle au bout du compte le père d'un copain, vétérinaire, avait fait une démonstration de naturalisation ; il y avait les expériences de physique amusante (vinaigre et bicarbonate de soude) ; il y avait le manuel d'ornithologie que l'instit' barbu, qui était aussi chasseur que j'étais anti-chasse, m'avait prêté pour que je me tienne tranquile...

Ce crachin m'a nourri ; ne comptez pas sur moi pour que je le renie.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : cette entrée en guise de réponse à celle de Sappholfaire datée d'hier qui, la météo aidant, m'a remis tout ça en tête....



samedi 25 novembre 2006

Argoat

Argoat, donc : Coat, le bois, la forêt. L'Argoat, c'est le pays des bois. Même s'il n'y a pas que des bois - mais il y en a. Par exemple les deux forêts jumelles de Cat-an-Noz et Coat-an-hay, le bois du jour et le bois de la nuit, près de Belle-Isle-en-Terre.


La route départemntale 20 près de Gurunhuel (Côtes d'Armor), 24 avril 2005.

Il y a aussi du brouillard, à l'occasion. En route pour Guingamp depuis Belle-Isle-en-Terre, justement, où j'étais allé voir les anciennes forges de Coat-an-Noz, j'ai dû plusieurs fois m'arrêter complètement pour scruter la brouillasse afin de déterminer, premièrement, où était au juste la route et, deuxièmement, si c'était bien celle qui me mènerait à ma destination. Heureusement, le train de Paris avait semble-t-il dû en faire autant, ce qui a évité à ma chère Madame de m'attendre dans la salle des pas perdus de la gare de Guingamp...

Le Plume vous salue bien.



samedi 4 septembre 2004

Tout va mal, mais...

Pendant que tout va mal dans le monde, moi, j'ai une journée é-pou-van-table : grand ciel bleu, vent force 3-4, grande journée sur l'eau : les Sept-Iles, Ploumanac'h, Trébeurden, Locquémeau, et retour ; coucher de soleil sur la mer pour finir. Affreux, affreux.

Ci-contre une des marques de parcours de ce terrain de jeu, photographiée vers 15h30 : je crois que c'est le Crapaud, en face de Trébeurden, mais c'est peut-être Bar-a-Gall, à l'Ile-Grande, qui est du même type. D'ailleurs, exercice pour les voileux qui passent : de quel type de balise s'agit-il ? Réponse mardi prochain quand je serais en ADSL.

Bref, tout va bien, mon cousin et néanmoins équipier est rouge écrevisse ; quant à moi, j'ai remis une couche sur le bronzage. Tout serait parfait si ma chère et tendre était là aussi (quoi ? comment ? jamais content ? M'enfin, tout de même...).

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 28 avril 2005

Cent mille bornes

L'événement du jour : notre brave Twingo (enfin, celle de ma chère épouse, techniquement), vient de franchir la barre des 100.000 kilomètres au compteur.

C'était tout à l'heure, au bourg de Langoat, canton de la Roche-Derrien, Côtes d'Armor, France. Nous revenions par le chemin des écoliers de Coopermarine, à la sortie de Tréguier, où nous avions procédé à mon achat annuel de pull-over.

O.K., ce ne sera pas dans le journal. Mais depuis dix ans qu'on l'a, elle nous aura fait de l'usage, la brave twingetta. Une sacrée tranche de vie !

Le Plume vous salue bien.



jeudi 5 mai 2005

Comme ci, comme ça.

On ne peut pas être bavard en permanence, sauf à devenir une véritable plaie. Bavard, je l'ai été copieusement dans ma rubrique sur les bouquins - du coup, ici, je le serais moins. Et puis... pas très envie de causer, pour dire vrai.


L'église de Langoat, canton de la Roche-Derrien, Côtes d'Armor.

Voilà pour l'ambiance. En paraphrasant vaguement Ashberry : la sévérité était-elle intentionnelle ? De toute façon, l'esprit souffle où il peut.

L'église de Langoat abrite, paraît-il, le tombeau de Sainte Pompée (sic), mère du premier évêque de Tréguier, Saint Tugdual. Vous voyez : même les saints ont des coups de pompe.

Le Plume vous salue bien.



mercredi 2 août 2006

Lannion

Le temps ne s'est levé qu'en fin d'après-midi ; ce matin, pluie, brume et froid de canard. Résultat, le bateau est resté au port ; on est en vacances, pas aux travaux forcés, et passer la journée à se les geler dans le brouillard et sans vent, ce n'est pas mon truc.

Du coup, après-midi tranquille à Lannion, avant la balade vespérale sur le port de Perros. Achat de plein de bouquins. Différence entre l'achat sur Amazon et en librairie : en ligne, on n'achète généralement que les bouquins qu'on a une vague raison d'acheter. Je ne pense pas que L'apport de l'Égypte ancienne à l'histoire des techniques serait tombé dans cette catégorie.


La place du Centre à Lannion, ce soir vers 18h.

Souvenir : 10 mai 1981, vers 20h ; j'ai dix ans, je fais des aller-et-retour entre la grande salle de l'hôtel de ville, où avait lieu le dépouillement, et le domicile d'un couple d'ami, de l'autre côté de la place du Centre. Lorsque les résultats tombent, acclamations : Lannion est une ville de gauche depuis des lustres. Sur la place, un vieil ivrogne danse tout seul en chantant « Ils ont des chapeaux ronds », sous les applaudissements des passants.

Quelques jours plus tard, je me souviens de suivre la cérémonie de passation de pouvoir à la radio, couché sur la moquette du bureau paternel. Le grand public découvre ce jour là un nom, celui de l'escorgriffe bouclé qui succède à Mitterrand comme premier secrétaire, un certain Lionel Jospin.

Qu'il ne compte pas sur moi pour le faire rentrer de l'île de Ré, celui-là : quand Mitterrand perdait des élection, il ne laissait pas son parti dans la mouise pour aller bouder, au moins.

Le Plume vous salue bien.



mardi 11 mai 2004

Sur les routes de France (et retour)

Eh oui, me voilà de retour après une éclipse un tout petit peu plus longue que celle de la lune l'autre jour (que je n'ai pas vu de toute façon, vu que j'étais de retour à Paris). Il y a eu ce voyage à Lorient pour consulter des archives, suivi par un raid express en Bretagne nord pour consulter un spécialiste du moteur hors-bord à Penvénan. La photo du jour a d'ailleurs été prise au cours de ce trajet, quelque part entre Callac et Loguivy-Plougras (Côtes d'Armor). La maréchaussée ne verrait sans doute pas d'un bon oeil qu'on photographie au volant, mais bon, la vitesse n'était pas excessive...

Et puis à mon retour, je n'ai pas eu le courrage de m'y remettre. Petit coup de blues lié sans doute au décès d'une soupape d'échappement sur la route du retour (peu après avoir franchi le Couesnon) et aux dépenses qui s'en sont suivies ; reprise du boulot difficile ; et puis la rame d'une nouvelle interface qui visiblement défiait les capacités CPU du serveur...

Mais bon, c'est reparti. Je ne vous garantis pas une régularité parfaite (j'ai une maîtrise à écrire moi), mais on va essayer de produire de temps à autre !

Le Plume vous salue bien.


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vendredi 16 juillet 2004

Aujourd'hui, carénage du bateau. Ca veut dire sortir du port (qui fermait à 7h40, dur), mettre le bateau contre un quai aménagé à cet effet, l'amarrer convenablement et attendre que le niveau baisse. C'est de la marée qu'il s'agit, bien sûr. Avec 7 à 10m de dénivelé pour pas un rond, pourquoi diable se faire gruter à grands frais ? Une fois que le bateau est convenablement posé sur sa quille et qu'on s'est assuré qu'il pencherait du bon côté, celui du quai, il n'y a plus qu'à attendre.

Ensuite, première manche : grattage de toutes les saloperies qui ont poussé sur la coque, et il y en a. Y compris de magnifiques colonies d'urochordés (il y a un autre nom que j'ai oublié), ces espèces de ventouses immondes qui s'installent en quelques mois sur tout objet flottant dans un port de plaisance. Le fait que ces animaux représentent un stade intermédiaire entre mollusques et vertébrés est certainement passionnant pour le zoologue, mais pour le plaisancier, ça revient à rouler avec le frein à main serré. Bref, grattage à la raclette et au balai-brosse : je travaille à l'ancienne, moi, sans karcher (pas donné ces bestioles là), avec juste un jet d'eau et tout plein de tuyaux parce que le robinet est à dache. Deux heures de boulot pénible, en gros.

Deuxième mi-temps : il s'agit de recouvrir la totalité des œuvres vives (ce qui sera sous l'eau) d'une peinture noire très crade et qui fait des taches relativement indélébiles, même sur la peau. Se dépêcher, parce que la marée remonte (surtout si on a pris le temps d'aller s'empiffrer à déjeuner entre les deux). Bon, moyennant de recruter des assistants, c'est faisable en une heure. Les artificiers peuvent faire de très bons peintres à l'occasion.

Après, il est temps de se laver tant bien que mal, de ranger le matos, et d'aller s'en jeter un petit en attendant la mer. Pour aller faire un bon petit tour à la voile, histoire de ne pas se poser trop de mauvaises questions quand le soir arrive et que les courbatures se font sentir. "C'est la plaisance, c'est le pied", comme disait l'autre.

Je vous épargne les photos de coque dégueulasse, on voit assez d'horreurs à la télé. Non, plutôt, une photo de mon terrain de jeu, prise ce soir de la plage :


Baie de Perros (Côtes d'Armor), 16 juillet 2004, 21h38.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 15 juillet 2004

Artifices

Pourquoi les enfants (surtouts les garçons, soyons honnêtes) sont-ils instinctivement pyromanes ? Je suis sûr que les psys auraient plein de choses à raconter là dessus. En tout cas, hier soir, feu d'artifice artisanal. Sympa, en soi et pour le spectacle de garçons surexcités jouant aux artificiers.


décollage immédiat dans les Côtes d'Armor, 14 juillet 2004 au soir

Par un hasard heureux, il n'y a pas eu de blessés à déplorer. Ni départs de feu, mais pour ça, la météo bretonne de ces derniers jours a donné un bon coup de pouce !

Le Plume vous salue bien.


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samedi 3 juillet 2004

Sur l'estran (suite)

Autre continent, même océan. Ou presque : la Manche, c'est moralement l'Atlantique, non ? Avec en prime ces marées que ne concurrencent que quelques baie du Nord-Est canadien.

Et donc l'estran, deux paysages en un, écosystème grouillant de vie malgré ses quatre catastrophes quotidiennes (deux inondations et deux sécheresses). Et des souvenirs entre labyrinthe tracé sur le sable et baignade mais pas juste après manger, entre les crabes dans les mares et les galets qui roulent sous les vagues.


Vol de courlis à marée montante, baie de Perros (22), août 2001.

Depuis le début des années 1990, les petits échassiers qui avaient disparus de la région après l'Amoco sont revenus. Courlis cendrés avec leurs longs  becs recourbés, huîtriers pies, bécasseaux. Et les grands aussi, hérons cendrés et aigrettes garzettes. Les observer quand la marée monte, se déplaçant avec la ligne d'eau. Au risque de se remplir les bottes, comme le jour où j'ai pris cette photo.

Le Plume vous salue bien.


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jeudi 1 juillet 2004

Les pieds sur terre

Je me méfie toujours des purs-sangs. Rien que le mot, déjà... Limpieza de sangre, beuh... Et puis leur violence fait peur, celle des hussards, des uhlans, de la cavalerie légère.

Finalement, les plus beaux chevaux, ce sont les chevaux puissants. Les chevaux de trait ou, plus encore, les chevaux de poste, qui à six tiraient de lourdes diligences, de relais en relais, au trot ou au galop. Au XIXème siècle, la Bretagne s'était fait une spécialité de leur élevage.

Aujourd'hui, bien sûr, ces chevaux sont des curiosités qui font la fierté de leurs propriétaires et se font pomponner pour les grandes occasions.


Comices du canton de Perros-Guirec, Louannec (22), septembre 2000.

Le Plume vous salue bien.


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mercredi 10 août 2005

La commune de Louannec (où je me trouve) est, quoi que littorale, une commune rurale qui tourne résolument le dos au vent du nord, et donc à la mer. Il était donc bien naturel de ne pas avoir que des images maritimes dans cette série bretonne - et j'allais justement à pied au bourg acheter le journal tout à l'heure, l'appareil numérique blotti dans le sac banane. Quelle vie palpitante que la mienne !


L'église et le stade de Louannec.

Un ouvrage* fort intéressant, basé entre autre sur le dépouillement des registres des « généraux de paroisses »(assemblées qui cumulaient les fonctions détenues dans les autres provinces d'ancien régime par la fabrique paroissiale d'une part et l'assemblée de la communauté villageoise d'autre part), nous apprend que la préoccupation principale des Louannécains de la décennie 1770 était de financer la reconstruction du clocher de leur église, fissuré « au point qu'on n'ose plus y faire sonner la grosse cloche. » Un article du numéro d'aujourd'hui d'Ouest France nous donne la principale information concernant la commune : les matchs amicaux de l'union sportive Perros-Louannec se dérouleront au stade de Louannec, plutôt qu'à celui de Perros. Déduisez-en ce que vous voulez.

Le Plume vous salue bien.

*Christian Kermoal, Les notables du Trégor, Éveil à la culture politique et évolution dans les paroisses rurales (1770-1850),Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2002, 488p.



dimanche 30 avril 2006

Retour

Derniers bricolages et derniers rangement, et puis... le retour. En ligne directe, tant qu'à faire : 526 km en 6 heures, dont 42 minutes de pauses café-pipi-échange de places. Si j'en crois le GPS en tout cas : fallait bien que je fasse mumuse avec.


Un dernier coup d'œil pour la route, 16h55.

Au retour, ambiance lourde dans le Faubourg Saint-Denis. Et ces gens, ces gens partout.. C'est dingue ce qu'il y a comme gens à Paris. Va falloir se rhabituer. En guise de compensation, nos petites plantes domestiques ont poussées comme des grandes en notre absence. Ici aussi, ça devait être le printemps, il faut croire.

Le Plume vous salue bien.



lundi 24 avril 2006

Saison

En cette saison, il fait souvent beau après dissipation des brumes matinales (vers 15 heures, généralement). En cette saison, on voit la mer plus qu'en plein été parce que les chênes n'ont pas beaucoup de feuilles et les chataîgners n'en on pas du tout. Sur l'un des chataîgners du fond du jardin un pic tappait come un sourd.


Derrière les chataîgners, la mer : Louannec (22), samedi après-midi.

Météo plus clémente aujourd'hui qu'hier - le moment donc d'assembler le barbecue et de sortir charbon de bois et lighter fluid. Proverbe du jour :

Premier barbecue de l'année,
Les merguez sont incinérées.

Le Plume vous salue bien.



mardi 26 avril 2005

Marée basse

Pas d'entrée hier pour cause de forme à marée basse : météo peu clémente, contrariétés  nautiques (moteur hors-bord en révision chez un concessionnaire fermé le lundi, du coup un jour de navigation de grillé), maison glaciale et humide, petit coup de froid par dessus tout ça, etc.


La grève de Louannec (Côtes d'Armor) à marée basse hier après-midi.

Aujourd'hui, beaucoup mieux : moteur en place, bateau en bon état et plaisir de voir se regrouper des bateaux de même modèle sur mon petit bout de ponton - il n'y avait que deux écumes de mer dans le port, y compris le mien ; deux autres sont venus s'installer à côté de moi : sympa.

Et si la météo est toujours incertaine, la maison se réchauffe, et puis on a quand même réussi à se faire des grillades sur le barbecue ce midi. On a des joies simples quand on est vacancier.

Sinon, j'ai vu qu'il y avait plein d'entrées aux titres alléchants sur les blogs que je lis régulièrement. Je crois que je vais quand même patienter jusqu'à avoir retrouvé l'ADSL pour en faire le tour - ainsi que pour mettre à jour mes pages persos d'ailleurs. On se déshabitue très vite au modem analogique...

Le Plume vous salue bien.